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 You're done wandering!

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Kinjo Akito
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MessageSujet: You're done wandering!   Lun 18 Déc - 21:56

Tu déambules dans les couloirs, ta baguette à la main. Comme tu le fais plusieurs fois par semaine, c’est ton tour de faire la surveillance le soir autour de la salle commune des Poufsouffle. Ton itinéraire est généralement le même et tu vas des limites de votre territoire, comme tu l’appelles, qui se termine avant d’approcher de ce qui appartient aux Serpentard. Aujourd’hui, tu ne vas pas très bien. Tu as reçu une lettre le matin même, à l’heure du petit déjeuner, de cette personne dont tu préférerais ne pas entendre parler. Une fois de temps en temps, il t’écrit. Tu ne sais pas trop pourquoi, considérant qu’il a quitté l’école à la fin de l’année dernière, des mois après t’avoir brisé le cœur et humilié devant tous tes camarades. Tu songes que tu aimerais pouvoir contrôler ce qui te parvient, comme tu l’aurais fait si tu avais eu accès à un téléphone portable. Malheureusement, ce n’est pas le cas, et n’importe quelle lettre adressée à ton nom et envoyée par hibou te parvient directement. Le pire, c’est que tu dois faire comme si ça ne t’affectait pas, pour essayer de te sauver la face devant les autres.

Bref, tout cela pour dire que tu n’es pas particulièrement de bonne humeur et que tu attendais avec impatience le moment où tu allais pouvoir patrouiller les couloirs silencieux dans le noir, sans avoir à faire face à qui que ce soit. Du moins, c’est ce que tu croyais. Au bout d’un certain moment, tu t’arrêtes, tends l’oreille, et fais disparaître toute source de lumière. Tu as très clairement entendu des bruits de pas et tu soupires de mécontentement, car tu sais exactement à qui tu as affaire. Tu finis d’ailleurs par coincer le coupable, qui se promenait en direction de ta salle commune comme si les règles ne s’appliquaient pas à sa petite personne. Le bout de ta baguette s’allume subitement et tu fais presque un face à face avec Keith, le fameux et populaire capitaine de l’équipe de Quidditch des Serpentard. Tu l’attrapes par le col avant qu’il ne puisse filer.

Tu l’observes un instant, lève ta baguette devant son visage sans vraiment te préoccuper de savoir si tu es en train de l’aveugler ou pas. Tu n’arrives pas à croire qu’il ait pu avoir le culot de se repointer ici après tout ce qui s’est passé. Durant des semaines, tu savais qu’il se promenait la nuit. Tu l’as appréhendé plusieurs fois en lui donnant des avertissements qui n’ont jamais servis à grand-chose. Puis, la fois où il s’est finalement fait prendre et a risqué son poste de capitaine, tu l’as défendu. Tu ne sais pas trop pourquoi. Tu étais prêt à le dénoncer, car tu te serais senti moins mal dans un tel contexte, mais tu as vu la tête qu’il faisait. À cet instant précis, il n’avait plus l’air très confiant ou prétentieux, il semblait plutôt avoir l’air piteux. Et tu n’as pas pu le vendre.

La vérité, c’est que Keith, il t’a tapé dans l’œil. Ça fait un moment déjà, d’ailleurs. Évidemment, c’est seulement physique. Tu ne peux pas dire que tu apprécies vraiment sa personnalité, du moins, pas ce que tu connais. La première fois que tu l’as vu, tout souriant, tu as senti ton cœur fondre, simplement parce que, physiquement, il est particulièrement de ton goût. Et depuis, tu te sens imbécile d’avoir une faiblesse pour ses beaux yeux. Tu sais qu’il t’utilise et qu’il pense t’avoir dans sa poche et éviter tous les problèmes. D’ordinaire, tu serais trop mou pour dire quoi que ce soit. Mais aujourd’hui, comme mentionné plus tôt, tu es de mauvaise humeur. Ton ex t’as fait te rappeler à quel point tu t’es laissé avoir, encore une fois, parce que tu as craqué sur sa belle gueule.

- You think you’re above everything just because you’re the captain of your team, don’t you? I thought your last experience made you understand that you can’t keep your title forever, especially if you keep messing around and breaking the rules. Hey, I’m not done. Do you even know that you could make other people fall with you? Oh, lemme think. I think you know already, you just don’t care. That’s despicable, and extremely selfish. I put my own position at risk when I decided to lie to save your ass, but I’m done. People who break their promises don’t deserve a second chance. Follow me, student.

Tu le prends par le bras et tu le traîne derrière toi, déterminé à l’amener au bureau de son directeur de maison. Tu réfléchis à une excuse pour ta piètre performance d’il y a quelques jours. Tu as l’intention de dire que tu croyais honnêtement que Keith ne pouvait être l’étudiant mystère à cause de la possibilité qu’il perde son poste mais qu’apparemment, tu avais tort.
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Hiroyuki Daisuke
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MessageSujet: Re: You're done wandering!   Lun 18 Déc - 23:45

Pour faire changement, tu avais quitté ton lit à peu près une heure suivant le couvre-feu. Enfilant un jeans et un pull un peu trop large pour toi, tu te faufilas hors de la chambre que tu partageais avec les autres Serpentards de ton année pour rejoindre les couloirs sombres de l’école. Il n’y avait pas âme qui vive, ou presque. Un préfet des verts devait faire sa ronde, or, tu savais pertinemment ne pas avoir d’ennuie avec eux.

