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 Ceci est un titre. (Akiyama Hiroshi)

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Hashimoto Reiko
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MessageSujet: Ceci est un titre. (Akiyama Hiroshi)   Sam 25 Mar - 17:44

Ce n’était pas que tu n’entretenais pas une bonne relation avec ton jumeau. Certes avait-elle été houleuse par moment, notamment par sa faute, or, tu considérais qu’à ce jour, le fossé qui s’était créé entre vous avait finalement disparu. Seulement, tu savais qu’en te présentant chez lui sans t’avertir, il y avait des fortes chances qu’il te refuse l’entré, tout simplement parce qu’il était bien occupé, que l’école lui prenait du temps et qu’il n’avait pas de temps à perdre avec ton babillage incessant. Tu ne pouvais pas lui en vouloir sur ce dernier point, il était bien vrai que tu parlais parfois un peu trop pour ton propre bien, ou, du moins, pour celui de ton entourage.

Tu te retrouvas donc finalement armée d’un bento végétarien, et santé de surcroît, joliment fait, prêt à être partager avec ton frère aîné (de quelques minutes tout au plus). À défaut de pouvoir passer du temps avec lui, tu allais t’imposer dans sa vie, le temps d’un dîner, et ce, malgré qu’il n’aurait sûrement rien d’intéressant à te raconter. Oh, tu n’avais rien de pertinent à lui dire, tu avais simplement envie d’échanger un peu avec l’être le plus silencieux que tu pouvais connaître. Vos discussions tournaient souvent au monologue, ce qui n’était pas spécialement surprenant, compte tenu de ton caractère et du sien. Beaucoup doutaient même de votre lien familial tant vos personnalités étaient-elles différentes. Hélas, il était bel et bien ton frère jumeau et tu ne comptais pas l’échanger pour rien au monde. Vos parents avaient décidé de le rayer carrément de leur vie et soit, tu ne pouvais pas t’opposer à leur décision, seulement, tu ne comptais pas en faire de même. Il restait, après tout, la personne la plus chère à ton coeur, qu’il apprécie l’attention ou pas.

Sur le chemin de l’hôpital, vers la porte principale de l’établissement, tu te retrouvas à ralentir le pas pour regarder autour de toi. Si beaucoup trouvaient cet endroit particulièrement déprimant, tu ne pouvais t’empêcher d’esquisser un sourire alors que tu voyais des familles réunies et se tenir ensemble face à l’adversité. Tu ne pouvais malheureusement pas en attendre autant de la tienne et cela te réchauffait le coeur de voir que ce n’était pas toutes les familles qui étaient aussi dysfonctionnelles que la tienne. Certes y en avait-il des pires, tu ne pouvais le nier, cependant, tu ne pouvais pas dire que la tienne se trouvait bien haut sur l’échelle de la famille par excellence.

Ton regard s’attarda finalement sur une personne, seule, assise sur un banc, un livre (ou plutôt, un manga) à la main. Définitivement un patient ici, ne serais-ce parce que, autrement, il y avait bien des endroits plus agréables pour lire un manga, par cette température, qu’en face d’un hôpital. Il semblait tranquille, son foulard enroulé autour de son cou et ses yeux posés sur les pages du manga. Et tu avais un intérêt particulier pour ces images qui inspiraient le calme et la tranquillité, à défaut d’être toi-même quelqu’un de calme et de posé. Tu y trouvais toujours une source d’inspiration pour l’écriture de partition en ces images et c’est le pourquoi tu fis tomber ton sac le long de ton bras, celui que tu avais négligemment jeté sur ton épaule en partant, pour y sortir ton appareil photo.

Tu ne te considérais pas comme particulièrement douée dans le domaine de la photographie, seulement, tu aimais bien t’inspirer de ces clichés pour composer. Tu les regardais, encore et encore, t’inspirant des détails que tu avais manqué précédemment et de l’ambiance même que tu ressentais. Arrangeant le focus, tu te concentras légèrement, fronçant les sourcils, pour finalement prendre la photo. Certaines personnes te regardaient presque de façon étrange alors que tu n’y voyais rien de mal à prendre ton inspiration dans ces petits moments de la vie de tous les jours. Cet homme te semblait presque serein, concentré dans sa lecture, et tu y voyais donc là un certain potentiel à ta composition. La musique était une grande partie de ta vie et à défaut d’avoir pu intégrer une agence parce que le violon ne semblait pas les intéresser en outre mesure, tu t’étais lancé sur une autre plateforme où tu mettais en ligne plusieurs vidéo par semaine.

Tes débuts furent difficiles mais, quelques années plus tard, tu vivais presque exclusivement de ta passion, contrairement à ce que beaucoup pouvaient bien penser. Et tu n’étais pas plus malheureuse pour autant, sachant que tu pouvais vivre comme tu l’entendais, sans devoir suivre de diètes particulières et cacher ta vie privé si tu n’en voyais pas l’intérêt.

