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 « I've got to admit I want things to get better » ft Hashimoto Reiko

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Akiyama Hiroshi
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MessageSujet: « I've got to admit I want things to get better » ft Hashimoto Reiko   Mer 28 Juin - 2:47

Deux longs mois viennent de passer depuis que tu as rencontré Reiko les premières fois. Depuis, tu ne peux pas dire que les choses se soient améliorées tant que ça, mais elles n'ont pas empirées non plus. Tu as définitivement l'air un peu plus en santé parce que tu as décidé de recommencer à mieux t'alimenter, et tu as repris un peu de couleurs. Ton visage est moins creusé et moins pâle qu'il l'était, mais tu ne peux pas affirmer vraiment aller mieux. Ton moral est toujours très bas, et la dépression t'attends à chaque tournant. Tu dois d'ailleurs voir ton médecin dans quelques minutes pour discuter du plan de match, de l'évolution de ta condition et, très possiblement, de la possibilité de continuer un suivis psychologique.

Le premier mois, Reiko est venue te voir quelques fois. Tu n'étais pas vraiment agréable et, surtout, pas du tout ouvert à la discussion. Ses visites se sont espacées, pour finalement ne plus avoir lieu. Tu ne l'as pas vue depuis au moins un mois et, pour être tout à fait honnête, tu es déçu. Elle est un peu trop énergique à ton goût et assez spéciale, tu dois le dire, mais tu passes tellement de temps seul que les heures passaient beaucoup plus vite en sa présence. Tu dois l'avoir complètement dégoûtée pour qu'elle décide de ne plus venir te voir du jour au lendemain. Tu sais que c'est ta faute; même Kei ne vient pas si souvent. Il a un horaire très chargé, mais tu sais qu'il se sent aussi mal à l'aise en ta présence. Tu oublies ton état lorsque vous jouez un peu aux jeux vidéos mais dès qu'il tente d'avoir une discussion, tu retombes dans ce trou sombre et il a du mal à le supporter. Tu ne lui en veux évidemment pas.

Tu soupires en regardant l'heure. Le médecin est en retard, comme à son habitude. Tu finis par attendre quelques coups à la porte, puis le vieux spécialiste fait finalement son entrée en te souriant et en s'excusant du retard. Apparemment, l'excuse cette fois est qu'il a un stagiaire qui va assister à votre rencontre, et qu'il devait lui expliquer les procédures. Il t'annonce que le nouveau est au courant de ton statut et qu'il a signé des documents de confidentialités pour s'assurer qu'il ne dise rien sur ton toi ou ton état.

Un grand type fait son entrée, habillé proprement avec des lunettes sur le nez. Il semble très sérieux, et dégage quelque chose d'un peu intimidant. Peut-être parce qu'il a les cheveux et les yeux très foncés, ou parce qu'il manque de spontanéité naturelle, tu ne saurais dire.

- Hashimoto Seiji. Enchanté. Je travaille à la morgue et je suis aussi stagiaire. Je vais donc assister à la rencontre d'évaluation et me contenter de prendre des notes. Ah - c'est donc vous que ma soeur vient parfois voir!

Tu l'observes un instant, incertain. Sa soeur? Pourrait-il parler de Reiko? Elle a mentionné qu'elle venait voir son frère qui travaille à l'hôpital, mais se pourrait-il vraiment que ce soit ce curieux personnage? Tu as beau le regarder en tentant de te rappeler des traits de la jeune femme, tu n'arrives pas vraiment à voir de ressemblance. Leur personnalité et ce qu'ils dégagent semblent aussi être totalement différents. Alors que Reiko est très dynamique et haute en couleurs, son frère est une incarnation du calme et du sérieux.

Le médecin t'annonce qu'effectivement, tu t'es un peu amélioré, mais que tu devrais vraiment te rendre dans les locaux de physiothérapie et commencer à te mettre debout sur tes jambes, avec support. Tu ne pourras évidemment pas tout de suite marcher, mais tu dois réhabituer ton corps à se tenir debout et non assis. Tu n'es toutefois pas très confiant, et tu ne réponds pas. Vous vous mettez toutefois d'accord pour que tu puisses avoir plusieurs rencontres par semaine avec un thérapeute, car tant que ta tête ne va pas bien, ton corps ne suivra pas non plus. Alors qu'ils s'apprêtent à quitter, tu interpelles le stagiaire avant même de te rendre compte de ce que tu fais.

- Excusez-moi, j'aurais voulu savoir... Si votre soeur se porte bien? Je ne l'ai pas vue depuis plusieurs semaines alors... Je me demandais si tout allait bien, voilà.

- Reiko se comporte comme elle le fait d'habitude, oui. Elle vient à l'hôpital au moins une fois par semaine pour m'apporter le repas du midi.

- Oh, je vois... Je suis heureux de l'apprendre, merci.