Tu ne pouvais nier que la vie était bien plus belle pour les gens populaires. Il n’y avait personne dans l’école qui n’avait pas entendu ton nom, toi qui se retrouvait à être le capitaine de ton équipe de Quidditch depuis un an déjà. De ce que d’autres racontaient, tu étais presque un enfant prodige, un as sur un balai. Poursuiveur depuis ta deuxième année, il avait été évidence pour tous, l’an dernier, que tu prennes le rôle de capitaine suite au départ du précédent. C’était sans compter ta belle gueule et ton sourire charmeur qui faisaient fondre bien des coeurs. Si tu affirmais que ce n’était pas de ta faute, que tu n’y pouvais rien pour ce charme que tu dégageais, au final, tu y étais tout de même un peu pour quelques choses. C’était donc grâce à cette popularité incontestable et grâce à tes relations avec les plus vieux de ta maison, notamment les préfets, que tu pouvais te permettre de t’éclipser ainsi sans trop d’ennuis.

Et qu’allais-tu donc faire à une heure aussi tardive ? La raison était bien simple pour un adolescent bourré d’hormones : rejoindre ta copine qui se trouvait, bien malheureusement pour toi, chez les Poufsouffles. Ou heureusement, tu ne saurais dire. Certes cela aurait-il été mieux que cette jolie créature soit de la même maison que toi, or, si tu étais honnête avec toi-même, les filles Serpentards étaient tout simplement imbuvables et il était tout simplement hors de question que tu les supportes. Et puis, cela aurait pu être pire. Chez les Poufsouffles, tu pouvais la rejoindre sans trop de crainte alors que l’un des deux préfets s’étaient toujours montrer indulgents (quoique moralisateur) vis-à-vis de toi.

Il n’y avait que la dernière fois où cela avait failli te coûter cher alors que la demoiselle préfète avait été celle à t’intercepter. Tu avais failli tout perdre, cette soirée-là, alors qu’elle déclarait avoir finalement mit la main sur celui qui se baladait dans les couloirs sans aucun respect pour les règles depuis un moment déjà. Par tout, tu parlais notamment de ton poste de capitaine de l’équipe de Quidditch et donc, accessoirement, celui de poursuiveur aussi. Mais voilà que gentil monsieur préfet, Aaron si tu te souvenais bien, était venu à ta rescousse. Tu ignores encore ce qui l’a pousser à agir de la sorte, mais, une chose est sure, tu lui en es reconnaissant. Bon, dans les jours qui ont suivi, tu as eut le droit au sermon de papa Hayden concernant ton peu de considération pour les autres et, honnêtement, tu ne te souvenais plus de tout ce qu’il t’avait balancer cette journée-là alors que vous vous trouviez tous les deux à l’extérieur et que le mouvement des feuilles t’avait sembler soudainement fort intéressant.

Oh, tu l’adorais Hayden, personne ne pouvait dire le contraire. Il était seulement beaucoup plus mature que toi, ça aussi, personne ne pouvait le nier, et se faisait parfois le devoir de remettre ton ego à sa place. Tu lui avais donc promis de cesser tes aventures nocturnes, surtout pour le faire taire sur le sujet, alors qu’au final, quelques jours étaient passés et voilà que tu recommençais.

Une lumière apparut brusquement devant tes yeux, te forçant à arrêter. Tu sentis une goutte de sueur froide glisser sur ta nuque avant de soupirer légèrement en reconnaissant Aaron. Tu fus soulagé, l’instant de quelques secondes, jusqu’à ce qu’il agrippe ton col. Soudainement, tu te tendis, incertain quant à ce qui allait suivre. Normalement, il te laissait aller rejoindre ta demoiselle sans trop s’obstiner, c’était ça, après tout, le bro-code. Or, aujourd’hui, il semblait en avoir décidé autrement.

Tu reçus la critique sans broncher, te devant droit devant lui, tes prunelles sombres posées sur ce dernier. Il était mécontent, cela ne faisait aucun doute.

- Let go off me.

Tu tiras sur ton bras, le forçant à s’arrêter dans sa course vers tu ne savais trop où, bien que tu avais ta petite idée. Il était tout simplement hors de question que tu fasses face à un quelconque directeur. Cela te coûterait beaucoup trop cher, plus que ce que tu étais prêt à sacrifier.

- What’s that all about ? For what I’m aware off, you haven’t lose your prosition as prefect and I’m still the captain of my Quidditch team. Nobody got hurt and everyone is still doing perfectly fine. Would you then enlighten me about what’s wrong suddenly ?

Malgré les conséquences qui semblaient menacer de s’écrouler sur toi à n’importe quel moment, tant que personne n’en souffrait, où était le problème ? C’était ainsi que tu fonctionnais depuis toujours. Si tu faisais de mal à personne, alors pourquoi les autres devraient-ils s’en soucier ?

- Okay, listen. As you might know, I’m in a hurry and my date is waiting for me. I’ll have all the time in the world tomorrow to talk with you about how despicable I am, but until then, kinda busy.