Pendant un instant, tu hésitas quant à aller demander la permission à l’homme concernant la photo que tu venais de prendre, avant de simplement hausser les épaules, te réconfortant que personne ne la verrait sûrement jamais. Et puis, ce n’était pas comme si son visage était particulièrement visible, de profil et emmitoufler dans son écharpe. Tu rangeas donc ton appareil photo et décidas de poursuivre ta route, ton regard s’attardant cependant peut-être un peu trop longtemps sur l’homme en question alors que tu passais non loin de lui.
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Akiyama Hiroshi
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MessageSujet: Re: Ceci est un titre. (Akiyama Hiroshi)   Sam 25 Mar - 18:57

C’est une belle journée. Pourtant, ces derniers temps, tu ne fais plus trop la différence. Qu’il pleuve ou qu’il fasse soleil, ça ne change plus grand-chose pour toi. Les derniers mois précédent le moment présent, tu t’es laissé décrépir. Malgré les efforts des autres autours de toi, la dépression a refusé d’aller prendre une marche et a simplement continué de dévorer ton cœur et des émotions. Installé sous un arbre qui commence à peine à bourgeonner, enroulé dans une grande écharpe rouge et un manteau, tu continues la lecture d’un nouveau tome de Deadman Wonderland sur lequel tu as réussi à mettre la main.

Prendre l’air n’était pas ton idée. Voyant que ton état mental et émotionnel ne s’améliorait pas, tu as été forcé de continuer une thérapie avec un psychologue pour tenter de surmonter le traumatisme, la peine et la perte de ta vie normale. Mais forcer ce genre d’intervention sur une personne ne fonctionne jamais si elle n’a pas le désir de s’améliorer ou d’avoir une vie meilleure. Malheureusement, tu n’es pas encore rendu à cette étape et tu préfères te renfermer. Selon ton thérapeute, des sorties extérieures forcées devraient te remettre les idées en place. Voilà donc la raison pourquoi tu es installé là, seul, dans un coin reculé de la cour de l’hôpital.

Tu pensais pouvoir avoir la paix, mais quelque chose te dérange. C’est un sentiment que tu connais bien puisque tu es maintenant une célébrité depuis plusieurs années. Juste au moment où tu lèves la tête, tu vois une personne au loin ranger un appareil photo qui était vraisemblablement dirigé vers toi. Tu sens les cheveux s’hérisser sur ta tête alors que la femme reprend son chemin comme si de rien n’était. Avant ton accident, tu te serais fait un plaisir de sourire ou de prendre des photos avec tes fans. Mais tu ne souhaites voir personne, et tu ne désires pas qu’on te voit dans cet état non plus. La dernière chose dont tu as besoin, c’est qu’une photo de toi en piètre état se mette à circuler sur le net.

Subtilement, tu évalues la distance entre la femme et toi. Si tu pouvais utiliser tes jambes, tu l’aurais rejoint très rapidement, mais ce n’est pas le cas. Heureusement, elle semble venir dans ta direction pour entrer dans le bâtiment. Elle n’a pas le choix de passer devant toi pour accéder à la porte d’entrée. Tu attends, faisant mine de lire ton manga, mais tu relis le même passage depuis quelques minutes déjà. Alors qu’elle approche de toi, tu arrives à voir dans ton angle mort qu’elle te fixe sans ménagement, ce qui te fais grincer des dents.

- Excuse-moi!

Ta voix est forte et un peu enrouée puisque tu ne parles plus beaucoup depuis un moment. Tu lui fais signe de venir, et tu ne prends même pas la peine de sourire ou de mettre des gants blancs pour être plus poli. La fatigue se lit sur ton visage, et tu n’as pas d’énergie à gaspiller.

- La photo que tu viens de prendre. Tu vas la supprimer s’il-te-plaît.

Malgré ta demande plus polie, le ton que tu emploies est ferme. On ne croirait plus entendre ou voir le leader sympathique des Kuso, prêt à faire des concessions pour plaire aux fans.

- Avec quel magazine tu es? Quel journal? Ils ne vous apprennent pas à faire preuve de plus de subtilité? Ou alors, tu aimes simplement prendre des photos des gens dans leur intimité? Pour en faire quoi, les mettre sur le net? Je vais te demander de les effacer tout de suite. Dans le cas contraire, tu peux t’attendre à avoir des problèmes.

Ta façon de parler de dégoûte toi-même. Pourtant, tu n’arrives pas à t’exprimer autrement. Tu as eu ton lot de commentaires depuis que ton état a été rendu public. Tu as pu lire des choses assez horribles sur toi et même si la plupart sont positives et t’encouragent, ta version dépressive ne retient que les mauvaises choses. Tu souhaites simplement qu’on te fiche la paix et qu’on te laisse te morfondre à ta guise, sans tenter de ruiner ta réputation encore plus ou de montrer au monde à quel point tu fais pitié et que ta vie est malheureuse.
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Hashimoto Reiko
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MessageSujet: Re: Ceci est un titre. (Akiyama Hiroshi)   Sam 25 Mar - 22:13

Tu t’arrêtes sur ton chemin, interpeller par celui qui avait attiré ton attention parmi toutes les personnes qui se trouvaient autour de vous. Tu recules même de deux ou trois pas pour finalement te tourner vers ton interlocuteur. Comme tu le faisais toujours, tu le détaillas, ton regard glissant sur ses traits. Il était plutôt mignon, mais ce n’était pas tant sur ce détail que tu t’étais attardé. Non, c’était plus son regard qui avait attiré ton attention. Lui qui t’avait semblé si serein, quelques instants plutôt, te semblait désormais plus vide de vie qu’autre chose. Comme s’il avait abandonné l’idée même que quoique ce soit de bien pouvait lui arriver. Du moins, c’était l’idée que tu t’en faisais, au premier coup d’oeil.

