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 Titre en construction. (Akiyama Hiroshi)

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Hiroyuki Daisuke
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MessageSujet: Re: Titre en construction. (Akiyama Hiroshi)   Jeu 23 Mar - 23:39

Un paquet d’excuses. Tu le fixais, tentant de rester calme, alors que tu sentais la colère monter alors qu’il parlait. Il évitait le sujet. Il te donnait quelques raisons, tout au plus, mais rien de concret. Tu n’y croyais pas. Ou plutôt, tu n’avais pas envie d’y croire. Cela venait peut-être bien du fait que tu ne comprenais qu’à moitié ce qu’il te racontait. Il était clair et précis dans ta petite tête de jeune con qu’il était parti, et ce, de son propre chef, sans avoir l’intention de revenir. Que ce qu’il te disait, c’était des beaux mensonges pour que peut-être tu te sentes mieux. Ou, du moins, que tu lui en veuilles moins.

Pour qui faisait-il ça, au fait ? Tu doutais que ce soit réellement pour toi, pour ton propre bien. Tu croyais qu’il te connaissait. Qu’en te voyant dans cet état, il comprendrait que tu n’en pouvais plus, que tu t’enfonçais jour après jour. Sûrement le faisait-il pour lui-même. Peut-être bien pour alléger sa conscience. Que si jamais tu étais retrouvé inconscient dans cette salle, demain matin, il pourrait dire avec légèreté qu’il n’y était pour rien. Était-il devenu à ce point égoïste ? Assez pour venir t’enfoncer au fond de la gorge toujours plus de mensonge dans l’espoir que tu en viennes peut-être à le pardonner ? Tu n’aurais jamais cru Hiroshi capable de faire une telle chose. De t’abandonner aussi lâchement puis de venir se moquer ouvertement de toi.

Peut-être bien pleurait-il. Peut-être bien y avait-il quelque chose de sincère, dans ce qu’il te racontait. Tu n’arrivais même plus à y croire. Après tout, ton ancien leader était bon acteur, de ce que tu te souvenais. Jamais tu aurais pensé qu’il puisse en abuser ainsi, or, tu ne connaissais plus l’homme qui te faisait face, qui n’avait rien à voir avec celui que tu suivais et écoutais avec beaucoup d’application depuis cinq ans maintenant. Tu pouvais donc bien douter de tout.

Tu n’en peux plus. Tu viens de lui donner tout le temps du monde pour s’expliquer et il n’a fait que te déballer toutes les excuses qu’il pouvait bien trouver, toutes plus nulles les unes que les autres. Tu fulmines, alors que la colère ne faisait que s’accroître. Même en exprimant le contraire, tu avais voulu lui donner une chance. Ne serais-ce que pour peut-être récupérer l’ami que tu venais de perdre. Mais voilà qu’il venait de gaspiller quelques précieuses minutes de ta vie pour un baratin qui te faisait mal, toi qui, à une époque, faisait confiance en cet homme.

Tu ne sais pas trop ce qui te passe par la tête, mais ton poing fini par violemment rencontrer la mâchoire de ton ancien leader. Les larmes finissent par déborder, elles aussi, venant tracer leur chemin sur tes joues creuses sûrement un peu trop pâles.

- Tu me demandes encore quelques minutes ?! T’AS FAIS QUOI LES CINQ DERNIÈRES MINUTES, AUTRE ME FAIRE PERDRE MON TEMPS HEIN ?

Depuis votre dernière altercation, ton ton était resté particulièrement bas. Après tout, tes discussions avec tes collègues étaient plus que limités et tu étais bien trop épuisé pour chercher querelle avec qui que ce soit. Mais là, il te mettait encore une fois hors de toi-même, t’amenait jusque dans tes derniers retranchements et te poussait à agir d’une façon bien surprenante, même pour toi-même. Après tout, tu n’avais jamais été réellement de nature violente. Or, jamais t’étais-tu retrouver aussi loin dans le baril dans lequel tu t’enfonçais. Jamais tu t’étais senti aussi mal, aussi blessé, mais surtout, aussi démuni.

- Arrête avec tes excuses. J’veux même plus les entendre. Tu m’énerves, tu sais même pas à quel point. Tu pars, comme ça, sans rien dire, comme un lâche, puis tu as l’audace de revenir me voir et me demander de COMPRENDRE ?!

Rien ne fait de sens dans ta tête. Tu ne comprends pas comme Hiroshi peut se montrer aussi stupide et aussi peu compréhensif de tout ce que tu as pu traverser ces dernières semaines, avec son départ. Or, rien ne semble pouvoir le justifier et tu cherches, tu cherches sans comprendre, sans réussir à trouver ce qui ce cacher derrière ce voile de mensonge qu’il dresse entre vous deux.

Et tu continues de pleurer ta rage, ta peine et ta douleur de ces derniers temps, tes épaules secouées de lourds sanglots que tu ne peux même pas contrôler.

- T’ÉTAIS OÙ ALORS QUE J’AVAIS BESOIN DE TOI ?! T’étais où bordel ?! Pourquoi t’es parti ?! Si tu voulais revenir, pourquoi tu nous as abandonné ?!