Tu ne comptais tout de même pas laisser la pauvre attendre plus longtemps, ce ne serait pas très gentleman de ta part.
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Kinjo Akito
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MessageSujet: Re: You're done wandering!   Mar 19 Déc - 2:14

Tu fais un pas vers l’arrière alors que Keith tire pour tenter de se défaire de ton emprise. Malheureusement pour lui, ta poigne est ferme, et tu n’as pas l’intention de le laisser filer. Tu restes planté devant lui sans relâcher son bras, alors que vous vous défiez tous les deux du regard. L’espace d’un instant, tu es tenté de le laisser aller. La confrontation, ce n’est pas ton fort, tu as toujours été plus pacifiste, à vouloir faire plaisir à tout le monde. Mais tu repenses à tout ce qui s’est passé, à ce petit insolent qui profite de ta gentillesse et à cet imbécile qui t’envoies toujours des lettres pour te narguer, et tu décides que ce soir, tu n’as pas envie d’être le Aaron qui laisse les autres le piétiner. Tu as des responsabilités, tu as accepté le rôle de préfet, et ce n’est certainement pas pour donner des privilèges à des étudiants comme lui qui sont loin d’en mériter. Il ne semble même pas être reconnaissant. Le reste du dialogue te fait presque voir rouge de colère. Alors comme ça, une étudiante de sa propre maison se faufilait en douce hors de la salle commune sans que personne ne soit au courant!

- No, YOU listen. You make me waste my time every time you decide to do as you please. You don’t seem to understand you have rules to follow. You know you can leave school at that point if you’re not happy about it, don’t you? You also don’t seem to comprehend that I’m a figure of authority. If I tell you to come with me because you did something wrong, you must follow. Going against a prefect is also an offense. I’m not asking you if you’d like to accompany me, I’m ordering you to follow me, so you can finally get the judgement you deserve. Your opinion has no value in that matter. I might not be able to take points away from you, but I can certainly force you to be in detention for the rest of the year.

Tu sens les battements de ton cœur dans tes tempes. Tu n’es généralement pas le genre de personne à faire preuve d’autant d’autorité. En fait, ça fait monter ta pression, et tu te mets à te sentir plus ou moins bien. Mais tu ne peux pas le laisser filer encore une fois. Tu refuses aussi d’admettre que tu étais déjà irrité, et qu’une part de ta frustration, peine et humiliation est maintenant déversée sur l’étudiant que tu as devant toi. Tu en as assez qu’on te marche dessus sans arrêt.

- Oh and also, thank you for informing me that one of our student has also been sneaking out, I certainly have the power to do something about this. I’m sorry if you can’t control your hormones, but that’s neither my or the school’s problem. Now, follow me.
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Hiroyuki Daisuke
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MessageSujet: Re: You're done wandering!   Mar 19 Déc - 2:55

À ton plus grand désarroi, il ne semble pas enclin à te relâcher le bras. C’est bien la première fois qu’il ne se contente pas que de te faire la morale pour finalement te laisser poursuivre ton chemin comme si de rien n’était. Tu semblais pourtant être certain de lui avoir fait comprendre que tu n’avais bien malheureusement pas de temps à lui accorder, une douce créature t’attendait à l’heure actuelle.

Bien malheureusement pour toi, les choses n’allaient pas toujours en ta faveur.

Retenu contre ton gré, tu fus assez surpris de l’entendre déverser son venin envers ta petite personne égoïste. Silencieux, tu l’écoutas donc à sa demande, arquant un sourcil par moment. C’était bien la première fois que tu l’entendais faire ainsi preuve d’autorité. Que croyait-il accomplir ainsi ? T’effrayer ? C’était bien mal connaître la tête brûlée que tu étais. Tu le laissas cependant terminer sa tirade, toujours aussi stoïque, ton regard bien ancré dans le sien, cette légère lueur de défiance dans le regard. Alors qu’il t’ordonnait de le suivre, tu ne bronchas pas. Tu te fis cependant la silencieuse promesse de te faire pardonner auprès de ta copine, pour l’avoir ainsi à moitié impliquer dans tes plans foireux, et ce, bien qu’elle ne fut jamais en désaccord vis-à-vis de ces rencontres nocturnes.

Tu le dévisageas un instant, t’assurant qu’il aille bien fini, pour finalement te rapprocher de lui, ton visage n’étant plus qu’à quelques centimètres de sien. Un rictus, rien de bien rassurant, fit son apparition sur tes lèvres alors que tu le dévisageais toujours.

- Oh, I get it, that’s the issue now, isn’t it ?

Un pas dans sa direction, le forçant à reculer, gardant toujours ton visage à proximité du sien alors que tu pouvais sentir son souffle contre ta peau.

- The story would be entirely different if you were the reason I was sneaking out, don’t you think ?

Un rire fort sarcastique s'échappa de tes lèvres alors que tu t'éloignais finalement de son visage.

Bien que d’ordinaire plus agréable que la majorité des serpentards, tu ne te trouvais pas chez les verts et argent par erreur. Si beaucoup expliquaient ta présence chez eux par ta détermination à toute épreuve, il n’y avait pas que cela. Tu es un jeune homme arrogant avec cette tendance à te croire au-dessus de tout. Tu te sais intéressant et tu sais que les autres t’admirent, ou, tout du moins, plusieurs d’entres eux et, par conséquent, tu te sentirais presque intouchable. Jeune prodige sur un balai, rapidement tu as été mis sur les devants de la scène, obtenant le rôle de capitaine au jeune âge de quinze ans et cela n’avait pas spécialement fait du bien à ton ego. Fier et confiant, tu t’en permettais beaucoup trop souvent trop en te croyant bien au-dessus des conséquences.

