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 I'm just naturally pale, that's it

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Akiyama Hiroshi
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MessageSujet: I'm just naturally pale, that's it   Dim 31 Déc - 2:46

Ce matin, tu traînes les pieds. Encore une fois, tu n’as pas réussi à dormir. Ton cerveau est tellement actif la nuit que tu passes des heures étendu, les yeux ouverts, à réfléchir. Lorsque tu arrives finalement à fermer l’œil et à t’endormir, tu fais des cauchemars dont tu ne te souviens pas au réveil, mais qui t’empêchent d’avoir une bonne nuit de sommeil. Tu as donc les yeux cernés et tu manques d’énergie. Ces derniers temps, tu ne manges pas beaucoup non plus. Tes vêtements commencent à être un peu grands, et tu as le teint cireux. Pourtant, tu continues à te faire croire que tout va bien et que tu n’as pas de problème, car tu ne veux pas y faire face.

Dans la grande salle, tu te contentes de boire un peu de jus et de manger un fruit, qui ne passe pas trop. Tu as encore l’estomac trop retourné par tes visions nocturnes, et la nourriture a du mal à descendre. Tu finis donc par abandonner l’idée d’avoir un repas décent, une fois de plus, et te rends silencieusement à tes cours. Vers l’heure du midi, tu devrais te rendre une fois de plus à la grande salle, mais tu décides de ne pas te pointer le bout du nez. Tu ne te sens pas vraiment bien et l’idée d’avaler quoi que ce soit te donne mal au cœur juste à y penser. En plus, tu n’as pas envie de croiser Keith ou l’un de tes amis qui risque de te demander pourquoi tu fais cette tête.

Tu vas donc à l’extérieur, avec l’intention de prendre un peu d’air frais. C’est à ce moment que tu remarques quelques étudiants, au fond de la cour, cachés par des buissons, qui semblent être en train de faire des imbécilités. Tu soupires en t’enroulant dans ton manteau et tu traverses la cour d’un pas plus ou moins décidé, qui montre clairement ton manque d’énergie.

- Hey! What’s going on here?

- Fuck it’s the head boy, you, shut up…

- Watch your language, and I can hear you. I asked : what’s going on here? MOVE!

Tu passes devant les trois étudiants, les poussant de ton chemin, pour en trouver un plus petit derrière les buissons. À en juger par son visage couvert de pustules, il est clair qu’il vient de se faire prendre par une farce de mauvais goût. Il semble plus jeune et pas de la même maison, ce qui te laisse croire qu’il est une victime et qu’il n’a pas choisi d’avaler les bonbons volontairement. L’un des adolescents te donne une excuse, expliquant qu’ils n’étaient pas au courant, mais tu en vois un autre se retenir de sourire en baissant la tête. Tu te tournes vers lui, et ton regard devient menaçant.

- Oh, you think it’s funny? Would you like me to make you eat those candies? Should we try? I think that’d be hilarious, don’t you think? You’re all getting detentions and I’m expecting you to write two whole pages on pimples. If I’m not satisfied, I’ll see you there the following week. Have I made myself clear?

- Man come on it was just a joke, why do you have to be such a…

- HEY. You did something wrong and you’re getting punished. Have I said you could talk back? No, I didn’t. You’re getting an extra detention, hopefully it’ll teach you some manners. Go away now.

Tu te sens étourdis alors que tu te penches pour porter assistance au pauvre étudiant qui est toujours sur le sol. Tu fais signes à des étudiants plus vieux de sa maison de venir vous rejoindre et leur demande de bien vouloir l’amener à l’infirmerie. Ceux-ci te regardent, un peu effrayé. Apparemment, tu as parlé plus fort que tu ne le pensais, et tu n’as pas bonne mine, ce qui a attiré l’attention. Ils n’osent pas te dire non et, rapidement, tu te retrouves seul. Le problème, c’est que soudainement, tu ne vois plus rien.
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Hashimoto Reiko
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MessageSujet: Re: I'm just naturally pale, that's it   Dim 31 Déc - 5:01

Malgré le doute que certains semblaient avoir quant à ta nomination pour le titre de préfète-en-chef, tu considérais faire un bon travail depuis la rentrée. Cela faisait déjà presque deux mois que les cours avaient repris et cela n’avait pas pris bien de temps avant que tu sois respectée et appréciée auprès des élèves. Tu l’étais déjà auparavant comme préfète des Serdaigle, mais tous semblaient respecter ton nouveau titre et t’écoutait généralement lorsque tu parlais. Tu avais dut mettre tout au plus deux retenues depuis le début de l’année, ce qui était presque tout autant que le nombre de retenues que donnait ton collègue... Par jour.