Tu essaies tant bien que mal de calmer tes sanglots alors que ta voix, toujours aussi forte, se casse ici et là. Tu es exténué. Tu as envie de jeter la serviette. Or, tu sais que tu ne le feras pas. Ta carrière, c’est ta vie. Ta motivation. Tu as tellement travailler dure, toutes ces années, pour en arriver là. Ce n’était pas le moment de tout foutre en l’air pour lui. Lui qui t’avait laisser seul à devoir réparer les dégâts qu’il avait fait en partant.
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Akiyama Hiroshi
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MessageSujet: Re: Titre en construction. (Akiyama Hiroshi)   Ven 24 Mar - 0:25

Le poing qui s'abat sur ton visage semble faire encore plus mal parce que tu ne t'y attendais pas du tout. Tu ne pensais pas que Daisuke se rendrait un jour au point de physiquement s'en prendre à toi, peu importe à quel point il pouvait être en colère. Sans pouvoir te retenir, tu perds l'équilibre et tu t'écrases de tout ton long sur le sol. Tu n'arrives pas à retenir un cri de douleur alors que tu restes étendu sur le sol sans pouvoir te relever. En plus de ton visage, tes jambes élancent horriblement.
Daisuke fond alors en larmes et il n'y a rien que tu puisses faire. Tu restes couché sur le plancher froid, en tentant de te relever sur tes coudes et en écoutant le déluge qui sort de sa bouche. Oui, s'il t'avait laissé quelques minutes de plus, il aurait pu comprendre. Tu en es certain. Mais tu sais que tu aurais dû te rendre au premier but dès que les premiers mots ont franchis tes lèvres. Tout ce qu'il a comprit, c'était que tu donnais encore des excuses bidons pour expliquer ton absence.

Tu te mets finalement à pleurer, ce que tu as seulement fais en secret jusqu'à maintenant. Vous devez vraiment avoir l'air ridicules, et tu es heureux que les fenêtres soient teintées pour empêcher qui que ce soit de vous voir. Tu tends une main vers lui puisque tu aimerais pouvoir te lever comme si rien ne s'était passé, marcher jusqu'à lui et le prendre dans tes bras. Tu aimerais le faire pour que vous puissiez finalement faire la paix et redevenir amis comme avant.

- À l'hôpital, Kei! J'étais à l'hôpital...

Tu as du mal à trouver les bons mots pour expliquer, et tu fais de ton mieux pour parler plus fort que lui et être certain qu'il entende. Pourtant, ta voix ne cesse de se briser. Mais tu sais que c'est ta dernière chance de pouvoir enfin lui dire la vérité.

- J'ai eu un accident. De voiture. L'avant de la voiture a été complètement écrasé. Mes jambes étaient là. Mes jambes étaient là Kei, elles ont subit le choc de l'impact. J'ai... J'ai passé des semaines à l'hôpital, tout seul. J'avais tellement mal... J'ai eu des opérations, des plâtres, j'étais connecté aux anti-douleurs parce que j'avais trop mal... Je ne pouvais pas vous parler et je ne voulais pas que vous veniez me voir! La direction m'a dit que ce serais mauvais pour vous et pour le comeback et j'ai finis par croire que c'était vrai... Je ne voulais pas être un poids, je pensais qu'ils vous avaient au moins dis pour l'accident mais ils n'ont rien dit du tout. J'ai été tout seul tout ce temps. Tout seul. Mes jambes...

Posant les deux mains à plat sur le sol, tu tentes de te relever. Le haut de ton corps se soulève, mais c'est peine perdue pour le reste. Tu te mets à pleurer de plus belle en constatant à quel point tu dois avoir l'air pathétique, toi qui a toujours été en contrôle de tout et qui, quelques mois plus tôt, dansait et chantait sur scène sans manquer un seul pas.

- Elles ne bougent pas. On m'a fais comprendre assez vite que la compagnie et Kuso ne pouvaient pas attendre le jour où elles se remettraient peut-être à fonctionner. Et même si c'est le cas, ça ne sera jamais comme avant. Je ne pouvais pas continuer. Je ne voulais pas vous inquiéter donc j'ai inventé une excuse. Je suis désolé. J'ai suivis les nouvelles depuis. J'ai vu que tu n'allais pas bien. J'aurais voulu être là pour toi, pour le groupe. Je voulais tellement mais je n'avais pas le droit de vous dire la vérité. Mais tu es plus important pour moi que les accords stupides passés avec une compagnie qui m'a abandonné. Je sais que tu étais tout seul. Que tu avais besoin de moi. J'avais besoin de vous aussi mais je ne pouvais pas le dire.

Tu lèves les yeux vers lui. Tu espères qu'il voit que tu es sincère et qu'il croit que tu n'aurais jamais abandonné tes membres de cette façon après avoir travaillé aussi fort et aussi longtemps pour le faire monter au sommet.
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Hiroyuki Daisuke
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MessageSujet: Re: Titre en construction. (Akiyama Hiroshi)   Ven 24 Mar - 0:52

Ta rage te quitte immédiatement alors que tu entends le mot hôpital, qui fut crier plus fort que tu ne criais, comme pour t’enterrer. Tu t’arrêtes de parler et le fixe avec effroi alors que la réalité te frappe de plein fouet. Tu le fixes, presque terrorisé, lui que tu viens d’envoyer valser au sol. Puis, tu remarques l’autre chaise, à côté de lui. La chaise roulante. Tu te demandes comment tu as fait pour ne pas la voir, celle-là. Avais-tu autant été aveugler par la colère et le dégoût que t’inspirait Hiroshi encore quelques secondes plus tôt ? Son histoire te fend le coeur et sa solitude vient se frapper droit contre la tienne, alors que tu te repasses avec horreur votre dernière altercation et les paroles échangées.

Tu te penches vers lui, toujours en larme, bien que beaucoup plus calme que précédemment. Sans trop lui laisser le choix, et ce, malgré ta faiblesse visible, tu l’attrapes comme pour le soutenir et le ramène sur sa chaise. Après tout, c’était de ta faute s’il s’était retrouvé au sol et tu te doutais que l’orgueil n’aurait sûrement pas apprécier rester trop longtemps dans cette position. C’était donc la moindre des choses que tu lui donnes un coup de main.

La peine se mélange à l’horreur des événements dans ton regard. Tu n’as pas pitié de lui, oh non, mais tu comprends. Ou, tu moins, tu essaies. Après tout, tu n’as toi-même pas traverser un tel drame et tu ignores comment tu aurais réagis si la vie elle-même t’avait forcé à abandonner tes rêves et tes aspirations. Tes jambes, tout comme tes cordes vocales, étaient tes outils de travail et quand bien même n’entretenais-tu pas bien ton corps ces derniers temps, en règle générale, tu faisais un effort. Les mots te manque mais tu sais que tu ne peux pas continuer de le fixer ainsi. Les mots bourdonnent dans ta tête, certains revenant plus souvent que d’autre.