- So you got dumped and we can’t enjoy ourselves anymore ? Then you call me the selfish one ?

Tu diras une dernière fois sur ton bras, réussissant à te libérer de sa poigne, pour finalement venir les croisés sur ton torse. Tu fais le malin, grand et fier comme tu es, à lui renvoyer à la figure des souvenirs qui ne lui sont certainement pas si plaisant. Si tu n’as jamais réellement porter une attention particulière à Aaron avant de commencer ces escapades nocturnes, tu as tout de même entendu parler de cette histoire avec un élève quelconque, un peu plus vieux que toi, qui l’avait planté devant un assez large public.

- You’re making a huge fuss over such a little thing. We aren’t causing trouble nor are we hurting anyone. You’re sexually frustrated, I get it, but for Merlin’s sake, except for satisfying you egonomaniac crisis, what good would it do to anyone for you to bring me to the director ?

Tu étais tenace et ne comptais donc pas te laisser faire de la sorte. Tout s’était bien déroulé, jusqu’à présent, il était tout simplement qu’un préfet frustré envers tu ne savais trop quoi, ou qui, vienne te créer des ennuis inutiles.

- You’ll also get in trouble, for letting me come and go as I pleased all that time. You even lied in front of your own director, how bad does that sound ?

Tu étais un Serpentard, un vrai, et cela ne faisait aucun doute.
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Kinjo Akito
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MessageSujet: Re: You're done wandering!   Mar 19 Déc - 3:34

Tu ne réagis d’abord pas lorsqu’il fait un pas dans ta direction, mais tu finis par ne pas avoir le choix de reculer. Vous êtes tout de même très près l’un de l’autre, et tu ne comprends pas exactement où il veut en venir. Tu fronces les sourcils alors qu’il est si près que tu peux pratiquement sentir son haleine et son souffle. Tu sens le peu de poils que tu as se dresser sur ta peau. Est-ce qu’il aurait deviné que tu le trouves de ton goût? Non, impossible. Mis à part vos rencontres nocturnes durant lesquelles tu lui as fait la morale maintes fois, vos chemins ne se sont pas vraiment croisés. La plupart du temps, d’ailleurs, tu étais légèrement irrité par sa présence. Impossible, donc, qu’il ait pu remarquer quoi que ce soit du genre.

Son rire est méchant, et tu comprends le sens de sa phrase tout de suite. Apparemment, même un type aussi populaire que le capitaine de l’équipe des Serpentards a entendu parler de ta petite humiliation de l’année dernière. La perspective qu’autant de personnes soient au courant, bien que peu te connaissent personnellement, te fait étrangement beaucoup plus de mal que tu le pensais. La source de tes malheurs ne frôle même plus le sol de l’école de ses pieds, mais tu restes coincé avec ces événements qui te hantent et qui semblent te suivre. En plus, ce que les gens ont vu, ce n’est que la pointe de l’iceberg. Personne n’est au courant de tout l’abus que tu as subis en l’espace de quelques mois où tu étais en relation avec lui.

Ta poigne devient faible et Keith réussit sans problème à extirper son bras de ta main. Malgré le courage que cela t’a demandé de lui répondre ainsi et de tenter d’imposer ton autorité, voilà que tu te fais encore piétiner. Pire encore, il vient planter des couteaux dans une plaie qui est toujours béante et douloureuse. Tes mains se mettent à trembler alors que tu sens les larmes te monter aux yeux. Encore une fois, tu vas te ridiculiser. Mais tu n’allais déjà pas très bien et même si tu as des amis, tu n’as personne avec qui tu sois assez proche pour finalement raconter tout ce qui t’est arrivé et la douleur que ces événements t’ont causée. Tout ce que tu peux faire, c’est de tout garder à l’intérieur de toi, alors que le mal-être et la tristesse te consument tranquillement. Le pire, c’est qu’il a raison. Si tu le balance au directeur, il va lui aussi pouvoir te dénoncer, et tu vas perdre ton poste en plus de laisser une tache à ton dossier. Tu croyais arriver à avoir le dessus, mais tu viens encore de faire un imbécile de ta personne. Tu prends une inspiration et ta voix se brise alors que tu essaies de conserver ton sang-froid.

- You know, you should stop acting like you’re so important that you know everything that’s going on in someone’s life. That’s what I get for being nice and giving second chances. I guess I never learn. Fine, you can go. But I’ll see you in detention tomorrow. Now get out of my face before I change my mind.

Tu lui fais signe de continuer son chemin, alors que tu recules jusqu’à ce que ton dos frôle le mur derrière toi. Tu éteins ta baguette pour finalement être dans la pénombre, et plaque subitement une main sur ta bouche pour étouffer un sanglot que tu réprimes depuis un moment. Peut-être qu’au fond, tu devrais abandonner le rôle de préfet. Les étudiants ne te respectent pas et arrivent à te faire plier. Depuis la scène de l’année dernière, une partie des autres étudiants ne te prennent pas au sérieux, te pointent du doigt et ont des préjugés à ton égard. Tu glisses le long du mur et tu t’assois par terre. Tu voudrais pouvoir tout oublier; l’abus, l’humiliation, les rires, le cœur brisé. Mais apparemment, personne n’est prêt à comprendre ou voir à quel point ça te ronge de l’intérieur, et à te laisser tranquille.
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Hiroyuki Daisuke
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MessageSujet: Re: You're done wandering!   Mar 19 Déc - 4:18

