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 Guess you could say I was right on time

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Hiroyuki Daisuke
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MessageSujet: Guess you could say I was right on time   Jeu 21 Déc - 1:55

Assis à une table des Trois Balais accompagné de ta copine, tu avais un coude appuyé contre la table et ta tête reposant dans ta main. Cette dernière semblait être décidée de rendre ta journée misérable alors qu’elle ne cessait de commenter l’absence de vos rencontres, ces derniers temps. Autre lors de vos pauses communes ou des quelques sorties à Pré-au-Lard, vous ne vous voyiez plus autant qu’avant et tu étais le seul coupable. Depuis ta dernière altercation avec le préfet des Poufsouffles (et une énième séance de reproches de la part d’Hayden), tu avais finalement décidé de tenir ta promesse et de cesser de t’aventurer, la nuit, dans le territoire des jaunes. Et, bien évidemment, cela déplaisait à la jolie brune qui te faisait face, alors qu’elle commençait à déclarer quelques conneries comme quoi tu ne te souciais plus d’elle et ne tenais plus à elle, ce qui te fit rouler des yeux en poussant un soupire las.

- Helen, what the hell are you talking about ?
- I’m talking about the fact that you seem to be avoiding me for the past few days. We don’t spend a lot of time together since we’re both busy but you aren’t even coming to see me anymore !

Un énième soupire. Cela faisait trois fois déjà que vous aviez cette discussion.

- Like I told you for the past THREE times already, those little midnight meetings could cost me my position as the Quidditch team captain. I’m sorry darling, but I’m not ready to put the title down. I’ve already been caught multiple times and the last one almost made me lose everything. I’m sure you understand how much the team means to me, right ?

Elle ne semblait pas de cet avis, alors qu’elle fronça les sourcils, son regard toujours accusateur. Pour ta part, tu étais écrasé sur la banquette, toujours ta tête dans ta main, écoutant distraitement son discours que tu avais déjà entendu plus d’une fois ces derniers jours. Or, aujourd’hui semblait particulièrement tendu, alors qu’elle semblait plus en colère que ces derniers temps.

- And our relationship doesn’t mean anything to you ?

Et voilà, c’était repartie. Comme seule réponse, elle eut droit à un long et profond soupire, avant que tu ne te décides de te lever, déposant quelques pièces sur la table pour payer pour vos consommations. Tu restais un gentleman et si son attitude t’énervait particulièrement aujourd’hui, ce n’était pas demain la veille que tu allais laisser une femme payer.

- Okay, I’m tired of that shit. Come see me once you’re done acting crazy.

Tu l’appréciais, Helen. Mais c’était ça. Tu l’appréciais. Elle était jolie, et, en règle générale, elle était sympathique. Tu aimerais qu’il y ait plus, que tu sois raide dingue d’elle. Or, la réalité en était tout autre et malgré tes efforts, tu semblais incapable de tomber amoureux d’elle. Mais tu l’appréciais. Tu appréciais sa compagnie, qui d’ordinaire te détendait. Tu appréciais vos quelques sorties ensembles, à discuter de tout, de rien, de vous deux et d’un peut-être avenir. Tu n’avais simplement pas ces étoiles dans les yeux qu’on les gens amoureux.

Cela rendait particulièrement difficile ta tâche qu’était de supporter ces crises de tu ne savais quoi. Et, aujourd’hui, tu en avais assez, de ce discours qui t’écorchait les oreilles. Si elle ne voulait pas te croire, que tu tenais à elle, que tu l’appréciais sincèrement et que tu avais envie d’elle à tes côtés, c’était son problème et non pas le tien.

Prenant la route de Poudlard, en ayant plus qu’assez de Pré-au-Lard pour l’instant et ne souhaitant pas voir Helen de si tôt, tu assistas cependant à une scène qui t’arracha presque une grimace de dégoût. Un peu plus loin, en retrait de la route, se trouvait une personne que tu avais croisé plus souvent que tu ne l’aurais voulu, au beau milieu de la nuit, et il n’était pas seul. Deux autres personnes l’accompagnaient et il était évident que leur présence importunait le préfet. Pire encore, si tu ne pouvais pas entendre ce qu’ils disaient, en considérant leur expressions à tous et chacun, tout en te remémorant ta dernière discussion avec le jeune homme, tout portait à croire qu’ils cherchaient à lui causer des ennuis, pour dire cela poliment.

Tu replaças ton écharpe verte et argent qui menaçait de tomber avant d’enfoncer tes mains dans les poches de ton jeans. Puis, tu t’approchas d’eux, nonchalant, comme si tu venais faire une visite de courtoisie. Tu t’arrêtas à quelques pieds d’eux, assez proche pour qu’ils t’entendent.

- Dickheads, yeah, I’m talking to you two, would you please just fuck off and leave the guy alone ?

Tu les défies du regard, immobile, les mains toujours dans tes poches. Ils se sont immobilisés, eux aussi, n’étant cependant pas certain quant à la suite des événements. Pour ta part, tu ne bouges pas, te contente simplement d’afficher un rictus qui ne semble pas particulièrement sympathique. Ils se regardent entre eux, une demi-seconde, avant de décider de déguerpir.

Bon, peut-être étaient-ils un peu plus intelligent que tu le croyais.

Tu attends donc qu’ils soient plus loin pour finalement t’approcher d’Aaron, ton rictus se transforma en un sourire plus agréable, plus sincère. Tu n’as pas eu la chance de lui reparler, depuis les derniers événements. Tu n’as pas non plus spécialement chercher sa présence. Depuis que tu avais cessé tes escapades nocturnes, vous vous croisiez bien moins souvent.

- Hi ! What was that all about ?

Tu désignas d’un signe de tête ceux qui venaient de quitter le plancher, pour finalement reposer ton regard sur ton aîné.
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Kinjo Akito
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MessageSujet: Re: Guess you could say I was right on time   Jeu 21 Déc - 16:15

Depuis quelques jours, les choses sont un peu étranges de ton côté. Depuis cette fois où on vous a surpris, Keith et toi, à discuter dans le couloir en pleine nuit. Lui ne semble pas être affecté, et tu commences à te dire que c’est probablement parce que le jeune a décidé de ne pas divulguer qu’il était avec toi. Après tout, si les gens ne te prennent pas au sérieux et ne te respectent plus vraiment pour cette raison, c’est plutôt le contraire lorsqu’on parle de Keith. Personne ne veut se mesurer au capitaine de Quidditch des Serpentards qui, en plus d’être talentueux et bien entouré, entretient une popularité importante.