L’agence avait préféré le mettre de côté parce qu’il ne valait plus rien pour eux. Mais, surtout, elle avait préféré garder le groupe dans le secret, dans l’espoir que vous avanciez sans Hiroshi. Ta colère subitement disparue se voyait désormais réapparaître, bien que dirigée vers une toute autre personne.

- Quelle idée stupide t’a traversé l’esprit pour que tu te dises que nous laisser dans le néant soit la meilleure des idées ?

Ton ton s’est adoucit, bien qu’encore un peu dur. Tu comprends que la compagnie elle-même lui a demandé de taire les événements, mais tu ne comprenais pas comment a-t-il pu ne pas vous donner de nouvelles pendant tout ce temps. Ne serais-ce que savoir qu’il allait bien. Tu comprends mais tu ne comprends pas.

- Pourquoi n’as-tu pas laisser personne t’aider ?

Ça non plus, tu ne le comprends pas. Autant qu’Hiroshi avait toujours été présent pour toi, tu te considérais comme un ami assez fiable sur qui il pouvait compter sans même douter un seul instant. Alors pourquoi avait-il préféré souffrir seul, en silence, alors que tu étais là. Que vous étiez là, tous là, prêt à l’aider.

Tu étais dépassé, dégoûté aussi, par la compagnie, et démuni face à la situation de ton meilleur ami. La réalité était qu’il ne pouvait plus marcher, ses jambes beaucoup trop endommagées dans un accident. Tes sanglots redoublent, cette fois-ci partager entre le soulagement de ne pas être devenu qu’un inconnu à ses yeux mais aussi de tristesse face à cette tragédie qu’Hiroshi n’avait pas mérité. Il était quelqu’un de bien, de gentil, de persévérant et de présent pour les autres. Alors pourquoi lui, qui avait l’avenir devant lui ? C’était injuste, terriblement injuste.

- Pourquoi ne m’avoir jamais écrit ? Pourquoi n’avoir jamais répondu à mes messages ? Je me suis inquiété, mais tellement. À chaque fois que le manager nous convoquait, j’avais peur que c’était pour nous annoncer que tu étais mort.

Ton teint devint livide et tu sentis tes jambes fléchir. Ces derniers temps n’avaient pas non plus été facile, pour toi. Tu te précipitas donc à la recherche de ta chaise, prenant place dessus, avant de t’écraser à ton tour au sol. T’étant peu nourris ces derniers temps, tout en poussant ton corps à ces limites, quand bien même n’étais-ce pas la première fois que tu le faisais, tu savais reconnaître que tu en avais peut-être un peu trop fait et que tu ne tiendrais pas ce rythme bien plus longtemps. Quelques mois, c’était assez.

- Pourquoi tu nous as pas laisser t’aider ?

Tu essaies de comprendre, vraiment. Mais tu n’y arrives pas. Toi qui croyais que vous étiez une équipe voyait ces jolies images se fracasser au sol alors que tu te retrouvais avec un ancien leader qui avait préféré souffrir seul que de vous inquiétez et un groupe qui semblait presque te craindre. Alors que toi, de ton côté, seule le froid de la solitude t’avait tenu compagnie lors de tes inlassables entraînements qui t’amenaient toujours un peu plus près de la syncope, sans pour autant que tu n’arrêtes.
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Akiyama Hiroshi
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MessageSujet: Re: Titre en construction. (Akiyama Hiroshi)   Ven 24 Mar - 1:38

Suite à tes paroles, c'est le gros silence. Tu vois l'expression faciale de ton ami changer, pour passer de la colère à la tristesse. Tu le vois regarder l’entièreté de ton corps, cloué au sol, puis la chaise roulante pas très loin. À travers son regard, tu arrives à voir que son esprit assemble finalement les pièces du puzzle, et qu'il se rend compte que tout comme lui, tu te sentais extrêmement seul dans l'une des périodes les plus difficiles de ta vie.

Tu le laisse te prendre sans rien dire, en continuant de sangloter. Tu ne pensais pas te retrouver là un jour, avoir besoin d'aide pour simplement retourner t'asseoir. D'ordinaire, tu ne laisse personne le faire. Tu avais trop de fierté pour accepter l'aide mais surtout, tu vivais encore trop dans le déni pour accepter qu'on te traite ainsi.

Tu arrives à voir qu'il ne se sent pas très bien non plus. Vous avez tous les deux atteint le bout du rouleau tu as l'impression, et il est temps que ça cesse. Du moins, il est temps pour vous de vous réconcilier pour au moins avoir un support quelque part et ne pas vous sentir seuls. Tu n'as pas l'impression que tu vas arriver à remonter la pente de si tôt, mais si tu pouvais avoir ton meilleur ami près de toi, l'ascension serait un peu moins difficile.

Tu roules la chaise jusqu'à lui en observant son visage pâle. Il a réellement besoin de manger quelque chose et selon toi, il devrait se rendre le plus rapidement possible à l'hôpital. Au final, peut-être que quitter cette compagnie n'était pas mauvais pour toi. Clairement, la direction ne se préoccupe pas de la santé de ses employés en premier lieu. Tu tentes de sécher tes larmes et tu étends le bras pour mettre une main sur son épaule. N'ayant pas de famille, tu n'as pas vraiment reçu de réconfort de qui que ce soit les derniers mois et un simple contact du genre te fais réaliser à quel point tu avais besoin de présence humaine.