Si toi, tu es encore confiant, cet homme fier que tu es qui se tient bien droit face au préfet, tu vois que, de son côté, il a perdu cette contenance qu’il avait quelques instants plus tôt, alors qu’il se permettait de t’ordonner, à toi. D’autres se seraient sûrement laisser impressionner, or, tu en avais vu d’autres et ce n’était pas maintenant que tu comptais courber l’échine face à qui que ce soit. Le seul qui arrivait à te faire baisser les yeux était Hayden, lorsqu’il se donnait comme mission de te sermonner. Face à ce presque grand-frère, tu ne pouvais que fermer ta grande gueule et fixer le sol, comme un enfant qui aurait été pris en faute. Tu avais une certaine admiration pour ton aîné que tu connaissais depuis aussi loin que tu te souvenais. Il avait une force de caractère que tu n’avais pas et était passé au travers de choses qui t’auraient très certainement démoli. Il s’agissait d’un homme droit apprécié pour sa personnalité agréable et bienveillante.

Tu ne pouvais bien malheureusement pas te vanter de la même chose, alors que si tu étais apprécié et sûrement tout aussi populaire que ce dernier, il s’agissait de raisons complètement différentes. Tu avais une grande gueule et n’hésitait jamais à dire le fond de ta pensée et si cela t’avait valu le respect de certains de tes camarades de classes, d’autres savaient que tu pouvais te montrer particulièrement mauvais lorsque confronté. Agissant bien souvent avant d’y réfléchir ne serais-ce que deux secondes, sans compter que tu étais tout particulièrement émotif, tu étais impulsif et posais plus souvent que tu n’aimerais l’admettre des gestes que tu en venais à regretter. Aujourd’hui ne faisait pas exception à la règle alors que, immédiatement, tu étais monté sur tes grands chevaux alors qu’Aaron tentait de s’imposer à toi.

Bien malheureusement pour lui, tu avais la réplique facile et était beaucoup trop fier (et con) pour faire ce que l’on te demandait de faire.

Et, au final, voilà qu’il était celui qui baissait les yeux devant toi. C’était dommage, réellement. Une fois de plus, le grand et fier Keith venait de remporter la manche. Cela ne faisait pas du bien à ton ego, qui se croyait une fois de plus au-dessus de tout. Alors que tu aurais dut t’amuser de cette victoire, ses paroles vinrent cependant te heurter de plein fouet. Son rictus quitta ton visage alors que tu l’écoutais plus attentivement que tu ne le voudrais. Il y avait quelque chose de brisé dans sa voix et une douleur perceptible sur son visage.

- See ya tomorrow then.

Enfonçant tes mains dans les poches de ton jeans, tu fis donc ce qui t’était demandé, pour une fois, à savoir débarrasser le plancher. Or, tu ne pouvais chasser ces pensées de ton esprit, ce sentiment de culpabilité qui venait s’écraser lourdement sur tes épaules. Tu fis quelques pas en direction de ton rendez-vous alors que la pénombre tomba autour de toi. Tu t’arrêtas cependant dans ta course.

Tu n’avais plus envie d’y aller. Il y avait quelques secondes encore, tu bombais le torse, fier de toi-même, alors que tu avais encore enfreint les règles pour t’en sortir sans aucune conséquence, voilà que les dernières paroles que t’avait adressé Aaron repassait dans ta tête. Il y avait plus à ce qu’il t’avait dit, tu en étais certain. Un quelque chose de blessé. Et autant souhaitais-tu ne rien en avoir à faire, tu n’étais pas quelqu’un de foncièrement mauvais et tu étais humain après tout. Alors que tu analysais tes options, ton humeur ayant radicalement changé et n’ayant plus envie d’aller rejoindre ta copine, un bruit attira ton attention. En te concentrant un peu, il fut aisé de reconnaître un sanglot.

Et voilà que tu te sentais comme la pire personne qu’avait connu l’univers.

Ton poing s’abattit sur le mur à ta gauche. C’était une façon comme une autre de te remettre les idées en place. Qu’allais-tu donc faire ? Poursuivre ta route comme si tu n’avais rien entendu et aller rejoindre celle qui t’attendait toujours ? Rentrer dans ton dortoir comme si rien de tout cela s’était produit ?

Mais surtout, que ferais Hayden dans cette situation ?

Bien évidemment, il assumerait ses actions, aussi stupides avaient-elles été. Bon, il ne faisait jamais rien de stupide, ce n’était pas dans sa nature de s’emporter ainsi. Pivotant sur tes talons, tu te rapprochas de où tu soupçonnais se trouver la silhouette d’Aaron. À croire ce que tu avais entendu, il n’avait pas bougé depuis que tu l’avais quitté, soit à peine quelques instants plus tôt. Allant t’appuyer sur le mur lui faisant donc face, tu te laissas glissé contre ce dernier. Les genoux remontés vers toi, tu avais lâchement appuyé tes bras sur ces derniers. Sûrement t’avait-il entendu revenir sur tes pas et t’installer face à lui.

- I’m dumb, y’know. I usually act before I think which leads to scenarios that I’m pretty ashamed of.

