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 Titre en construction. (Akiyama Hiroshi)

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Hiroyuki Daisuke
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MessageSujet: Titre en construction. (Akiyama Hiroshi)   Jeu 23 Mar - 18:22

Bureau de l'ASE, salle de conférence.

Les dernières semaines n’avaient pas été évidentes, ni pour toi, ni pour tout le groupe. Tu venais d’être nommer leader temporaire du groupe alors que le leader officiel avait disparu de la carte, sans même prendre la peine d’avertir qui que ce soit. Sauf peut-être leur manager, qui se contentait de leur dire qu’ils ne devaient pas s’en inquiéter et qu’ils avaient des choses à préparer, notamment le lancement de leur prochain album qui arrivait sous peu. Autant dire que l’ambiance n’était pas à son meilleur et que tu te retrouvas rapidement dépassé par toutes les responsabilités qui venaient de s’abattre sur tes épaules, sans prévenir et sans que tu ais eut la chance de te préparer ne serais-ce qu’un minimum.

Ce n’était pas comme s’il avait gradué, comme si vous aviez préparer son départ en t’amenant lentement mais sûrement à devenir le leader exemplaire que tu aurais voulu être pour le groupe. Non. Il avait disparu, sans laisser de trace ni même donner de nouvelles et tu te retrouvas donc à prendre sa place sans trop savoir quoi faire ni comment t’y prendre, avec le soutien du manager, ce traître qui, tu en étais certain, en savait plus concernant Hiroshi que ce qu’il laissait sous-entendre.

Ces dernières semaines, tu avais perdu un peu de poids. Tes repas se faisaient bien trop maigres et tes entraînements trop intenses. Comme à chaque fois où tu te retrouvais confronter à une situation trop stressante pour toi, ou trop difficile, tu préférais aller tout faire taire en salle d’entraînement, quitte à négliger peut-être un peu trop ta santé. Tes cernes étaient bien visibles et ton manager ne se privait pas pour te réprimander sur ce point. Tu étais le leader (la bonne blague), du moins, pour le moment, et tu te devais de garder fier allure. Ce qui n’était pas tout à fait le cas actuellement. Les autres membres s’inquiétaient pour toi, bien évidemment, or, tu n’étais pas de ceux qui s’ouvraient facilement et ils se contentèrent de s’entraîner, eux aussi, entre les enregistrements pour votre prochain album.

Prochain album qui, bien évidemment, de ce qui en comprenait, se ferait sans la présence d’Hiroshi. Chose qui, bien que tu ne l’admettais pas tout à fait, te déchirait le coeur. Et ce, pour plusieurs raisons. Ce dernier avait été l’essence même du groupe, un peu comme le père de cette bande de joyeux lurons, à vous ramenez sur le droit chemin (surtout toi) et à prendre soin de vous. Le groupe n’était pas le même sans sa présence et tout laissait croire qu’il ne reviendrait pas.

Que plus jamais Kū★sō serait... Et bien... Kū★sō.

Tu venais de quitter la salle d’entraînement alors que le manager croisa ta route, t’annonçant que vous aviez une réunion dans deux heures, top chrono. Tu n’eus pas la chance d’obtenir plus d’information qu’il avait déjà quitté, sûrement pour prévenir les autres membres du groupe. Tu passas donc prendre une douche rapide, histoire d’être presque présentable, avant d’enfiler un jeans et une chemise. Le reflet que te renvoyait le miroir n’avait rien du jeune adolescent pimpant que tu avais été, à l’époque où tu venais tout juste de rejoindre le groupe. Tu étais bien plus fatigué, épuisé même, alors que tu avais les traits tirés, tes quelques kilos en moins se faisant peut-être un peu trop apparant.

Tu retrouvas le groupe un peu plus tard avant de prendre la direction de la salle de conférence, où devait se dérouler votre réunion, qui avait lieu pour une raison qui t’échappait encore. Ce ne fut cependant pas le cas bien longtemps alors que ton regard se posa sur un visage bien familier, quoique marquer ici et là, qui se trouvait face à vous. Akiyama Hiroshi était assis face à vous et tu te figeas dans le cadre de porte, partager entre l’idée de repartir d’où tu venais ou d’ignorer superbement sa présence en ces lieux.

Finalement, un soupire plus tard, tu te contentas d’aller prendre place sur une chaise autour de la table, le regard dans le vide, évitant du mieux que tu le pouvais de ne pas darder tes prunelles accusateurs sur votre leader. Ou, enfin, votre ancien leader.
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Akiyama Hiroshi
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MessageSujet: Re: Titre en construction. (Akiyama Hiroshi)   Jeu 23 Mar - 18:46

Tu es extrêmement nerveux, au point que tes mains sont moites et que tu ferais les cent pas. Du moins, ça c’est si tu pouvais encore le faire. Installé à la table de conférence, tu t’examines à l’aide de la caméra frontale de ton portable. Tu soupires en constatant que même avec la couche de maquillage que tu as sur la peau, c’est encore facile de voir les ecchymoses qui sont en train de s’estomper et les nombreuses coupures qui sont maintenant refermées.

Étrangement, ton accident n’a jamais été mentionné dans les médias. Tu ne voulais pas non plus. Depuis quelques semaines, tu suis les nouvelles à propos du groupe et les rumeurs qui disent que ton absence est probablement reliée à ta graduation du groupe. Les gens n’ont pas tout à fait tort.

Tu es déjà assis là depuis un moment et ton manager a pris bien soit de ranger ta chaise roulante dans une autre pièce. Les membres de ton groupe ne sont pas au courant de ce qui s’est passé et ne savent certainement pas que tu as depuis perdu l’usage de tes jambes. Tu n’as pas non plus l’intention de leur dire. Tu sais qu’ils préparent un gros projet et un album, et tu ne voudrais pas devenir un point pour eux et qu’ils s’inquiètent. Tu redoutes cependant la réaction d’une personne en particulier, qui risque d’être très explosive, comme à l’habitude. Mais tu es prêt.