Il fallait être idiot, ou tout simplement aveugle, pour ne pas réaliser qu’il y avait un certain problème avec Hayden. Tu n’étais pas certaine de ce quoi il s’agissait, cependant, tu voyais qu’il y avait clairement quelque chose qui clochait. Le préfet qui, autrefois, était tout aussi apprécié et respecté que toi se voyait désormais craint alors qu’il enchaînait les retenues, et pour des raisons que tu n’étais pas certaine de comprendre. Comme promis, tu n’allais pas le contredire en public, mais il ne semblait jamais enclin d’alléger les conséquences qu’il donnait, peu importait les arguments que tu amenais. À croire qu’il t’avait dit que tu pourrais voir avec lui pour le faire changer d’idée seulement pour te faire taire, ce qui ne serait pas surprenant, considérant qui étais-tu.

Aussi agacée pouvais-tu être de son attitude, tu étais aussi inquiète. De nature empathique, tu voyais qu’il y avait quelque chose qui n’allait pas chez lui sans pour toi arriver à mettre le doigt dessus. Il avait même perdu du poids, depuis le début de l’année, de façon assez drastique même.

Tu étais donc inquiète.

L’heure du dîner était finalement arrivé et tu avais croisé Hayden dans les couloirs. Ou, plutôt, tu l’avais aperçu au loin et lui avait fait quelques signes dans l’espoir qu’il te remarque et vienne te voir, en vint. Il semblait décidé de se diriger vers l’extérieur, sans porter spécialement attention autour de lui. Fronçant les sourcils, tu décidas de le suivre, prenant la peine d’attacher ta robe de sorcier tout en enroulant ton foulard bleu et bronze autour de ton cou, cherchant à te soustraire de la fraîcheur de l’automne.

Avant de parvenir à le rattraper, il avait déjà apostropher quelques élèves qui semblaient déterminer à faire la misère à un élève que tu identifias rapidement comme un deuxième année de ta maison. Les autres semblaient un peu plus vieux, sûrement en troisième année, et arboraient les fières couleurs des verts et argent. Tu évitas de t’approcher, ne cherchant pas à provoquer ton collègue. Il pourrait t’accuser de chercher à usurper son autorité. Tu fronces cependant les sourcils lorsqu’il s’adresse assez sèchement à d’autres étudiants, toujours des élèves de ta maison, qui s’empressent de disparaître, non sans lui jeter un regard presque effrayé.

Légèrement embêtée par la scène dont tu viens d’être témoin, tu t’approches de lui d’un pas déterminé, bien décidée à lui faire comprendre que ce genre de comportement n’était pas digne d’un préfet-en-chef. Plus le temps passait et plus les élèves le craignaient. Le mot se passait rapidement, comme quoi il était devenu plus que désagréable et tu ne pouvais tout simplement pas accepter ça comme méthode de travail. Il était tout simplement hors de question qu’il impose une aire de tyrannie.

La situation en veut différemment alors que tu le vois flancher. Inquiète, tu t’élances dans sa direction, arrivant tout juste à glisser sur le sol pour lui éviter qu’il se cogner la tête. Tu tombes avec lui, amortissant cependant sa chute. Tu l’allongeas ensuite à tes côtés, retirant ton écharpe pour la replier et la mettre sous la tête d’Hayden.

Tu restas assise sur le sol à veiller sur lui. Il fallut tout au plus qu’une ou deux minutes supplémentaires avant qu’il n’ouvre finalement les yeux. Un soupire de soulagement se fit entendre.

- Don’t move Hayden, you shouldn’t strain yourself.

Ta voix était douce, agréable. Tu avais même opté pour une chevelure cuivrée, bien classique, comme pour ne pas le choquer avec trop de couleur. Ton expression restait cependant encore inquiète, alors que tu te demandais bien ce qu’il avait pu lui arriver. Oh, tu l’avais remarqué, qu’il se nourrissait mal et que les cernes ne cessaient de s’élargir sous ses yeux. Tu n’aurais seulement pas penser le voir s’écrouler ainsi en cette fraîche journée d’automne.

- Are you okay ? Do you need me to go fetch something to drink ?