- Je dormais tout le temps... Et quand je ne dormais pas, j'étais sous l'emprise des médicaments... C'était comme délirer, je disais n'importe quoi... Si vous m'aviez vu comme ça, vous vous seriez encore plus inquiétés... Dans ces moments un peu flous, c'est là que j'ai eu des discussions et que j'ai finis par me convaincre que c'était la chose à faire... Je voulais qu'ils gardent secret le fait que je ne pouvais pas marcher, pas l'accident. Personne n'est au courant de ce qui s'est passé. Personne ne s'est vraiment préoccupé de mon état, mais je me disais que c'était mieux pour vous. Je ne voulais pas ruiner la sortie de l'album... Mais ils se sont tiré dans le pied... Ils m'ont laissé là et regarde toi Kei... Personne ne t'aide quand tu te fais subir ça... Tu sais que je tiens à toi hein? J'ai passé tout ce temps à regarder les nouvelles sur internet et les photos, ça me faisait du mal de te voir comme ça mais de quel droit je pouvais venir te voir?

Tu le prendrais bien dans tes bras, mais tu es assez limité au niveau des mouvements. Tu lui ébouriffes les cheveux doucement. Tu sens que les choses vont mieux aller entre vous, maintenant que la vérité a été étalée au grand jour. Et tu n'as plus l'intention de cacher ta condition non plus. Après tout, tu n'as plus rien à voir avec eux.

- Tu as besoin de manger... Depuis quand? Je m'inquiète depuis des jours depuis que les photos ont commencées à sortir sur internet. Viens avec moi, d'accord? On va aller manger un morceau et tu vas aller te reposer. Je vais rester un peu. Vous me manquez.
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Hiroyuki Daisuke
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MessageSujet: Re: Titre en construction. (Akiyama Hiroshi)   Ven 24 Mar - 13:16

Cela te fait mal de le voir dans un tel état. Jamais tu n'aurais pu t'imaginer que lui, Akiyama Hiroshi, se retrouvait privé de ses jambes, avec comme seule certitude que jamais il ne pourrait remonter sur scène. Tu ignores si tu aurais pu survivre à une telle situation. Après tout, ta vie tournait depuis tellement longtemps, depuis toujours même, autour de cette passion qu'était le chant et la danse et il était tout simplement hors de question que tu envisages autre chose pour ton futur. Tu préférais encore mourir que de ne plus être en mesure de performer. Après tout, comment aurais-tu pu y survivre, prisonnier d'un corps qui se serait trouver à être que bon à rien.

Non pas que tu considérais Hiroshi comme un bon à rien, toutefois, tu en venais à te demander où était-il aller chercher ce désir de vivre alors que, pour toi, il s'agissait de quelque chose d'inconcevable. Tu étais heureux, sincèrement, de le savoir de nouveau auprès de toi, d'entendre sa voix et de voir qu'il était toujours vivant. Et tu ne pouvais qu'imaginer l'étendue de sa souffrance alors qu'il se trouvait désormais coincé dans cette chaise, incapable de se déplacer sans elle. Tu aurais voulu être là pour lui, ces dernières semaines. Tu aurais tellement voulu pouvoir le supporter, comme il l'a toujours fait. Sûrement aurais-tu meilleure allure, aujourd'hui, s'il t'avait laissé l'aider, plutôt que de te laisser, bien qu'à son insu, dans le néant le plus total.

- L'album, l'album... Mais qu'Est-ce que j'en ai rien à foutre, Hiro. On parle de toi. De ta santé. De toi qui a encaissé seul tout ce temps, et ça, pourquoi ? Pour un foutu album qu'on sortirait sans toi.

Il avait cependant raison, que personne ne t'aidait quand tu te trouvais dans un tel état. Seul lui te connaissait assez pour comprendre ce qu'il se passait et s'intéressait assez à toi pour essayer de te sortir de ce trou où tu semblais presque t'être enliser. Or, lui aussi n'avait eut personne, pour le soutenir, l'aider et l'encourager. Il avait été seul à vous regarder de loin et cette idée te mettait hors de toi. Tu ne pouvais même pas concevoir que la compagnie ait pu croire un seul instant qu'il était une meilleure idée, pour vous tous, d'ignorer tout de la condition d'Hiroshi et de le laisser souffrir seul dans son coin.

Cette idée-là t'écoeurait même. Tu te redressas donc, ignorant superbement la remarque, presque la critique, qu'Hiroshi venait de faire sur ton poids pour venir le prendre par les épaules et le serrer contre toi, dans une étreinte qui t'était presque vitale. Tu avais tellement eut peur pour lui, tu t'étais tellement inquiété. Et tu t'en voulais désormais de toutes les imbécilités que tu ais pu lui balancer par la tête, ne voyant dans cette histoire que ton propre nombril égoïste. Tu savais qu'il ne t'en voudrait pas, alors tu le faisais à sa place.

- T'inquiète pas pour moi, je vais bien.

Tu lui adressas ton sourire le plus rassurant avant de te diriger derrière lui, ne lui laissant alors pas trop le choix quant à se faire guider par toi-même. À vrai dire, tu n'allais pas bien, tes muscles te faisaient souffrir et tu n'étais même pas certain d'être en mesure de tenir assez longtemps sur tes jambes pour te rendre jusqu'au dortoir du groupe.

Combien de fois étais-tu tomber de fatiguer à même le sol de cette salle ?

- J'pense que j'ai mangé hier... Peut-être. Je dois t'avouer ne pas avoir réellement suivi le cours des choses, ces derniers temps.

Tu haussas les épaules quand bien même ne pouvait-il pas te voir, alors que tu savais, pourtant, que tu te tuais à petit feu en agissant ainsi. Tu te faisais du mal pour pouvoir oublier. C'était ton exutoire et, bien malheureusement, il n'était pas très sain.

- Et j'te préviens par contre, l'ambiance dans le dortoir à carrément changer.