Au bout de quelques minutes, tu entends des éclats de voix et la porte s’ouvre finalement. Tu as du mal à lever la tête et soutenir le regard des autres membres, qui te manquent tant, mais tu le fais tout de même. Tu as toujours été une fondation solide pour eux et un exemple à suivre, et c’est pour cette raison que tu es devenu le leader du groupe. Aujourd’hui, à votre dernière rencontre en tant que groupe, tu comptes bien garder la même attitude.

Tu croises furtivement le regard de Kei, le cadet, qui refuse de te regarder. Tu le connais bien depuis toutes ces années, assez pour savoir qu’il t’en veut et que sa colère surpasse le fait que tu lui manquais probablement. Une fois tous installés, le directeur de l’agence lui-même fait son entrée, accueillis poliment par vous tous.

- Bon. Je ne vais pas passer par quatre chemins. Notre meeting d’aujourd’hui ne concerne pas le nouvel album en production, mais la graduation d’Akiyama.

Un silence s’installe, puis des plaintes commencent à se faire entendre des autres, qui ne cessent de demander pourquoi et la raison derrière ton état pitoyable. Tu sais que tu dois maintenant parler et tu prends rapidement une gorgée d’eau du verre posé devant toi, car ta gorge est sèche. Tu as rarement été anxieux ou du moins, pas depuis très longtemps.

- C’était ma décision. Je crois que je suis prêt à passer à autre chose. Le train de vie ne me convient plus vraiment et j’ai passé la majorité de ma jeunesse dans le domaine. J’ai envie de prendre une pause pour me concentrer sur quelque chose d’autre.

- Suite à plusieurs délibérations, nous avons décidé qu’Hiroyuki allait devenir le nouveau leader de Kuso. C’est beaucoup de responsabilités, mais nous sommes convaincus que tu pourras le faire. La nouvelle sera annoncée lors du lancement de votre prochain album, et nous tiendrons une cérémonie spéciale pour l’occasion.

- Je vais continuer de vous supporter et de vous encourager!

Tu forces un sourire, qui semble bien faux sur ton visage fatigué. En réalité, même si tu tentes d’avoir l’air certain de ta décision et le plus naturel possible, cette discussion te brise le cœur. Tu as travaillé si fort pour te rendre là où tu étais, pour encourager tes membres, pour aider à faire en sorte que vous vous trouviez là où vous êtes. Mais voilà que tout ça, c’est du passé, et que tu te retrouves forcé à faire tes adieux à ce qui te tenais le plus à cœur. La vérité, c’est que tu passes tes journées à suivre les nouvelles sans faire grand-chose, en refusant l’aide des autres, et en maudissant la vie de t’avoir enlevé tout ce que tu avais. Du moins, c’est ce que tu crois.
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Hiroyuki Daisuke
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MessageSujet: Re: Titre en construction. (Akiyama Hiroshi)   Jeu 23 Mar - 19:17

Tu entendrais presque ton sang battre dans tes oreilles alors que le silence te semble interminable. Ton regard est rivé un pue n’importe où, sur les murs, sur la table, ton verre d’eau aussi, pour peu qu’il ne se pose pas sur l’homme te faisant face, celui qui vous avait lâchement abandonner sans même daigner vous donner de nouvelles. En d’autres circonstances, tu aurais certainement porter une attention particulière aux marques sur son visage, aux ecchymoses ici et là. Sûrement tu t’en serais inquiété, aussi. Mais aujourd’hui, tu étais fatigué. Las même. Ces dernières semaines, tu t’étais imaginé le pire, qu’il soit décédé, enlevé ou tu ne sais quoi encore. Alors que là, il se tenait devant vous, semblant presque bien portant. Et vous ne saviez toujours pas ce qui avait bien pu lui arriver.

Voilà que finalement, le directeur rentre dans la pièce. Une expression confuse se dessine sur ton visage alors que tu n’es pas certain de ce qu’il peut bien faire là. Tu te sens bouillir de l’intérieur alors que tes mains, posées sur tes genoux, commencent à se serrer. Tu fixes le directeur, le saluant poliment, comme à ton habitude, attendant la suite des choses avec une impatience palpable.

Tu n’as jamais aimé attendre. Surtout pas alors que la colère venait ciller dans tes oreilles, passant outre l’inquiétude que tu aurais pu avoir vis-à-vis d’Hiroshi et la douleur qui s’était installé en son absence.

La suite te sidéra. Alors que tous exprimaient ce qu’ils avaient à dire, notamment les questions quant à une telle décision qu’ils trouvaient tous très précipités, toi, tu gardais le silence. Ton regard avait finalement glissé sur le visage de votre désormais, officiellement, ancien leader, des flammes dans le regard alors que les muscles de ta mâchoire se serraient. Tu n’étais pas de nature violente, du moins, pas de ce que les autres connaissaient. Tous te savaient d’un caractère flamboyant, prompt à l’énervement, mais tu gueulais souvent plus fort que tu pouvais bien mordre. Tu n’écoutais plus qu’à moitié ce qu’ils racontaient, comme quoi tu devenais officiellement le leader du groupe, que tout cela serait annoncé en temps et lieu.

Les derniers mots d’Hiroshi t’écorchent les oreilles et cela en est trop. Tu te relèves, précipitamment, envoyant ta chaise valser vers l’arrière, cette dernière faisant un certain vacarme en retombant au sol. Pencher au-dessus de la table, tu étires les bras pour attraper le collet de votre ancien leader, le tirant vers toi. Il te semble que seule ta respiration est perceptible dans ce silence qui venait de s’installer, tous semblant choquer de te voir agir ainsi.

- T’es qu’un abruti fini, Hiroshi. Un égoïste. Nous supporter ?! Nous encourager ?! ET T’ÉTAIS OÙ, CES DERNIÈRES SEMAINES, HEIN ?