Tu avais toujours été comme ça. Tu analysais les autres. C’était peut-être la seule chose que tu avais en commun avec ton frère aîné, si ce n’était que toi, tu avais plutôt tendance à chercher les émotions que pouvaient receler une tierce personne, ce qu’ils avaient vécu, ce que leur personne dégageait en un seul instant. C’était un petit plaisir personnel que tu avais alors que tu trouvais chaque individu particulièrement fascinant, peu importe qui pouvaient-ils être. La vie en général avait quelque chose de fascinant, comme elle était perçue différemment par toutes les personnes qui la composaient. Lui faisant face, tu avais légèrement incliné la tête pour mieux le regarder, ce qui était rare, compte tenu que tu n’étais pas particulièrement grande. Bien souvent, tous te regardaient de haut et marchaient beaucoup trop vite pour ta petite personne.

Tu ouvres la bouche pour répondre à sa demande, légèrement confuse, alors qu’il enchaîne sur autre chose qui t’amène à hausser les sourcils, incrédule. Tu ignores ce de quoi il parle et ce qu’il essaie d’insu tout en ne te laissant pas démonter par la mauvaise foi dont il semble faire preuve. Légèrement désagréable, il te semblait cependant être plus sur la défensive, comme si tu lui étais menaçante d’une quelconque façon.

Tu laisses quelques secondes s’écoulés, toujours aussi confuse dans son discours, avant de finalement répondre.

- J’essaierais peut-être d’être subtile si, vraiment, je travaillais pour un journal, magazine ou je ne sais quoi. Cependant, si cela peut vous rassurer, monsieur l’important, je ne travaille pour ni l’un, ni l’autre.

Ton ton est légèrement sarcastique, pour ne pas dire totalement, alors que tu n’es pas trop certaine de l’attitude à avoir. Tu as tendance à avoir horreur que les autres te prennent de haut et se sentent tellement important qu’ils semblent avoir le besoin de le rappeler à tous. Tu as longtemps dut faire face à des personnes comme cela, qui tentaient de te discréditer dans ta passion, que faire des vidéos ne t’amèneraient nul part et qu’ils en savaient tant plus que toi.

- Ce n’était pas vous spécialement que je photographiais, mais l’ambiance en lui-même. Vous étiez paisible, sembliez serein, à lire votre bouquin, emmitouflé dans votre écharpe. Ce n’était donc pas votre certainement géniale et importante personne qui m’intéressait que le tableau qui se trouvait sous ma lentille.

Tu te balances lentement sur tes pieds, d’avant arrière, alors que tes prunelles sombres sont posées sur le visage de ton interlocuteur et qu’un léger sourire plane sur tes lèvres, comme pour lui montrer qu’il faudrait plus que quelques menaces pour que tu acceptent d’accéder à sa demande. Oh, sûrement n’étais-ce pas correct de sa part, cependant, il n’était pas faux qu’il n’était pas spécialement reconnaissable sur sa photo, sans compter que tu avais aucune idée à qui pouvais-tu bien avoir affaire. Et cela ne changeait pas grand chose, au final. S’il te l’avait demandé gentiment, t’expliquant que la situation lui déplaisait, soit, tu te serais montrée conciliante et l’aurait supprimé.

Mais voilà, tu détestais qu’on te parle sur ce ton et que surtout, surtout, il était particulièrement désagréable avec toi. Il avait certainement ces raisons, l’hôpital n’étant pas l’endroit le plus jovial où se trouver. Cependant, tu considérais que tout humain, quel qu’il soit, méritait un minimum de respect.

- Je pourrais cependant consentir à la demande, mais il faudrait qu’il s’agisse effectivement d’une demande et non pas d’un ordre.

Tu as toujours été un peu effronté, à n’en avoir rien à faire de qui pouvait bien faire quoi dans la vie. Cela t’avait causé quelques problèmes au cours de ta vie, à ignorer les conventions sociales et t’opposer à quiconque pouvait te manquer de respect, peu importe qui pouvait bien être cette personne. Tu ne te laissais pas marcher sur les pieds et jamais laisserais-tu quelqu’un le faire, et ce, malgré que tu semblais d’apparence très peu menaçante. Tu avais cependant un caractère particulièrement fort, ce qui n’avait pas toujours jouer en ta faveur.
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Akiyama Hiroshi
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MessageSujet: Re: Ceci est un titre. (Akiyama Hiroshi)   Sam 25 Mar - 22:40

Ta première pensée est que tu es soulagé, s'il est vrai qu'elle ne travaille pour personne. Tu ne comprends tout de même pas en quoi il est intéressant de te photographier dans ton état pitoyable alors que tu t'occupes de tes affaires sans rien demander à personne. Tu évites même de te regarder dans le miroir, dernièrement, pour éviter d'avoir à confronter le regard vide qui s'est peint sur ton visage sans ton consentement.

