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 Sorry for interrupting

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Kinjo Akito
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MessageSujet: Sorry for interrupting   Jeu 21 Déc - 0:56

Tu te lèves, les yeux collés, et te diriges péniblement vers ta minuscule salle de bain pour prendre une douche qui, malheureusement, ne te réveille pas particulièrement. Tu te coiffes rapidement, aplatissant tes cheveux sur ta tête à l’aide d’un bonnet. Tu prendras un café une fois rendu chez Kei, car c’est ce que tu fais depuis plusieurs mois déjà. Cela fait déjà plus de sept mois que tu es employé dans la compagnie et que tu gères l’horaire de Daisuke, et les choses vont plutôt bien. Depuis le jour où tu l’as traîné (en suivant sa volonté) dans les bureaux de l’agence malgré le fait qu’il ait été malade comme un chien, tu n’as plus fait d’erreur. Même que Daisuke est reconnu pour être toujours à l’heure là où on l’attend. Bien entendu, personne ne mentionne que c’est grâce à toi, car tu fabriques et gère son horaire à la perfection, mais ça ne te dérange pas. Si les gens apprécient sa ponctualité, c’est que tu fais quelque chose de bien.

Au niveau de votre relation, tout fonctionne bien aussi. Vous avez une relation très amicale et même s’il vous arrive parfois d’avoir des opinions divergentes, tu arrives à lui faire entendre raison. Il n’y a qu’un seul petit problème : plus le temps passe, plus tu l’apprécies. Si tu arrives généralement à passer par-dessus tes sentiments, il t’arrive tout de même parfois de le regarder et de sentir ce douloureux pincement au cœur. Tu fais de ton mieux pour réprimer tes sentiments naissants que tu refuses de laisser naître, et tu réussis bien car personne ne se doute de quoi que ce soit.
Parfois, Daisuke te rend confus. Plus le temps passe, plus il est à l’aise avec toi. Tu as découvert assez vite qu’il est une personne très tactile. C’est la même chose de ton côté, mais tu n’es pas nécessairement habitué à ce que les autres le soient. Tu ne sais pas si c’est parce qu’il a une personnalité charmante en général, mais il lance parfois des blagues ou des commentaires qui sont ambigus et qui te font te poser des questions. Se pourrait-il qu’il veuille subtilement dire quelque chose..? Tu secoues la tête. Impossible.

Tu enfiles tes vêtements et en moins de trente minutes tu es en chemin vers son appartement. Au moins, tu n’as pas besoin de sortir du bâtiment pour te rendre jusqu’à chez lui, ce qui t’arrange. Il est assez tôt le matin, comme d’habitude, et il fait particulièrement froid en cette journée de Novembre. Tu laisses toujours des muffins et autres trucs du genre chez lui, pour que tu puisses manger un morceau après ton arrivée. Tu as l’estomac trop noué lorsque tu viens de te lever pour être capable d’avaler quoi que ce soit.

Une fois devant la porte, tu sors tes clés et tu t’invites à l’intérieur sans cogner. La majorité du temps, Kei est affalé sur le canapé devant la télé, habitude qui n’a pas changée depuis le premier jour. Tu remarques d’abord l’odeur de nourriture, que tu trouves étrange. Si ça ne sent pas le brûlé, c’est qu’il y a quelque chose qui cloche. Tu enlèves tes bottines et marche jusqu’au salon, surpris de ne pas y voir Daisuke. Tu fais plutôt un face à face avec une fille qui porte ses vêtements. Tu ne mets pas de temps à comprendre qu’elle a passé la nuit ici et qu’elle est en train de lui faire à déjeuner. L’espace d’un instant, tu te demandes si tu es au bon endroit. Kei ne t’a jamais parlé d’une fille.

- Oh my, I’m sorry, I didn’t have time to change! I’m Yoshikatsu Hanae, Daisuke’s girlfriend, nice to meet you. Kei? Your manager is here and breakfast is ready!

- Oh… Nice to meet you too, Yoshikatsu, I’m Kinjo Akito. I’m sorry, am I… interrupting? I didn’t know… I didn’t know Hiroyuki had a girlfriend, excuse me for being so surprised.

- No no, don’t worry! And you didn't know?? Did you eat yet? I made more because I knew you’d come over!

- Sure… Thank you.

Tu déposes tes choses sur le canapé du salon, et te rends jusqu’à la cuisine pour t’asseoir à la table. Tu te sens particulièrement mal à l’aise. Comment est-il possible que Kei ait une copine, et qu’il n’ait jamais parlé d’elle? Tu sens une pression dans ta poitrine. Tu ne pourrais pas dire si tu es en colère, déçu, ou triste. Évidemment, tu n’imaginais pas trop Kei avec une copine, et ça brise un peu ton cœur même si tu sais que tu n’as aucune chance et que tu dois fermer ta gueule à tout prix. Mais tu es surtout déçu. Tu pensais que vous étiez maintenant assez proches pour qu’il te parle de trucs pareils. Surtout que tu es son manager et que c’est ton boulot de t’assurer que sa vie soit en ordre et qu’il évite les scandales. Tu ne sais pas ce que tu ferais s’il se faisait prendre à ramener une fille chez lui, peu de temps après la sortie de son premier album. Tu restes assis à la table alors qu’Hanae quitte la pièce en s'excusant.

Au bout de quelques minutes, elle revient dans la cuisine, habillée de ses propres vêtements cette fois. Elle te fait un grand sourire et c’est la première fois que tu prends bien le temps de détailler son visage. Cette fille est une beauté, tu ne peux pas dire le contraire. Tu es toi-même époustouflé, alors que tu ne portes pas vraiment attention aux femmes. Tu l’observes distraitement alors qu’elle te tourne le dos, et tu peux dire qu’elle a probablement un beau corps aussi. Tu ne te fais pas la réflexion d’une façon perverse, loin de là, mais ça te paraît être évidente. De plus, elle est très gentille. Tu n’as rien de négatif à dire sur elle pour le moment, mais tu es quand même secrètement frustré.

- Thank you sooo much for taking care of Kei mister, he often tells me that he wouldn’t be able to manage without you!

- Ah… I’m really happy to hear that.

Honnêtement, tu ne l’es pas vraiment. Pourquoi est-ce qu’il parle de toi, alors qu’il n’a jamais mentionné qu’il sortait avec une beauté pareille, qui inspire la douceur? Tu ne peux pas lui en vouloir de t’appeler monsieur, mais ça ne te fait pas plaisir. Elle semble être un peu plus jeune que Daisuke, mais pas assez pour t’appeler monsieur.