Ces derniers jours, il semblerait que les moqueries soient encore plus fréquentes. Tu vois des étudiants te pointer du doigt et rire à ton passage, mais tu n’es pas certain pourquoi. Tu sens qu’il y a un lien avec la nuit dans le couloir, mais rien ne te le confirme encore. C’est donc la tête pleine de questions que tu as pris le chemin de Pré-au-lard, où tu dois faire un peu de supervision. Si tu avais eu le choix, tu ne serais pas allé. Après tout, tu n’as pas vraiment d’amis pour t’accompagner alors à quoi bon aller déambuler dans un village par toi-même?

Tu as passé la majorité de la dernière heure à l’extérieur, à faire un peu de surveillance ici et là. Tu voulais surtout prendre de l’air frais. Tu commences à sentir que tu étouffes à l’intérieur des murs du château. La perspective te rend triste car à ton arrivée à Poudlard, tu étais extrêmement excité. Tu arrives même à te rappeler de ton émerveillement la première fois que tu as mis les pieds dans le hall d’entrée et que tu as vu les tables se remplir par magie dans la grande salle. Les premières années, tout allait bien. Tu avais des amis, tu n’étais pas aussi timide, tu réussissais bien. C’est probablement pour ça que tu es devenu préfet. Jusqu’à l’année dernière, les choses allaient bien pour toi. Mais l’autre imbécile est venu tout gâcher et t’a fait perdre tous tes amis. Le jour où tu t’es vraiment retrouvé seul, il t’a lui aussi planté.

Tu marchais tranquillement lorsque quelqu’un lâche un ‘’Hé, préfet!’’ derrière toi. Tu te retournes, puisque c’est assurément à toi qu’on parle, et tu vois deux étudiants qui avancent dans ta direction. Les mains dans les poches, tu leur fais un sourire en leur demandant s’il y a un problème, mais voilà qu’ils avancent rapidement et ne semblent pas prêts à arrêter, te forçant donc à reculer jusqu’à ce que tu quittes le chemin principal. Ils te regardent de haut en bas avec des sourires mauvais, et tu sens que cela n’augure rien de bon.

- Are you sure it’s that guy?

- Pretty sure yep, he’s the one from last year!

- So, how do you like being rejected? Apparently, you got caught with a guy in the middle of the night, and you were crying like a little baby?

- Yeah, didn’t you understand the first time? Like, guys don’t want to be with you, stop trying, it’s fucking gross. It’s really embarrassing to know you’re a prefect when you’re just a pervert, and now you’ve been exposed. The school should just expel you, what if you decide to, like, rape a guy cause you’re just so frustrated that no one wants you? On top of being disgusting, you’re a threat to anyone with a dick!

- Well, you both got yourselves detentions for the next month. I hope you’re happy.

- Haha people sooo don’t care about detention anymore, I hope you know that? You’re useless.

Ton regard accroche quelque chose en arrière-plan. Tu remarques d’abord l’écharpe verte et argent, difficile à manquer, puis la tête de Keith qui s’approche de vous. Tu réalises que c’est probablement la première fois que tu fais un face à face avec lui en plein jour. Tu lèves les sourcils en l’entendant les appréhender. Tu te demandes si les gens savent que la personne qui t’accompagnait est celle même qui est en train de prendre ta défense, mais à voir les réactions des deux étudiants qui t’importunent, ça ne semble pas être le cas. Évidemment. Personne ne s’attaquerait volontairement à Keith. Toi, au contraire, tu es une cible facile. Personne ne répond, mais c’est suffisant pour les faire partir. Tu soupires de soulagement. Décidément, les choses ne vont pas en s’améliorant pour toi. Tu prends alors le temps de réfléchir à ce qui vient de se passer. Alors comme ça, ce petit imbécile est allé raconter que tu venais encore une fois de te faire rejeter après une déclaration foireuse? Tu te serais attendu à mieux venant d’un Poufsouffle. Un comportement du genre n’a pas sa place au sein de votre maison.

Keith te sourit, alors que tu ne bouges pas d’un poil, les mains toujours dans les poches, le visage impassible. En vérité, tu es terrifié. Terrifié des ragots qui vont encore se raconter à ton propos. Tu commences à être heureux que ce soit ta dernière année. Tu observes ton sauveur sans trop être sûr de ce que tu devrais faire. Un Serpentard qui défend un Poufsouffle, c’est surprenant. Un capitaine de Quidditch qui passe souvent par-dessus les règles et qui vole au secours d’un pauvre préfet détesté de tout, c’est encore plus étrange. Tu repenses au fait qu’il a effectivement arrêté de déambuler dans les couloirs la nuit, comme promis, et qu’il ne te manque pas de respect. Et tu sais que tu ne peux pas le laisser se tirer dans le pied encore plus en étant vu en ta compagnie.

- Hi… Keith. Nothing, really. They were not behaving, so I gave them a detention, and they were not very happy about it. As you know, I’m not the most appreciated prefect in the school. So… Anyways, thanks for the support, I’m sure they’re going to think before they do something stupid again.

Tu commences à marcher, le dépassant par le fait même. Tu ne vas certainement pas lui dire qu’il y a de nouvelles rumeurs à ton sujet et, qu’en plus, il est au centre de celles-ci même s’il est encore anonyme. Tu doutes qu’il soit particulièrement touché même si cela venait à se faire savoir, grâce à son statut dans l’école, mais tu ne veux pas prendre de risque. Tu continues donc à marcher, la tête baissée, tentant de cacher la déprime sur ton visage. Dire qu’il est si facile de prendre une situation et de complètement la transformer au point de nuire à la réputation de quelqu’un.
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Hiroyuki Daisuke
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MessageSujet: Re: Guess you could say I was right on time   Jeu 21 Déc - 17:10

Sortant du chemin tracé qui menait au château, tu t’approchas du trio avec une certaine nonchalance. Si tu aurais pu poursuivre ton chemin sans te soucier de ce qu’il se passait, ta conscience ne te l’aurait pas permis. Tu ne connaissais pas spécialement le préfet des jaunes et noirs et tu n’y avais jamais réellement porter attention. Tu savais qu’il était un ami de ton meilleur ami et qu’il était celui t’ayant permis de poursuivre tes escapades nocturnes pendant un certain temps sans te causer trop d’ennuis. Outre cela, tu ne savais rien sur lui. Il t’aurait alors été facile de simplement retourner à l’école, faire comme si de rien était et poursuivre ton train-train quotidien, qui se voulait assez charger entre les nombreux devoirs et entraînements de Quidditch.

