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 Can't let you in my head

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Hiroyuki Daisuke
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MessageSujet: Can't let you in my head   Jeu 1 Fév - 17:11

Tu te demandais encore comment tu en étais arrivée là. Si, quelques temps plus tôt, tu n’avais vu aucun inconvénient à prendre un verre avec deux étudiants, ne serais-ce que parce que la rencontre s’était fait au hasard. Tu n’avais pas prévu prendre un verre avec eux. Tu étais arrivée au bar dans l’idée d’avoir un rendez-vous que t’avait planifié ta meilleure amie avec un docteur. Or, ce dernier t’avait posé un lapin à la dernière minute et tu avais donc décidé de profiter de ta soirée, t’amenant à t’asseoir à la table que partageait deux étudiants de Poudlard.

Aujourd’hui, la situation était différente. Ce n’était pas un rendez-vous (tu te refusais de le voir ainsi), mais il s’agissait tout de même de quelque chose de planifier. Tu avais été invitée au bar, à venir prendre un verre, pour se faire pardonner qu’il avait dit. Y avait-il que cela ? Tu ne saurais dire. Tu l’espérais, un peu, ou peut-être pas, au final. Tu avais horreur de la confusion qui s’installait dans ton esprit et qui te donnait envie de t’assommer pour ainsi cesser de penser. Et donc, au final, tu lui avais dit oui, n’ayant pas spécialement de raison de refuser, et n’en ayant pas spécialement envie non plus.

Tu ignorais seulement où est-ce que tout cela avait bien pu commencer. Il n’était qu’un Serpentard, un étudiant parmi tant d’autres, qui te rappelait cependant tes propres années comme étudiante. Il te semblait trop gentil pour être chez les verts et argent, trop agréable pour une maison comme celle-ci. Or, toi aussi, tu avais souvent entendu que tu étais trop gentille pour être chez les serpents, que tu n’avais pas ta place là-bas. Puis, vous aviez commencer à discuter, au détour d’un couloir. Toi qui avais peu de cours à ton horaire, tu t’étais souvent retrouvée à aller aider d’autres professeurs ou simplement surveiller les corridors de l’école. Cela te rassurait, en un sens, de t’assurer de tes propres yeux que tout allait bien. Tu avais compris, au fil des discussions, qu’il avait connu ta cadette, même qu’ils avaient été amis. Toi qui n’abordais jamais ce sujet encore trop sensible, lui s’était montré compatissant. Il semblait comprendre la douleur que tu vivais et, au final, graduellement, tu avais baissé ta garde.

Oh, tu te sentais stupide, par moment, d’apprécier la compagnie d’un étudiant. Cependant, lorsque tu relativisais, il étais un adulte, élève de dernière année et avait tout au plus une dizaine d’années de moins que toi. Et donc, au final, tu te contentais de te dire qu’il n’y avait aucun problème, que, de toute façon, vous ne faisiez que discuter. C’était du moins l’idée, jusqu’à ce que les vacances arrivent et que, par trois fois, tu en viennes à le croiser.

Tu ne t’étais pas posé plus de questions qu’il ne le fallait. Vous sembliez avoir des points d’intérêts communs et donc, de ce fait, tu ne pouvais que croire aux coïncidences. C’était votre dernière rencontre, cependant, qui venait encore t’embêter. Celle qui t’avait mené aujourd’hui à te retrouver assise dans un bar, seule, à attendre que l’étudiant en question pointe le bout de son nez. Tu avais pris la peine de te préparer un minimum, sans cependant trop en faire. Ce n’était pas un rendez-vous. Qu’une soirée tranquille parce qu’il avait voulu s’excuser de vous avoir enfermer, par accident, dans un ascenseur. Tu t’étais légèrement maquillée, une petite ligne pour souligner ton regard et tes lèvres colorées couleurs carmin. Quant à ta tenue, rien de bien surprenant. Un jeans serré sombre avec un chemisier approchant la couleur de tes lèvres. Des hautes bottes noires venaient compléter le tout.