Le ton a monté, en l’espace de quelques secondes, alors que tu lui craches au visage le venin qui coule dans ton sang depuis quelque temps déjà. Depuis sa disparition. Tous semblent encore trop étonné pour intervenir ou faire quoique ce soit. Tu ne leur laisses pas le temps de répondre, de toute façon. Tu en as encore tellement à dire.

- Tu viens faire la beau, ici, aujourd’hui, à nous annoncer calmement que tu quittes mais que OH, qu’on ne s’inquiète pas, tu nous soutiens encore ?! Et ces dernières semaines, t’en fais quoi ?! T’EN FAIS QUOI Qu’ON AIT PU CROIRE QUE TU SOIS MORT ET QUE PERSONNE SEMBLAIT VOULOIR NOUS DIRE CE Qu’IL SE PASSAIT VRAIMENT HEIN ?!

Tes mains tremblent de rage alors que les larmes menacent de venir tracer des sillons sur ton visage épuisé.

- T’en fais quoi de ces semaines d’inquiétudes ?! Il est un peu trop tard, Akiyama, pour venir nous dire qu’on peut encore compter sur ton soutien. C’EST QUOI QUI T’EST PASSÉ PAR LA TÊTE ? Tu t’es dis que faire le mort pendant des semaines ne poserait aucun problème ? TU AS CRU QUE NOUS ANNONCÉ ÇA, COMME ÇA, ÇA SE PASSERAIT BIEN ?

Une main vient se poser sur ton épaule. Un autre membre du groupe. Tu essaies de te dégager, il appuie un peu plus fortement, te demande de te calmer. Tous semblent revenir un peu à eux et un autre vient d’empoigner pour te faire reculer, que tu lâches Hiroshi. Tu te débats, un peu, or, tu es en bien plus piteux état qu’eux. La rage semble s’échapper de toi à chaque souffle que tu expires alors que ton regard ne quitte pas celui d’Hiroshi. Tu n’en as pas encore fini. Il vous a abandonné. Il t’a abandonné. Abandonné avec tout le stress d’être nommé leader, comme ça, sans préavis. Avec tout ce poids qui s’était abattu sur tes épaules sans que tu ais nécessairement l’énergie ou ne serais-ce que l’envie de le supporter.

Il t’a laissé seul, livrer à toi-même, face à toutes les attentes que tous avaient désormais de toi, alors que le doute venait s’installer en toi, te dévorant à une vitesse fulgurante alors que tu croulais toujours un peu plus chaque jour.

- Je refuse. S’il y a une cérémonie pour sa graduation, je refuse d’y participer.

Tu es toujours encadrer par deux membres du groupe, foudroyer du regard par ton manager et du directeur, alors que tes poings sont toujours serrés, bien que désormais sur le long de ton corps. Tu pourrais encore l’accuser de tous les maux du monde, or, les mots de passe pas. Après tout, s’en soucie-t-il ne serais-ce qu’un peu, de ce que tu peux bien en penser ? Tu en venais même à en douter. Après tout, il n’avait même pas daigner vous donner un signe de vie, au cours des dernières semaines.

Une belle preuve qu’il n’en avait plus rien à faire, de vous tous.
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Akiyama Hiroshi
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MessageSujet: Re: Titre en construction. (Akiyama Hiroshi)   Jeu 23 Mar - 20:07

Tu ne peux pas t'empêcher de sursauter en entendant la chaise s'écraser au sol et tu as à peine le temps de lever les yeux que tu vois déjà les mains de Daisuke te saisir par le col. Rapidement, le rebord de la table te coupe le souffle et tes genoux viennent frapper la base de la table, envoyant des décharges de douleur dans tes jambes, qui ne peuvent pas bouger. Tu as soudainement l'impression de revivre un mauvais souvenir qui te rappelle le coup que tu as reçu dans le véhicule lors de l'impact, et tu serres les dents pour retenir une larme de douleur.

Une partie de toi voudrais lui expliquer pourquoi tu n'étais pas là. Que tu étais constamment sur les anti-douleurs, ou en train de dormir. Que tu as dû subir plusieurs chirurgies pour réparer ce qui était cassé. Tout sauf ton coeur, évidemment. Que si tu as préféré t'éloigner, c'était pour ne pas les inquiéter encore plus. C'est d'ailleurs la direction de la compagnie qui t'a fortement encouragé à prendre du repos, loin de tous. Tu dois avouer que tu t'attendais à ce que tes collègues soient au moins au courant de ton accident, puisque tu souhaitais simplement taire l'état de tes jambes. Mais apparemment, tout le monde est resté dans le noir ces dernières semaines, sans être au courant de quoi que ce soit.
Devant les circonstances, tu n'as pas la volonté de repousser ton cadet. De toute façon, tu n'as pas l'énergie non plus. Tu le regardes d'un regard triste, que tu tentes de chasser rapidement. Tu dois sembler sûr et certain de ta décision, et ne pas montrer de faiblesse. Car tu as pris l'habitude de ne pas avoir le droit de tomber pour ne pas entraîner les autres avec toi.

La douleur déchirant toujours tes jambes, tu restes silencieux devant l'explosion de rage de Daisuke. Tu ne peux pas lui en vouloir. Tu te dirais probablement les mêmes choses si tu avais été à sa place, bien que tu les aurais gardées pour toi. C'est dans ta nature d'être beaucoup plus calme que lui. Rapidement, les autres viennent finalement pour intervenir, tous inquiets. Contrairement au plus jeune, ils semblent tous avoir réalisé que ton état physique s'est grandement détérioré, même s'ils ne savent pas pourquoi. Une fois relâché, le directeur et ton manager se précipitent sur toi pour voir si tout va bien et tu recules péniblement dans ton siège en hochant de la tête pour leur faire comprendre de ne pas s'inquiéter.