Mais voilà que, lors de ta dernière rencontre avec le jeune homme, ce dernier s’était un peu ouvert à toi, abordant des sujets que tu ne comprenais qu’à moitié, votre réalité étant bien différente l’un de l’autre. Tu avais donc pu entrevoir une partie du mal-être qu’il vivait et de l’injustice dont il était victime depuis l’année dernière. C’était donc pour cette raison, avec une touche de culpabilité, que tu avais décidé d’intervenir plutôt que de poursuivre ton chemin. T’approchant d’eux, il ne te fallut quelques mots, qu’une seule phrase en réalité, et d’un regard sévère pour que les deux abrutis quittent la scène. Tu reconnus l’un d’eux comme étant l’un des élèves de ta maison, quant à l’autre, tu n’aurais trop sut dire. Une fois ces derniers partis, tu te rapprochas d’Aaron, ton précédent rictus faisant place à un sourire plus léger. Le saluant, poliment, tu t’enquis quant à ce qu’il s’était réellement déroulé ici, bien que tu en avais ta petite idée. Pour connaître les gens de ta propre maison, la tolérance était une qualité que bien peu d’eux possédaient.

- Don’t thank me, it was nothing.

Et tu étais sérieux. Tu n’avais rien fait de plus que de t’imposer et leur demander de partir, ce qu’ils avaient fait sans même s’obstiner. Tu avais une certaine autorité sur les autres, notamment les plus jeunes, ce qui te venait sûrement de la réputation que tu avais. Tu n’étais pas mauvais, seulement intimidant. Les gens t’appréciaient ou te craignaient, mais, au final, tous avaient entendus parler de toi, sans compter que tu étais l’estimer capitaine de l’équipe des Serpentards.

Tu n’étais cependant pas convaincu de son histoire. Ou, tout du moins, la façon dont il présentait les choses semblaient être assez loin de la réalité. S’il ne souhaitait pas en parler, soit, tu pouvais respecter ce fait, mais tu étais convaincu que ce n’était pas exactement ce qu’il s’était passé. Ton intuition de Serpentard te suggérait qu’il s’était fait embêter par ces deux têtes de cons, ce qui n’était pas impossible. Il t’en avait parlé, brièvement, des moqueries dont il était victime. En y réfléchissant bien, tu le savais, bien avant qu’il t’en parle, qu’il s’était retrouvé contre son gré à être le bouc émissaire de bien des étudiants, celui qui était facile à aller emmerder. Tu n’y avais cependant pas porter d’attention, car sa vie ne t’intéressait pas spécialement. La seule personne dont tu te souciais sincèrement, et avec intérêt, était bien Hayden, ton presque frère. Et peut-être bien ta copine, sûrement même. Elle te plaisait, tu l’appréciais. Elle aussi, tu te souciais d’elle. Sauf lorsqu’elle piquait une crise pour aucune raison valable, ce qui avait tendance à t’énerver.

- Where are you going ?

Tu le rattrapas assez rapidement, en quelques enjambées, pour finalement calquer son rythme.

- Were you going toward the school, ‘cause that’s were I was heading.

Autrement dit, pour l’instant, tu le suivais, comme effectivement, tu en semblais pas avoir tort. Tu aurais aussi pu simplement accélérer le pas et rentrer tranquillement dans ton dortoir, mais voilà qu’encore une fois, tu te retrouvais à discuter avec lui. Ce n’était pas contre ton gré, loin de là, tu n’avais seulement jamais réellement considérer son existence avant maintenant.

- Unless you wanna go back to Hogsmeade ? We could go grab something to drink or I dunno. I don’t have anything plan for today anyway.

Ou, plutôt, tu avais quelque chose de prévu à l’horaire, jusqu’à ce qu’Helen décide de te saouler, assez pour que tu la laisses en plan à l’auberge et que tu prennes la décision de rentrer. À l’heure actuelle, elle était peut-être en compagnie de l’une de ses amies à pleurer ton caractère désagréable. Or, tu n’étais pas quelqu’un de foncièrement mauvais et n’avait jamais cherché à la blesser. Tu agissais ainsi que lorsqu’elle décidait de s’énerver pour une raison aussi futile que stupide, ce qui t’énervait passablement et t’amenait à être désagréable avec elle. Si tu pouvais essayer d’être plus compréhensif, au final, tu ne te tenais aucunement responsable de ces événements.

Et donc, quitte à ne rien avoir à faire, tu envisageas passer un peu de temps avec Aaron. Certes, tu ne le connaissais pas, si tu oubliais les rumeurs qui couraient à son sujet et cette tranche de sa personnalité que tu avais vu quelques nuits plus tôt. Ta soudaine envie d'être en sa compagnie semblait sortir un peu de nul part alors qu'elle était animée d'un peu de culpabilité, car si tu n'avais pas participer aux rumeurs (tu n'en avais rien à faire des autres), tu avais possiblement contribuer à l'image faible que beaucoup avaient de lui alors que tu t'étais longtemps moqué de son autorité. Il n'y avait pas que ça, tu n'étais pas celui qui prenait en pitié les autres. Disons seulement que tu trouvais injuste le traitement dont il étais la victime et, étant de nature particulièrement sociable, apprendre à connaître de nouvelles personnes ne t'était pas désagréable.
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Kinjo Akito
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MessageSujet: Re: Guess you could say I was right on time   Ven 29 Déc - 15:42

Tu ne te retournes pas lorsqu’il te demande où tu vas, mais tu es surpris de voir que, rapidement, il est à tes côtés et marche près de toi comme si vous étiez deux bons amis. En l’entendant te demander où tu vas, ton premier réflexe est de lui dire que non, en fait, tu retournais à Poudlard, mais que tu faisais simplement patrouiller le secteur. Mais voilà qu’il te propose de t’accompagner de toute façon si tu décides d’y retourner. Tu fronces les sourcils en le regardant en biais. Honnêtement, tu ne comprends pas ses intentions. Tu ne vois pas pourquoi ce type, avec la popularité qu’il a, peut bien vouloir traîner avec toi, qui est définitivement le préfet le moins prit au sérieux de toute l’histoire de l’école.

Tu trouves étrange qu’il soit à Pré-au-lard sans avoir aucun plan. Il est toujours en train de traîner avec sa bande, et toujours entouré de gens lorsque tu le croises furtivement. Tu es convaincu que s’il avait le choix, il irait certainement traîner avec eux plutôt que de perdre ton temps avec toi. Tu réfléchis un instant à la meilleure chose à faire. Tu retournais à l’école, mais ta petite altercation t’a empêché d’aller acheter du papier parchemin et une nouvelle plume pour remplacer celle que tu as cassée par accident. Tu n’auras pas d’autre occasion d’y retourner avant plusieurs semaines, et tu n’as donc pas trop le choix.  Tu as déjà utilisé la majorité de tes parchemins pour autre chose que tes cours. Tu soupires et plonges tes mains dans tes poches avant de tourner les talons.

- Yeah… I was going back to Hogsmeade. I need to buy new quills and paper, so… Tag along if you want.