Et tu étais le seul à blâmer dans cette histoire. Sans compter que tu n'avais rien fait, ces dernières semaines, pour ne serais-ce qu'améliorer les choses, préférant les ignorer froidement lorsqu'il n'était pas nécessaire que tu les côtoies pour les enregistrements, entrevues et photoshoot. Tu avais préféré qu'on te laisse seul, n'étant pas certain de la tolérance qu'il te restait avant que tu craques.

Ces derniers temps t'avaient épuisé et t'avaient amener au bout du rouleau, ta démarche presque hésistante étant un signe évident de ta détresse actuelle. Mais tu ne voulais pas inquiéter Hiroshi, pas après tout ce qu'il avait lui-même vécu, dont pourquoi tu t'étais rapidement glisser derrière sa chaise. Tu allais reprendre du bon, tu le savais, avec un peu de temps et de son support. Il n'avait pas à s'inquiéter pour toi maintenant.
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Akiyama Hiroshi
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MessageSujet: Re: Titre en construction. (Akiyama Hiroshi)   Ven 24 Mar - 14:48

Tout d’un coup, tu as l’impression que c’est toi qui est en train de te faire sermonner. Tu es touché de voir que ton ami se préoccupe plus de son état que de comment ton accident puisse affecter sa propre carrière. Durant tes moments de réflexions, tu ne pouvais t’empêcher de revoir tous tes membres qui, bien que tous très différents, avaient fini par former une petite famille et à travailler dur pour votre succès. Tu connaissais tous les sacrifices que chacun d’eux avait dû faire pour se rendre au sommet et l’idée de leur mettre des bâtons dans les roues te faisais sentir coupable. Au final, peut-être que ne pas rester caché toutes ces semaines aurait permis au groupe d’être plus soudé malgré les temps difficiles, mais tu n’avais pas vraiment eu ton mot à dire.

Tu laisses Daisuke se relever et si tu ne réponds pas tout de suite à son étreinte, trop surpris, tu finis rapidement par tendre les bras pour le serrer contre toi. La relation que vous partagez depuis longtemps est assez spéciale et houleuse mais malgré tout, tu ne l’échangerais pour rien au monde. Malgré son mauvais caractère et sa difficulté à gérer ses émotions, tu sais que ton cadet est une personne bien qui, après avoir pris le temps de se calmer et de réfléchir, ferait des pieds et des mains pour aider ceux à qui il tient. Ton étreinte manque de force mais tu t’accroches tout de même afin d’effacer un peu de ta solitude des dernières semaines.

- Je vais toujours m’inquiéter, surtout quand tu as l’air de ça. Pas besoin de faire semblant, je viens de vivre le moment le plus pathétique de ma vie, tu peux être honnête.

Tu es un peu hypocrite. Toi aussi, tu as sauté plusieurs repas depuis ton arrivée à l’hôpital. Si tu pouvais, tu n’y resterais pas mais tu sais que c’est la meilleure chose pour toi. Peut-être pas sur ton moral mais tu dois être honnête avec toi-même, tu as besoin d’aide pour faire beaucoup de choses, aide que tu ne pourrais malheureusement pas avoir si tu retournais chez toi. D’ailleurs, un chez toi, tu n’en as plus. Tu vivais avec le reste de groupe et ce depuis plusieurs années. En quittant l’hôpital, tu devras te chercher un endroit où aller, seul, puisque tu n’as pas de famille sur qui compter. Pour une fois, tu comptes bien passer une commande et offrir le repas à tous. Ça te manquait et surtout, tu en as marre des repas répétitifs qu’on te sert à l’hôpital.

Tu restes silencieux face à sa dernière remarque. Tu as un peu peur de constater à quel point les choses ont pu changer. Une fois dans les couloirs, tu ignores une fois de plus la surprise des gens qui te reconnaissent. Décidément, personne n’était au courant. La plupart te disent qu’ils sont heureux de te revoir, même si tu n’es pas dans la meilleure des formes. Apparemment, tu es très apprécié au sein de l’agence. Dommage que la direction n’ait pas réussis à le voir.

Une fois de retour au dortoir, un grand sourire se dessine sur ton visage. C’est à la fois douloureux et réconfortant. Vous ne viviez pas dans le luxe et, honnêtement, étiez beaucoup trop pour une salle de bain, mais tu t’y sentais chez toi. Tu remarques tout de suite que l’ambiance n’est plus du tout chaleureux. Alors que vous passiez souvent du temps ensemble dans la pièce principale, il semblerait que chacun se soit enfuis de son côté. Rapidement, tu passes commandes pour une cargaison de poulet et autres produits dérivés. Tu avais l’habitude de les surprendre avec un repas plus ou moins santé pour les féliciter, une fois de temps en temps.

- Je vois ce que tu veux dire… Qu’est-ce qui s’est passé durant mon absence..?

L’un de vos membres sort alors d’une chambre et fige en te voyant. Il semble surpris que tu sois là, et encore plus que tu sois avec Daisuke. Il remarque ta chaise roulante et lève les bras dans les airs. Il a toujours été très expressif, celui-là. Il se précipite sur vous et se met à ta hauteur.

- Hiro?! Qu’est-ce que tu fais ici, tu vas bien? On a plus entendu parlé de toi depuis l’incident y’a quelques semaines…

Tu décides de lui dire la vérité. Tant pis pour l’agence. Ils n’ont rien contre toi de toute façon et tu te fiches éperdument de ce qu’ils peuvent bien penser de ta franchise. Tout comme Daisuke, ton ancien collègue semble être choqué par la tournure de la situation. Tu vois facilement qu’il a de la peine pour toi, et qu’il est en colère contre la direction de l’agence. Tu soupires en leur faisant face, l’air un peu triste.

- J’ai cru comprendre que les choses se sont détériorées pendant que je n’étais pas là… Je suis désolé. Je croyais que ça allait aider mais c’était tout le contraire. Nous avons toujours eu des différents mais pour moi, vous avez toujours été comme une famille. J’espère que tout le monde pourra se remettre en bon terme. Je n’en veux pas à Kei pour sa réaction. Personne n’était au courant des faits. J’espère que vous pourrez tous laisser la rancune de côté. Devant une situation comme celle-là, l’important est de rester soudés et de s’entraider mutuellement… Pas de s’éloigner ainsi.