Tu sens la sensation de brûlure typique qui vient te piquer le nez, chose qui arrive lorsque les larmes ne sont pas bien loin d'apparaître dans tes yeux. Il n'y aura pas de cérémonie de graduation. Tu ne pourrais jamais monter sur scène dans cet état, ni même simplement y monter sans avoir du soutiens pour gravir les deux ou trois marches pour y accéder. On t'avais simplement dit que donner tous les détails ne ferait qu'inquiéter le reste du groupe. Tu as du mal à croire que durant toutes ces semaines, personne n'ait voulu leur dire quoi que ce soit. Tu lances un regard au directeur, qui t'en renvoie un plutôt froid. Tu comprends que tu ne dois rien dire, et tu commences à songer que la compagnie n'agit peut-être pas dans ton intérêt.

- Il n'y aura pas de cérémonies. Je préfère m'éloigner des médias pour le moment...

- Mais Hiro, qu'est-ce qui t'es arrivé exactement? Pourquoi tu as l'air de ça?

- Ah j'ai juste... Été un peu maladroit c'est tout.

Le membre de regarde, consterné. Ils doivent tous savoir que tu mens. Tu n'es pas une personne maladroite. Tu es plutôt du type très précis et organisé, et tu l'as toujours été. C'est pour ça qu'on ne t'a jamais vu tomber sur scène, ou faire une erreur. L'idée que tu puisses perdre pied ou simplement faire preuve de maladresse au point de te mettre dans cet état semble faux pour tout le monde dans la pièce, mais tu n'as pas trop le choix. Tu aimerais pouvoir terminer cette conférence stupide et retourner dans ton trou, mais tu n'as malheureusement pas le choix d'attendre que tout le monde ait quitté avant de pouvoir le faire.

- Je sais que tu m'en veux... Mais un jour tu comprendras peut-être. Je comprends ta réaction.

Tu commences à te sentir mal. Normalement, tu aurais déjà dû prendre ta dose de médicaments pour atténuer la douleur mais si tu l'avais fais avant, tu n'aurais pas été en mesure d'avoir une discussion normale. Tu passes une main sur ton visage en sentant la sueur commencer à y perler, et tu lances un regard au manager pour lui faire comprendre que tu as absolument besoin de te reposer, loin de tous.

- La rencontre est terminée pour le moment. Je vous demanderais de retourner aux dortoirs et de vaquer à vos occupations. Les détails de la graduation et de la cérémonie du nouveau leader vous seront communiqués sous peu.
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Hiroyuki Daisuke
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MessageSujet: Re: Titre en construction. (Akiyama Hiroshi)   Jeu 23 Mar - 20:32

Tu t’entends rire. Tu ne comprends plus trop ce qui se passe autour de toi. Tu vois les gens bouger, certains se porter à la rescousse de ton pauvre leader (ex-leader) maltraité. Tu sens toujours une main sur ton épaule, sûrement que ton rire les a alarmé. Tu ris mais tu ne sais pas trop pourquoi. La situation n’a rien d’amusante, et pourtant, te voilà saisit d’un fou rire. C’est peut-être bien l’absurdité de celle-ci qui t’amuse, ou alors les excuses toutes faites, tellement fausses, d’Hiroshi, qui t’arrache un rire terriblement faux.

L’homme qui te fait face, celui sur qui ton regard est posé, n’a rien de celui que tu connaissais. Il vous mentait ouvertement, sans aucune considération de vos sentiments à vous. Il avait disparu, fait le mort, pendant tout ce temps, tout ça pour finalement venir vous jeter ces quelques phrases préparées qui n’avaient rien de sincère, comme si vous n’étiez plus rien pour lui. Sa présence ici, en ce moment même, te semblait presque être une insulte, à tout et à tout le groupe. Comme s’il se moquait ouvertement de vous. Il n’en avait plus rien à faire. Autrement, sûrement aurait-il eut la décence de venir vous l’expliquer à vous, et seulement à vous, la raison de son départ que tu trouvais précipité. Il aurait pris la peine de vous rencontrer, dans le dortoir du groupe. Et non pas faire ça au cours d’une réunion tellement absurde qu’elle t’amusait presque.

- Non, c’est pas fini.

Ton ton est cinglant, bien différent que ce que les autres sont habitués. Pensaient-ils réellement que tu allais rester sans réagir, alors qu’on venait de t’enfoncer un couteau de le dos en tentant de penser la blessure avec de belles petites excuses toutes aussi vide de sens les unes que les autres. Ton manager, peut-être que oui. Le directeur, sûrement. Mais Hiroshi. Tu ne pouvais pas croire qu’Hiroshi s’était présenté ici et s’était attendu à ce que tu sois calme.

Il te connaissait mieux que cela.

- Un jour je vais peut-être comprendre ? Ton ton de voix haussait, encore une fois, un peu trop rapidement même. Je comprendrais peut-être si quelqu’un pouvait bien m’expliquer ce qu’il se passe ici !

Tu t’emportes, tu fais un pas vers l’avant, pour que finalement on te retienne par le bras. Tu te débats, mécontent, alors que ta seule envie est d’aller secouer Hiroshi et de lui faire cracher tout ce qui pouvait bien se cacher derrière cet horrible sourire et cet air faussement confiant. Tu l’avais bien vu, l’Instant de quelque seconde, la douleur qui avait traversé son regard, quand tu l’avais agrippé par le collet. Et aussi enflammé pouvais-tu être, tu n’étais pas stupide.

- C’est quoi l’problème, hein ?! C’est quoi Hiroshi, tu tiens désormais si peu au groupe ? À Kuso ? Ce groupe que tu as choyé pendant sept ans ?!

Tu réussis finalement à t’échapper de la poigne de ton ami, pour t’élancer de nouveau vers la table. Tu n’en as pas fini avec Hiroshi et tu ne comptais pas repartir comme ça, sans avoir eu les réponses que tu attendais. Qu’il te le dise, qu’il n’en avait plus rien à faire de vous. Tu passerais à autre chose. Or, en ce moment, tu étais une bête blessée, trahie et abandonnée à elle-même, qui se contentait de grogner et de montrer les crocs pour essayer de se faire entendre. Les deux mains sur la table, tu te retrouves à nouveau penchée par-dessus elle, tes prunelles rivées sur le visage abîmé de ton ancien leader.