Tu te mets à marcher dans la direction oppose pour retourner au village, qui grouille encore d’étudiants. Tu gardes un œil ouvert car, après tout, tu es préfet, mais tout semble bien se passer. Les élèves problématiques semblent être plus intéressés à te causer des problèmes personnellement plutôt que d’en créer entre eux.

- So… I’m surprised you’re not hanging out with your friends. You always have a lot of people around you, it’s strange to think that you came to Hogsmeade without having any plans or friends to be with.

En réalité, la question que tu te poses vraiment, c’est pourquoi il décide de prendre ce temps libre et le passer avec toi. Après tout, vous n’avez pas l’occasion d’aller à Pré-au-lard à toutes les semaines. Tu finis par repérer la petite boutique, qui est beaucoup moins achalandée que chez Zonko, ou Honeydukes. Ce n’est pas étonnant. Les élèves préfèrent acheter des farces et attrape ou des bonbons lorsqu’ils en ont l’occasion, plutôt que de se casser la tête avec du papier et des plumes. Personnellement, tu aimes cette boutique. Elle est tranquille et sent le parchemin, ce que tu adores. Tu entres en saluant le vendeur, qui te reconnais car tu es un excellent client, et zyeute un peu la marchandise.

- Hey Aaron, how’s it going? Already used all the parchment paper you bought the last time? Have you been writing more stuff, I’d love to read it!

- I’m doing okay, thanks. And yes, I did, unfortunately… Or fortunately? I guess it means I was inspired. I’d like to get more, for my homework this time. I’m thinking maybe I should get a notebook. I’ll bring some of my stuff next time. I also need quills.

- You know I got all you need right here. I’ll give you a discount since you always buy so much paper, and choose any notebook you want, it’s on me. And is that your friend? I don’t remember you!

- Uh… Yeah, I mean, he’s from the school, obviously. Keith. Yeah.

- Nice to meet you! Guess what, I’ll give you a discount too, since you’re Aaron’s friend. Oh I’m sorry, I have a customer, I’ll talk to you later.

Tu restes silencieux, un peu mal à l’aise. Tu aimes beaucoup George, qui s’occupe de la boutique. Il te connaît depuis plusieurs années, car tu passes toujours au magasin. Il est aussi un fervent lecteur de tout ce qu’il trouve et bien qu’il ait mit du temps à te convaincre, tu as fini par lui faire lire tes écrits. Apparemment, il les apprécie beaucoup. Il est aussi au courant de certaines choses qui se passent dans ta vie, et est un peu devenu l’un de tes confidents. Ou peut-être le seul. Tu sais que c’est un peu étrange, mais ça ne te dérange pas trop. Tu as remarqué le clin d’œil qu’il t’a fait en demandant si Keith était ton ami. Il est au courant de tes préférences et t’as toujours montré beaucoup de support. Il doit penser que quelque chose se trame entre vous deux. Tu marches tranquillement, faisant glisser tes doigts sur les cahiers de note en cuir jusqu’à ce que l’un d’eux attire ton attention.

- Hm, sorry, it must be boring for you. Do you need anything? You should take this opportunity, he doesn’t give discounts that often.
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Hiroyuki Daisuke
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MessageSujet: Re: Guess you could say I was right on time   Sam 30 Déc - 1:12

L’idée de retourner à Pré-au-Lard n’était pas déplaisante, ne serais-ce que parce que les occasions ne se présentaient pas si souvent. Si tu n’y étais plus, c’était seulement que tu te voyais mal y traîner seul et que tu avais cherché à fuir ta copine, qui semblait décidé, depuis quelques temps, à faire de ta vie un enfer. Le pire dans tout cela, c’était sûrement qu’elle essayait de te manipuler émotionnellement, cherchant à faire de toi le coupable et à attirer la pitié. C’était triste pour elle, tu n’étais pas du genre à prendre les autres en pitié, et puis, tu ne faisais pas non plus dans les états d’âme. Qu’elle râle comme elle veut, elle était la pire d’entre vous deux.

Si toi tu avais proposé d’aller boire un verre (non-alcoolisé, bien évidemment, tu étais encore mineur), lui, il avait besoin d’aller s’acheter du parchemin et des plumes. Tu haussas les épaules. Pourquoi pas après tout. À bien y repenser, tu avais sûrement besoin d’un peu de parchemin. La majorité du temps, lorsque tu n’en avais plus, tu faisais les beaux yeux à Hayden et il t’en fournissait après t’avoir sermonner, encore. Or, tu allais le rendre fier, tu allais toi-même t’en acheter.

Un léger sourire apparaît sur tes lèvres alors que le jaune et noir se demande ce que tu peux bien faire, seul, alors que vous aviez la possibilité de sortir du château cette fin de semaine. La question était légitime, comme il soulignait aussi que tu étais bien souvent accompagné. C’était vrai, tu étais souvent entouré de bien des gens. Or, tu n’étais pas certain de réellement pouvoir les considérer comme des amis. Tu étais assez proche de ton équipe de Quidditch, après tout, tu étais leur capitaine, bien que le caractère de certains en venaient à t’énerver par moment. Et sinon... Il y avait Hayden, sans aucun doute. Yohan aussi, que tu supportais très bien, malgré la mauvaise réputation qu’il pouvait avoir. Il y avait cependant des avantages. Lorsque vous étiez ensemble, personne n’osait venir vous embêter.

- I actually had something planned, but it involved my crazy girlfriend. She was getting on my nerves with her non-sense and started doing a scene at the Three Broomsticks Inn. Soooo, ehh, I left.

Tu avais dit cela le plus naturellement du monde, ce qui était le cas. Ce n’était pas la première fois qu’elle piquait des crises pour un peu tout et n’importe quoi et tu avais plutôt tendance à ignorer jusqu’à ce qu’elle se calme. Jusqu’à ce jour, cette technique s’était montrée infaillible. Tu évitais de mourir sous l’impulsion de sa colère et elle revenait toujours vers toi de toute façon.

Vous arriviez finalement à une petite boutique où tu n’avais pas souvent mis les pieds. Or, cela ne semblait pas être le cas d’Aaron alors que le propriétaire du commerce le reconnu immédiatement. Tu écoutas donc attentivement l’échange, en profitant pour en apprendre un peu plus sur le préfet. Comme ça, il écrivait beaucoup, ce qui n’était pas spécialement ton cas. Tu étais intelligent et appliqué dans tes cours, cependant, tu préférais clairement te retrouver sur un terrain de Quidditch plutôt que d’écrire tu ne saurais trop quoi. Suite à la brève présentation de toi que fais Aaron, tu t’approches du monsieur pour lui tendre la main avec un large sourire agréable.

- Keith Hiroyuki, nice to meet you.