- Please, call me Akito. I’m still young you know.
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Hiroyuki Daisuke
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MessageSujet: Re: Sorry for interrupting   Jeu 21 Déc - 2:32

Tu allais bien. Après tout, il était difficile de faire autrement. Quelques semaines plus tôt, ton album était finalement sorti et avait été très bien reçu par tes fans, qui l’attendaient avec impatience. Tu eus beaucoup de commentaire positif quant à ton départ solo car, si beaucoup aimaient le groupe, tu savais avoir été l’un des membres les plus populaires avec Hiroshi. Ta jeunesse était rafraîchissante et tu étais un naturel charmeur, ce qui t’avait fait gagné beaucoup en popularité. Et maintenant que tu étais seul, tu pouvais faire un peu plus ce qui te tentait, ton album étant très à ton image. Tu avais eu quelques rencontres avec tes fans, des événements organisés où tu avais eut la chance d’en rencontrer plusieurs. Si ces journées étaient épuisantes, sans ceux venant de rencontrer et te supportant, tu n’en serais pas là aujourd’hui et ne pouvait donc que leur être reconnaissant.

C’était sans compter que, quelques jours plus tôt, Hanae t’avait envoyé un message, t’annonçant qu’elle avait une petite semaine de congé, que ce soit à l’école ou encore au refuge où elle travaillait. Ne pouvant te soustraire à ton horaire de ministre, tu lui as donc proposé de venir passer la semaine chez toi. Il allait falloir qu’elle se fasse discrète, compte tenu qu’officiellement, tu n’avais pas le droit d’être en relation, ce qu’elle comprenait parfaitement et avait donc accepter les conditions. La jolie nippone était tout simplement parfaite. Elle était douce et calme où toi tu étais une boule de nerf, sa présence ayant un véritable effet apaisant sur ta personne. Elle était aussi compréhensive alors que tu avais un emploi du temps difficile à suivre et peu de temps à lui accorder. Elle se contentait alors de petites attentions, de cadeaux envoyés ici et là, de jolis messages et des arrivées à l’improviste alors que tu avais tout au plus douze heures à lui accorder. Tu étais passé maître dans l’art d’acheter tes billets d’avion à la dernière minute, alors qu’il y avait presque deux heures de vol entre Tokyo, où tu vivais actuellement, et Fukuoka, ton chez toi d’origine où se trouvaient tous tes amis d’enfance et, bien évidemment, la jolie demoiselle partageant ta vie.

Alors, tu allais bien. Hanae était arrivée la veille avec sa petite valise, un large sourire sur le visage, bien heureuse de te retrouver. Bien évidemment, le sentiment était partagé. Cela faisait un moment déjà que tu étais avec elle. Tu étais encore membre de ton précédent groupe lorsque vous aviez décider de former un couple. Tu la connaissais depuis ton plus jeune âge, avant même que tu ne partes pour l’ASE. Or, la distance avait rendu les contacts difficiles et si vous vous voyiez lorsque tu rentrais chez toi, il avait fallut plusieurs années avant que tu ne cesses de la voir comme l’enfant qu’elle était alors qu’elle devenait une très jolie jeune femme.

Elle avait été d’une grande importance lors des mauvais moments, notamment l’accident d’Hiroshi et de tes derniers mois au sein du groupe. Elle t’avait apporté tout le soutien dont tu avais besoin et avait passé beaucoup de temps à l’hôpital à tes côtés alors que tu étais bombardé d’examen. Tu ne pouvais définitivement pas demander mieux comme demoiselle à avoir à tes côtés.

À l’heure actuelle, tu étais sous la douche alors que la demoiselle te préparait ton déjeuner. Cela faisait une éternité que tu ne t’étais pas endormi avec elle dans tes bras et, pour l’une des rares fois depuis que tu vivais ici, tu avais pu dormir dans ton grand lit. Après tout, tu n’étais pas seul. Tu passas plus de temps que nécessaire sous la douche alors que l’eau chaude venait faire du bien à tes muscles endoloris. Ayant la même routine depuis quelques mois déjà, tu commençais toujours ta journée avec une demi-heure de course suivi d’un peu de musculation, histoire de bien te réveiller. Toujours sous l’eau chaude, la voix de ta douce te parvint aux oreilles et tu ne compris que quelques mots, à savoir les plus importants. Le déjeuner était prêt.

Sortant donc de la douche, tu essuyas rapidement tes cheveux avant de déposer la serviette autour de ton coup et d’enfiler une paire de jogging qui traînait sur le comptoir. Tu sors finalement de la salle de bain, torse nu, encore trempe de ta douche. Tu t’arrêtas à l’entrée de ta cuisine alors que ton regard se posa sur ta copine, qui s’était habillée, et ton manager. Si votre routine s’était installée, depuis le temps, alors qu’Hanae se trouvait à tes côtés, tu avais oublié, l’histoire de quelques instants, que tu avais, pour faire changement, un programme assez chargé aujourd’hui. Tu lui lanças donc un large sourire, comme à ton habitude, peu gêné de ta peau ainsi exposé. Après tout, tu avais repris du poids, depuis qu’Akito se chargeait de toi, ce qui t’avait permis de reprendre la forme que tu avais avant. Tes bras se voulaient donc plus découpés que quelques mois plus tôt, tout comme tes pectoraux. Tu affichais aussi fièrement tes abdos bien définis. Après tout, tu en étais fier.

- Hi Akito ! I guess you just met Hanae, my girlfriend. She’ll be staying here for the week, so you don’t have to worry about me, if I’m eating my breakfast or not.

Tu allais prendre place aux côtés de la demoiselle, face à ton manager, toujours ce large sourire aux lèvres. Cela paraissait, que bien des choses s’étaient arrangées, dans ta vie, depuis que tu avais quitté la RedStar Agency et qu’Akito était entré dans ta vie. Tu appréciais sincèrement ton manager, que tu venais à considérer de plus en plus comme un ami. Tu avais en lui une confiance absolue, ce qui facilitait nécessairement vos rapports professionnels tout comme plus personnel. Si tu ne t’étais cependant pas spécialement ouvert à lui au court de ces mois passés avec lui, n’étant tout simplement pas à l’aise de parler de toi-même, ou, tout du moins, de tout ce qui pouvait te tracasser, cela ne t’avait pas empêcher de chercher à te rapprocher de lui. Vous étiez, après tout, forcer à passer presque toutes vos journées ensembles et puis, tu étais jeune, tu étais sociable et tu appréciais la présence d’Akito dans ta vie.

- Isn’t her cooking just divine ?

Tu mangeais ton déjeuner avec appétit, adressant à la brune à ta droite un sourire, tout en lui murmurant un merci.

- I told him about how I’m glad he is taking good care of you.
- Whaaaat ?? You can't just go telling people things like that, it’s embarrassing ! And you almost sound like a mother who’s so happy her son-in-law is taking good care of her daughter.