Tu deviens silencieux, et son frère s'excuse en se retirant finalement. Tu regardes à l'extérieur, pensif. Elle vient donc toujours régulièrement à l'hôpital, mais n'est pas venue te voir. Tu soupires en te disant que finalement, c'est réellement ta faute. C'est sûr qu'avec ton attitude, personne n'a envie de venir passer du temps avec toi. Tu te promets silencieusement de faire des efforts la prochaine fois que qui que ce soit viendra te rendre visite, pour être plus agréable et arrêter de toujours te fermer et devenir désagréable.

_______

Seiji leva une main pour saluer sa soeur qui venait d'entrer dans la pièce sans s'annoncer. Depuis le temps, il avait prit l'habitude de la voir débarquer sans invitation aux alentours des mêmes heures. Elle lui rappelait qu'il devait prendre une pause pour avaler un morceau. Il lui arrivait d'oublier et de s'en souvenir seulement lorsque la faim lui donnait un coup dans l'estomac. Il déposa son scalpel, prit soin de ranger son ''patient'' et retira ses gants avant de finalement laver ses mains. S'il se plaignait au départ de voir sa soeur se pointer à l'improviste, il appréciait maintenant un peu plus ces moments. Surtout car elle lui apportait des petits plats excellents.

- J'ai une grosse journée aujourd'hui donc je dois manger vite. Je suis un peu en retard car j'ai dû assister à une rencontre avec un patient dans le câdre de mon stage. D'ailleurs, c'était le patient de la chambre 138A, tu te souviens? Akiyama Hiroshi. Il m'a demandé si tu allais bien car apparemment, il ne t'a pas vue depuis un moment. Je suppose qu'il s'inquiétait.
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Hashimoto Reiko
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MessageSujet: Re: « I've got to admit I want things to get better » ft Hashimoto Reiko   Mer 28 Juin - 4:14

Trois jours plus tôt, tu avais décidé qu’il était fin temps de mettre un peu de couleur dans ta vie, et c’était donc pour cette raison qu’en mercredi de mai ensoleillé, tu étais arrivée au travail de ton charmant frère avec les cheveux violets, quelques mèches tirant cependant plus vers le rose. Tu étais une adepte des teintures, toi qui, de toute façon, n’était pas spécialement reconnue pour ta discrétion. Tu aimais les couleurs et les accessoires et il n’était donc pas surprenant de te voir arriver avec les cheveux colorés de façon peu naturelle. Ou, du moins, c’était le cas pour ceux qui te connaissaient bien et te côtoyaient souvent, ce qui n’était pas tout à fait le cas de ton frère, avec qui avais-tu réellement repris contact que quelques mois plus tôt.

Vous étiez jumeaux, et pourtant, tous semblaient douter de ce fait, et avec raison. Il était aussi taciturne que tu étais énergique, et c’était peu dire. Tu parlais toujours trop, beaucoup trop, alors que lui observait continuellement, parlant très peu. Tu déplaçais beaucoup d’air alors qu’il ne cessait de te le reprocher. Personne ne pouvait dire, en réalité, à moins de le savoir, que vous étiez de la même famille. Dont ce malheureux quiproquo qui était survenu, quelques semaines plus tôt, avec l’adorable copain de ton jumeau.

- Salut Seijiiii ! Alors, aujourd’hui j’ai fait du...

Tu fus couper par un jeune homme bien moins enthousiaste, qui te fit rapidement comprendre qu’il n’avait pas beaucoup de temps à te dédier. Une moue se dessina donc sur ton visage, jusqu’à ce qu’il mentionne le patient de la chambre 138A, ce qui attira immédiatement ton attention. Bien évidemment que tu te souvenais de la personne qui y résidait, bien que le nom mentionner n’étant pas exactement celui qu’il t’avait donné, à une syllabe près.

Tu fronças donc légèrement les sourcils, un peu embêtée. Si tu te réjouissais qu’il s’intéresse à toi, ce qui te semblait surprenant compte tenu de vos dernières rencontres, tu en vins à te demander ce qu’il pouvait bien avoir à cacher.

- Hiroshi, tu es sur ?
- Évidemment.

Parce que, bien sur, ton frère n’avait jamais tort.

Tu déposas donc le repas que vous auriez dut partager sur son bureau, puis t’excusas avant de t’éclipser, sans rien dire à ton jumeau. Il s’en remettrait, tu en étais certaine. Et puis, il l’avait dit lui-même, il n’avait pas beaucoup de temps à t’accorder. Alors que, de ton côté, tu fis une recherche rapide sur internet, ne serais-ce que parce que si le nom Akiyama Hirotoshi t’avait semblé familier, tu étais convaincu d’avoir déjà entendu Akiyama Hiroshi quelque part. Par moment, tu te demandais s’il était possible d’être aussi stupide, or, en cet instant précis, tu étais curieuse quant à pourquoi t’avait-il menti.