Il vous abandonna ensuite alors qu’il t’annonçait que toi aussi, tu aurais droit à un rabais. Tu en profiterais donc sûrement pour acheter une plume supplémentaire et un peu d’encre. Suivant du regard le jeune homme que tu accompagnais, tu portas aussi une attention particulière sur les cahiers de note, ce que semblait être venu chercher ce dernier.

- I don’t see why it should be boring for me. Oh, and look, that one looks great.

Entre tes doigts, tu prends un cahier. Il est noir, la reliure en cuir, assez banal somme toute, mais d’un format style livre de poche. Tu le lui tends, cherchant à te rendre utile. S’il en choisissait un autre, tu n’en serais pas insulté non plus. Tu cherchais surtout à faire la discussion et qu’il cesse de croire que tu n”étais là pour tu ne savais trop quelle raison pouvait-il trouvé. Bon, ce n’était pas ton endroit préféré à Pré-au-Lard, mais étant un jeune homme curieux, tu ne t’es jamais privé de nouvelles activités. Et tu considérais celle-ci comme une nouvelle activité, à savoir aller chercher des effectifs scolaires avec... Ce n’était définitivement pas un ami, disons plus connaissance. Celui que tu avais emmerdé beaucoup trop longtemps.

- From what I’ve heard, you like to write, is that so ? Are you trying to write a book or something ?

Tu continuais d’observer la boutique tout en t’intéressant sincèrement à la réponse qu’il pourrait te donner. Si tu pouvais te montrer horrible par moment, au final, tu n’en restais pas moins une personne sociable et sympathique qui, si ignorait la présence des autres la majorité du temps, appréciait cependant en apprendre plus sur les gens qu’il pouvait apprécier. Bon, Aaron ne faisait pas nécessairement parti de cette catégorie, sûrement parce que vu votre précédent, il n’aimerais sûrement pas y être. Il était dans une catégorie un peu à part, celle qui existait grâce à ta culpabilité.

- Could I read it ?

C’était peut-être un peu effronté de ta part alors que tu le connaissais peu et que c’était sûrement secret. Or, tu n’avais jamais été de ceux se souciant de ce genre de détail. Curieux et honnête, tu ne voyais pas ce que tu avais à perdre à demander.
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Kinjo Akito
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MessageSujet: Re: Guess you could say I was right on time   Dim 31 Déc - 1:50

Tu te retournes, saisissant le cahier de note dans tes mains. Il est plus petit que l’autre, mais ça le rend plus facile à transporter. Tu observes un peu sa reliure, tourne rapidement les pages. Le parchemin est de bonne qualité, et le cuir est solide. Tu sais que Keith l’a probablement pris au hasard, mais il a fait un bon choix. Un sourire se dessine au coin de tes lèvres, alors que tu lui lances un ‘’not bad’’. Tu es un peu surpris alors qu’il te pose des questions sur tes écrits mystérieux. Tu dois dire que ça ne te fait pas vraiment plaisir. Tu lui tournes le dos, glissant tes doigts sur les parchemins qui défilent près de toi, et évite son regard.

- … Not really. I’m just writing whatever comes to my mind. And for that reason, no, sorry, you can’t read it. I don’t really know you, and… It’s very personal.

Tu n’essaies pas d’être désagréable ou quoi que ce soit du genre, mais c’est la stricte vérité. Tu n’as pas envie de dire oui seulement pour bien paraître et ensuite trouver des excuses, et tu as l’impression que Keith n’est pas du genre à oublier ou abandonner. Tu préfères être honnête avec lui. Tes écrits contiennent tes pensées et tes émotions. Si tu les partages avec George, c’est parce qu’il ne te juge pas et qu’il est au courant de ce qu’il se passe dans ta vie. De toute façon, tu sélectionnes évidemment ce que tu lui fais lire, les choses plus légères, les bouts de poème, ce genre de choses.
Tu finis par arriver aux plumes et tu en choisis une qui n’attire pas trop l’attention, noire et bien ordinaire. Tu achètes toujours des plumes similaires qui, tu trouves, glissent très bien et ne font pas couler l’encre trop vite. Une question te passe à l’esprit et tu hésites avant de la poser, mais c’est plus fort que toi.

- I was wondering… You talked about your girlfriend earlier. Should you talk about her this way..? I mean… Aren’t you supposed to love her? I wouldn’t call my b… my significant other crazy, it’s not very nice…

Tu décides de te fermer la bouche à ce moment-là. Tu viens de lui dire que vous ne vous connaissez pas vraiment, et voilà que tu te permets de lui faire la morale sur sa relation amoureuse. Tu marmonnes un ‘’sorry, it’s none of my business’’ en ramenant tes futurs achats vers toi. Tu as terminé, et George va te faire livrer le papier dont tu as besoin plus tard. Alors que tu te retournes pour aller vers le comptoir caisse, la porte d’entrée s’ouvre à la volée, laissant apparaître une fille qui a vraisemblablement l’air frustrée et qui a pleuré. Ou, du moins, ses yeux rouges laissent présumer que c’est le cas.

- KEITH HIROYUKI. How DARE you!

La fille s’avance d’un pas décidé alors que les quelques clients, ainsi que George, la regardent avec de grands yeux. Cet endroit est généralement calme et la soudaine énergie négative ne fait plaisir à personne. Elle arrive rapidement jusqu’à vous et te lance un regard furtif avant de décider de t’ignorer, comme la plupart des gens font. Tu restes donc planté là, les bras pleins de matériel, alors que la brunette explose.

- You left me ALONE. Do you know how humiliating it was? EVERYONE WAS LOOKING AT ME.

Tu fronces les sourcils en la regardant. Finalement, peut-être qu’elle est effectivement un peu folle. À la regarder aller, les gens ne devaient pas la regarder parce que Keith l’a laissée en plan, mais probablement parce qu’elle a fait une scène du genre.

- And what do I see? You left me all alone to go hang out with this guy! What are you even doing here, you’re not a nerd like him. Ugh I’m SO embarrassed. Oh my God, what is wrong with you!?

Tu ne dis toujours rien, mais tu commences à être agacé. Si elle n’arrête pas dans la minute qui vient, tu n’auras pas le choix de reprendre ton rôle de préfet et de faire quelque chose pour régler la situation, qu’elle soit personnelle ou pas.
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Hiroyuki Daisuke
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MessageSujet: Re: Guess you could say I was right on time   Dim 31 Déc - 2:53

Tu hoches la tête à sa réponse. Bien évidemment que ta question avait été effrontée et tu ne t’étais pas attendu à ce qu’il accepte. Or, tu avais un sincère intérêt à la chose et tu t’étais donc dit que tu n’avais rien à perdre à tenter le coup. Tu lui offris donc un sourire, l’air de dire qu’il n’avait pas à s’excuser, que tu comprenais sa décision. Vous n’étiez définitivement pas ami, tout juste connaissances, et donc, tu ne pouvais tout de même pas t’imaginer qu’il t’accepterait aussi facilement dans sa vie personnelle. Tu t’étais tout simplement dit que s’il s’agissait d’une histoire de fiction, peut-être bien aurais-tu pu y lire un bout. Mais voilà qu’il s’agissait plus de pensées qu’autre chose et si tu te fiais à la conversation que vous avez eu dans le noir, quelques nuits plus tôt, ce ne devait pas être particulièrement joyeux.