Tu éclatas d’un rire sincère avant de continuer de manger. Après tout, tu ne pouvais pas laisser toute cette bonne cuisine refroidir !
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Kinjo Akito
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MessageSujet: Re: Sorry for interrupting   Jeu 21 Déc - 21:50

Tu tournes la tête alors que Daisuke fait une entrée remarquée dans la pièce. Tu manques de t’étouffer avec le café qu’Hanae vient de mettre sur la table devant toi. Tu ne l’as pas vu sans vêtement depuis un bon moment. Tu constates qu’il a prit du mieux depuis ta première journée de travail, et sa meilleure alimentation, merci à toi, lui a redonné de la masse musculaire. Et pas qu’un peu. Tu détournes les yeux pour éviter d’avoir l’air suspicieux, et pour cacher que tu baves intérieurement.

Tu es légèrement irrité. Kei ne semble pas voir de problème dans la situation, comme s’il était normal qu’on t’attende pour le petit déjeuner ainsi, alors que tu n’as jamais entendu parler de cette fille de toute ta vie. Tu souris et tu baisses les yeux vers ton assiette, tentant de dissimuler ce mélange de sentiments négatifs qui sont en train de tourbillonner dans ton esprit. Oui, certainement, tu n’auras pas à t’inquiéter puisqu’une jolie inconnue (du moins, pour toi) va s’occuper de te remplacer durant une semaine.

Tu fixes l’assiette sans y toucher, alors qu’il commente sa cuisine. Divine. DIVINE. Tu ne crois pas avoir déjà entendu un mot pareil sortir de la bouche de Daisuke. Oui, ça semble bon, mais tu n’irais pas jusque-là. Tu es toi-même un excellent cuisinier, mais il n’a jamais fait de compliment autre que ‘’c’est bon’’. Tu les regarde manger, alors qu’ils se font des sourires et se complimentent. Tu as l’impression de vraiment détonner dans le décor, et que tu n’as absolument rien à faire là. Au final, c’est probablement vrai. Tu imagines déjà qu’ils viennent probablement d’avoir une nuit torride (attention, tu ne les imagine pas eux en train de faire quoi que ce soit hein!), et que tu viens les déranger dans leur petit nid d’amour temporaire. Tu te sens extrêmement mal à l’aise pour tout un tas de raison. Tu sens ton estomac se nouer alors que tu les écoute parler. Non, décidément, tu dois partir.

Tu prends une grande inspiration et tu poses tes mains sur la table pour te donner une poussée (de force, mais aussi de courage) pour te relever. Tu fais de ton mieux pour afficher ton sourire le plus sympathique et tu remercies Hanae en lui faisant savoir qu’en fait, tu as déjà pris un morceau avant de monter, ce qui est un pur mensonge, mais que tu es reconnaissant pour le café.

- Thanks a lot for being so nice, but I have a few things to take care of before we start the day which is, by the way, extremely busy. I know you probably don’t get to spend a lot of time together, but try to be on time Hiroyuki, alright? I’ll wait for you, call me when you’re ready.

Tu fais un sourire, qui est un peu figé. Tu l’as appelé par son nom de famille, sans trop t’en rendre compte. Tu essaies de ne pas avoir l’air trop amical en présence des autres, juste pour avoir l’air plus professionnel mais c’est fois, tu essaies surtout de te détacher d’une certaine façon. Tu les salues et tu repasses au salon pour reprendre tes choses avant de remettre tes bottines. Tu dois absolument sortir de cet appartement, qui a maintenant été, on dirait, souillé par une autre personne. Durant des mois, vous avez pris l’habitude d’avoir une routine. Tu le suis comme son ombre, tu sais ce qu’il mange, quand, où il dort. Et pourtant, tu ne t’es jamais douté une seconde qu’il avait quelqu’un dans sa vie. Tu as soudainement l’impression d’échouer dans ton rôle de manager, mais tu es aussi offensé qu’il ne t’ait pas fait assez confiance pour te dévoiler ce détail de ta vie. C’est vrai qu’il préfère probablement que moins de gens soient au courant mais, merde, te dis-tu, c’est mieux de te le dire que d’attendre que tu tombes face à face avec elle en pyjama!

Tu fais un signe de la main sans te retourner, pour leur dire au revoir, et tu refermes la porte derrière toi. Tu passes une main sur ton visage. Tu dois vraiment te ressaisir. Tu es d’ordinaire toujours très en contrôle de toi-même mais tu as de plus en plus de mal dernièrement.
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Hiroyuki Daisuke
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MessageSujet: Re: Sorry for interrupting   Jeu 21 Déc - 22:37

Assis autour de la table, tu savoures le déjeuner que t’as préparé Hanae tout en discutant avec ton manager. Ou, enfin, tu avais plus l’impression de monologuer avec ce dernier. Tu ignores ce qu’il lui est arrivé depuis la veille, or, quelque chose semble l’embêter et tu es incapable de mettre le doigt sur de quoi pouvait-il bien s’agir. Tu te tus donc, fronçant légèrement les sourcils, ton regard posé sur l’homme te faisant face. Rapidement, tu remarquas qu’il n’avait pas touché à son assiette. Il y avait aussi quelque chose d’étrange, dans l’expression qu’il affichait. Tu ne saurais trop dire quoi, cependant, tu avais appris à le connaître, ton manager, avec le temps. Après tout, vous passiez tellement de temps ensemble qu’il aurait été difficile de faire autrement. Pendant quelques instants, tu en viens à complètement oublier la présence de la demoiselle à tes côtés, concentrer sur ton manager et ce qui a bien pu causer... Causer quoi exactement ? Tu ne pouvais pas affirmer à cent pourcent qu’il n’allait pas bien, et pourtant, tu étais convaincu que quelque chose clochait.

Perdu dans tes pensées, tu sursautas en entendant la chaise racler contre le sol alors qu’il se levait, vous adressant un sourire, à ta copine et toi. Il y avait définitivement quelque chose qui n’allait pas. Ce sourire, ce n’était pas celui de ton manager. Il n’avait rien de celui qu’il arborait en ta présence, vide de toute sincérité. S’il pouvait aisément dupé Hanae, qui le salut poliment, tout en le rassurant qu’elle se fera discrète et s’assurera de ne pas te nuire. De ton côté, tu ne réponds rien, fixant toujours l’endroit où il s’était tenu quelques secondes plus tôt. Ce n’est que lorsque la porte se referma derrière lui que tu revins à toi, sous le regard curieux de la jolie nippone à tes côtés.

- Is there something wrong ?
- Ehh, guess so. I’m pretty sure, actually, that there is something bothering him.