Tu n’étais pas certaine de comment réagir, à l’heure actuelle. La seule chose dont tu étais certaine était certainement que tu étais inquiète. Outre cela, et bien, tu aviserais.
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Akiyama Hiroshi
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MessageSujet: Re: I'm just naturally pale, that's it   Dim 31 Déc - 18:54

Lorsque tu ouvres les yeux, tu es couché sur le sol, sur le côté, et Riley te regarde avec un air inquiet. Tu essaies de bouger, mais elle t’ordonne gentiment de ne pas le faire. Tu es épuisé et tu passes une main sur ton visage alors que tu reprends tranquillement tes esprits. Apparemment, tu viens de perdre connaissance en plein milieu de la cour, alors que tu viens toi-même d’envoyer un étudiant à l’infirmerie. Tu sens que tu n’auras pas vraiment le choix d’aller y faire un tour, mais tu n’as pas envie que l’infirmière se mette à poser des questions ou à bavasser en donnant des informations personnelles à Riley.

Tu finis par te redresser tranquillement et rester assis en tailleur sur le sol, face à la jeune fille. Honnêtement, tu as probablement besoin de manger un morceau et de boire un grand verre d’eau froide. Ton corps doit être en train de te punir parce que tu le maltraite.

- Nope. I’m fine. Just a little tired. It’s okay, I’ll go to the infirmary and it’ll be fine.

Tu te lèves, un peu chancelant, mais tes jambes semblent refuser de supporter le poids de ton corps. Tu te sens d’ailleurs assez malade et tu te lèves trop vite, si bien que des étoiles se mettent à danser devant tes yeux. Avant d’avoir le temps de vraiment t’y préparer, tu sens une boule te bloquer la gorge. Tu as tout juste le temps de te retourner avant de vider le peu que tu avais sur l’estomac juste derrière les buissons. Tu prends une grande inspiration avant d’essuyer le coin de ta bouche à l’aide du revers de ta manche, et tu te redresses. Étrangement, tu te sens un peu mieux. Depuis la fin de l’été, il t’arrive d’avoir de soudaines crises du genre et de tout simplement vomir un coup. Tu ne sais pas trop pourquoi.

- Well, that was nice. Thanks, I’m leaving now.

Tu le tournes le dos et commence à marcher en ayant l’intention de te rendre toi-même à l’infirmerie. Ou pas. Tu te plais à dire que tu vas y aller avant de rebrousser chemin et de tout simplement retourner à ta salle commune pour aller te reposer un peu entre les cours. Tu ne crois pas être en mesure d’assister à ton prochain cours, cependant, et tu sais que tu n’as pas trop le choix d’avoir une excuse valide. Avec un peu de chance, tu vas peut-être pouvoir te coucher quelques heures et recevoir une concoction qui va te faire dormir comme un bébé. Tu as du mal à t’orienter mais tu fais de ton mieux pour marcher normalement alors que tu croises des étudiants qui marmonnent sur ton passage.

- Mind your own business!

Ils baissent la tête et se mettent à marcher rapidement, te dépassant dans le couloir. La majorité des étudiants n’osent plus te répondre lorsque tu leur balance quelque chose. Ils savent que s’ils le font, ils ont trois chances sur quatre de se retrouver en retenue le soir même.
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Hashimoto Reiko
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MessageSujet: Re: I'm just naturally pale, that's it   Mar 2 Jan - 3:19

Tu dois avouer être assez soulagée de le voir se réveiller. Tu n’étais pas certaine quant à ce que tu devais faire et tu avais hésité à tout simplement aller chercher l’infirmière. Or, si tu avais choisis une telle chose, tu craignais que le jeune homme décide de tout simplement s’en aller avant que tu ne reviennes et fasse comme si de rien n’était. Tu te retrouvais donc assise sur le sol, en tailleur, l’observant, la mine soucieuse. Tu lui suggères d’y aller lentement, pour ne pas aggraver son état, bien que tu doutais qu’il ne t’écoute réellement. Déjà qu’il ne t’apprécie pas spécialement, tu n’es pas certaine qu’il se soucie de ce que tu peux bien lui dire.