Ses explications te prennent un peu par surprise, et tu ne sais pas trop quoi répondre. Paisible, serein... C'est des mots que tu n'appliquerais pas à ta personne durant cette période de ta vie. Tu continues de la fixer en songeant à quel point elle a tort, et à quel point les apparences peuvent être trompeuses. Sous tes faux airs de sérénité, tu caches un orage et des nuages noirs. Complètement l'opposé de ce qu'elle a bien pu tenter de capturer avec sa photo.

Son sarcasme ne t'ébranle pas particulièrement. Tu n'es pas offensé qu'elle ne te reconnaisse pas, bien au contraire. Tu en as assez des gens qui tentent de se faufiler en prétextant te connaître, simplement pour sauter sur l'occasion d'avoir une discussion privée en tête à tête avec toi. Si, réellement, elle n'a aucune idée de qui tu es, ça fais bien ton affaire. Mais la peur de te faire berner et de retrouver ta photo sur différents blogs le lendemain fait en sorte que tu n'as pas l'intention de lâcher l'affaire aussi facilement.

- Dans certaines situations, je n'ai malheureusement pas le choix. Je serais probablement plus clément si ça ne m'étais jamais arrivé, et je n'ai pas envie de faire preuve de naiveté.

Tu croises les bras et tu la regarde, en prenant toutefois soin de noter dans le coin de ton esprit à quelle page tu es rendu. Une partie de toi sait que tu aurais tout simplement pu faire un sourire et demander de supprimer la photo parce que tu ne te sens pas à l'aise de te faire photographier. Elle aurait probablement accepté, ce serait excusée, et la vie aurait reprit son chemin. Mais tu n'arrives plus à faire semblant de sourire et d'être sympathique. Tu n'as plus envie de rien, et ton manque d'intérêt pour la vie en général fait en sorte que tu ne te préoccupe plus trop des autres ou du fait que la façon de t'adresser à eux puisse manquer de gentillesse.

- Il va vraiment falloir que tu t'en débarrasses. Maintenant. Prends ça comme un ordre, comme une demande ou comme quoi que ce soit d'autre, mais il faut que ce sois fait avant que tu franchisses les portes du bâtiment. Sinon tu risques d'avoir une visite qui ne te laissera pas trop le choix, et personne n'a envie de perdre son temps. Donc, s'il-te-plaît, pourrais-tu effacer la photo de ton appareil, merci.

Ton but n'est pas d'être méchant, mais tu te sens particulièrement vulnérable et faible, facile à attaquer. Tu n'as rien pour te défendre toi-même en général et même si tu te doutes que ta réponse tout aussi sarcastique et tes remerciements qui ne sont pas sincères ne risquent pas de faire bonne impression, tu ne comptes pas lâcher le morceau. Bien malgré toi, tu te sens attaqué, et tu ne vois pas d'autres façons de gérer la situation. Sans vouloir te l'avouer, aussi, tu as cette boule qui te serre au fond de la gorge. L'angoisse que tu éprouves chaque fois qu'une personne pose les yeux sur toi et reconnais ton visage est difficile à supporter, mais tout de même moins que la pitié que tu vois dans leurs regards. Si ta tête pouvait complètement disparaître et les gens ne plus te reconnaître, tu serais un peu moins malheureux.
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Hashimoto Reiko
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MessageSujet: Re: Ceci est un titre. (Akiyama Hiroshi)   Sam 25 Mar - 23:26

Il t’agace. C’est la première chose à laquelle tu penses alors qu’il ouvre encore la bouche et que son ton désagréable te parvienne aux oreilles. Personne ne lui avait sûrement jamais appris la politesse, si tu en croyais la façon dont il s’adressait à toi. Il n’en avait sûrement rien à faire de toi et aurait tout à fait raison de le faire, or, malgré ça, tu t’attendais à au moins un peu de respect de sa part, considérant que tu n’avais pas été impoli ni irrespectueuse vis-à-vis de lui. Du moins, à tes yeux, il avait tort et tu avais raison.

Le vide qui semblait l’habiter expliquait peut-être sa façon de s’exprimer, cependant, cela n’excusait en aucun cas sa façon de te répondre, comme si tu n’étais qu’une moins que rien et qu’il valait bien plus que toi. Cela avait quelque chose d’assez dérangeant comme tu détestais te sentir ainsi. Tu ignorais qui pouvait-il bien être et n’avait aucune envie de le savoir, sachant que cela ne ferait qu’attiser l’animosité que tu pouvais ressentir vis-à-vis de ce désagréable personnage. Ne te laissant cependant pas démonter par ce dernier, tu te contentas de lui adresser un sourire qui était complètement faux, bien que semblant presque agréable. Le seul moment où tu arrivais presque à rester calme, c’était dans une situation comme celle-ci, où le premier à s’énerver aurait certainement tort.