Encore une fois, tu démontres ce qui a rapidement fait de toi le leader du Kuso. Tu n’es pas le plus vieux et pourtant, ta maturité impose toujours le respect et l’écoute des autres. Si seulement tu pouvais toi-même écouter tes propres conseils, la vie serait parfois beaucoup plus facile.
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Hiroyuki Daisuke
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MessageSujet: Re: Titre en construction. (Akiyama Hiroshi)   Ven 24 Mar - 17:00

Il t’avait été difficile de te rendre jusqu’au dortoir, mais tu y étais parvenu. L’ambiance y était froide, tous les membres enfermés dans leur chambre respective, contrairement à auparavant où vous passiez la majorité de votre temps dans la salle commune. Les choses avaient changé, et tu y étais pour beaucoup. Dans d’autres circonstances, sûrement aurais-tu pu être le leader que tous s’attendaient que tu sois. Or, dans l’état dans lequel tu te trouvais, il t’était bien difficile d’assumer ce rôle. Tu étais déçu de toi-même, dégoûté, comme vis-à-vis bien des choses. Ce n’était pas digne de toi, de ce jeune adolescent qui avait intégré le groupe dans l’objectif de saisir toutes les occasions pour être encore meilleur et être fier de toi-même. Car il n’y avait rien à être fier en ce moment-même.

Une porte s’ouvrit, suivit d’une exclamation qui alerta les autres et, rapidement, vous étiez tous réuni autour d’Hiroshi. Un faible sourire traînait sur tes lèvres alors que la tête te tournait et que ta vision devenait floue. Tu secouas doucement la tête, discrètement, te concentrant sur ce qu’ils disaient, venant toutefois prendre appuie contre le mur à tes côtés. Ce n’était pas la peine d’alerter quiconque de ton état qui se dégradait, de façon beaucoup plus alarmante que la précédente fois où tu avais décidé que plus rien ne méritait ton intérêt si ce n’était que l’entraînement.

Tu ne participas pas des masses à la discussion, mais tu étais content, au final, de vous voir tous ensembles, après ces derniers mois qui furent peu évident pour vous tous. Ils sont dépassés, tout comme toi, par la réaction de l’agence et de leurs décisions qui vous semblaient tout simplement immorales. Il n’y avait rien, concrètement, que vous ne pouviez faire. Une idée t’effleura l’esprit, que tu chassas rapidement. Tu ne pouvais pas abandonner aussi facilement, pas après tous les efforts et surtout les sacrifices que tu avais fait pour en arriver ici. Certes, tu n’auras sûrement aucun mal à te lancer solo, auprès d’une autre agence, toutefois, il était encore trop tôt et certainement précipité d’avoir de telles réflexions. Tu aurais le temps d’y penser, un peu plus tard, lorsque tu y verrais plus claire - littéralement.

Quatre semaines plus tard

Si tu avais rendu à quelques reprises visites à Hiroshi, ces derniers temps, cette fois-ci, tu avais quelque chose de particulier à lui dire. Depuis le mois dernier, tu avais repris des couleurs et un peu de poids, cependant, tout ne semblait pas s’être complètement réglé, contrairement à ce que tu avais cru. Quelques visites à l’hôpital t’avaient forcer plus ou moins la main quant à prendre une décision sur une question à laquelle tu te penchais déjà depuis un certain temps. Jamais tu n’aurais cru signer ces papiers, ramasser tes affaires dans le dortoir et rentrer chez tes parents à l’âge de vingt-et-un ans, alors que tu avais encore toute la vie, mais surtout, ta carrière, devant toi.

Tu avais donc pris l’ascenseur pour finalement marcher les quelques mètres qui te séparaient de la chambre de ton meilleur ami, celui que tu considérais depuis longtemps comme un grand frère, toi qui était enfant unique depuis toujours.

- Hiro ! Comment ça va, aujourd’hui ?

Tu étais rentré sans trop t’avertir, il avait le droit à des visiteurs, et tu venais de t’écraser sur la large chaise à côté de son lit. Tu te doutais que le moral ne devait pas toujours être là, hors, tu te disais que ce devait certainement être mieux qu’avant, maintenant que toi et tout le groupe passiez assez régulièrement pour prendre de ses nouvelles, mais, surtout, passer du temps avec celui qui avait agit presque comme un père au cours des dernières années. Hiroshi avait une place assez particulière au sein de votre groupe et il vous était bien difficile de le remplacer.

Sans compter que tu n’avais rien du leader que l’agence aurait espéré que tu sois. Et ça, c’était sans compter que tu ne pouvais plus réellement parler d’eux comme étant ton groupe. Oh, tu ne perdrais pas contact avec eux, cela en était assurer, et tous avaient compris ta décision et tes raisons. Cependant, tu ne pouvais nier que cela te faisait un quelque chose, de te retrouver désormais sans eux, chez tes parents, dans ton ancienne chambre nouvellement emménagée. La vie de groupe était certainement finie pour toi. Tu comptais te donner un mois, peut-être deux, te remettre sur pied, avant de finalement te lancer dans une carrière solo que tu attendais tout de même depuis un certain moment, sans croire qu’elle arriverait aussi vite. Avec ta popularité et ton talent, tu ne doutais pas de te faire une place rapidement, et ce, quand bien même le groupe te manquerait-il terriblement.

- Alors, quelque chose d’intéressant à raconter ?