- Are you sure ? I could come with you…

Bien évidemment, comme tu avais pu te l’attendre, il déclina l’offre. Te levant à ton tour, prête à le laisser seul (il ne semblait pas particulièrement enchanté par ta présence), tu t’arrêtes cependant alors que tu assistes à une scène très peu glorieuse. Te voilà désormais un peu plus inquiète que précédemment, moins tentée quant à le laisser aller seule à l’infirmerie. Allait-il seulement y aller ? Même ça, tu n’en étais pas certaine. Peut-être ne t’avait-il dit ça que pour que tu le laisses tranquille alors qu’il n’avait aucune intention d’aller faire vérifier son état.

Tu as donc bien envie de le retenir, d’insister quant à l’accompagner voir l’infirmière. Tu es certaine qu’il va refuser, encore, mais ton instinct te dit que le laisser seul ne semble pas être une excellente idée. Car si lui se soucie peu de toi, de ton côté, tu t’inquiètes. Son état semble se détériorer alors que les semaines se suivaient, qu’il s’agisse de sa forme physique ou de son état mental. Dans les deux cas, il se portait mal, et, bien malheureusement, tu ne pouvais prétendre être assez proche de lui pour pouvoir l’aider. Il ne voudrait très certainement pas te dire ce qu’il clochait, de toute façon. Tu soupires donc, regardant sa silhouette s’éloignée, partagée entre certaines émotions conflictuelles.

Une partie de toi a bien envie de lui laisser faire ce qu’il lui chante. La seconde aimerait bien le suivre, s’assurer qu’il se rend bien à l’infirmerie. La troisième, elle, un peu plus agressive, aurait envie de lui tirer les vers du nez pour pouvoir identifier ce qui l’avait drastiquement fait changer ces derniers mois. Quelques secondes plus tard et tu avais décidé de le suivre, gardant une certaine distance, ne souhaitant pas non plus te faire hurler à la figure que tu envahissais sa vie privée.

Il tient mal sur ses jambes et semble chanceler sur celles-ci. Ceci est la première chose que tu remarques en le suivant. Ensuite, tu es témoin à nouveau d’une scène très peu glorieuse pour un jeune homme qui, à une époque, était apprécié et respecté de tous. En quelques semaines à peine, Hayden a réussi à instaurer une aire de terreur auprès des étudiants alors que la simple vision de vos badges ornant vos uniformes leur attirent un regard à moitié-dégouté et à moitié-apeuré. Tu déplores sa façon de faire sûrement trop drastique et punitive mais ne peut tout simplement exempter les élèves des conséquences qu’il a décidé. Ce serait faire mal à sa réputation et tu n’y tenais pas. Cependant, à toute les fois où tu t’es retrouvée à vouloir le faire changer d’avis, tu t’étais bien évidemment heurter à un mur.

Analysant le chemin qu’il prenait, tu étais désormais convaincue qu’il ne se dirigeait pas vers l’infirmerie. Accélérant le pas, tu arrivas rapidement à sa hauteur avant de finalement le dépasser, pour finalement t’immobiliser et le forcer à s’arrêter à son tour.

- I thought you said you were going to the infirmary.

Tu croises les bras sous ta poitrine, immobile devant lui, la tête relevée pour pouvoir le fixer de tes prunelles noisette. Tu doutes qu’il fasse autre chose que de te demander de dégager le terrain, mais tu n’avais rien à perdre et puis, tu ne baissais jamais la tête face à un défi. Et ce dernier était de taille.

- You shouldn’t take you health that lightly. You collapsed in front of him, so there is no way nothing happened. I’m not letting you go back to your room before you go see the nurse.

Tu le regardes, le défiant même, alors que tu ne comptes décidément pas le laisser passer dans la situation actuelle.

- Don’t tell me it’s just that you’re tired. There has been something off with you for weeks, and since you don’t seem to wanna do something about it, well, at least could you make sure you’re okay enough to stand on your own two legs ?

Ton ton n'était pas agressif, ni accusateur. Aussi froid cela pouvait-il sembler, au final, il était aisé de voir que tu t'inquiétais pour lui. Sincèrement.
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Akiyama Hiroshi
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MessageSujet: Re: I'm just naturally pale, that's it   Ven 5 Jan - 22:33