Et, bien évidemment, tu n’avais pas tort.

- Des menaces, des menaces... Vous aimez bien parler pour ne rien dire, non ?

Il pouvait bien encore gaspiller sa salive, il en faudrait plus de sa part pour te forcer à supprimer les photos. Et tu n’allais certainement pas te laisser berner aussi facilement, avec cette fausse gentillesse qui ne transparaissait même pas dans sa voix. Il t’était hostile, tu en avais bien conscience, et quelque chose en venait même à t’amuser dans la situation. Tu ne dirais pas que tu cherchais à proprement parler les ennuis, cependant, lorsqu’ils arrivaient, tu préférais encore leur faire face et les accueillir à bras ouverts que de tenter de les fuir.

Tu n’étais pas lâche et fuir n’était certainement pas dans ta nature.

- Et je ne vois pas de quel droit vous vous permettez tant de familiarité avec moi. À ce que je vois, le respect et la politesse, ce ne doit certainement pas être dans votre nature.

Tu lèves les yeux au ciel.

- Vous aviez définitivement l’air plus agréable vu de loin.

Et la photographie dans ton appareil te semblait désormais bien moins inspirante alors que tu avais désormais un avait-goût de quelle personne pouvait-il être. Ton sac toujours sur ton épaule, tu pensas vaguement que tu ratais en ce moment-même un agréable repas (ou presque) avec ton frère jumeau pour cette prise de tête avec cet imbécile à la grosse tête. Et, bien heureusement pour ton frère et certainement à son plus grand plaisir, cette prise de tête avait désormais toute ton attention et tu ne comptais pas partir aussi facilement, sans compter qu’il trouverait certainement le moyen de t’incendier d’une façon ou d’une autre si tu quittais les lieux sans avoir effacer la photo ou trouver un terrain d’entente.

- C’est la vie qui vous emmerde autant, vous obligeant à faire sentir les autres aussi misérables que vous pour que vous vous sentiez moins seul ?

Il ne t’était pas bien difficile de faire A plus B. Tu ne savais rien de sa condition et de ce qui l’amenait ici, cependant, il n’était pas bien difficile à comprendre qu’il résidait ici de façon plus ou moins permanente. Autrement, il n’aurait pas été ici, seul, le nez dans son bouquin. Bon, c’était peut-être un peu méchant, mais tu t’étais toujours portée volontaire pour remettre à leur place quelques arrogants se croyant tout permis parce qu’ils étaient supposément importants.
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Akiyama Hiroshi
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MessageSujet: Re: Ceci est un titre. (Akiyama Hiroshi)   Dim 26 Mar - 0:13

Tu pensais être clair, mais il semblerait que non. En réalité, tu sens tes mains commencer à trembler. Tu as toujours été doué pour communiquer avec les autres, mais ce n’est plus vraiment le cas. Au fond de toi, tu sens la panique t’envahir. Tu as l’impression qu’elle ne va pas lâcher le morceau et qu’elle va disparaître avec le cliché que tu tentes de détruire. Tu entends à peine ce qu’elle te lance au visage. Tu penses seulement à la photo. À ton visage. À ton état pitoyable. À ce que les gens disent de toi. À quel point elle représente tes rêves brisés, ta vie volée et ta solitude que tu t’imposes à toi-même depuis des mois.

Ses dernières paroles, cependant, résonnent à l’intérieur de ta tête. Tu sais qu’elle a raison, sur tous les points. Tu es devenu vraiment amer et désagréable, mais tu as du mal à ne pas l’être lorsque tu sens qu’on piétine ton intimité, particulièrement dans un moment pareil. Tu ne sais pas si rendre les autres misérables est un mécanisme de défense pour oublier ta propre douleur. Tu ne sais pas pourquoi tu ne peux pas t’empêcher de parler ou d’agir de cette façon. Tout ce que tu sais, c’est que tu n’arrives plus à être comme tu étais avant, et que tu as perdu ta propre personne de vue. Au fil des jours, tu sombres un peu plus, et tu as de plus en plus de mal à discerner qui tu es et faire la différence entre ton toi réel qui se laisse dévorer et celui qui l’écrase pour se protéger.

Tes mains tremblent de plus en plus et tu les pose sur tes genoux en les serrant pour tenter de les contrôler. Tu as de plus en plus de mal à gérer tes émotions, qui débordent toujours un peu trop. On a proposé de débuter la médication bientôt, lorsque tu n’aurais plus besoin de prendre autant d’antidouleurs. Tu hésites encore à accepter, mais peut-être que ce serais bien pour toi et que ça t’aiderait à ne pas être d’humeur aussi désagréable avec les autres. Tu pousses un long et profond soupir de découragement et ton regard vient se perdre quelque part, comme ça t’arrives souvent.