Optant finalement pour une plume supplémentaire et un encrier, tu prends ces derniers dans tes mains alors qu’Aaron semble lui aussi prêt à payer puis rentrer vers le château. La plume que tu fais tourné dans ta main est d’un vert foret avec un design subtile en noir. Tu étais un Serpentard et fier de l’être, et puis, tu aimais bien le vert.

La question du jeune homme te force à t’immobiliser, les sourcils légèrement froncés. Étais-tu sensé aimer ta copine ? Oui, certainement, c’était du moins ce que les conventions sociales demandaient. Seulement, étais-ce réellement le cas ? Pas spécialement. Tu l’appréciais Helen, la majorité du temps, lorsqu’elle ne faisait pas une scène devant tout le monde. Elle était gentille, lorsqu’elle y mettait du sien. Et puis, elle était jolie. En réalité, tu ne sais pas trop pourquoi ni comment s’est arrivé, vous deux. D’un an ta cadette, elle a commencé à venir te voir, entre les cours, discutant avec toi et s’intéressant à ta personne. Et, au final, tu t’es mis à avoir un peu d’affection pour celle-ci et apprécier de passer du temps en sa compagnie. Elle aimait discuter et semblait toujours avoir un sujet à aborder, et donc, être avec elle n’était pas ennuyant. Avec le temps, il t’avait été aisé de voir qu’elle semblait vouloir plus et tu avais donc décidé de lui laisser sa chance. Tu l’appréciais, c’était un fait, mais de là à parler d’amour... Ce n’était pas tout à fait le cas.

- Sure, it isn’t nice, but she seriously deserves it. I don’t know how she acts, in the Hufflepuff living room, but she can be a real pain in the ass sometimes. She may seem all sweet and lovely, the truth is a little bit different.

Un soupire franchit tes lèvres. En cet instant précis, tu te demandes bien ce que tu fais encore avec elle. Pire encore, c’est bien la première fois que tu laisses entendre à d’autre que votre relation ne va certainement pas aussi bien qu’elle le prétend, et que toi aussi, au final.

Tu allais ajouté autre chose, comme pour expliquer plus clairement ce que tu pensais de tout cela, mais voilà que la porte de la boutique s’ouvre avec violence, faisant passer ce que tu identifias rapidement comme étant Helen. Elle a pleuré, bien évidemment. Tu ne croyais cependant pas qu’elle irait jusqu’à te retrouver, pas maintenant du moins. Normalement, elle pleurait un bon coup, ventilait avec sa meilleure amie et attendait d’avoir meilleure mine avant de revenir vers toi et d’assumer à moitié que tout ce brouhaha entre vous deux n’était que de sa faute. Elle était celle qui s’énervait sur des futilités, pas toi.

Tu roules les yeux alors qu’un soupire franchit tes lèvres. Tu as franchement envie de lui dire de dégager, ou, tout du moins, d’au minimum baisser le ton. Vous êtes dans une boutique normalement tranquille, silencieuse, et voilà qu’elle, elle se permettait de gueuler comme si elle était la reine du monde. Tu encaisses ce qu’elle te dit, ta mâchoire venant se serrer alors que tu n’apprécies pas spécialement la façon dont elle parle d’Aaron. Si tu n’étais pas spécialement agréable toi-même vis-à-vis de l’autorité, tu ne t’es jamais permis de l’insulter, ce n’est pas dans tes habitudes ni dans ta personnalité. Et elle, qu’elle lui manque ainsi de respect, dans sa face en plus, t’énerve un peu. Plus que tu ne voudrais l’admettre en réalité. Il ne méritait clairement pas que les autres se moquent de lui ainsi et plus le temps passe, et plus tu t’en veux de tout ce que tu as pu lui faire subir.

Tu t’étais rapprochée d’elle et tu finis par l’agripper par le bras, attirant son attention. Ton visage est neutre, et tu sembles beaucoup trop calme pour que cela soit rassurant.

- I thought you’d be glad, everyone was looking at you. Isn’t it the only reason why you came to me in the first place ?

Elle se tait alors que tu la toises du regard. Si tu sembles calme, en apparence, une flamme s’anime derrière ton regard, lui faisant rapidement comprendre qu’elle venait d’atteindre tes limites.

- Wasn’t it all you wanted ? Popularity ? To be seen by everyone with me ? You’re not fooling anyone here, you came to me as soon as I got promoted as the Quidditch team’s captain.

Un rictus apparaît finalement sur tes lèvres. Ce que tu peux être désagréable lorsque tu y mets un peu du tien. Ton ton, toujours aussi calme, laisse cependant entendre que trop c’est trop et que tu étais plus qu’agacé de sa présence ici.

- You’re the only one to blame in this whole story. You keep acting like you’re the center of the universe while people wouldn’t actually care about who you are if it wasn’t for me. They don’t even know you’re name, for most of them, you’re just known as Keith’s girlfriend.

Elle ne semble pas apprécier que tu lui dises ses quatre vérités et tire sur son propre bras, te forçant à la relâcher. Elle ne te répond pas, sûrement trop insultée, et s’avance vers Aaron, dardant son regard sur ce dernier et pointant sur lui un doigt accusateur.

- It’s all YOUR fault ! Since that they you threaten him, he started acting weird. So what is it all about ? You think MY boyfriend is your kind of guy ? Didn’t you get the memo ? Guys are disgusted by you. You’re gross. You’re a pervert that doesn’t seem to take no as an answer. You shouldn’t be a prefect, who knows what you’re doing in dark alleys.

Tu fulmines. Même toi qui t’était énervé contre Aaron ne t’était pas montrer aussi horrible vis-à-vis de sa personne. Tu t’approches à nouveau d’elle, te trouvant désormais dans son dos. Tu lui prends le bras, sans la ménager, et la tire vers toi, bien décider à la forcer à quitter les lieux.

- That’s enough, shut your mouth.
- What the hell is wrong with you ?
- You’re what’s wrong.

Elle tire à nouveau sur son bras et, alors que tu ne veux pas lui faire de mal, tu n’es quand même pas si méchant, tu la relâches.

- Why the hell are you hanging out with him ? Aren’t you scared ? From what I’ve heard, once you’re alone with him, he won’t even think twice before taking advantage of you.