La porte du bar s’ouvrit à nouveau et ton regard se posa sur l’étudiant. Le voyant ainsi, hors de l’école, tu en vins à te dire qu’il n’avait pas spécialement l’air d’un étudiant. Lui semblant un peu plus vieux qu’il ne l’était et toi, ne faisant pas tout à fait ta trentaine déjà franchie, votre différence d’âge semblait peu apparente. Tu lui adressas finalement un sourire, lui faisant un signe de main pour qu’il te remarque.

- Hi ! How was your day ?

Une question bien innocente, de quoi commencer la conversation. De ton côté, tu n’avais pas fait grand chose, l’esprit embrouillé d’idées contradictoires. Ça, cependant, tu ne le dirais pas. Tu dirais sûrement que tu avais fait du ménage, pris soin de ton appartement et avait décidé de lire un peu avant de te décider à venir ici. Rien de bien intéressant, en sommes, qui ne comprenait pas le long moment que tu avais passer dans ton lit à te demander si tout ça était une bonne idée ou pas.

- I haven’t ordered anything yet, wasn’t sure what you’d want.

Pour toi, ce ne serait qu’une bière. Deux peut-être. Rien de plus. L’idée d’être partiellement éméchée en sa compagnie ne te semblait pas particulièrement tentante. Quoique peut-être bien un peu. Il s’agissait surtout là d’une bien mauvaise idée, si tu en croyais les idées qui pouvaient parfois te traverser l’esprit, lorsque ton regard se posait sur lui. Rien d’obscène, seulement dérangeant pour toi, si tu prenais en considération ton statut de professeur et le sien d’étudiant.
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Hiroyuki Daisuke
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MessageSujet: Re: Can't let you in my head   Jeu 1 Fév - 17:11

Il fait particulièrement chaud alors que j’entre dans le bar, malgré la température qui est un peu plus fraîche à l’extérieur maintenant qu’il fait presque nuit. C’est à croire que même assis sur des tabourets, les gens suent comme des porcs. J’évite les clubs et autres endroits du genre et pourtant, la chaleur et les odeurs corporelles des autres m’atteignent quand même. Je m’assure personnellement de sentir bon avant de quitter ma demeure mais il semblerait que ce ne soit pas tout le monde qui ait un minimum de savoir vivre et de respect pour les autres, qui doivent sentir leurs effluves nauséabonds à chaque inspiration. Et par ‘’autres’’, je veux bien évidemment dire moi.

Je scrute la pièce des yeux jusqu’à ce que mon regard tombe sur un visage familier, celui de la personne que j’ai moi-même invitée ce soir. Celui de mademoiselle Savannah Goldsmith en personne, enseignante de potions à Poudlard. Qu’est-ce que je peux bien faire dans un bar à cette heure avec un de mes professeurs? C’est une histoire amusante, je vous l’assure, mais je me contenterai de la résumer. Suite au départ des Supérieurs, tout est redevenu plus calme à l’école. Trop à mon goût. J’ai limité mes scénarios lors de leur occupation, mais voilà que je me retrouvais une fois de plus avec le champ libre. Inutile de dire que j’ai tout de suite remarqué les regards qu’elle m’envoyait parfois. J’y ai vu une opportunité, une ouverture pour débuter un nouveau jeu assez intéressant et complexe que je n’avais pas encore eu la chance d’essayer. Durant la dernière année, j’ai fait de mon mieux pour me transformer en vrai petit chien de poche, en étudiant naïf qui ne réalise pas que sa gentillesse pourrait être interprétée autrement.

Au final, j’ai passé beaucoup de temps avec Savannah. Pour la première fois, j’ai pris des mois à préparer la scène, à peaufiner le scénario, à travailler les personnages. Si je m’étais fait prendre, je me serais attiré de sérieux ennuis. C’est d’ailleurs pour cette raison que le jeu parut encore plus excitant, à cause des conséquences possibles. Je ne vous le cacherai pas, le dénouement que je cherche à atteindre est de réussir à faire plier la demoiselle et à la mettre dans mon lit. L’idée d’avoir du pouvoir sur une personne d’autorité m’émoustille grandement, c’est vrai, et la victoire personnelle serait très gratifiante pour moi.