Tu te lèves de la table alors que ton expression n’a pas réellement changé. Tu sembles soucieux, voir même un peu inquiet. Est-ce que quelque chose était arrivé dans la vie privé de ton manager ? C’était possible, tu n’excluais pas cette éventualité. Si tu aurais aimé qu’il t’en parle, si tel était réellement le cas, tu ne pouvais cependant pas lui en vouloir alors que toi-même avait tendance à tout garder pour toi.

- I’ll go get ready, alright ?

Tandis que la nippone s’occupe de ranger la nourriture qui ne fut pas touchée dans ton frigo, de ton côté, tu files à ta chambre pour enfiler ta tenue pour la journée. Tu avais quelques rencontres importantes alors il te fallait donc quelque chose de sérieux qui n’en faisait cependant pas trop. Tu optas finalement pour un jeans blanc et une chemise plus sombre, pour finalement aller rapidement coiffé tes cheveux. Tu les avais fait couper dernièrement. Si tu avais tendance à négliger ta chevelure lorsque tout allait mal, tu aimais les avoir bien placé et fraîchement coupé lorsque tout allait bien. Un petit coup de pouce dans ton estime de toi-même, au final.

- I really like that color on you.
- Thanks Nae. I’ll go, ok ? I have a pretty busy day and I’ll try to figured out what’s going on with Akito.

Tu fis cependant un détour par ta cuisine, mettant dans un plat de quoi constituer un petit-déjeuner complet et équilibré. Puis, tu t’arrêtas face à ta copine, posant une main sur sa taille et déposant un baiser sur son front.

- I’ll be seeing you tonight. Until then, well... Wait for me.

Un large sourire plus tard, tu quittas ton appartement, attrapant ton téléphone pour pouvoir appeler ton manager. Tu avais quitté un peu plus tôt que prévu, beaucoup trop occupé par l’état d’Akito pour prendre le temps de relaxer chez toi. Tu lui fis savoir que tu étais prêt à partir pour ta journée et il te répondit qu’il était dans la voiture avant de couper court à votre discussion, ce qui t’arracha un froncement de sourcil et une légère moue.

Poursuivant ta route jusqu’à l’extérieur, tu pris place dans le véhicule, le plat toujours dans tes mains. Une fois assis et attaché, tu le lui tendis, attendant qu’il le prenne avant de finalement t’adresser à lui.

- Since when are you eating before coming to my place ? I know you always feel a little too sick in the morning to eat so you always wait ‘til I’m awake. I brought you that, so you can eat while waiting for me at the radio station. We’re starting the day with a radio interview, am I right ?

À chaque soir, avant de te coucher, tu prenais le temps d’analyser l’horaire qu’Akito faisait pour toi, histoire de t’assurer d’être à l’heure et, surtout, dans le bon état d’esprit. Après ton entrevue à la radio, tu avais une rencontre promotionnelle avec quelques employés de l’agence, suivie d’une autre rencontre concernant ton second album à venir et l’éventualité d’une tournée japonaise. Si au départ, tu t’étais montré un peu ingrat, manquant légèrement de respect à ton manager, des mauvaises habitudes que tu avais pris suite au passage de celui qui avait précédé Akito, que tu avais tout simplement détesté, tu faisais tout ce qui était en ton pouvoir désormais pour lui facilité la vie.

Et cela allait jusqu’à lui préparer son café le matin, comme tu savais exactement ce qu’il mettait à l’intérieur et qu’il s’agissait de la seule chose que tu ne faisais pas brûler.

- Aaaand, more importantly, since when are you calling me Hiroyuki ? It has been a while since you haven’t called me that.

Ton expression changea soudainement alors que tu réalisais que c’était peut-être toi qui avait fait quelque chose, tu ne savais trop quoi, qui aurait pu embêter ton manager et créé ce froid que tu ressentais depuis ce matin.

- Have I done something that bothered you ? If so, then I wanna apologize. I know I’m not always easy to deal with, and I usually don’t see right away that I might have done or say something that could’ve annoyed you.

Ton ton est sérieux et il y a toujours cette pointe d’inquiétude. Tu te mordilles même la lèvre inférieure, signe d’un stress chez toi. Tu n’es pas certain de ce qu’il s’est passé ou ce que tu as fait, mais voilà que tu te sens coupable.

La dernière chose que tu souhaitais était de nuire à ton manager, sans qui tu ne saurais survivre dans le fouillis qu’est ton emploi du temps.
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Kinjo Akito
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MessageSujet: Re: Sorry for interrupting   Ven 22 Déc - 0:25

Tu retournes à ton appartement rapidement. Tu finis par te prendre une pomme, que tu ne vas probablement pas avaler au final. Tu commences déjà à avoir mal au ventre parce que tu as pris du café en ayant l’estomac vide, mais aussi parce que toute cette situation te met un peu à l’envers. N’ayant rien de plus à faire, tu décides de tout simplement sortir prendre un peu d’air frais, et d’attendre dans le véhicule. Le froid te frappe de plein fouet et te met une bonne claque en plein visage, et tu en avais besoin. L’air morose, tu fais de grandes enjambes jusqu’à la voiture avant de t’y installer. Les bancs sont glacés et tu regrettes un peu de ne pas avoir pensé au démarreur à distance. Tu sors ta tablette, qui contient pratiquement toute la vie de Kei (et accessoirement la tienne, qui est presque construite autour de la sienne), et fais le tour des plans de la journée, du lendemain, et du reste de la semaine à venir.

Tu finis par recevoir un message texte du coupable, et tu lui indiques un peu sèchement que tu es dans la voiture et que tu l’attends. Il est clair que tu ne souhaites pas poursuivre la conversation. Au bout de quelques minutes, c’est un Daisuke emmitouflé qui ouvre la portière du côté passager, et tu ne lui accorde pas un seul regard, te concentrant sur l’emploi du temps affiché sur ta tablette. Tu tournes un peu ton regard dans sa direction alors qu’un contenant apparaît dans ton champ de vision. Tu serres les dents. Tu n’as pas envie de manger sa nourriture, aussi divinement bonne soit-elle. Tu prends tout de même le plat et tu le mets rapidement de côté en marmonnant un ‘’merci’’.

Tu déposes ta tablette et tu saisis le volant à l’aide de tes deux mains. Tes doigts le tapotent impatiemment alors que tu cherches ce que tu pourrais bien dire. Normalement, tu es assez doué pour dissimuler tes émotions, mais tu supposes que la fatigue et tout le reste sont venus à bout de toi. Tu finis par te mettre en route en écoutant les paroles de Daisuke, sans pour autant y répondre. Il y a même un moment de silence assez gênant après la fin de son monologue.