Tu tapotas ton genou de tes doigts, comme si tu cherchais ce que tu comptais dire par la suite. De préférence, tu allais être sympathique. Ce n’était pas trop te demander.

- I have little close to no interest towards most people and I usually don’t care about what they might think or feel. When someone annoys me, I push back and attack without actually thinking about what I’m doing.

Cela avait au moins le loisir d’être honnête. Terrible, c’était un fait, mais honnête. Tu ne le faisais pas spécialement pas méchanceté, mais surtout par désintérêt. Il n’avait pas tort alors qu’il t’avait identifié comme étant particulièrement égoïste. Tu agissais normalement pour toi et seulement en ton intérêt, bien que tu t’assurais, pas conscience morale, de ne pas faire de mal à personne en le faisant. Après tout, ton objectif n’était pas de faire mal à autrui, seulement de vivre ta vie comme tu l’entendais.

- I didn’t mean to hurt you. You’re right, I know jack shit about you, maybe except from the fact that it was pretty nice of you to let me come and go as I pleased.

Tu soupiras.

- I’m sorry, that’s where I am getting at. I got pissed. You pissed me off. So I ended up opening that big fat mouth of mine, again and started talking shit about something I don’t know anything about.

Tu t’en voulais. Un peu. Quand même beaucoup au final. Aussi stupide que tu étais et manquant cruellement de considération pour les autres, tu avais horreur de te retrouver devant le fait accompli. Tu venais de blesser quelqu’un, si tu en croyais sa réaction, et cela venait te chercher plus que tu ne l’appréciais. Et tu avais horreur de te sentir aussi mal, surtout qu’il n’y avait plus grand chose que tu pouvais y faire. Le mal était fait, à ton plus grand dam.
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Kinjo Akito
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MessageSujet: Re: You're done wandering!   Mar 19 Déc - 14:48

Tu es sur le sol, et tu n’as pas l’intention de te relever tout de suite. De toute façon, Keith est le seul étudiant qui ose s’aventurer dans le secteur. Tu doutes que là, en cette soirée particulière, un drame se passe et te force à te lever et courir dans le noir. Et si jamais c’est ce qui arrive, tu penses sincèrement que tu vas tout simplement tourner les talons et aller te mettre au lit. Ta journée a été assez éprouvante comme ça, pas besoin d’en rajouter sur ton plat déjà en train de déborder. Tu entends ses bruits de pas s’éloigner un peu et tu prends une grande inspiration pour essayer de calmer la crise de larmes que tu sens monter. Tu commences vraiment à en avoir assez de te sentir aussi déprimé, et de voir que les autres te renfoncent toujours un peu plus tous les jours.

Quelques instants plus tard, tu entends un son qui t’indique que Keith est toujours là. Tu l’entends d’ailleurs revenir dans ta direction et tu essuies rapidement tes yeux, ne souhaitant pas te faire prendre à pleurer dans le couloir. Pourtant, il n’allume pas sa baguette. Tu l’entends plutôt prendre place de l’autre côté du couloir, en face de toi. Tu te demandes vraiment ce qu’il a derrière la tête. Après tout, il semblait particulièrement pressé d’aller rejoindre sa copine pour faire tu ne sais quoi. Tu ramènes tes jambes contre toi, que tu entours de tes bras, avant de poser ta tête sur tes genoux. Tu n’as honnêtement pas besoin de te faire dire d’autres vacheries et encore moins de faire de la lumière et de t’exposer.

Le reste du dialogue te surprend. Est-il en train de tenter de te faire des excuses? Le grand Keith, en train de te dire qu’il lui arrive d’être imbécile et de parler avant de réfléchir? Alors là, tu auras tout vu. Ou plutôt, entendu, puisque tu n’arrives même pas à voir le bout de ton nez présentement. Se capacité d’introspection en cet instant précis te surprend. Tu le prenais pour… Bien, pour tout ce qu’il vient d’énumérer, sans plus. Au moins, il n’est pas assez aveugle et stupide pour ne pas réfléchir à ses actions une fois qu’elles sont faites. Ses excuses te surprennent. C’est bien la première fois depuis le début de l’année que quelqu’un s’excuse de t’avoir manqué de respect, ou de t’avoir dit des choses blessantes.

- You don’t know anything about me, or about what I’m going through. In fact, no one in this school does. Yet, even you heard stuff about me, when you don’t even know my full name. I’m a nobody. The only reason why people know me is because I ended up being a prefect. And yet, it seems that half the school knows about what happened, but they only saw what they saw. They have no idea what happened before that event. And they know that. It still doesn’t stop them from harassing me and creating stories about me.

Une petite voix te dit que tu devrais arrêter de parler. Mais tu te sens si seul et depuis si longtemps que tu n’arrives pas à t’empêcher de dire les mots et les phrases qui sortent de ta bouche. Tu as juste besoin, au moins une fois, de laisser savoir que tout le monde à tort. Que personne ne sait de quoi il parle. Que les mensonges que les autres font véhiculer à propos de toi ne sont pas vrais. Tu ne devrais peut-être pas divulguer ces informations à la première personne qui se fiche régulièrement de ton intérêt, mais son élan de gentillesse et de compassion envers toi ont subitement ouvert une porte.