Tu t’arrêtes mollement alors que la minuscule Riley se met devant toi pour te bloquer le chemin. Tu pousses un grognement à peine audible, cherchant à la contourner. Malheureusement, tu es assez lent sur patte et elle arrive à t’empêcher de passer malgré tes feintes qui font assez pitié. Tu baisses la tête vers elle, verrouillant ton regard vers le siens. Tu as beau être faible physiquement, tu ne vas certainement pas perdre la bataille le premier en regardant ailleurs. Ta mâchoire se serre. Tu es parfaitement au courant, mais tu refuses de l’admettre. Tout le monde le sait. Tu entends les commentaires qui se disent sur ton compte, sur ton changement d’attitude. Tu es passé d’une personne appréciée à un tyran qui semble martyriser n’importe qui qui oserait te lancer un regard en biais. Tu es au courant et malgré tout, tu n’arrives pas à te contrôler. C’est plus fort que toi. Les mots franchissent tes lèvres avant que tu ne puisses te retenir, tu deviens irrité beaucoup plus facilement et lorsque tu te mets en colère, ce qui arrivait très rarement jadis, tu as du mal à ne pas perdre la carte.

- Thanks for noticing, but whether I’m aware of it and decide to do something about it or not, is none of your concern. At all. Lecturing me is not going to change anything, you can be sure of that. Now stop talking, I don’t want to waste energy answering you, it makes me feel like throwing up again and at that point, my stomach is pretty much empty. I know you’re not going to leave me alone so fine, just come with me to the infirmary. In silence. And then, go to class.

Tu lui fais un signe de tête pour lui indiquer d’avancer alors que tu suis derrière. Tu n’as pas envie de parler de toutes ces choses qui se passent dans ta vie ou, du moins, qui se sont produites. Tu ne sais même pas comment les expliquer toi-même. Pour ce qui est du reste, tu aimerais effectivement pouvoir faire quelque chose pour régler ce qui cloche chez toi, mais tu ne sais pas comment. Tu n’es même pas certain qu’il y ait une façon de réparer ce qui a été abimé.

Le chemin jusqu’à l’infirmerie est assez long et même si les étudiants détournent le regard sur ton passage, tu sais qu’ils s’attardent assez sur toi pour se demander pourquoi tu tires une mine pareil et que tu as le teint aussi pâle. Tu te fiches pas mal de leur opinion et de ce qu’ils pensent, au fond, même si tu n’arrives pas à ne pas devenir irrité lorsqu’ils te disent quoi que ce soit par rapport à ton apparence ou ton attitude. Vous finissez par arriver devant l’infirmerie et tu y entres, insatisfait de constater que la petite préfète-en-chef te suit à son tour. C’est ton jour de chance, la pièce est vide à l’exception de l’infirmière. Celle-ci te voit tout de suite entrer et vous rejoint rapidement.

- Oh my! Have you been sick? You look extremely sick and exhausted. Have you been able to sleep lately?

- No, not really. I was hoping I could rest in between classes. And maybe get something to sleep.

- Of course, you can go lie down in that bed and close the curtains. I’ll be there in a minute.

Tu te traînes jusqu’au lit, ne te faisant pas prier, et te laissant tomber après avoir fermé les rideaux. Tu veux seulement avoir la paix et te reposer un peu. À ton insu, alors qu’elle prépare de quoi te faire relaxer et dormir un peu, l’infirmière se rend jusqu’à Riley, un peu inquiète.

- Is he your friend? Do you know what’s been going on? He looks like a ghost. As he been eating? Or did he catch a cold lately? I can surely help him get some sleep for now but I feel like there’s something else underneath all this, and it’s just going to be a temporary solution…

De ton côté, tu fermes les yeux en soupirant. Tu dois toujours te lever plus tôt que les autres, et tu te couches souvent plus tard. Finalement, venir à l’infirmerie n’était peut-être pas une mauvaise idée. Tu n’auras pas de problème avec tes professeurs si tu as une note indiquant que tu n’étais pas en état de participer à leurs cours. De toute façon, tu es convaincu que tout le monde a remarqué que tu n’allais pas vraiment bien, même si tu n’arrêtes pas de démentir ce que les gens disent.
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Hashimoto Reiko
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MessageSujet: Re: I'm just naturally pale, that's it   Sam 6 Jan - 20:44

Tu étais partagée entre être soulagée qu’il accepte de se rendre à l’infirmerie et insultée de son commentaire. Tu avais conscience d’être assez volubile, mais ce n’était pas une raison pour réagir ainsi. Tu préféras cependant ne rien ajouter, craignant de faire changer d’avis à ton collègue. Ce fut donc en silence que tu l’accompagnas jusqu’à l’infirmerie, dévisageant les étudiants qui le regardaient, l’air incertain, avant de marmonner tu ne savais trop quoi entre eux. Qu’était-il arrivé à Hayden pour que l’étudiant agréable et compréhensif devienne ce jeune homme froid, à la limite paranoïaque, qui s’emportait au moindre regard de travers ? Que s’était-il passé, au cours de son été, pour qu’il change autant en si peu de temps ? Bien malheureusement, tu ne le connaissais pas assez pour prétendre le savoir et tu n’étais pas assez proche de lui pour lui demander. Oh, tu pouvais t’essayer, cependant, tu doutais qu’il soit enclin à t’en parler.