- Tu m’écoeures, Hiroshi. J’aurais pensé qu’après autant de temps, peut-être qu’on aurait eut un minimum de valeur pour toi.

Puis, finalement, tu soupires et te redresse. Ton regard s’attarde quelques instants sur ton ancien leader, ton ancien meilleur ami, alors que tu décides de quitter la pièce, non sans abattre ton poing sur le cadre de la porte avant de partir.

- Ravi de te savoir vivant. Mais on a plus besoin de toi. Donc ton support, tu peux aussi bien t’étouffer avec.
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Akiyama Hiroshi
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MessageSujet: Re: Titre en construction. (Akiyama Hiroshi)   Jeu 23 Mar - 20:58

Tu fermes les yeux en entendant une fois de plus la voix de Daisuke, qui ne cesse de franchir des décibels. Tu savais que ça ne se terminerait pas comme ça. Les autres ont l'air surpris, mais tu connais son tempérament depuis bien longtemps parce que pour toi, il a toujours été un petit frère que tu as protégé malgré son attitude arrogante et son refus de suivre l'autorité. Tu sais que pour faire une scène devant les autres, il doit être profondément touché.

Tu n'oses pas lever les yeux vers lui, même lorsqu'il continue de s'approcher de toi. Il sait que tu mens. De toute façon, tu es déjà conscient que tout le monde le sait. Tu aimerais pouvoir lui dire la vérité, mais tu as l'impression que la décision que tu as prise il y a quelques semaines n'étais finalement pas vraiment la tienne, alors que tu sens la pression du regard du directeur sur toi. Au départ, tu pensais que te retirer serais la meilleure chose à faire pour les autres membres, et tu as finis par croire que c'était ton choix. Peut-être que ça ne l'était pas, finalement.

Tu te sens de moins en moins bien et tu caches tes mains sous la table pour cacher les tremblements. Tu n'es pas vraiment sortis les dernières semaines puisque tu restes dans une chambre plus-que-privée à l'hôpital. Te rendre jusqu'ici et vivre des émotions aussi violentes te fatiguent beaucoup plus que tu ne le pensais, et ton corps n'arrive pas à suivre la cadence. Tu sens que tu commences à devenir livide, et tout le monde redevient silencieux. Tout le monde sauf Kei, qui n'a pas terminé de dire le fond de sa pensée.

Tu avales difficilement alors qu'il se penche vers toi pour te balancer des choses que tu ne veux pas entendre en ce moment. Ou à n'importe quel moment, d'ailleurs. Tu n'as généralement pas l'air aussi piteux, mais tu ne peux pas faire grand chose de plus. À moins de tout lui raconter, rien ne pourrait justifier la situation. Tu sais qu'il arriverait simplement à lire à travers tes excuses et s'enflammerait encore plus de ne pas arriver à voir la vraie histoire derrière.

Sa dernière phrase, typique des sorties de scènes dramatiques à la Hiroyuki Daisuke, te fait beaucoup plus mal que tu ne l'aurais voulu. Tu sens ta poitrine se serrer alors qu'il tourne les talons pour quitter, et tes mains se serrent. Tu dois résister encore un instant, ne serais-ce que quelques minutes. Tu fixes finalement son dos alors qu'il sort de la porte, suivit par les autres membres qui te lancent des regards inquiets. Et c'est là que tu atteins ta limite. En quelques secondes, tu ne vois plus rien d'autre qu'un rideau noir. Tu arrives à entendre l'inquiétude des autres autours de toi, qui se dissipe finalement rapidement.

Alors que ton manager appel les renforts, tu ne peux évidemment pas voir que deux des membres du groupe ont jeté un dernier regard vers toi avant que la porte se referme, simplement pour te voir perdre conscience et voir le directeur et le manager se précipiter vers toi. Supris, il lâche un cri pour appeler les autres.

- Hiro... Hiro vient de perdre connaissance! Sérieusement, vous avez vu de quoi il a l'air? Je ne l'ai jamais vu dans un état pareil. La compagnie nous cache des trucs et je suis sûr que c'est pour ça qu'il ne dit rien.

En quelques enjambées rapides, il rejoint Daisuke, toujours fulminant de frustration, pour le prendre par le bras dans une tentative désespérée de l'arrêter.

- Sérieux Kei, t'as raison d'être frustré mais rends-toi à l'évidence. T'es allé trop loin. Y'a quelque chose qui cloche dans cette situation. Hiroshi, il ne ferait jamais ça de lui-même.
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Hiroyuki Daisuke
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MessageSujet: Re: Titre en construction. (Akiyama Hiroshi)   Jeu 23 Mar - 21:30

Tu as quitté la salle précipitamment, après avoir chercher volontairement à lui faire du mal. C’est dans ta nature. Quand tu as mal, tu cherches à blesser les autres, leur faire comprendre la douleur qui vrillait tes oreilles et te dévoraient de l’intérieur. Tu étais comme ça. Les autres te suivirent rapidement, tous toujours sous le choc de tes paroles cinglantes, surpris de ce côté de ta personnalité que peu connaissent. Hiroshi le savait. Il l’avait déjà vu, ce côté de ta personnalité. Il t’avait ramassé à la petite cuiller, quelques années plus tôt, après ta rupture avec Izumi. Il t’avait vu t’emporter, piquer des crises et repousser tout le monde autour de toi alors que tu ne cherchais qu’à te protéger. Il te connaissait. Et il savait qu’aussi toxique pouvais-tu être pour les autres dans ces moments-là, tu étais encore plus dangereux pour toi-même.