Nous nous sommes rapprochés durant l’année sans que je tente quoi que ce soit. J’ai joué le rôle de l’élève exemplaire qui souhaite s’améliorer dans la concoction des potions et qui accepte de donner son temps volontairement afin d’aider une nouvelle enseignante parfois trop débordée par le travail. Mes répliques étaient travaillées, subtiles, et j’ai rapidement sentis que je piquais son intérêt malgré la dizaine d’années qui nous sépare. J’ai bien évidemment trouvé le moyen de la revoir au cours de l’été afin de continuer mon petit stratagème. Je dois dire que cela me fait un bien fou. Je n’en peux plus d’être enfermé dans cette demeure où je n’ai même pas le droit de communiquer par hibou avec qui que ce soit. Bref, suite à un incident causé par ma propre personne (je veux dire par là qu’il était volontaire bien qu’il ait semblé être un accident), j’ai proposé à mon futur trophée d’aller prendre un verre pour me faire pardonner. Je savais qu’elle dirait oui malgré les circonstances plus ou moins acceptables.

Me voici donc dans toute ma grandeur alors que je m’approche d’elle, un sourire sur les lèvres. Je lui fais un signe de la main, prenant soin de me prendre légèrement le pied dans un tabouret qui traîne sur mon chemin. Chaque action est calculée et me permet d’avoir l’air plus innocent que je ne le suis afin d’éviter de montrer mes vraies intentions au grand jour. C’est ainsi que l’on arrive à créer un effet de surprise.

Elle me demande comment a été ma journée. Une question totalement assommante et trop utilisée en général, qui se veut être casse-glace. De mon côté, je la trouve plutôt emmerdante, cette question. Qui s’intéresse réellement à ce que l’autre a fait dans sa journée? Pas moi, à moins de pouvoir utiliser cette information plus tard. Je prends place en face d’elle, faisant abstraction des odeurs, et lui annonce que j’ai fait des courses et que mon planning de la journée était assez léger. Après tout, je suis un étudiant en vacances et je ne travaille pas à temps plein. Je n’ai rien à payer et je n’ai pas vraiment d’utilité pour l’argent moldu, si bien que je travaille quelques heures par semaine, assez pour payer mes dépenses.

- Oh that’s really nice of you, you shouldn’t have. I’ll have a wine spritzer.

La vérité, c’est que je ne suis pas très friand de l’alcool, cette substance qui fait un peu perdre la carte à ceux qui en consomment trop. J’aime avoir le plein contrôle sur mon esprit et mes agissements. De plus, je n’aime tout simplement pas le goût. Je souhaite aussi montrer que je ne l’ai pas invitée pour que nous puissions prendre un coup. C’est un comportement typique des hommes qui espèrent avoir une chance de marquer un but si la demoiselle commence à être un peu éméchée. Moi, j’aime les défis et bien que je ne puisse pas contrôler sa consommation d’alcool, je réussirai à marquer des points sans me fier uniquement à son niveau d’intoxication.

Nous commandons et les boissons arrivent quelques minutes plus tard à peine. Je propose de payer puisque j’ai de l’argent à jeter par les fenêtres, mais aussi car, après tout, je l’ai invitée pour me faire pardonner de l’incident qui s’est produit il y a environ une semaine. Dire qu’elle n’a aucune idée que c’était volontaire.

- I hope you believe me when I tell you I’m really sorry about what happened. That’s something I don’t like about this… world, you know. Those problems could easily be fixed but it takes them ages. You see, my family is not really interested in anything supernatural. Well, mostly my mother. So even if I can easily fix a problem, she’d rather call a professional, wait and pay to get it fixed. It’s annoying but there’s not much I can do about it.