- I’m not going to say sorry for pissing you off. It’s not my problem if you can’t respect authority, that’s entirely on you. As a prefect, that’s my job. Do you know how hard it is, to do what I do, when people laugh at me, disrespect me, and don’t care at all about me? Do you know how it makes me feel when people don’t respect my authority, even though they should, just because of stupid rumours they heard? No, you don’t. Because you’re popular. Because people want to be around you. Because you’re important enough that no one would dare to say such things about you. So, you don’t know anything. Thank you for saying sorry, but it’s too late. I already lost all the credibility I had, and I’m tired of it. I’m tired of doing this.
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Hiroyuki Daisuke
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MessageSujet: Re: You're done wandering!   Mer 20 Déc - 15:00

Assis dans le noir, les bras appuyé sur tes genoux, tu faisais preuve, pour l’une des rares fois, d’assez de maturité. Ou, plutôt, tu admettais haut et fort que tu pouvais être assez terrible lorsque tu t’y mettais. Tu étais doté d’un caractère bouillant, une bombe à retardement qui semblait toujours sur le point d’exploser. En réalité, tu étais tout de même quelqu’un d’aimable. Tu étais sociable, souriant, positif et tu te souciais sincèrement des gens à qui te tenaient. Tu étais agréable et doté d’un assez bon sens de l’humour. Et donc, au final, tu étais une bonne personne. Or, aussi gentil pouvais-tu être, tu pouvais te montrer tout aussi horrible avec les gens. Dès l’instant où tu te sentais attaquer, tu mordais, à défaut de savoir quoi faire d’autres. Quelques uns avaient été victimes de ces explosions momentanée et tous pouvaient témoigner que ce n’était clairement pas ton plus beau visage. Tu étais ainsi fait et tu le savais, et c’était ce que tu admettais platement au préfet des Poufsouffles.

Tu n’étais, au final, qu’un petit con doté d’une bien trop grande gueule pour son propre bien, qui parlait sans réfléchir et se permettait de juger sans connaître. Tu n’étais pas bien fier des derniers instants, alors que tu avais très clairement fait du mal à quelqu’un. Tes paroles avaient été acerbes et déplacées, compte tenue que tu ne connaissais rien de la situation d’Aaron. Tu ne savais ce que tu avais entendu ici et là, de cette histoire qui avait fait grimper la popularité du dernier, bien que cela n’avait rien de positif.

En cet instant précis, pour l’une des rares fois de ta vie, tu eus envie de t’enfoncer dans le sol. Ses paroles te mettaient mal à l’aise alors que tu savais que tu avais peut-être bien fait déborder le vase déjà bien plein. Tu étais aussi assez surpris de l’entendre, ne t’étant pas attendu à ce qu’il s’ouvre de la sorte à toi. Tu aurais plus cru qu’il t’aurait dit de partir, qu’il n’en avait rien à battre, de tes excuses. Aussi sincères étaient-elles, comme il avait sut si bien le dire, elles étaient trop tard. Le mal était fait. Tu avais cependant légèrement grincer des dents alors qu’il évoquait ta popularité. Oh, il n’avait pas tort. Pas du tout même. Et tu appréciais cette popularité qui te mettait sur un piédestal aux yeux de bien des gens.

Tu étais un jeune impétueux débordant de confiance, doué dans ce que tu fais, et ça, tu le savais pertinemment.

- You don’t have to apologize, you’re not the one at fault. You’re right when you say I can’t understand what you’re going through. And ehh... I don’t know what else to say. I’m a little shit who isn’t used to care about people.

Et pourtant, en ce moment, bien malgré toi, tu te souciais du préfet. Tu aurais préféré simplement poursuivre ta route, or, tu restais humain et savais faire preuve de compassion. Son mal être était presque palpable et tu n’avais tout simplement pas pu faire comme si tu ne l’avais pas ressenti. C’était ce qui t’amenait maintenant à lui faire face à ne pas trop savoir quoi lui dire, ne t’étant jamais retrouvé dans une telle situation.

- I know I said something like this before, but you won’t see me wandering here again. I don’t wanna cause you any more troubles that I already have.

Tu étais sérieux. Sûrement que ta copine allait râler, mais vous trouveriez autre chose. À l’heure actuelle, c’était aussi la culpabilité qui te faisait parler, alors que tu savais que tu avais peut-être contribuer au manque d’autorité d’Aaron. Si personne ne vous avait jamais dénoncer, plusieurs, tant des Serpentards que des Poufsouffles, savaient pour vos escapades nocturnes. Et si vous le faisiez encore, cela voulait certainement dire qu’il y avait un travail mal fait quelque part, ou tout simplement que tu n’en avais rien à faire, ou presque, de l’autorité. Contrairement à la dernière fois où tu avais fait une promesse semblable à Hayden d’un ton détaché et sans grand intérêt, cette fois-ci, tu le pensais.

Alors que le silence retombait entre vous deux, un éclat de lumière fut visible et bien assez vite, un étudiant s’arrêta, remarquant qu’il n’était évidemment pas seul dans le corridor. De ton côté, tu en vins à maudire d’avoir décidé de rester ici pour... Pour quoi au fait ? Ce n’était pas pour réconforter le préfet, tu n’étais pas doué pour ce genre de chose. Avais-ce alors été pour lui permettre de vider son sac ? Ce n’avait pas été l’idée. Tu ne savais pas, en fait, pourquoi tu étais resté, mais voilà qu’un étudiant, très certainement plus jeune que vous deux, appartenant à la même maison que ton meilleur ami et de l’homme te faisant face, faisait son apparition et vous éclairait de sa baguette.