L’inquiétude te monte à la tête alors que tu les entends bourdonner derrière toi. Hiroshi vient de perdre connaissance. Une partie de toi a envie de revenir sur tes pas, d’ouvrir la porte et de courir à son chevet. Après tout, tu n’es pas stupide. Quelque chose cloche et tu le sais. Or, tu ne fais rien de cela et continue ta marche vers l’avant, le regard rivé droit devant toi. Il n’a pas voulu vous en parler. Au final, il n’y avait rien que tu pouvais faire de plus. Tu as essayé, de lui faire du mal, assez pour qu’il craque, qu’il te crache au visage tout ce qu’il cachait. Il n’a même pas voulu te regarder dans les yeux et a gardé le silence sous le venin que tu lui déversais.

Soit.

Une main tenta une énième fois de te retenir, bien malgré toi. Une voix tenta même de te raisonner, de te dire que tu en avais trop fait. Te connaissaient-ils tous si mal ? Sûrement, si tu en croyais leur expression étonnée et l’éclat presque craintif dans leur regard. Jamais tu n’avais vu aussi noir en compagnie d’eux, de ton groupe. Sauf devant Hiroshi, qui t’avait calmé et ramené sur Terre, comme seul lui savait le faire. Mais voilà qu’il était parti, qu’il t’avait abandonné, seul, avec toutes les responsabilités qu’il avait rejeté en lâche.

- P’t’être bien qu’il y a quelque chose qui cloche. Mais ça change quoi ? Akiyama n’est plus du groupe et on a un album à préparer.

Ils sont surpris de tant de froideur et un silence de plomb tombe dans le corridor alors que, de ton côté, tu ne fais que poursuivre ta marche, d’amer larmes roulant sur tes joues, silencieusement. La colère venait de retomber, laissant place à un cuisant sentiment d’inquiétude et une douleur vive suite à ce que tu considérais comme la perte d’un être très cher à ton coeur.

Six semaines plus tard

Tu t’entraînes. Tu ne fais que ça. Il n’y a que ça que tu sais faire, en ce moment. Tu danses jusqu’à en tomber d’épuisement, tout ça pour fuir le froid qui envahi le dortoir du groupe. L’ambiance y est mauvaise, alors que tu entends murmurer autour de toi, pour finalement se taire alors que t’approchais. Tu étais le nouveau leader, certes, or, ta relation avec tes confrères se détériorait à vue d’oeil. Alors tu t’entraînais pour fuir. Pour oublier. Tes repas étaient presque inexistants et voilà déjà que les commentaires se faisaient aller sur les réseaux sociaux, concernant beaucoup de fans inquiets quant à ta perte de poids drastique. Tu avais tenté de cacher tout cela, lors de tes dernières entrevues concernant le lancement imminent de votre nouvel album. À croire que tu n’avais pas réussi.

Les muscles endoloris et le regard flou, tu prends quelques secondes pour te reposer, pour finalement te rendre compte que ta bouteille d’eau est vide. Tu quittes donc la salle d’entraînement pour aller la remplir. Tu ignores combien de temps tu es parti, ta notion de tout ce qui pouvait bien t’entourer se retrouvant grandement affecté par ta fatigue bien visible et ta diète peu saine. Retournant finalement dans la salle que tu avais quitté un peu plus tôt, quelqu’un t’y attend.

Puis, alors que tu vas pour lui dire de dégager, qu’il n’y a rien de prévu à l’horaire du groupe aujourd’hui et que tu as cruellement envie d’être seul, à défaut de pouvoir l’être la majorité du temps alors que tu ne faisais qu’enregistrer dernièrement, tu figes alors que ton regard tombe sur ton ancien leader. Tu sais, celui dont tu as dut rapidement prendre la place, sans expérience dans le domaine et sans personne pour te guider au travers ce champ de bataille où tu menais une guerre qui te semblait perdue d’avance. Tu es fatigué, le teint cireux et n’a même plus la force de le confronter. Tu as tant pleurer, ces dernières semaines, saisi par l’inquiétude et le mal que son absence créait.

- Cette salle est réservée aux Kuso, donc débarrasse.

Toujours aussi aimable, à ce qu’il allait pouvoir voir. Peut-être serait-il rassuré de voir que malgré ta piètre allure, tu n’avais pas changé. Alors que, de ton côté, tu te faisais violence pour ne pas fixer les marques toujours légèrement visibles sur son visage. Il était parti. Il n’avait rien voulu te dire. Alors pourquoi étais-tu mort d’inquiétude pour lui ?
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Akiyama Hiroshi
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MessageSujet: Re: Titre en construction. (Akiyama Hiroshi)   Jeu 23 Mar - 21:54

Six semaines. Six semaines depuis que tu t'es fais sortir de la salle de conférence en urgence sur une civière. L'intervention n'est pas passée inaperçue. Au sein de l'agence, on commence à dire qu'au fond, tu es partis parce que tu as une mystérieuse maladie et que tu ne pouvais plus remplir tes fonctions dans le groupe. Au fond, tu n'auras pas dû y aller. Tu voulais simplement souhaiter bonne chance au groupe que tu chéris tant, et tenter de leur faire croire que tout allais bien. Mais tu as évidemment échoué, et les tensions semblent apparemment être palpables entre les membres.
Tu les suis toujours sur internet. Tout comme les fans à l'affût des nouvelles de Kuso, tu es au courant de tout ce qui circule sur le net à propos d'eux. Tu n'as rien d'autre à faire, de toute façon. Tu as toi aussi remarqué que sur les récentes photos de Daisuke, il semble être devenu l'ombre de lui-même. Il a même l'air maigre, maintenant, lui qui était déjà mince de nature et malgré les retouches de maquillage pour tenter de le cacher, tu le connais assez bien pour discerner son vrai visage derrière. Tu l'imagines sans problème être extrêmement cerné et fatigué.