Il y avait une chose que tu espérais, et c’était que l’agence n’ait pas eut l’idée d’annoncer ton départ publiquement avant que tu ais eu la chance d’en parler avec Hiroshi. Tu savais qu’il était à l’affût de tout ce qui touchait de près ou de loin au groupe et, de ton côté, tu n’avais pas particulièrement le temps d’en discuter davantage avec l’agence ou prendre quelques instants pour te rassurer ou confirmer tes craintes.
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Akiyama Hiroshi
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MessageSujet: Re: Titre en construction. (Akiyama Hiroshi)   Ven 24 Mar - 17:27

Étendu dans ton lit, tu observes le temps changer à travers la fenêtre de ta chambre privée de l'hôpital. Tu n'es pas sortis depuis un moment. Tu n'avais pas envie d'interagir avec les autres, qui pensent que parce que tu es dans un état vulnérable, il est maintenant facile de t'approcher. Tu as toujours aimé tes fans, bien que certains soient trop excessifs pour toi, et tu sais que les gens sont maintenant au courant pour ton accident. Pourtant, malgré la vague de compassion et les lettres que tu reçois te souhaitant un bon rétablissement, tu n'arrives pas à te sentir mieux. Tu ne désires pas la pitié des gens, qui ne fait que te rappeler ta situation.

Quelques jours plus tôt, tu as appris une nouvelle choquante qui t'as enlevée l'envie d'avaler quoi que ce soit. Daisuke quitte le groupe, définitivement. Suite à la réconciliation des membres, tu t'étais mis à te sentir un peu mieux et tu attendais avec impatience la reprise de leurs activités. Tu doutes maintenant que le groupe s'en sorte un jour, et tu te tiens responsable des événements. L'accident n'était pas de ta faute. L'autre chauffeur a perdu le contrôle de son véhicule. Mais l'enchaînement de tout le reste, comme ta disparition, la mauvaise santé de Kei, les tensions entre les membres, te laissent croire que si tu avais simplement pris la peine de les avertir des événements, tout ça ne se serais pas produit.

Le pire dans tout ça, c'est que ton ami ne t'a jamais consulté pour t'en parler d'abord. Tu l'as appris soudainement et subitement, comme le reste du monde. Tu n'as lu que les stipulations mensongères sur le net, et tu attends de pouvoir entendre ses explications de vive voix. Mais peu importe la raison, tu aurais aimé qu'il t'en parle d'abord. En quelques semaines à peine, tu t'es vu sombrer, et tu assistes maintenant à la mort du groupe qui représentait tout pour toi.

Tu n'as pas eu à attendre très longtemps avant que Daisuke se pointe le bout du nez. Il entre dans la pièce et s'installe près de ton lit, mais ton regard est perdu au loin. D'ordinaire, tu tentes toujours de cacher tes émotions mais dans l'état dépressif où tu es, tu as du mal à sortir la tête de l'eau.

- Non.

Ta réponse est courte, et prononcée faiblement. Toi aussi, tu as perdu du poids. Tes joues sont beaucoup plus creuses qu'à l'habitude et tes yeux sont cernés. Les médicaments, le manque de sommeil, l'anxiété et toutes les mauvaises émotions et pensées t'affectent grandement. En un seul mot, tu arrives à exprimer que tu ne vas pas bien, et que tu n'as rien à dire. Tu ne sors jamais, et tu ne fais rien. Tu n'as pas non plus envie de faire quoi que ce soit.

- Mais toi oui. Tu es partis.

Un gros silence s'installe et tu t'allonges sur les oreillers en fermant les yeux. Tu es fatigué, mais tu ne sais pas pourquoi. Tu ne fais pas grand chose et pourtant, c'est comme si la vie elle-même te fatiguait. Avoir tout le temps du monde pour réfléchir à des choses qui ne te font pas vraiment de bien n'est pas la meilleure thérapie pour toi.
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Hiroyuki Daisuke
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MessageSujet: Re: Titre en construction. (Akiyama Hiroshi)   Ven 24 Mar - 17:46

Il savait. Son ton, son expression et sa réponse étaient sans équivoque. Il savait, pour ton départ, et tu n’aimais pas ça, mais pas du tout. Tu aurais vraiment préféré pouvoir lui en parler avant quoique ce soit, qu’il ne l’apprenne pas par un autre que toi, or, tout s’était déroulé tellement vite que tu avais manqué de temps, mais, surtout, tu avais passé beaucoup trop de temps à ressasser dans ta tête ce que tu allais bien pouvoir lui dire. Tu étais confiant, dans ta décision, mais désormais, face à celui qui, comme toi, avait tout donner pour ce groupe, tu te sentais défaillir, ta détermination te faisant défaut.

- Oui, je suis parti. Je ne croyais pas que les nouvelles fuseraient aussi vite.

Tu passes une main dans tes cheveux plus long qu’à l’habitude. Voilà un petit moment que tu ne les avais pas coupé. Tu sembles gêné, embarrassé même, alors que tu espères qu’il te croit. Ce n’était pas des excuses jetées à la légère, tu avais réellement souhaiter que la RedStar Agency attende un peu avant d’annoncer que toi, Kei, l’une des idoles vedettes, venait de quitter son groupe et l’agence du même coup. Tu ignorais ce qu’ils avaient dit et ce qui devait donc circuler sur internet. Tu ne pouvais cependant rien y faire maintenant et tu n’aurais qu’à essuyer les rumeurs qui circuleraient très certainement à ton sujet. Le départ d’Hiroshi, suivit du tien, avait certainement dut ébranler la compagnie, alors qu’elle n’en menait pas large. Deux ans plus tôt, l’ASE s’était séparé en trois branches bien distinctes et, du côté du Japon, il ne restait que Kuso et AiJun comme groupe actif. Et maintenant que le boyband menaçait de s’écraser...