- It’s nothing, really. I just like… I had this dog at home, it was getting pretty old and it died yesterday so, yeah, feeling kind of meh today.

Tu conduis et tu sens que ton mensonge ne va pas passer inaperçu. Tu sais que ton attitude n’est pas vraiment normale comparée à celle que tu as d’habitude, et c’est évident que ce n’est pas à cause d’un vieux chien. Tu finis par pousser un long et très profond soupir, alors que tes mains se serrent sur le volant.

- I called you like that because that’s what I do in front of strangers, it’s an habit. And actually, yes, there’s something wrong, I’m disappointed. I mean, really? After all the time we spend together, that’s how I discover you have a girlfriend? You’re aware I have to know things, right? Do you know how much trouble I could get in if you got caught, and I wasn’t even aware you were dating someone? I’d lose my job Daisuke. It’s your personal life and I’m not going to tell you what to do, you’re not a child, I’m not your parent, but I’m kind of bound to you by a contract and I have to make sure to preserve your reputation and all that stuff you already know about.

Tu prends une pause. Certes, il y a une part de jalousie très peu professionnelle qui sommeille en toi, mais ce que tu viens de dire est la stricte vérité. Tu pourrais avoir de très gros problèmes, et tu n’oses même pas imaginer ce que ça pourrait provoquer à sa carrière s’il se faisait prendre.

- And also, didn’t you think that, maybe, telling me beforehand would be a good idea? Do you have any idea how awkward it was for me to just come in this morning and find your girlfriend wearing nothing but one of your shirts, making breakfast and being like ‘’oh I made more food because I was expecting you, sorry I’ll go change’’, when I had no freaking idea who that woman was? Do you have any idea how embarrassing it is? Come on, I know we’re not supposed to be friends or anything, but I think you could at least have told me something as important, especially when you both acted like you were newlyweds? You really thought I would sit there and just ruin the mood?

Tu redeviens silencieux. Oui, tu es frustré. Et oui, tu te sentais obligé de le dire.
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Hiroyuki Daisuke
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MessageSujet: Re: Sorry for interrupting   Ven 22 Déc - 1:16

Assis dans sa voiture, tu essaies de comprendre ce qu’il s’est passé pour qu’il se retrouve dans ce état-là. Cela t’inquiète, et devient de plus en plus évident alors que tu exprimes diverses pensées qui te traversent l’esprit en cet instant même. Tu n’es pas à l’aise dans la situation actuelle et tu dois bien admettre que cela t’embête un peu. Le pire dans tout cela est que tu es convaincu qu’à moins de réussir à savoir ce qu’il se passait là, maintenant, cette histoire traînerait toute la journée dans ta tête et tu n’avais bien malheureusement pas le temps pour cela. Ce n’était pas que tu ne voulais pas, mais ton programme chargé comprenait une entrevue suivi de rendez-vous importants qui te demandaient toute ton attention.

Tu fronces les sourcils lorsqu’il daigne finalement de te répondre. Si tu trouves l’histoire triste, tu la trouves aussi terriblement fausse. Tu aurais été tenté de le croire, si tout chez lui ne transpirait pas le mensonge. Tu devins donc encore plus convaincu que son état actuel était de ta faute, autrement, il n’aurait pas peur de te dire ce qui en était réellement.

Ton intuition ne t’avait pas fait défaut et tu en eus la confirmation quelques secondes plus tard. Voilà qu’il vidait finalement son sac. Le problème est donc Hanae. Tu comprends ce qu’il te dit et tu es assez mature pour pouvoir faire ta part des choses et imaginer le malaise qu’il avait pu y avoir. Tu t’enfonces donc un peu plus dans ton siège, remontant ton écharpe devant ton visage, ton regard rivé vers l’extérieur. Tu as fait une belle connerie qui semble l’avoir très certainement mis de mauvaise humeur. Tu as cependant l’impression qu’il y a plus, qu’il ne pouvait pas être aussi en colère que parce que tu avais gardé ta relation secrète. Tu n’es malheureusement pas en mesure d’identifier ce qui semble clocher, en plus de tout ce que tu savais déjà.

- I’m sorry about this morning, everything happened so fast. She told me yesterday morning that she had the week off, which gave me very little time to think about everything.

Tu soupires. Ce que tu racontais n’était que la stricte vérité. Si, au fil des discussions, Hanae en avait appris concernant ta routine avec ton manager, elle n’avait pas sut qu’il venait systématiquement, à tous les jours, prendre son déjeuner avec toi. Si elle en avait préparé plus pour lui, c’était par politesse, car elle savait qu’il arriverait, elle n’avait seulement pas pensé que ce serait aussi tôt. Tu aurais dut la prévenir, tout comme tu aurais dut prévenir ton manager, or, depuis qu’elle était atterrit à Tokyo, tu t’étais exclusivement concentré sur elle, oubliant nombreux détails.

- I was still in the group when I started my relationship with her, close to two years ago. I’ve known her since forever so she’s well aware of everything that is surrounding me and what it means to be in a relationship with me. Obviously I had to keep that relationship secret and she was perfectly fine with it. The only ones who know about it are some of my old friends, my parents and Hiroshi. If I didn’t tell you about it, it isn’t because I don’t trust you or because I don’t respect you, it was more about the less people know, the better it is.

Ta mâchoire est légèrement plus serrée. Il y avait quelque chose dans le discours d’Akito qui est venu te frapper assez violemment, sans pour autant que tu ne laisses quoique ce soit paraître. Toi qui voyais ton manager comme un ami, depuis le temps, cela ne semblait pas être le cas des deux côtés et cela vint te faire plus mal que tu n’osais l’admettre. Certes votre relation devait-elle être professionnelle, or, cela ne t’a pas empêcher de sincèrement apprécier l’homme et sa compagnie, même lorsque cela ne concernait pas le travail. Ton ton, si calme, s’était donc peut-être voulu un peu plus sec que prévu alors qu’il t’accusait de ne pas lui avoir parler de ta relation. Ce n’était pas par manque de bonne volonté, mais bien pour préserver le secret. Tu tenais à Hanae et pour une fois que tu ne faisais pas tout rater car tu n’étais qu’un con fini, tu souhaitais préservé ce petit bonheur. Et puis, au final, tu ne regrettais pas tout à fait, de ne pas lui en avoir parler, s’il ne te considérait que comme un simple idole dont il gérait la vie.

Il n’avait même pas demander en plus ! Et de ton côté, tu n’avais jamais vu l’intérêt d’aborder le sujet.

- I’m sorry and it was never my intention to cause you problems. I’ve been trying my best, the past few months, to make your job as easy as possible. I’ve also been making sure, since the beginning of the relationship, that no one learns about it. I've been extra careful about keeping all that secret since I really don't wanna fuck it up. I care about her and about that relationship.