Tout ce temps, tu n'as pu t'empêcher de te sentir coupable. Tu sais que l'annonce de ton départ a bouleversé autant Kei que le reste du groupe, et tu te sens responsable. Malheureusement, tu n'avais pas vraiment d'options. D'un sens, Daisuke avait raison. Malgré ta situation, tu n'aurais pas dû l'abandonner. Tu est conscient qu'à l'heure où tu te fais ces réflexions, il est probablement en train de s'entraîner jusqu'à tomber d'épuisement après avoir sauté plusieurs repas.

Tu regardes tes jambes, qui ne fonctionnent toujours pas. Tu n'as pas fais grand chose pour améliorer ta situation. La douleur est toujours présente, mais beaucoup moins. Les derniers plâtres, qui étaient bien cachés sous tes vêtements, ont été enlevés. Tu as quelques cicatrices mineures qui ne se voient que de près. Pourtant, tes jambes refusent toujours de fonctionner et les médecins ne savent pas dans combien de temps tu vas pouvoir marcher. De toute façon, même si tu le fais, tu ne seras plus jamais aussi à l'aise sur tes pieds que tu l'étais. Tu ne pourras plus jamais réintégrer un groupe. Alors, à quoi bon?

Malgré la dépression qui te ronge tranquillement et qui prend de plus en plus de place, tu as pris une décision majeure. Tu vas finalement sortir de ta coquille et te rendre sur place, pour confronter Daisuke et tenter, une fois de plus, de le raisonner. Tu sais que la tâche sera éprouvante, mais tu as repris des forces. Tu ne perdras pas connaissance, cette fois.

Durant le chemin, ton chauffer a dû faire plusieurs détours pour être certain que personne ne pourrait te voir entrer. Cette fois, cependant, tu n'as pas caché la chaise roulante dans laquelle tu te déplaces. Tu as vu les regards surpris et surtout, désolés, de bien des anciens collègues, mais tu leur as répondu avec un sourire pour leur montrer que tu es toujours fort, même si ce n'est qu'une façade. Lors de ton arrivée au studio, Kei n'est pas là. Tu vas jusqu'à une chaise dans un coin et tu délaisses la chaise roulante pour t'y installer difficilement. Tu veux éviter que le choc soit trop soudain. Au bout de quelques minutes, la personne attendue fait son entrée. Comme tu t'y attendais, tu n'es pas très bien reçu. Le voir dans cet état te blesse d'ailleurs énormément et tu tentes un sourire, qui fini par avoir l'air triste.

- Salut, Kei. Je vois que tu t'entraînes toujours aussi fort... C'est pour ça que je suis là. Je sais que tu ne voudras pas entendre ce que j'ai à dire, mais je m'inquiétais. Tu n'as pas l'air bien du tout. Je ne sais pas qu'est-ce que j'espérais accomplir en venant pour être honnête, mais j'espérais qu'on puisse au moins avoir une discussion. Tu mérites d'avoir les explications que tu n'as pas pu avoir durant toutes ces semaines, donc si tu pouvais juste... écouter un instant? Je suppose que j'espère que ça va changer quelque chose à la situation, et que tu vas arrêter de te faire du mal comme ça.
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Hiroyuki Daisuke
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MessageSujet: Re: Titre en construction. (Akiyama Hiroshi)   Jeu 23 Mar - 22:15

Tu as envie de fuir, comme tu sais si bien le faire. Prendre tes jambes à ton cou et déguerpir. Tu n’as pas la force d’affronter son regard, de te tenir devant lui et d’encaisser son sourire qui te semble atrocement faux. Tu tiens la route pour le groupe, parce que tu ne vis que pour ta passion, mais tu commences à déraper, alors que même eux semblent te laisser tomber. Tu essaies, vraiment. Mais tu leur as fait peur, tu les as marquer, le jour où tu as éclater, quelques semaines plutôt, et que tu t’es retrouvé à engueuler ton précédent leader. Quelque chose s’est brisé, cette journée-là, et tu crains que ce ne soit toi-même qui ait fini par succomber sous le poids de tout ce qui s’était reposé sur tes épaules.

Bien aimablement, comme à ton habitude, tu lui demandes de partir. Tu n’as pas envie de le voir, pas plus de l’entendre. Or, lui aussi est têtu et tu sais pertinemment qu’il ne partira pas. Qu’il n’en a pas fini avec toi. Tu ignores ce qu’il te veut et tu n’as même pas envie de savoir. Tu es las. Tu es fatigué. Tes muscles te font mal et ta tête te tourne. S’il semble être assez endommager, tu n’en mènes pas large non plus.

- Tu l’as toi-même dit. Toutes ces semaines. Des semaines. Des mois même. Tu ne crois pas qu’il est un peu tard, pour des explications ?

Ton regard est froid. Ou plutôt, il est vide. Tout aussi drainé que tu peux l’être. Tu t’avances dans la pièce et te prend une chaise où tu t’assoies, un soupire franchissant tes lèvres. Tu ne remarques pas tout de suite la chaise roulante pourtant bien visible dans la pièce, alors que ton attention est concentrée sur ton ancien meilleur ami. Le seul sur qui tu pensais pouvoir compter. Tu te sentais effroyablement seul. Entre le groupe qui te craignait presque et ta copine actuelle que tu ne voyais pas spécialement, ces derniers temps, notamment par la faute des activités de ton groupe, mais surtout parce que tu n’étais pas d’humeur, puis le départ d’Hiroshi... Tu te sentais seul.

- Je n’ai pas envie de les entendre, tes explications. J’ai fait mon deuil, Akiyama. Cela fait des semaines que tu es parti et qu’on m’a balancé par la tête toutes les responsabilités que tu as laissé derrière toi. Je n’ai pas eu le choix de faire mon deuil. J’ai un groupe à m’occuper, une carrière à avancer et un lancement imminent. Je n’ai pas le temps à perdre avec tes conneries.