Tu soupires, ne sachant pas particulièrement pas où commencer. Une partie de toi voudrait être honnête, mais à voir aller Hiroshi, tu ignores si l’inquiéter davantage serait conseillé. Et ça, c’était pour peu qu’il ait encore l’énergie de se soucier de toi. Peut-être en aurait-il rien à faire, aussi. Tu l’ignorais. Mais tu le voyais, qu’il n’allait pas bien. Et dire que pourtant, dernièrement, il avait semblé remonter la pente, comme si les choses semblaient vouloir s’arranger. À croire que ce n’était pas tout à fait vrai.

À moins qu’il s’agissait de ton départ précipité du groupe où vous vous étiez tellement investi qui l’affectait autant ? Ce n’était pas quelque chose à exclure.

- Le groupe n’était plus pareil sans toi, Hiroshi. Tous les membres sont d’accord sur ce point. Et puis, je n’avais pas la fibre du leader et jamais je n’aurais pu être ce que tu étais.

Et tu étais malade. Mais ça, tu le taisais. Le verdict était douloureusement tomber lorsque tu t’étais réveillé dans une salle blanche, avec deux membres du groupe à ton chevet. Vous vous apprêtiez à répéter lorsque tu t’étais écrasé au sol pour ne te réveiller que deux jours plus tard, inquiétant tous ceux avec toi. Plusieurs tests avaient été fait et voilà que tu apprenais que tu étais anémique et qu’il te faudrait un sérieux repos pour les prochains temps pour bien t’en remettre. Ton surménage avait très certainement contribuer à un tel diagnostic, et ça, c’était sans compter la diète peu saine que tu t’étais imposé.

Tu avais aussi appris que si tu avais continué ce mode de vie encore un peu plus longtemps, les conséquences auraient pu être beaucoup plus désastreuses, alors que ton corps n’avait plus les capacités de supporter un tel régime de ta part. Forcer donc à prendre du repos, tu en avais profité, du même coup, pour annoncer à la compagnie que tu ne renouvellerais pas ton contrat, que cela en était fini. Tu avais tant donné et tant sacrifié pour eux et tu t’étais retrouvé à faire face à une bande d’hypocrites qui avaient préféré isolé ton meilleur ami, tout ça avec comme l’excuse tellement stupide que vous ne pouviez pas être déconcentrer, pas maintenant alors que votre comeback était imminent.

La bonde blague.

- Ce n’était plus ce qu’on connaissait. On ne se reconnaissait plus. Et j’avais besoin de repos, de prendre un peu de temps pour moi. Ce que je ne fais pas depuis presque toujours, en fait, si je me souviens bien. Mais j’imagine que ce sentiment ne t’est pas inconnu.

Tu étais arrivé avec l’idée de tout lui dire, concernant les dernières nouvelles, ton état de santé, comme tu savais qu’il s’inquiétait pour un rien. Or, en le voyant aujourd’hui, tu avais perdu toute volonté, alors que tu venais de décider de ne pas l’inquiéter et de ne pas en rajouter sur ses épaules devenues frêles. Il avait l’air abîmé et tu n’avais pas pu te faire à l’idée de peut-être empirer son cas. Il avait d’autres chats à fouetter.
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Akiyama Hiroshi
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MessageSujet: Re: Titre en construction. (Akiyama Hiroshi)   Ven 24 Mar - 18:27

D'ordinaire, tu lancerais un sourire et une phrase dans le genre de ''mais tu sais, les médias savent toujours tout avant tout le monde!''. Cette fois, cependant, tu n'ouvres même pas les yeux. Tu ne sais pas comment les nouvelles ont pu circuler aussi vite mais tu te doutes qu'avec ta disparition soudaine et l'arrêt des activités de Kuso, les choses doivent être assez évidentes. Tu gardes les yeux fermés en attendant le reste des explication. Tu ne lui en veux pas, et tu comptes bien le lui dire une fois qu'il aura terminé. Tu connais bien Daisuke, et il pourrait bien décider encore une fois d'aller s'isoler après avoir compris que tu lui en voulais d'avoir abandonné le groupe alors qu'il avait encore la capacité de rester.

Tu te mords l'intérieur de la bouche en entendant la suite. C'est bien comme tu pensais. Ton départ n'a fait qu'entraîner la suite des choses et la colle retenant toutes les pièces ensembles a disparue. Tu as toujours considéré que tu en avais encore à apprendre. Tu as simplement toujours fait de ton mieux pour être ferme, mais pour placer leur bien-être avant le reste. Tu sais qu'avec ton départ, tout le monde devait être déboussolé et manquer d'organisation. Kei t'en voulais aussi, ce qui ne semblait pas être le cas des autres. Quelque chose te dis que la majorité des tensions entre eux étaient causées par leurs divergences d'opinions. Dans tout les cas, malgré ton absence, tu te retrouves maintenant au coeur des situations problématiques.

Tu l'écoutes, mais tu ne réponds rien. Tu aurais envie de pleurer, mais tu manque déjà de réserves. Tu sens qu'encore une fois, il détourne un peu la vérité pour cacher des choses, probablement parce que tu n'as pas l'air d'en mener large toi-même. Mais tu crois honnêtement ne pas pouvoir te sentir encore plus mal que ça, de toute façon. Tu soupires et tu tends la main pour la poser sur son bras. Même tes doigts ont l'air frêles, maintenant.

- Ne me prends pas pour un imbécile, Kei. Tu es du genre à travailler et t'entraîner jusqu'à ce que ton corps ne soit plus capable de suivre. Tu n'aurais jamais quitté le groupe sous prétexte que ''tu as besoin de temps pour toi''. Tu es malade, hein?

Tu ouvres finalement les yeux, et tu sais que tu as raison. Ton regard se perd une fois de plus vers l'horizon gris à l'extérieur du bâtiment.

- Arrêtez de mettre les gants blancs avec moi en pensant que je ne suis plus capable d'encaisser quoi que ce soit. Rendu à ce point, rien ne va changer.

Tu ne regardes pas Daisuke et tu observes les oiseaux à l'extérieur. Ton but n'est pas d'être sec, mais tu as du mal à communiquer autrement depuis un moment.
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