Tu prenais ta carrière au sérieux, cela ne faisait aucun doute. Tu y tenais tout autant que tu tenais au peu de vie privée qu’il te restait. Ce n’était pas toujours facile, l’un prenant bien souvent le dessus, mais pour le peu que tu avais, tu souhaitais le préserver.

- I never meant to make things harder for you, about your work and all. It was, I guess, foolish of me to expect keeping that private without it coming right back at me. But believe me when I say it was never meant to cause you any problems with the agency, ‘cause I don’t try to drag my friends down.

Tu avais insisté sur un mot bien particulier. Si tu étais toujours assez calme, encaissant la reproche comme un adulte devait le faire, ces quelques mots qu’il avait prononcé, qui avait semer le doute chez toi quant à comment tu qualifiais ta relation avec ton manager, qui était déjà bien plus que ça à tes yeux, t’avaient fait mal. Toi qui te sentais déjà terriblement seul, au beau milieu de cette grande ville, venait de se prendre un sacrer coup. Tu avais une confiance absolue en Akito et sa présence t’était apaisante, en quelque sorte. Et pour lui, au final, tu n’étais que son travail, ce qui était logique, au final.
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Kinjo Akito
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MessageSujet: Re: Sorry for interrupting   Ven 22 Déc - 2:25

Tu écoutes ses excuses sans quitter la route des yeux. Ses arguments font du sens, tu ne peux pas le nier. Tu sais, au fond, qu’il n’aurait jamais volontairement fait quelque chose qui te rendrait mal à l’aise. Tu écoutes alors qu’il en dit un peu plus sur sa relation, des informations que tu aurais aimé savoir avant de tomber nez à nez avec la demoiselle. Surtout que, selon ses dires, ce n’est pas du tout récent. Tu ne sais pas comment ça se fait que tu ne t’en sois jamais rendu compte. Généralement, les gens amoureux dégagent quelque chose qui mettent la puce à l’oreille même s’ils ne le crient pas sur tous les toits. Mais dans le cas de Daisuke, il n’a jamais laissé sous-entendre quoi que ce soit pouvant laisser croire qu’il était en relation depuis tout ce temps. Soit il y a quelque chose qui cloche, soit il est tout simplement extrêmement doué pour tout cacher de sa vie privée.

L’entendre parler d’amitié te fait réfléchir. Peut-être qu’il te considère effectivement comme un ami, au fond. Tu sais que c’est le cas de ton côté. Si tu as dit ce que tu as dit, c’est que tu t’attendais à un comportement différent venant de quelqu’un avec qui tu entretiens une relation d’amitié. Tu soupires alors qu’il termine de te donner ses explications. Tu ne te sens pas vraiment de meilleure humeur.

- I get it, Daisuke. I understand why you acted the way you did. I guess the thing that offended me is that... I see you as a friend, you know. Not just the person I have to take care of. And my vision is that you tell your friends about these things, you don’t hide them and suddenly expose them in an awkward way. I was upset because to me, a friend would already have told me.

Tu redeviens silencieux alors que tu t’arrêtes, coincé dans un petit bouchon de circulation. Tu penses ce que tu viens de dire, et c’est la chose principale, tu crois, qui t’a blessée. Peut-être qu’il ne s’agit pas d’avoir confiance en toi ou pas, mais tu sais que si les rôles étaient inversés et que tu passais le plus clair de ton temps avec une personne que tu considérais maintenant en amie, tu l’aurais certainement dit.
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Hiroyuki Daisuke
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MessageSujet: Re: Sorry for interrupting   Ven 22 Déc - 2:56

Tu penses avoir réussit à lui expliquer l’essentiel du message que tu voulais lui faire passer. Tu n’avais pas caché ta relation par mauvaise foi, mais bien parce que cela t’avait été nécessaire, dans un sens. Tu savais pouvoir lui faire confiance, cependant, tu cherchais le plus possible à protéger ta vie privée. Tu en avais si peu que tu essayais le plus possible de conserver ce qui te restait. Le pire qui pourrait t’arriver était que tes amis d’enfance se retrouvent harceler par des paparazzi trop envahissant. C’était pour cette même raison que jamais tu ne les avais évoqué en public, te contentant de parler de tes amis, plus ou moins proches, du milieu. Car ces gens, ceux qui se trouvaient dans ta ville d’origine, ne cherchaient pas à être sous les feux des projecteurs. Ils n’étaient pas dans ton cercle d’amis à la recherche de gloire passagère. Ils préféraient encore poursuivre leur train-train quotidien et même que certains d’entres eux se demandaient comment tu t’en sortais, à avoir une vie gérée par d’autres que toi.

Tu étais passionné de ce que tu faisais et c’était donc facile de faire la part des choses. Mais voilà, il devait y avoir qu’Hiroshi qui connaissait tes amis, pour les avoir déjà rencontrer lorsque tu étais rentré chez toi, une fois, lui t’accompagnant, mais, outre cela, ils se tenaient loin de ton milieu et tu t’assurais que personne n’ait à leur rencontrer pour en savoir plus sur toi. Ils n’avaient pas besoin de ça.

Déjà passablement agacé, si les paroles d’Akito auraient dut sembler calmes, compréhensives, tu ne peux cependant pas t’empêcher d’y voir des reproches voilés. Il t’accuse avec tes propres paroles, sous-entendant qu’un ami lui en aurait déjà parlé. Un long et profond soupire s’échappe de tes lèvres. Tu sens l’énervement monté. Alors que la matinée avait été quasi parfaite pour toi, à peine parti de chez toi que le petit nuage sur lequel tu flottais disparaissait, te forçant à t’écraser plutôt douloureusement.

- If you understand why I did what I did, then why the hell are we still talking about it ?

Cette fois-ci, ton ton est plus tranchant, plus désagréable. Tu as l’impression d’être un enfant qui se fait sermonner pour des choses dont tu ne te considères même pas coupable. Bon, tu aurais pu lui en parler, c’est un fait. Mais voilà, tu ne l’avais pas fait et il était un peu tard pour changer les choses et faire autrement.

- I’ve spent the past fifteen years of my life having somebody watching every steps I was taking and every word I was speaking. I don’t talk about my personal life to barely anyone. Those topics don’t come naturally to me, in a conversation, since I’ve been avoiding them for almost all my life.