Tu as envie de pleurer. De fondre en larme, même. D’aller te cacher la face dans son épaule et pleurer jusqu’à ne plus savoir quoi faire, comme tu l’avais déjà fait. Hiroshi te comprenait et avait toujours pris soin de toi, pris le temps de t’écouter et s’assurer que tu te portes biens. Or, tu ne pouvais plus faire ça. Parce qu’il n’était plus là. Ou, du moins, il semblait avoir voulu s’assurer que toi, et tout le groupe en fait, ne fassiez plus parti de sa vie. Tu avais compris le message.

Et tu n’avais certainement pas besoin de te fendre le coeur sur ses explications qui te feraient sûrement bien du mal. Peut-être moins que ce que tu t’infligeais à toi-même ces derniers temps, mais trop pour que tu puisses supporter et te tenir encore droit, la tête haute, par la suite.

- Tu n’es plus un membre du groupe. Tu n’as plus ta place ici. Si tu t’inquiètes, tu auras qu’à aller faire comme tous les autres qui nous supportent, à savoir participer à des discussions enflammées sur des forums. Peut-être bien prendrais-je le temps de considérer tes inquiétudes.

Au fond, tu te doutes bien qu’il ne partira pas. Après tout, tu n’as jamais été très ouvert à la discussion et à l’échange, ayant plutôt comme habitude à te braquer et à fuir dès que cela venait te concerner personnellement. Tu n’as jamais été bon pour gérer tes propres émotions et préférais encore t’enterrer que de devoir y faire face.

Or, aujourd’hui, tu n’avais pas fui, ce qui était peut-être bien un pas vers l’avant. Mais tu n’étais toujours pas prêt à écouter ce qu’il pouvait bien avoir à te dire. Tu en avais assez vécu et tu avais assez souffert de son silence. Tu avais tenté comme tu le pouvais de pallier au manque qu’il avait créé dans ta vie, ce vide où le froid s’installait. Oh, tu n’y étais pas parvenu, préférant encore te tuer à la tâche que de continuer de pleurer et de te morfondre. Cependant, tu n’étais pas sur de pouvoir en encaisser plus, pas alors que tu te battais constamment pour rester sur tes deux pieds.

- Tu es parti, soit. Tu n'as pas voulu nous dire pourquoi, c'est ton choix. On ne te doit donc plus rien.
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Akiyama Hiroshi
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Date d'inscription : 23/03/2017
MessageSujet: Re: Titre en construction. (Akiyama Hiroshi)   Jeu 23 Mar - 22:43

Oui, c'est un peu tard. Tu le sais. Tu ne confirme pas puisque ton silence le fait déjà à ta place. Tu avais promis de ne rien dire mais comme Daisuke l'a dit, ils ne te doivent plus rien. La compagnie non plus d'ailleurs et après tout ça, tu es convaincu que tu ne dois rien non plus à la direction. C'est toi qui a perdu ta carrière et qui, finalement, s'est fait pousser de côté pour ne pas entraver la réussite des autres. Tu espérais du support, qu'on te dise que tes activités allaient être suspendues le temps de te remettre. Mais ça n'a pas été le cas. Dans l'univers flou dans lequel tu vivais à ce moment, tu avais finis par croire que c'était vraiment la meilleure chose à faire pour tout le monde. Puis au fil du temps, tu t'étais rendu compte qu'on t'avais berné parce que tu ne leur apporterais plus grand chose désormais. C'est d'ailleurs pour cette raison que tu as décidé de dire la vérité, au moins à ceux près de toi.

Tu l'écoutes parler, attentivement, alors qu'il s'installe lui aussi sur une chaise. Tu y vois là une ouverture, même s'il n'est clairement pas intéressé à entendre. Tu crois qu'au fond, même s'il te répète le contraire, il attend les explications depuis un moment. Et tu ne lui en veux pas d'avoir une attitude comme celle-là envers toi. Il aurait dû avoir le droit de savoir, et tu as refusé de divulger des informations à qui que ce soit.

- Je le fais déjà. Être sur internet. C'est tout ce que je fais. Kuso c'était... tout ce que j'avais.

Ta voix se brise et tu baisses la tête pour regarder le sol. Après tous ces événements et la douleur à travers laquelle tu as dû passer, complètement seul, tu as du mal à ne pas être très émotif. Tu as toujours fais de ton mieux pour cacher tes émotions, pour ne pas affecter les autres. Mais tu n'as plus rien à perdre. Tu as déjà perdu ta carrière, ton avenir et ton meilleur ami.

- J'ai... Je ne voulais pas partir. J'espérais qu'on garde ma place et que je puisse revenir, un jour. Mais la direction ne pensait pas la même chose. Quand je suis venu pour la rencontre la dernière fois, j'ai été aussi surpris que vous. Je pensais qu'ils vous avaient au moins donné quelques détails mais ils sont allés jusqu'au point de ne rien dire du tout. Donc je comprends que tu te sois fâché, en pensant que je me fichais de vous. La vérité, c'est que je ne pouvais parler à personne la majorité du temps... Je n'étais pas assez bien pour le faire. Ils m'ont dit que... C'était mieux pour moi de prendre une pause. Que le prochain album se préparait, que ça allait être difficile pour vous que je sois présent. J'ai finis par croire que la meilleure chose à faire comme leader, c'était de ne pas être là pour que vous puissiez vous concentrer. Et finalement, ils m'ont tout simplement annoncé que ça se terminais là pour moi.

Tu observes une goutte d'eau tomber sur tes poings fermés sur tes genoux, qui provient vraisemblablement de tes yeux. Toi aussi, tu étais seul. Toi aussi, tu as vécu des choses difficiles. Il t'a fallut beaucoup de courage pour venir lui faire face et aller contre l'entente que tu avais prise à contrecoeur avec les dirigeants de la compagnie.

- Si je pouvais je reviendrais. Si j'avais pu, je ne t'aurais pas laissé toute la responsabilité sur le dos. Je leur ai dis que ce serais trop. Je sais que tu as les capacités mais tu n'as pas eu de préparation. Je sais que je n'ai pas encore dis la raison pourquoi j'ai disparu, laisse-moi juste quelques minutes de plus...
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