Tout ce que je raconte a un fond de vérité. En fait, j’ai décidé d’aborder le sujet dans le but précis de la faire sentir comme si nous avons des points en commun. À force de passer du temps avec elle, j’ai fini par comprendre entre les lignes que sa propre famille ne semblait pas particulièrement excitée d’avoir une sorcière dans leurs rangs. Je parle rarement de moi, la première phase se concentrant plutôt à faire sentir la personne comme si elle est écoutée et comprise, puis à la rendre curieuse alors qu’elle réalise qu’elle ne sait pas grand-chose sur moi. Je dois maintenant passer à l’étape suivante, celle où je pourrai utiliser ces informations pour lui faire croire que nous avons plus en commun qu’elle ne l’aurait imaginé.
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Hiroyuki Daisuke
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MessageSujet: Re: Can't let you in my head   Jeu 1 Fév - 17:11

Le saluant poliment, tu débutes la conversation avec une question tout à fait banale. Pour ta part, aussi classique semble-t-elle, tu la poses avec un réel intérêt. C’est dans ta nature, de t’intéresser aux autres, de chercher à apprendre à les connaître. Tu hochas donc doucement la tête lorsqu’il te résuma rapidement sa journée qui, au final, n’était pas bien différente de la tienne. Il s’agissait-là du quotidien des étudiants et des professeurs, qui se voyaient en congé bien mérité lorsque l’été arrivait. Il était cependant certain que, de ton côté, alors que tu avais appris il y avait de cela peu de temps que tu aurais de nouvelles fonctions à Poudlard, tu avais déjà commencer à travailler tes plans de cours. Passant de professeur de potions avancés et d’herbologie auprès des étudiants de l’université à professeur de potions pour les plus jeunes, tu te retrouvais avec beaucoup plus de classes, mais surtout, avec une matière complètement différente à enseigner. C’était sans compter que tu devrais assumer le rôle de directrice de maison à la rentrée scolaire.

Une belle année chargée en perspective, que tu commençais déjà à préparer, pour ne pas te retrouver submerger par le travail.

La serveuse arrive à votre table et tu souris à la commande d’Isaac. Tu es un peu surprise, tu dois bien l’admettre, alors que tu as rarement vu de jeunes adultes être tenter par le vin, aussi sucré pouvait-il être. De ton côté, il s’agit d’une bière rousse allemande. Pour avoir parcouru de nombreux pays, quelques années plus tôt, l’Allemagne avait sûrement été celui offrant la meilleure bière (et la plus forte) que tu ais pu goûter jusqu’à ce jour. Bien loin de l’eau coloré que servait les américains. La serveuse revint donc avec vos breuvages et alors que tu tends la main vers ton sac à main pour payer, le jeune homme te faisant face insiste pour t’offrir ta bière. Après tout, c’était lui qui t’avait invité, pour s’excuser qui plus est. Tu soupires donc en hochant doucement la tête, quelque peu mal à l’aise de faire payer ton cadet, sans pour autant chercher à le contredire. Tu n’étais pas certaine de gagner et ne souhaitais donc pas perdre ton temps avec cela.

Portant ton verre à tes lèvres, tu l’écoutes avec attention. Il revient bien évidemment sur ce temps que vous avez passé ensemble enfermé dans un ascenseur suite à une erreur de sa part. Tu ne lui en tenais pas rigueur, un accident était si vite arrivé. Peut-être aurais-tu pu être plus prévoyante et amener ta baguette avec toi, seulement, lorsque tu ne faisais que déambuler dans les lieux publics moldus, tu n’y pensais pas nécessairement, la laissant reposer dans son étui sur une tablette de ta bibliothèque.

- Don’t apologize, it could’ve happened to anyone. We were just unlucky enough that none of us could do anything about it.

Ou, plutôt, que tu ne pouvais rien y faire et que lui n’avait pas souhaité remédier à la situation. Mais ça, tu l’ignorais. Dans ta tête, celui qui se trouvait sous ton regard n’était qu’un Serpentard peut-être un peu trop agréable et compatissant pour se trouver chez les verts et argent. Il était évident que tu te doutais qu’il y avait plus chez lui que ce qu’il pouvait bien laisser montrer, comme c’était aussi le cas pour ta personne, cependant, tu étais bien loin, à des kilomètres mêmes, de la vérité concernant Isaac.