Tu lui en veux désormais un peu, comme ça, de t’accuser de la sorte. Tu ne comprends pas pourquoi tout cela l’atteint autant. Tu as une copine, tu ne lui as pas dit, et alors ? Il l’a rencontre, certes, dans une situation un peu particulière, tu t’es excusé, que cherchait-il à avoir de plus ? Tu inspires profondément. Tu avais haussé la voix bien malgré toi et tu essayais tant bien que mal de conserver ton calme, ce qui devenait de plus en plus difficile. Plus ton cerveau tournait et moins tu te sentais en contrôle. Tu trouvais injuste sa façon de se comporter et les mots qu’il t’avait balancé à la figure.

- I barely know the meaning of personal life and intimacy, since I’m spend most of my time in front of cameras, working on the character people think I am. For once, I had something for myself, something I was keeping secret because I don’t want to fuck this up. For once, nobody had anything to say about who I was seeing or who I was spending time with because nobody knew.

Tu es désormais plus amer et cela s’entend. Tu as encore une fois haussé le ton, notamment vers la fin. Tu trouves désagréables sa façon de se comporter, ce matin. Tu aurais cru qu’il aurait pu être heureux pour toi, de savoir que tu avais quelqu’un qui prenait soin de toi depuis toutes ces années. Si ce n’avait pas été du soutien d’Hanae, tu n’es pas certain si tu aurais réussi à te remettre sur pied pour te lancer dans une carrière solo, suite à l’annonce de ta maladie. Ou, du moins, tu ne l’aurais pas fait aussi rapidement.

- For fuck’s sake, what else do you want me to say ? I hardly have any control over my own life and you’re fully aware of that. You know what ? I didn’t tell you because even though I think of you as a friend, a really close friend actually, you’re still working for the agency, which means that they are your boss, not me. I didn’t want them to know about the only thing I actually had control over.

Inspire. Expire.

- Now what ? You want a detailed report about everyone in my life ?

Tu avais conscience qu’il ne s’agissait que de la provocation, cette fois-ci, or, tu étais ainsi fait. Lorsque tu sentais la colère montée, tu parlais plus que tu ne réfléchissais. Et si tu étais d’une nature sympathique et agréable, tu avais ce côté arrogant particulièrement désagréable qui se montrait le bout du nez, de temps à autre, et dont Akito était actuellement la pauvre victime.
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Kinjo Akito
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MessageSujet: Re: Sorry for interrupting   Ven 22 Déc - 14:38

Tu fronces les sourcils, les yeux toujours rivés sur la route. C’est bien la première fois que Daisuke te parle de cette façon. Tu ne vois pas trop pourquoi il devrait être fâché alors que c’est toi qui est, d’un sens, la victime dans cette situation. Tu viens simplement d’exprimer comment tu te sentais, et tu trouves tes raisons tout à fait légitimes. Il commence à être vraiment désagréable et ça te surprend. Après avoir passé autant de temps avec lui, jamais tu ne l’avais entendu s’adresser ainsi à quelqu’un. Tu dois dire que ça te blesse un peu qu’il te réponde à toi de façon aussi cinglante.

Tu arrives à sentir dans le timbre de sa voix qu’il est encore plus de mauvaise humeur qu’il ne le parait. Tu ne comprends pas trop pourquoi, d’ailleurs. Oui, tu ne peux pas dire que ton attitude a été particulièrement mature, mais tu viens de lui dire que sa vie personnelle ne te regarde pas d’un point de vue professionnelle. Tu n’as rien à dire et ce n’est techniquement pas de tes affaires, dans le sens où tu n’as aucunement l’intention de t’en mêler et de lui dire quoi faire. Tu viens de lui dire que tu as été blessé car malgré tout, tu le considères comme un ami, et tu t’attendais donc à ce qu’il te fasse des confidences. Et voilà qu’il se met à agir et parler comme si tu étais la personne qui lui mettait les chaînes aux pieds depuis plus d’une décennie.

Il ne cesse de graduellement hausser le ton, ce qui commence à te déranger. Tu n’es pas particulièrement fan des gens qui crient ou qui parlent fort. Tu as toi-même gardé ton calme. Tu ne crois vraiment pas mériter ce genre de réaction et d’élan de frustration. Tu comprends ce qu’il dit, et tu te sentirais probablement pareil si tu étais dans sa situation. Le problème, c’est que tu n’as rien fais de mal. Tout ce que tu veux, c’est le protéger. Tu n’as absolument aucun problème à ce qu’il entretienne une relation et tu n’as pas besoin de tout savoir (soyons sincères, tu n’as pas envie non plus), mais tu tiens à au moins le savoir afin de pouvoir le supporter en cas de difficulté.

Tu sens le sang chauffer dans tes veines alors qu’il se met à employer un langage grossier pour te parler. Son ton est soudainement accusateur et extrêmement sec. Tu es tellement surpris par ce soudain changement d’attitude, que tu ne lui reconnais pas, que tu ne réagis pas tout de suite. Si tu es heureux de l’entendre dire qu’il te considère comme un ami proche, ta joie s’évapore instantanément alors qu’il te rappelle qu’au final, il ne te fait pas entièrement confiance à cause de ta position. Tu ouvres la bouche, ayant l’intention de tenter de calmer les choses et de t’expliquer, mais voilà qu’il te lance une phrase que tu n’aurais jamais cru entendre avant d’avoir des enfants rendus à l’adolescence. Cette fois-ci, tu hausses les sourcils, complètement sidéré. Son arrogance commence à empester et tu te demandes, l’espace d’un instant, s’il a tout simplement joué un personnage durant tout ce temps. Peut-être qu’au fond, il a tellement l’habitude de faire semblant qu’il a même réussit à le faire avec toi.

Tu sens la colère qui monte subitement. Tu te sens aussi extrêmement mal. Un flash passe devant tes yeux à cause de la pression qui vient soudainement de te monter à la tête et tu profites de la lumière rouge pour te tourner vers lui. Ta voix est basse et calme, ce qui n’augure rien de bon.

- Excuse-me? I’m sorry for everything you went through, but I have nothing to do with it. I’m trying to make your life easier and, as far as I’m concerned, I think I succeeded. Everyone praises you because you’re on time, because you’re full of energy, because you’re in shape and in good health. I put a lot of effort in making sure you’re not lacking anything, and also work hard so you can succeed. My whole life is dedicated to this. Because it’s my job, but also because I care about you. But of course, you’re right, I’m only an employee, so I should just shut up and do as I’m told, and ruin everything that you’ve worked so hard to build, and that I’ve worked so hard to help you maintain, because I’m just a pawn of your company.