Tu es sidéré. Non pas parce que tu croyais le préfet capable de telles choses, mais de part l’horreur que tu entendais. Depuis quand les gens étaient-ils devenus aussi horribles ? D’où sortaient ces rumeurs dégradantes et bien évidemment blessantes ? Qu’avait bien pu faire Aaron pour mériter tant de haine ? Tu te le demandes, sincèrement.

Et là, tout de suite, tu as bien envie de jeter la jeune femme hors de la boutique.
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Kinjo Akito
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MessageSujet: Re: Guess you could say I was right on time   Dim 31 Déc - 4:35

L’échange entre le couple te rend particulièrement inconfortable. Tu continues à te dire que tu ne comprends pas ce qu’ils font ensembles. Ils ne se rendent clairement pas heureux et tu ne vois donc pas le lieu d’être de leur relation. Tu es étonné que Keith puisse être aussi méchant dans ses propos envers la personne sensée partager sa vie, mais à bien y réfléchir, il n’est pas un Serpentard pour rien. Tu commences à t’éloigner tranquillement, désirant payer tes effets personnels et passer à autre chose, mais voilà que la fille se tourne vers toi et t’apostrophe. Tu soupires en entendant ses propos, que tu entends pour la deuxième fois en l’espace de quelques heures. C’est quelque chose de tristement normal, pour toi. Tu ne sais plus combien de fois on t’as balancé gratuitement des trucs du genre.

Tu ignores pourquoi tu te retrouves mêlé à cette histoire. Ce n’est pas comme si tu avais demandé à Keith de t’accompagner, c’est plutôt lui qui a insisté pour t’accompagner. Tu pensais que rendu à cette époque, les gens seraient plus ouverts d’esprit. Mais non, on te traite comme si tu avais un virus mortel. Tu vois George du coin de l’œil, qui s’apprête à intervenir, mais tu lui fais signe que tout va bien. Il est au courant que les choses ne vont pas très bien pour toi, mais c’est la première fois qu’il assiste à ce genre de scène et qu’il entend les choses que tu te fais régulièrement dire toutes les semaines. Tu te rends jusqu’au comptoir pour déposer tes choses et tu retournes vers la source de conflit, te contentant de glisser tes mains entre eux pour les séparer. Cette fille a bien beau être une imbécile, la violence n’est pas tolérée.

- Excuse-me, miss, but whether I should be a prefect or not is none of your concern. You seem to forget, though, that I have authority over you. And right now, you’re causing a scene, disrupting peace, and causing problems. I’m going to ask you to head back to school right now, and you’re getting a detention. I don’t think I need to explain why.

Tu lui pointes la sortie, mais elle refuse de bouger et s’apprête à répondre. Tu as soudainement un élan de courage et tu roules les yeux avant de la pousser délicatement vers la porte.

- Yes, I have the right to do what I just did and if I were you, I’d shut my mouth and listen to avoid getting in more trouble. Also, by the way, I did get the memo, thanks for reminding me. All I have to ask is for you to find one person I actually tried to hit on in a dark alley. And don’t get all worked up because you hate the idea that a guy could be more satisfying than you.

- …FUCK YOU BOTH.

Sans rien dire de plus, elle tourne les talons et sort en claquant la porte. Tu retournes au comptoir en silence, fier de toi. Tu sens que c’est bien parce que Keith était là que tu as trouvé le courage de répondre de la sorte à cette fille. George te fait un sourire et lève la main pour que tu frappes dans la sienne, fier, lui aussi, que tu te sois défendu. Tu paies tes choses rapidement et tu lances un regard à Keith.

- Sorry but I’ll go back to Hogwarts now. Thanks for tagging along, I guess. See you around.

Tu prends tes choses et tu quittes la boutique sans lancer un regard derrière toi. La vérité, c’est que tu es sur le point d’éclater en sanglot. Même si tu es satisfait de ta réaction, tu en as plus qu’assez de devoir faire face à ce genre de situation, particulièrement lorsque tu n’as rien fait pour le mériter. Tu songes même à tout simplement quitter. Après tout, tu as le droit d’abandonner ta scolarité rendu à ton âge.
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Hiroyuki Daisuke
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MessageSujet: Re: Guess you could say I was right on time   Mar 2 Jan - 3:59

Là, maintenant, alors que tu cherchais à la faire sortir de la boutique, tu te demandais sincèrement ce que tu pouvais bien faire avec elle. Si tu n’étais pas considéré comme l’élève le plus agréable qui soit, jamais t’étais-tu montré aussi méchant, gratuitement qui plus est, vis-à-vis quiconque. Le désintérêt était ton mot d’ordre et tu ne t’embêtais pas de rumeur et autres. Ta copine semblait bouillonner à l’intérieur (et même à l’extérieur) mais, pour être franc, tu n’en as pas grand-chose à faire pour l’instant.

Au final, tu te sens coupable, un peu, que d’être en présence d’Aaron. Si tu avais poursuivi ta route comme prévu, il ne se serait sûrement pas fait insulter de la sorte par celle que tu désignais comme ta folle de petite-amie. Sûrement comprenait-il maintenant pourquoi tu te permettais de la surnommer ainsi. Jalouse et particulièrement possessive, si tu étais convaincu qu’elle t’avait approché au départ pour ta popularité grandissante, semblait se désoler de celle-ci désormais. Elle n’aimait pas tes responsabilités qui t’éloignaient d’elle pas plus qu’elle appréciait que d’autres filles te tournent autour. Or, elle avait été parfaitement consciente de ces choses lorsque vous avez débuté votre relation. Elle avait changé, un peu, avec le temps. Si tu ne l’avais jamais réellement remarqué, aujourd’hui, tu l’avais reçu comme une chaudière d’eau froide.

À ta plus grande surprise, tu entends Aaron s’exprimer derrière toi. Pour l’une des rares fois, tu l’entends comme le préfet qu’il est. Bon, il a déjà essayé avec toi, cependant, comme la petite merde que tu es, tu as tout simplement préféré lui rire au visage alors que tu savais pertinemment que s’il s’opposait à toi, lui aussi subirait des conséquences de t’avoir laisser vagabonder aussi longtemps. Tu l’écoutas donc, attentivement, alors que le visage d’Helen se décomposait. Tu te demandas vaguement quand était-elle devenue aussi méchante. Agissait-elle aussi ainsi, dans ton dos, vis-à-vis des autres filles qui pouvaient te tourner autour ? Tu te le demandais et cela venait t’inquiéter un minimum. Humiliée plus qu’elle ne l’avait été par ta faute (surtout la sienne) précédemment, elle décida de quitter la boutique, non sans vous insulter au passage.

Quant à Aaron, il paie rapidement ses choses avant de disparaître.