- C’est exactement pour ça que je veux éviter qu’on prenne des photos de moi. Parce que je pense la même chose et j’essaie d’éviter de me regarder. Et oui, apparemment tu as découvert mon secret. Échec et mat. Alors pourquoi ne pas rendre cet échange plus court et y mettre un terme, pour que je puisse retourner dans ma misérable solitude et que tu puisses retourner d’où tu viens?

Tu regrettes tout de suite tes paroles. Tu viens d’ouvrir une fenêtre que tu aimerais pouvoir refermer. De toute façon, tu ne crois pas la revoir un jour, donc ça ne change pas grand-chose. Mais tu préfères te fermer plutôt que de t’ouvrir, et elle commence à te pousser à bout. Tes lèvres sont sèches, et tu sens que la récréation a assez durée. Tu ne te sens pas très bien.

- Supprime la photo. C’est tout ce que je demande. Je t’en prie. Efface-la et tu ne me reverras plus. Mais fait la disparaître. J’en ai assez que les gens me voient comme ça alors que j’ai du mal à le supporter moi-même. Alors ne contribue pas à faire vivre cette image.

Tu viens de déballer plus de tes émotions que tu ne l’as fait dans les dernières semaines. Tu sens que les gens qui restent près de toi ont du mal à le supporter, même Daisuke. Tu sais qu’ils voient que tu souffres, sans pouvoir y faire quoi que ce soit. Tu repousses aussi l’aide, car tu ne crois plus à une amélioration de ta situation. Même si, d’une part, c’est de ta faute, tu es tout de même blessé d’être seul, de te renfermer. Pourtant, tu n’arrives pas à briser l’armure que tu as bâtie toi-même.
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Hashimoto Reiko
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MessageSujet: Re: Ceci est un titre. (Akiyama Hiroshi)   Dim 26 Mar - 1:14

Peut-être bien que tu as été méchante. Un peu trop même, alors que tu t’étais permise d’ouvrir ta grande trappe tout en ignorant la condition de ce dernier. Peut-être était-il là pour quelque chose de terrible, tu n’en avais aucune idée. Tu avais simplement jugé, cherchant à le démonter du piédestal d’où il semblait avoir trouvé sa place. Rapidement, tu remarques qu’il tremble, ce qui t’amène à froncer les sourcils. Étais-ce votre discussion qui te mettait dans un tel état ou son état de santé général ? Tu hésites et continues de l’observer. Manquerait plus qu’il perdre connaissance sous tes yeux et que tu sois désignée comme la principale coupable. Il n’y a aucun doute que Seiji te reprocherait encore que tu ne sais pas te la fermer et qu’il serait peut-être bien pour toi que tu apprennes à rester un peu plus calme. Si seulement c’était aussi facile que cela à faire pour toi. Tu ne pouvais tout simplement pas supporter l’injustice, pas plus que le manque de respect. Tu avais passé ta vie à te tenir droite face à tous ceux qui pouvaient se moquer de toi et te rabaisser, en souhaitant ton échec, tout comme tu t’étais toujours dressée pour défendre ton frère alors qu’il se faisait intimidé.

Et finalement, il te répond, l’air un peu plus las que précédemment, quoique plus sincère. Tu es étonnée, tu dois bien l’admettre. Tu entrouves la bouche sans trop savoir quoi lui répondre, alors que sa demande te semble plus être une supplique. Tu te sentirais presque désolée pour lui si c’était dans ta nature. Or, la pitié tu ne connaissais pas. Tu n’avais pas à avoir pitié des autres, pas plus être désolée pour eux. Leur vie, aussi triste pouvait-elle être, était tout aussi valable que la tienne et tu avais dans l’idée que rien n’arrivait pour rien, qu’il y avait une leçon à tirer de tout événement, aussi tragique pouvait-il être.

Tu soupires donc, car malgré tout, autant de détresse chez une même personne vient nécessairement toucher ton coeur sensible, toi qui pense beaucoup trop souvent aux autres. Tu prends donc ton sac à dos pour en sortir ton appareil photo, que tu tends en direction de l’homme, ton sourire ayant quitté tes lèvres. Tu en viens à te demander ce qui l’a amené dans un tel état, aussi amer face à la vie. En un seul échange catastrophique, cet homme à réussi à capter ton attention, mais, surtout, à attiser ton intérêt. Qui était-il ? Pourquoi se sentait-il ainsi ? Sa détresse avait quelque chose d’alarmant mais lui-même ne semblait pas s’en soucier, comme si cela n’en valait même pas la peine qu’il s’y attarde un instant.

- Regardez la photo. Je ne l’ai pas pris avec l’intention de vous faire du mal ou étaler ce passage de votre vie privé sur internet. Je compose de la musique et me base sur ce que je vois, les émotions qui transpirent des clichés que je prend. Cela aurait pu être vous comme n’importe qui ici. Vous étiez simplement en cet endroit précis et dégagiez quelque chose de particulier.