Tes mains se mettent à trembler, et tu commences à avoir mal à la poitrine. Tu n’es pas vraiment doué pour la confrontation ou l’argumentation, particulièrement quand c’est avec des personnes qui te tiennent à cœur et qui comptent pour toi. Et encore moins lorsque ces personnes te font subitement sentir comme un tas de fumier, pour des raisons plus ou moins justifiées. Tu vois rapidement une place de stationnement libre sur la rue voisine, et tu tournes sans hésiter. Tu gares la voiture et tu regardes l’heure. Vous êtes partis plus tôt, tu peux te permettre de prendre une petite pause. Sans couper le contact ou t’assurer que le véhicule est stationné adéquatement, tu ouvres la portière et balance tes jambes à l’extérieur avant de la claquer derrière toi. Tu tournes en rond quelques instants avant d’ouvrir ton manteau, même si un nuage se forme devant ta bouche après chaque expiration. Les conflits, ça te fait sentir mal. Lorsque tu te fâches trop rapidement, tu te mets à avoir du mal à respirer. Tu te retournes et écrase ton dos contre la voiture en tentant d’être le plus loin possible du côté passager, et tu prends le temps de respirer. L’air froid entre difficilement, mais te fais énormément de bien.
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Hiroyuki Daisuke
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MessageSujet: Re: Sorry for interrupting   Jeu 28 Déc - 7:56

Tu avais déconné.

Et le pire, dans tout ça, c’était que tu n’étais même pas surpris.

Assis sur le siège passager, après une dernière provocation qui ne servait, au final, à strictement à rien, le silence était retombé. Ce n’avait cependant rien d’un silence apaisant alors que la tension était presque palpable entre vous deux. Bien malgré toi, cela se terminait bien souvent ainsi. Tu étais de ces personnes qui accumulaient, encore et encore, sans ne jamais rien dire ou presque. Que ce soit pour garder la face, pour protéger ta carrière ou pour éviter de blesser quelqu’un, tu ne disais jamais rien et continuait d’accumuler frustration, déception et énervement. Puis, tu finissais par exploser. Tu étais une véritable bombe à retardement qui menaçait d’exploser au moindre commentaire, dépendamment de ton état d’esprit.

Bien malheureusement, aujourd’hui, ce fut ton manager qui eut droit au déversement de tout ce que tu portais sur les épaules depuis un certain temps déjà. Depuis qu’il était rentré dans ta vie, ce n’était pas arrivé. Tu avais été calme, posé, alors que tout allait bien. Un peu plus et tu croyais simplement être devenu plus mature. Force était de constater que tu étais toujours le même petit con qui venait de s’en prendre inutilement à ton manager, l’accusant de chose qui, bien évidemment, n’était pas de sa faute et qui venait nécessairement avec ton statut d’idole.

Au final, tu avais simplement été dérangé par la façon dont il avait reçu la nouvelle de ta relation. Certes la rencontre pouvait avoir été somme toute assez malaisante. Et bon, il était évident que tu aurais pu lui en parler avant. Or, pour des raisons que tu avais évoqué (entre les diverses accusations qui ne le concernaient pas), tu avais préféré taire le sujet. Tu étais bon menteur, ce qui était tant un défaut qu’une qualité. Toi qui avait passé ta vie à mentir à la bonne majorité de la population, il t’était aisé de faire semblant. Il ne t’avait donc pas été bien difficile de cacher l’existence d’Hanae à ton manager, alors qu’il n’avait bien évidemment pas accès à ton téléphone.

Tu encaisses ce qu’il te dit sans broncher, parce qu’il fallait être honnête, tu l’avais mérité. Cependant, un détail attire ton attention et en vient aussi à t’inquiéter. Il semble trembler légèrement. Était-il si en colère après tout ? Au final, vous vous trouvez à dévier du chemin original pour qu’il puisse arrêter la voiture et claquer la porte, te laissant seul à l’intérieur.

Et tu te sens mal. Terriblement mal.

Presque aussi mal que le jour où, sous le coup de la colère, tu avais frappé ton meilleur ami. Ce souvenir était encore bien ancré en toi et te choquait à chaque fois qu’il remontait à ton esprit. Lors de l’accident d’Hiroshi, dont tu n’avais été mis au courant que des semaines plus tard, tu t’étais retrouvé dans un état d’esprit assez dramatique, à t’énerver pour un oui ou pour un non et hurler sur tous ceux qui ne te laissaient pas tranquille. Et tu lui en avais aussi voulu à lui, aussi injuste cela pouvait-il paraître, de t’avoir laissé ainsi sans nouvelle pendant aussi longtemps.

Ouvrant la porte du côté passager, tu sors à ton tour de la voiture, remontant le col de ton manteau devant ton visage, tant pour le camoufler que pour te soustraire du vent frais alors que l’hiver arrivait à grand pas. Tu fis le tour du véhicule pour retrouver Akito qui semblait concentré à prendre de longue et profonde respiration. Tu ne savais cependant pas trop quoi dire, toi qui était souvent bien mal à l’aise dans ces moments.

- You’re not just a pawn, at least, not to me.

C’était déjà un début. Ton ton était bien plus calme que précédemment alors que tu t’étais appuyé à ton tour contre sa voiture.

- I know you’re not the one to blame about everything that I talked about, I just... I know you’re doing your best and I’ll never be thankful enough for everything you’ve done for me.

Tu étais sincère. La présence d’Akito dans ta vie n’avait été que bénéfique. Il avait sut te remettre sur pied, faire de toi l’idole que tu étais lorsque tu avais commencé ta carrière. Tu te portais mieux, te sentais mieux et sa présence avait quelque chose d’apaisant sur toi. Ou, du moins, tu ne saurais réellement comment l’expliquer, tu savais seulement que tu aimais qu’il soit à tes côtés. Bien qu’à peine plus vieux que toi, il était clairement plus mature et tu avais eu besoin de quelqu’un comme ça pour t’aider à gérer ta carrière. Assez mature pour te garder sur le droit chemin, quoique assez jeune pour te comprendre ne serais-ce qu’un minimum.

- I should’ve told you, about Hanae. I just didn’t want to put you in an awkward position where you would’ve been, at some point, forced to lie to the company. If the relationship could hurt my career badly, it sure could also hurt your integrity, if you were forced to lit for me and if they happen to learn the truth. I never meant to cause you problems.

Un soupire s’échappa de tes lèvres. Tu n’étais pas doué, pour gérer tes émotions, encore moins tes éclats de colère comme ce dernier. Si tu avais déjà hurlé par la tête de ton ancien manager alors qu’il faisait tout ce qui était en son pouvoir pour rendre ta vie encore plus misérable qu’elle ne l’était, c’était bien la première fois que tu t’énervais contre Akito.

- I’ll... go wait in the car. Take your time. I’ll find something to say that won’t get you in trouble, if we are a little bit late, don’t worry.

Sur ces belles paroles, tu regagnas le siège passager, non sans te sentir terriblement coupable de votre précédente altercation.
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