À peine étiez-vous arrivés à l’infirmerie que l’infirmière s’approcha de vous, fronçant les sourcils à la vue du visage pâle du préfet-en-chef. Tu n’étais donc pas la seule à voir qu’il ne semblait pas bien se porter. Te tenant en retrait, tu assistas à l’échange entre les deux, incertaine quant à si tu devais partir maintenant ou rester encore un peu. Au final, tu avais obtenu ce que tu voulais, qu’il vienne à l’infirmerie pour se reposer un peu et obtenir une évaluation de celle qui était le plus à même de l’aider dans le château. Tu étais aussi cependant assez inquiète. Ton regard ne quitta pas sa silhouette jusqu’au moment où le rideau se referma derrière lui.

Perdue dans tes pensées, ce fut la voix de la vieille femme qui te ramena sur Terre. Ton regard se posa alors sur cette dernière qui te posa quelques questions auxquelles tu ne te sentais pas particulièrement à l’aise de répondre. Premièrement, car tu n’étais pas certaine que le Poufsouffle apprécie que tu parles de lui ainsi avec elle. Il n’avait déjà pas semblé particulièrement enclin à venir à l’infirmerie et, si tu en croyais les derniers jours, voir même semaines, il te semblait du type à prétendre que tout allait bien et ce, même si tout allait mal. Tu ignorais ce qu’il se passait dans sa vie, or, à le voir ainsi aujourd’hui, tu ne pouvais qu’envisager que ce ne devait pas être aussi beau que ce qu’il laissait entendre. Un soupire s’échappa alors de tes lèvres. Ensuite, que pouvais-tu bien lui répondre ? Même toi tu ne savais pas ce qu’il se passait réellement avec lui.

- He’s not my friend, more like a colleague. He’s the Head Boy and I’m the Head Girl. Tu désignas l’insigne que tu portas sur ta robe. And I don’t think he’s really happy to be forced to work with me.

Un léger rire s’échappa de tes lèvres, discrètement, alors que tu ne cherchais pas qu’il ait conscience de la discussion que tu avais avec l’infirmière. Tu avais déjà de la difficulté à ce que vous arriviez à avoir une discussion qui ne s’enflammait pas au bout de quelques minutes, tu préférais alors éviter d’ajouter de l’huile sur le feu.

- I’m worried. I forced him to come here actually, since I saw him collapse right in front of me ehh… Ten minutes ago ? I don’t know what’s going on but he hasn’t been feeling well for the past few weeks. He was already a little bit pale when school started but it’s only gotten worse.

S’il avait espéré que tu ne remarques pas, c’était bien raté. Autant pouvais-tu parler des heures sans t’arrêter, tu portais attention aux autres. Après tout, tu étais une jeune demoiselle sociale qui aimais tout particulièrement être avec d’autres. Et donc, tu t’intéressais à ceux qui t’entourant, les observant, cherchant à apprendre ce qu’ils aimaient, comprendre quand ils n’allaient pas bien et d’autres choses du même genre. Toi qui aimais particulièrement parler, tu avais aussi remarqué bien vite qu’il y en avait plus à apprendre dans le non-verbal des gens que dans ce qu’ils disaient vraiment.

Et si Hayden ne cessait de te dire qu’il allait bien, que ça allait lui passer, tu n’étais pas assez stupide pour y croire, aussi sincère pouvait-il sembler.

- Do you think you could do something for him ?

Elle hocha doucement de la tête, te laissant seule à l’entrée de l’infirmerie alors qu’elle se rendait à son bureau, comme si elle cherchait ce qu’elle pouvait bien donner à l’étudiant pour l’aider ne serais-ce qu’un minimum. De ton côté, tu savais que les cours de l’après-midi commençaient bientôt, mais l’inquiétude quant à l’état d’Hayden, notamment due à sa perte de conscience précédente, te força à rester planter-là, comme si tu attendais des nouvelles. Et puis, l’infirmière ne semblait pas voir d’inconvénient à ce que tu restes, t’offrant même une chaise que tu acceptas volontier.