Peut-être pouvais-tu sembler presque folle aux yeux de certain, tu étais tout simplement honnête vis-à-vis toi-même. L’hypocrisie n’avait jamais amené rien de bon et tu ne te sentais pas bien lorsque tu n’étais pas authentique. Mentir était quelque chose que tu détestais et tu ne supportais pas que l’on te cache la vérité. La confiance était la base de toute relation, quelle qu’elle soit.

- Je n’ai pas voulu vous causer de tort, si cela peut vous rassurer.

Ton ton s’était adoucit comme le sien avait fait de même. Il t’était toujours hostile, mais quelque chose semblait s’être cassé de son côté alors qu’il te semblait plus vulnérable qu’autre chose. Était-il seulement une bête blessée qui ne pouvait que montrer les crocs à défaut de savoir comment se défendre autrement ? Ce n’était pas impossible.

- Et puis, vous saurez que si votre solitude est aussi misérable, c’est que vous ne savez pas comment vous y prendre. Dans un monde aussi bondé, être seul est devenu tellement difficile. Bien que la seule façon de l’apprécier à sa juste valeur est de ne pas se forcer à cette solitude.

Tu parlais désormais sur un ton léger. Tu ne critiquais pas, pas plus que tu réprimandais. Ta vision de la vie était sûrement un peu trop innocente aux yeux de bien des gens, mais tu ne pouvais concevoir qu’il pouvait n’y avoir rien de positif dans la vie de quelqu’un. Tu aurais peut-être dut abandonner la musique et devenir coach de vie. Tu y aurais eu ta place, tu en étais certaine. Ou peut-être pas. Tu étais beaucoup trop honnête, mais surtout trop franche, pour réussir à réellement motiver quelqu’un sans le blesser au passage.

Tu passas une main dans tes cheveux, dégageant quelques mèches qui tombaient devant tes yeux avant de lui tendre une main, un sourire ayant reprit sa place sur tes lèvres, l’adressant à ton interlocuteur, cherchant à sembler peut-être un peu plus sympathique.

- Je suis Hashimoto Reiko. Et j’aimerais vraiment pouvoir garder mon cliché.
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Akiyama Hiroshi
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MessageSujet: Re: Ceci est un titre. (Akiyama Hiroshi)   Dim 26 Mar - 22:32

Tes yeux se tournent vers l’appareil photo tendu dans ta direction. Tu hésites quelques secondes avant de te pencher vers l’avant pour le prendre entre tes mains, et il est plus lourd que tu pensais. Tu as définitivement perdu beaucoup de forces ces derniers mois. Tu prends un peu trop de temps avant de tourner le côté de l’écran vers toi, et tu ne regardes pas tout de suite la photo. Tu n’es pas certain de vouloir te voir, mais tu n’as pas trop le choix. Tu écoutes ses explications en te demandant s’il existe réellement encore des gens qui vont chercher de l’inspiration dans ce genre de choses. Tu faisais partie d’eux il y a un bon moment, mais tu as maintenant du mal à tirer quoi que ce soit d’autre que de la mélancolie dans les choses qui t’entourent.

Tu vois finalement l’image. Effectivement, il serait difficile de dire que c’est toi à moins de savoir que c’est vraiment le cas. Pourtant, tu te surprends à te dire que la photographie ne te répugne pas autant que tu l’aurais cru. Tu n’as plus exactement l’air de ce que tu avais jadis l’air, tu sembles beaucoup plus frêle et fatigué mais pourtant, c’est vrai que tu n’as pas ton air triste. Elle t’a surpris à un moment où tu n’avais rien d’autre en tête que les événements se déroulant dans ta bande dessinée. On ne voit pas non plus ta chaise roulante. Tu ressembles tout simplement à un jeune homme calme en train de s’adonner au passe-temps intéressant qu’est la lecture.

Tu sens une boule se former dans ta gorge, sans vouloir redescendre. Tu as presque l’air tout à fait normal, et tu n’inspires pas la pitié. C’est quelque chose de nouveau pour toi puisque ce n’est pas arrivé depuis… Tu ne pourrais même plus le dire. Tu te demandes ce qu’elle pourrait bien avoir envie de composer en regardant cette image. Peut-être que tu serais même curieux d’entendre une fois le résultat terminé. Tu gardes toutefois cette réflexion pour toi.

Le visage enfoui dans ton écharpe, tu écoutes sans dire un mot. Au fond de toi, tu sais bien qu’elle a raison. C’est toi qui se force à rester dans cette solitude, et personne d’autre. Beaucoup ont tenté de te tendre la main, mais tu n’as jamais voulu saisir la chance. Une force négative t’en empêche et continue de te tirer au fond du trou. Et malgré le fait qu’elle ait raison, tu sais très bien que tu ne risques pas de faire grand-chose de plus pour changer la situation. C’est comme ça que les choses sont depuis un moment, et tu es convaincu que tu ne peux rien faire pour les changer. Ton regard, observant une feuille morte sur le sol, remonte tranquillement jusqu’à la main qui se tend vers toi. Tu évalues la distance avant de constater que de ta position, tu n’arriveras pas à te rendre. Tu décides donc de lui rendre son appareil photo, évitant la poignée de main.