Déposant les tiennes sur le comptoir, tu t’excuses au vendeur, en lui signifiant que tu as un petit quelque chose à t’occuper et que cela semble urgent. Il comprend rapidement que tu parles bien d’Aaron (et non pas de l’autre folle) et il te suggère de ne pas le laisser seul. Tu es sceptique, bien que tu puisses comprendre, peut-être un peu, alors que votre conversation précédente au milieu de la nuit te revient en tête.

Tu sors donc de la boutique, avançant d’un pas rapide en cherchant le préfet des Poufsouffle du regard. Étant particulièrement grand et lui aussi, tu le retrouves assez rapidement et te dépêche de revenir à sa hauteur.

- Why did you run off like that ?

Pour la seconde fois aujourd’hui, tu suivis son rythme, calant ton pas au sien, t’assurant de ne pas te laisser distancer. Tu comptais te rendre à Poudlard, de toute façon, et suite à sa dernière altercation, tu n’avais pas spécialement envie de le laisser rentrer seul. Qui sait sur qui pourrait-il bien tomber sur son chemin du retour. Tu croyais sincèrement que cela en était assez pour aujourd’hui.

- Aaron, I wanted to say that I’m sorry. If I haven’t tag along, she wouldn’t have targeted you like that. So, in her behalf, since I know she won’t do it, I’m sorry. And I’m also saying that on my behalf, since she acted that way because I was with you.

Tu aimais te consoler en te disant qu’elle ne pouvait pas être si horrible que cela et qu’elle ne l’aurait jamais accusé de telles horreurs si ce n’avait pas été que tu l’avais abandonné au milieu du restaurant et si tu ne t’étais pas retrouvé par la suite de celui qui, simplement en faisant son travail, avait réduit de beaucoup vos rencontres.

- Y’know, you should talk like that more often. I know you’re actually a nice guy, but it doesn’t always play in your favor.

Tu avais enfoncé tes mains dans tes poches après avoir remonté ton foulard vert et argent devant ton nez, te soustrayant du froid qui apparaissait lentement mais sûrement alors que les semaines s’enchaînaient.
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Kinjo Akito
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MessageSujet: Re: Guess you could say I was right on time   Mer 3 Jan - 3:47

Tu marches d’un pas rapide ou du moins, le plus rapide possible sans tout faire tomber sur le sol. Tu veux simplement retourner à l’école et t’enfermer dans ton dortoir, qui va évidemment être vide puisque tout le monde est en train de s’amuser à Pré-au-lard au moment même. Tu fermes les yeux en entendant la voix qui commence à t’être familière, sans toutefois t’arrêter de marcher. Il ne semble pas être capable de lire l’atmosphère autour de toi. Tu as besoin d’être seul. Tu ne réponds pas et tu te contentes de marcher. Tu n’as pas envie de faire une crise de larmes. Tu étais déjà embarrassé lorsqu’il t’a surpris et tu te trouvais dans le noir complet. Hors de question de le faire en plein milieu du chemin qui retourne à l’école, en plein jour, avec des étudiants qui peuvent passer par là à tout moment.

Il continue de parler. Tu écoutes, mais tu ne le regardes pas. Il se retrouve encore à te faire des excuses que tu n’as pas demandées. Tu t’en fiches. Les excuses n’arrangent rien. Tu es rendu tellement habitué à ce genre d’attaque personnelle et gratuite que demander pardon ne fait pas grand-chose. Tes doigts se serrent sur les parchemins et le cahier de notes que tu viens de te procurer et de te faire offrir. Tu aimerais qu’il cesse de parler et qu’il retourne vaquer à ses occupations. Tu es sur le point d’exploser. Tu accélères la cadence, mais il égalise ton pas chaque fois, ne te quittant pas d’une semelle.

Tu t’arrêtes subitement et fait volte-face. Ton changement de parcours est si soudain que Keith s’écrase contre ta poitrine, n’ayant pas eu le temps de lui-même s’arrêter. L’impact te fait reculer, et fait tomber certaines de tes choses au sol, que tu ramasses rapidement. Ton regard se plante dans celui de l’étudiant, et il se veut être dur.

- Please, don’t give me that crap. She’s not sorry. She’ll never be. Those words are empty. Why are you taking your time to run after me when you’re also clearly aware of that? Being with you or not wouldn’t change anything. Those two kids earlier, they pretty much said the same things to me. I don’t even know them. You think they’re sorry for what they did? No, they’re not. And she’s not either. This is what I have to deal with daily. Apologizing isn’t going to fix it, it’s not going to make things better. Trust me.

Tu recules en l’observant. Tu en as assez eu. Tu n’acceptes pas qu’on vienne critiquer ton comportement, ou commenter celui-ci, alors que tu n’as rien fait qui puisse te provoquer autant de tort. Tu souhaites arrêter de parler, mais il est trop tard. Il semblerait que tu te sentes toujours poussé à vider ton sac en sa présence, pour une raison qui t’échappe.

- Also, ‘’it doesn’t play in my favor’’? Being nice doesn’t work. Being mean doesn’t work. Being the way I am simply doesn’t play in my favor. So what am I supposed to do then. Disappear? Maybe that’s what I should do. You’re telling me to be ‘’less nice’’ with people when you’re the first one who ridiculed my attempts at having more authority. You’re saying sorry now because you pity me after what you witnessed the other day. Strange thing that people don’t really care or think about the pain they cause until it actually jumps in their face and it makes them feel awkward enough to realize they did something wrong. But yes. Sure. I’ll change my attitude. Cause it’s going to change the fact that I’m attracted to guys, and then people will stop treating me like I have a disease. Because, it’s well known you know, me being gay means that I’m running after every guy and have no self respect at all. So of course I should change that, because I’m choosing to be this way right now and I’m bringing all this upon myself.

Un silence lourd s’installe alors que vous vous faites face. Tu as le souffle court car tu viens de tout déballer en prenant à peine le temps de respire. Tu sens son regard sur toi, et tu détournes rapidement le tiens. Tu sens cette sensation familière qui te monte aux yeux et tu te mords l’intérieur de la joue pour éviter la déversement torrentiel. Malgré les efforts, c’est trop tard. Tu éclates en sanglot. Tu entends des voix qui s’approchent et tu quittes le chemin pour les éviter, te réfugiant derrière un gros arbre qui te donne un peu d’intimité. Et dire que tu espérais te rendre à ton lit avant d’exploser en public. Encore une fois, Ketih s’est donné comme tâche d’aller te piquer juste au bon endroit pour tout faire sortir. Oh, tu sais que ce n’est pas sa faute. Tu lui en veux encore d’avoir agi comme il l’a fait mais depuis votre rencontre nocturne, il est gentil avec toi. Le vase a tout simplement débordé au mauvais endroit au mauvais moment.
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Guess you could say I was right on time
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