Tu pouvais comprendre, en partie, ce qu’il te racontait. Tu avais vécu les premières années de ta vie chez les moldus. Ta mère, sorcière, avait épousé un moldu dont elle était tombée amoureuse et s’était installée avec lui peu de temps après, menant ainsi à ta naissance. Ton père s’était cependant toujours montré méfiant, vis-à-vis la magie, de ce que t’avait dit ta mère, à un tel point qu’elle avait cessé d’en pratiquer en sa présence. Tu n’eus donc droit qu’à quelques histoires, tout au plus, jusqu’à l’année de tes neuf ans, et ce, seulement lorsque ton père rentrait tard pour ne pas qu’il le sache. C’était votre secret, à ta mère et toi, alors qu’elle te racontait ses jeunes années. Les choses avaient changé lorsque ta mère avait divorcé cet homme que tu n’avais revu que quelques fois depuis, et que cette dernière se remariait dans les années suivantes avec un sorcier, maître de potions qui plus est.

- My father was like that. I don’t remember him really well, mostly from what my mother told me, but magic seemed to unsettle him. She wasn’t allowed to use it in the house, nor was she allowed to tell me about it. But she did, obviously. It was our little secret.

Tu rigolas doucement. Il t’était aisé de discuter avec l’étudiant. Tu étais à l’aise avec lui. Sûrement cela venait-il du fait qu’il s’était toujours montré compréhensif, alors que vous sembliez avoir plus de points communs que ce que tu croyais, tout comme tu n’avais jamais eu l’impression d’être jugé par ce dernier. C’était stupide, un peu du moins, et tu en avais conscience. Un peu pathétique même, alors qu’il te connaissait certainement mieux que certains de tes collègues.

- People are like that. They’re often scared of what they don’t understand.

Tu pris une nouvelle gorgée de ta bière dont le goût te rappelait ce long voyage que tu avais entrepris autour du monde. Si tu l’avais commencé dans l’optique de parfaire ton art, à savoir les potions, selon les différentes cultures autour du globe, tu avais tout de même sut profiter de ce que le monde avait à offrir, l’alcool n’étant que l’un des différentes choses que tu avais essayé (et abusé) lors de ce périple.

- So, your parents are muggles ? Sounds a little bit complicated if you wanna practice spells or potions during the summer.

Bon, il était évident que ce n’était pas parce que tu l’avais fais que d’autres le faisaient, mais tout de même. Tu étais presque heureuse que ta mère se soit séparée de ton père, que tu ne connaissais plus en réalité, comme cela avait très certainement dut contribuer à ton succès scolaire, tout comme à ton développement comme potioniste. Tu avais obtenu cette passion de ton beau-père et tu n’avais fait que t’améliorer dans le domaine jusqu’à ce que tu sortes de l’école pour obtenir immédiatement un poste à Sainte-Mangouste.

Et dire qu’à l’heure actuelle, tu étais dans un bar, à prendre un verre avec un jeune homme qui, si tu comprenais bien, vivait toujours chez ses parents. C’était normal, tu le savais bien, comme il était toujours à l’école, mais cette idée, accompagnée des autres qui avaient pu te traverser l’esprit depuis quelques semaines, alors que tu te retrouvais en sa compagnie hors du décor scolaire, te rendait un tantinet mal à l’aise. Qu’avait-il bien pu t’arriver ? Tu ne saurais le dire.
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Hiroyuki Daisuke
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MessageSujet: Re: Can't let you in my head   Jeu 1 Fév - 17:11

Je lui envoie un petit sourire piteux, comme si j’étais tout de même désolé de la situation. Certainement, ça aurait pu arriver à n’importe qui, voyons. Spécialement quelqu’un qui sait fignoler ses plans presque à la perfection, un peu comme moi. J’avais ma baguette et j’aurais très bien pu nous sortir de ce petit faux pas. Je ne quitte jamais la maison sans ma baguette. Est-ce que je pense me faire attaquer à tout moment ou lancer un duel à la première personne qui, par inadvertance, me donne un coup de coude anonyme alors qu’elle marche rapidement vers sa destination? Non, pas du tout. Mais je dois avouer qu’être en possession de cet instrument, qui peut sembler être futile pour certains, me donne l’impression d’avoir un peu plus de pouvoir que les autres. Je regarde tous les moldus autours de moi et je songe à toutes ces choses fantastiques dont ils n’auront jamais conscience et qu’ils doivent recréer grâce à des effets spéciaux dans les films et ça me fait sentir privilégié. J’aime ce sentiment.