- Tu vas devoir t’approcher… Je ne peux pas me lever.

Tu ne sais pas si tu devrais lui dire ton nom ou pas. Tu sais que ce ne serais pas très poli de ta part, mais elle ne semble pas savoir qui tu es, et ça te va. Tu détestes quand les gens se mettent soudainement à t’accorder de l’attention parce que tu es une célébrité.

- Akiyama Hi…rotoshi.

Au final, tu n’as pas été capable de lui dire. Peut-être parce que tu as honte de t’associer maintenant à ce nom que beaucoup connaissent, et qui représente quelque chose que tu n’es plus. Tu ne pourrais dire la vraie raison derrière.

- Je vais devoir y aller. Mon infirmière risque de ne pas tarder. Garde la photo… Seulement si c’est pour faire ce que tu as dis.
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Hashimoto Reiko
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MessageSujet: Re: Ceci est un titre. (Akiyama Hiroshi)   Lun 27 Mar - 23:45

Poliment, avec un sourire beaucoup plus agréable, tu tends ta main devant toi et te présente. Il était bien en droit de connaître le nom de l’autre folle qui avait décidé de prendre une photo de lui sans prévenir et qui ne comptait pas la supprimer. Ou, du moins, sans une bonne raison. Peut-être était-il populaire, tu n’en savais rien et ne voulait même pas savoir. Ou enfin, finalement si, il avait tout de même réussi à capter ton attention et attiser ton intérêt. Ne serais-ce de par la différence qu’il y avait eut entre le cliché que tu avais pris, serein et calme et cette détresse que tu lisais dans ses yeux. Une partie de lui existait définitivement sous cette carapace qu’il s’imposait et tu étais bien décider à découvrir qui était cet homme et que cachait-il ainsi.

Qu’il le veuille ou non, tu venais de t’entrer dans la tête que tu ne pouvais tolérer de voir autant de souffrance en un seul regard et qu’il fallait bien que tu fasses quelque chose. Oh, peut-être que d’autres s’y étaient essayés avant toi, or, il n’avait pas encore affronté ta conviction. Et puis, tu doutais un peu, au final, qu’il soit réellement encadré. Il semblait être à l’extérieur de force et avait de lui-même amèrement aborder le sujet de sa solitude. De quoi te donner un indice quant à la relation qu’il pouvait bien entretenir avec d’autres humains.

Suite à sa demande, tu t’approchas donc de lui bien qu’il évita habilement ta main en te rendant ton appareil photo. Tu te demandas vaguement pourquoi ne pouvait-il pas se lever avant d’envisager que sa présence ici pouvait sûrement être expliquée par un problème au jambe. Était-il paralysé ? Auquel cas, compte tenu de son attitude, ce devait être tout de même assez récent. Ton regard s’attarda donc sur son visage, peut-être un peu trop longtemps même. Des cicatrices y étaient visibles. S’était-il fait battre ? Un accident sinon ? Les suppositions filèrent dans ta tête alors que tu réalisas rapidement que tu l’avais peut-être fixer un peu trop intensément.

- Enchantée, Akiyama Hirotoshi.

Ton ton est sincère, ton sourire tout autant alors que tu t’inclines simplement vers l’avant avant de mettre ton appareil dans ton sac. La suite te déçoit un peu, tu aimes bien les nouvelles rencontres, cependant, tu as conscience que ton énergie l’a peut-être éreinté, lui qui semblait s’isoler des autres. Tu hoches donc doucement de la tête avant de lui offrir un rayonnant sourire, bien heureuse de pouvoir garder ton cliché, qui promettait de faire une bien jolie chanson.

- Promis, personne autre que toi et moi va avoir accès à cette image.

Et tu es complètement honnête dans ce que tu racontes, ne voyant pas l’intérêt de venir l’embêter, notamment car tu n’as aucune idée de qui il peut bien être et que cela ne viendrait pas changer grand chose dans ta vie. Et puis, il semblait déjà mal vivre en cet instant précis et tu pouvais comprendre qu’il ne souhaitait pas que d’autres le voient dans cet état. Tu aurais peut-être pu le faire marchander, hors, ce n’était pas ton genre et donc, de ce fait, tu te contentas de garder en ta possession la photo en lui faisant la promesse que nul n’y aura accès. Tu espérais que ce soit assez pour le rassurer.

- Bon, et bien, j’imagine que c’est sur ça qu’on se quitte. Mon frère travaille ici, donc je passe plutôt régulièrement. Au plaisir de te revoir et à la prochaine !

Sûrement ne s’attendait-il pas à te revoir, qu’une demoiselle au hasard rencontrer comme ça. Or, tu ne semblais pas voir la situation de la même façon que lui. Tu l’abandonnas donc sur son banc, te dirigeant d’un pas léger vers l’intérieur de l’hôpital. Avec un peu de chance peut-être pourrais-tu bien attraper ton frère avant qu’il ne finisse son repas et s’invente mille et une excuses pour t’éviter.
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