- Do you know some of his friends then ? Someone who might knows if there is something else going on ?
- Well, there is maybe that slytherin guy…

Tu t’étais parlée à toi-même plus qu’autre chose. Tu te rendais bien à l’évidence que hors de son rôle de préfet, tu ne le connaissais pas spécialement, Hayden. Ce n’était pas faute d’essayer, il n’avait jamais semblé porter à faire ta connaissance.

Tu mettais cela sur le compte de votre différence de caractère.

- Could you go get him for me ? I’ll make sure to take care of him until then.

Hochant doucement de la tête, tu te levas à nouveau, quittant l’infirmerie à le recherche du capitaine de l’équipe de Quidditch des Serpentards. Tu avais donc une école au complet à parcourir en espérant le trouver avant que les cours reprennent. La grande salle serait sûrement un bon endroit où commencer tes recherches.
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Akiyama Hiroshi
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MessageSujet: Re: I'm just naturally pale, that's it   Lun 8 Jan - 23:52

Des éclats de voix. C’est ce qui te tire de ton doux sommeil alors que tu te reposais depuis un certain temps déjà. Tu clignes les yeux, mécontent. Tu prends un moment avant de réaliser que tu es à l’infirmerie et non dans ton lit. Tu pensais avoir la paix en venant ici et voilà qu’un hurluberlu parle assez fort pour t’empêcher de dormir. Tu te redresses, réalisant que cette voix est familière. Tu te rends finalement compte qu’elle appartient à nul autre que ton meilleur ami Keith. Évidemment, c’est bien son genre de se mettre à parler fort dans un endroit pareil sans se rendre compte qu’il dérange.

Tu tires sur le rideau, dévoilant ton ami, quelques mètres plus loin, qui est en train d’avoir une discussion mouvementée avec Riley et l’infirmière. Tous tournent la tête en entendant le rideau glisser, et c’est en groupe qu’il s’approchent de toi. La plus vieille femme te regarde d’un air désolé en s’excusant, t’informant qu’elle a essayé de faire comprendre au Serpentard qu’il devait parler moins fort. Elle lui lance ensuite un regard accusateur. D’ordinaire, tu aurais ris, mais tu es beaucoup trop fatigué pour ça. En fait, tu sens que tu as la nausée et tu fais rapidement signe que tu vas être malade. Dès qu’on te tend un sceau, tu ne te fais pas prier pour vider ce qu’il y avait dans ton estomac. Ou plutôt, ce qu’il n’y avait pas.

- My goodness, did you eat anything today? Or did you already throw everything up?

- No, and no. There wasn’t anything to begin with.

L’infirmière secoue la tête et semble découragée. Sans plus attendre, elle te fait apparaître un bol de soupe chaud et, tu dois le dire, il te fait plutôt envie même si tu viens encore une fois d’être malade et qu’il est un peu trop tôt pour ça. Elle te fait signe de t’allonger, plaçant les oreillers derrière ton dos pour que tu puisses t’y adosser, et t’indique de tout manger. Tu te sens tout de suite mieux après la première cuillérée. Tu te négliges ces temps-ci, particulièrement au niveau de l’alimentation, et c’est assez difficile de ne pas le remarquer. Tu lances un coup d’œil à Keith, qui se tient près de lui, et tu soupires.

- You’re both supposed to be in class soon. Why are you here Keith? I’m not dying or anything, I just caught something. I just want to rest, I don’t need people to watch over me.

- I asked him to come Mr Akiyama, to make sure someone keeps and eye on you.

- I assure you that I’m fine. Now if you’ll excuse me, I just want to go back to my nap… I’ll see you later Keith.

Tu déposes le bol sur la table de chevet près de ton lit, tire une fois de plus les rideaux, et retourne te mettre en boule sous les couvertures. Cette fois-ci, le trio s’éloigne et a la décence de parler moins fort pour te laisser te reposer. Un peu plus loin, l’infirmière se met à marmonner à l’intention de Keith.

- You two are close aren’t you? He’s not doing well. He didn’t get anything, he’s mostly suffering from exhaustion and malnutrition, and we got plenty of food in that school which means that he doesn’t eat. It would be important that you watch over him, see if things get better or worse, try to make him eat. I will give him something to make sleeping easier but since I don’t know what’s going on, maybe you could try to find out.
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