- If you’re going to sneak out of your room, you should actually learn how to do it. First of all, close that damn light or else the prefects will catch you.

Si tu t’étais montré plus calme, affichant ton côté agréable à Aaron lors des dernières minutes, tu avais retrouvé ton ton particulièrement agacé alors que tu t’adressais à l’étudiant. Tu n’avais pas spécialement envie qu’il aille vous dénoncer (quoique lui aussi aurait des ennuis) alors que tu discutais, pour une fois, tranquillement (ou presque), avec Aaron.

- Go back to your room. Asap.

Ton ton était sans appel, cassant même. Tu levas même tes prunelles sur ce dernier, qui croisa ton regard et décida qu’il était sûrement plus intelligent d’effectivement quitter le couloir et de rentrer sagement dans son dortoir. Il fit donc demi-tour et il ne fallut que quelques instants de plus avant que la lumière ne disparaisse au loin.

- I should go, I guess.

Un soupire s’échappa de tes lèvres.

- What’s happening to you is unfair and I am truly sorry for what I’ve done and say. Shouldn’t have disrespected you, I know that and I’m not really proud about all that happened.

Tu te relevas finalement, prêt à repartir pour ton dortoir. Tu n’auras qu’à t’excuser à ta copine demain.

- Well, so... See ya tomorrow. In detention, I know.
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Kinjo Akito
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MessageSujet: Re: You're done wandering!   Mer 20 Déc - 23:53

Tu fronces les sourcils, bien que tu sois dans le noir complet. Alors là, c’est un revirement de situation auquel tu ne t’attendais pas. Si on t’avait dit un jour que tu allais te retrouver assis dans le noir dans un couloir du sous-sol en pleine nuit à discuter de ta vie avec l’un des types les plus populaires de Serpentard, tu aurais bien ris. Mais voilà que c’est exactement ce qui se passe. Tu te demande s’il va tenir sa parole cette fois, mais selon le timbre de sa voix, tu arrives à déterminer qu’il est probablement sérieux. Tu pousses un soupir, partiellement de soulagement. C’est certain que si lui décide de te respecter, peut-être que les gens vont ensuite faire de même. Tu n’as aucune idée que tu es en train de te mettre le doigt dans l’œil, mais ce que tu ne sais pas ne peut pas te faire de mal - du moins, pas encore.

Tu réfléchis un instant, alors que tu n’entends plus rien d’autre que ta respiration. Tu allais marmonner un ‘’merci’’ un peu incertain, mais voilà que tu te fais interrompre par une lumière vive. Ton sang se glace dans tes veines alors que tu bondis sur tes deux jambes. Tu dois avoir les yeux rouges et tu remercies ta coupe de cheveux de cacher une partie de ton visage.

Le jeune vous fixe l’un après l’autre, et tu vois qu’il te reconnaît autant qu’il reconnaît Keith. Ce n’est pas étonnant, considérant que ce dernier est populaire, et que tu es l’un des préfets de la maison de l’étudiant. Tu n’as même pas le temps de le sermonner que Keith est en train de le faire. Même s’il ne suit pas les règles lui-même, tu songes un instant qu’il ferait probablement un meilleur préfet que toi pour la simple raison qu’il arrive à avoir de l’autorité sur les autres. De ton côté, tu restes planté là, choqué. Tu ne peux pas réprimander l’étudiant alors que tu étais en train d’avoir une conversation avec quelqu’un qui ne doit pas non plus se trouver là, et qui est bien loin de sa salle commune. Tu as peur que le jeune te dénonce et que tu perdes ton poste mais en même temps, ce serais se tirer dans le pied lui-même.

Tu observes la lumière s’éloigner jusqu’à ce que vous soyez une fois de plus plongés dans le noir. Tu n’as pas regardé Keith une seule fois, trop mal à l’aise.  Il s’excuse une fois de plus et tu es porté à le croire.

- Thanks. I… appreciate.

Il t’annonce alors qu’il te verra à la retenue du lendemain, même si ce n’est pas toi qui doit t’occuper de la surveillance cette fois. L’espace d’un instant, tu as envie de le rattraper et de lui dire qu’il peut oublier, à condition d’effectivement honorer sa parole. Mais tu restes planté là comme un imbécile et tu ne dis rien alors que tu entends ses pas s’éloigner de toi jusqu’à ce que tu ne puisses plus rien entendre. Cette journée était effectivement bizarre, et tu ne sais pas trop comment tu te sens. Quelques minutes plus tôt, tu allais finalement exploser, mais tu dois dire que tu te sens maintenant mieux, beaucoup plus même. Tu ne t’attendais pas à ce que le Serpentard se préoccupe vraiment de tes paroles mais à ta grande surprise, il a écouté tout ce que tu avais à dire en plus de s’excuser. Tu sens qu’un certain poids s’est envolé de tes épaules, et tu te sens moins misérable. Il reste cependant la question de l’étudiant qui déambulait dans les couloirs. Tu passes une main dans tes cheveux, réfléchissant à la meilleure chose à faire. Tu en conclus que pour le moment, il vaut mieux ne rien dire et faire comme si de rien n’était. De toute façon, tu es convaincu que le jeune n’en parlera pas pour éviter les ennuis.

Si tu savais à quel point tu as tort.
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You're done wandering!
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