Je prends quelques gorgées du liquide alcoolisé en écoutant sa petite histoire avec attention. Alors comme ça, nous partageons un passé similaire! Apparemment, ma mère, que je trouve particulièrement étrange à cause de son aversion totale pour le monde magique, n’est pas la seule à être un peu détraquée. Je ne suis pas étonné que la mère de Savannah lui ait parlé de notre monde. Qui ne le ferait pas, en dehors de mon père, qui n’est qu’un grand perdu, trop amoureux et un peu imbécile? Je ne ferais personnellement aucun sacrifice du genre pour une autre personne. Des sentiments aussi futiles sont inutiles et ne font que mettre des bâtons dans les roues. Mon père a beau tenter d’expliquer ses choix et de mettre en mots les sentiments supposément profonds qu’il ressent pour ma mère, je ne les comprendrai jamais. Perte de temps.

- Actually… My father’s a wizard. My mother’s a muggle. He told me they fell in love but she was extremely against anything related to magic. It seemed too dangerous for her and she didn’t want her family to be involved. Sadly for her, I started to show signs that I could use magic. She didn’t want me to go to Hogwarts but it was better for me to learn how to control it anyways.

Cette fois, je suis honnête. J’ai beau mentir comme je respire, je ne le fais pas tout le temps. Je m’invente une autre personnalité, mais pas une autre histoire. Je ne suis pas du genre à créer un nouveau personnage pour m’adapter à chaque personne, j’adapte tout simplement mon attitude. La plupart des gens qui décident de tisser une toile de mensonges à propos de leur vie sont souvent ceux qui finissent aussi par se perdre dans tous leurs bobards et qui finissent par se faire prendre.

Je joue un peu avec mon verre, feignant de réfléchir à ce que je vais dire par la suite. Je sais déjà, mais il vaut mieux paraître un peu mal à l’aise. Et c’est ce que je fais avant de lever les yeux vers elle et de hausser les épaules, affichant mon meilleur air triste.

- I know… I really wish I could practice. I’m not bad but I could be better, especially at my age. I’m not a teenager anymore, I’m an adult. I spend all my time in school and usually help my teachers but then I have to come back home and spend the summer doing nothing. I’m not even allowed to use owls to send letters. It’s not like I can really find a place on my own either. I have money, but I can’t use it here and it would be useless to work so I can rent a place for a few months and start all over again. I wish I had a place where I could practice and just be myself. At least I’d feel like I have some control over my life, not that I’m twelve years old again.

Le but de ce petit monologue est bien simple. Lui rappeler que malgré mon statut d’étudiant, je suis bel et bien majeur et vacciné. Lui montrer que je prends mes études au sérieux mais aussi laisser une ouverture, une demande d’aide subtile. Car voyez-vous, si j’avais une excuse pour l’inviter à sortir aujourd’hui, cela ne veut pas dire que j’en aurai toujours une et vient un point ou les rencontres hasardeuses commencent à devenir un peu suspectes. J’ignore si elle va me proposer de m’offrir cette opportunité, en créant aussi une pour se voir par le fait même, mais je suis curieux d’entendre sa réponse. Je termine mon verre alors que la serveuse revient et pose une nouvelle bière sur la table, devant Savannah. Je lui lance un regard qui se veut aussi être une question, et elle me lance un sourire.

- Sorry to bother you, someone paid a drink for the lady. The guy insisted. Didn’t want me to tell you who he is but I don’t really roll this way so I’ll just tell you, he’s the short guy sitting at the bar.

Je n’ai aucune expression faciale, mais je suis irrité. Pour qui est-ce qu’il se prend, exactement? Je me fiche de savoir qu’il la trouve de son goût ou pas. Le fait est qu’elle est accompagnée et qu’agir ainsi est irrespectueux envers ma personne. Je ne sais pas s’il pense s’attirer ses faveurs en lui payant une bière de mauvaise qualité, mais je trouve que ça fait légèrement pitié. Les types qui tentent de payer des verres donnent plutôt l’impression d’être désespérés et d’avoir un peu d’espoir que les filles consomment assez pour oublier qu’elles n’auraient normalement aucun intérêt pour eux.
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