Tu t’étais arrêtée dans ta course alors que tu fixais avec intensité ton téléphone. Certes étais-tu facile à berner, mais, sur ce coup là, tu aurais clairement pu faire mieux. Il était évident que ce nom te disait quelque chose et seule une brève recherche te permis de savoir qui était-il réellement.

Certaines choses, notamment sa façon de réagir, semblait finalement s’expliquer alors que tu comprenais un peu plus qui pouvait-il bien être.

Il te fallut quelques instants de plus avant de finalement atterrir devant la chambre de ce dénommer Hiroshi. Bon, sûrement ne voulait-il pas que tu connaisses la vérité et il était très certain que ton frère n’avait pas le droit de divulguer une telle information. Autrement dit, tu allais devoir jouer le rôle de la gourde qui ne savait rien. Ce qui n’était pas bien difficile, comme il s’agissait de ton état normal la moitié du temps. Tu toquas trois coups, histoire d’avoir son attention, alors que tu t’appuyas contre le cadre de porte.

- Je dois admettre avoir été assez surprise d’entendre que tu cherchais avoir de mes nouvelles. Après tout, tu ne t’es jamais privé de me faire sentir comme t’étant particulièrement nuisible.

Tu passas une main dans tes cheveux, dégageant quelques mèches violettes de devant ton regard. Si tu avais cherché, à quelques reprises, de lui tenir compagnie et de lui remonter le moral, force fut de constater que tu le dérangeais plus qu’autre chose, alors qu’il se fermait de plus en plus à toutes discussions que vous pouviez avoir. Deux mois plus tôt, tu l’avais vu s’ouvrir un peu, et un commentaire l’avait refermé comme une huître.

Bon, peut-être pouvais-tu mieux comprendre, alors que tu en savais un peu plus sur ce qu’il devait vivre, or, cela n’excusait en rien l’attitude exécrable qu’il avait eut vis-à-vis toi alors que tu n’avais cherché qu’à lui offrir un peu de compagnie.

- C’était parce que tu t’ennuyais ou simplement pour t’assurer que je me portais bien malgré l’horrible rejet dont j’ai été victime ? T’inquiète, je n’aurais pas chercher à poser le malheur d’une pauvre inconnue sur tes épaules.

Bon, peut-être aurais-tu pu être un peu plus aimable. En premier lieu, c’était ce que tu avais eu l’intention de faire. Or, alors qu’il se trouvait désormais sous tes yeux, tu ne pouvais t’empêcher de sentir l’amertume de vos dernières rencontres remonter et chercher à s’exprimer au travers toi. Et comme tu étais bien évidemment connue pour avoir un parfait contrôle de tes émotions, tu avais exprimer les premiers mots qui te traversaient l’esprit.

Sans compter que tu n’avais pas daigner bouger, toujours appuyer à l’entrée de la chambre. Mieux valait ne pas chercher à le brusquer, peut-être te chasserait-il encore une fois.
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Akiyama Hiroshi
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MessageSujet: Re: « I've got to admit I want things to get better » ft Hashimoto Reiko   Mer 28 Juin - 17:28

Tu te retournes, un peu las, pensant qu'une infirmière vient vérifier ton état ou que le médecin revient te voir. Tu tombes plutôt sur Reiko, qui arbore maintenant une chevelure mauve flamboyante parsemée de rose. Tu clignes des yeux plusieurs fois, surpris de la voir et de voir un tel changement, mais tu dois dire que ça lui va particulièrement bien. Elle ressemble à un personnage de ces supers RPGs auxquels tu joues parfois. Elle n'entre toutefois pas tout de suite dans la chambre et vous vous regardez un instant sans dire un mot.

Tu sens ton visage prendre une teinte cramoisie. Tu ne pensais pas que son frère allait lui dire que tu avais demandé de ses nouvelles pour savoir si tout allait bien. Votre première conversation depuis des semaines est assez brutale, mais tu sais qu'elle n'a pas tort. Tu aurais probablement eu des sentiments partagés si une personne t'avais traité de la façon dont tu l'as fais, seulement pour ensuite demander de tes nouvelles en remarquant que tu ne venais plus la voir. Tu prends une inspiration pour essayer de te calmer. Tu dois dire quelque chose d'intelligent cette fois, car tu risques de la faire fuir pour de bon.

- Je me demandais... tout simplement. Mais tu as raison, j'ai été exécrable. Et je m'en suis rendu compte en constatant que tu ne venais plus. Alors je me demandais si tout allait bien.

Pour une fois depuis ton accident et ton état d'esprit peu favorable, tu admets que tu étais dans le tort. Tu sais que ce n'est pas suffisant pour t'excuser, mais c'est déjà un début. Tu baisses les yeux vers le sol, cherchant les bons mots. Tu as toujours été doué pour t'adresser à la foule et agir comme porte-parole du groupe. Pourtant, depuis que tu t'es retrouvé dans cet état, tu as du mal à contrôler ce que tu dis, et ce que tu ne dis pas.

- J'ai du mal à être heureux. Je vois presque toujours noir. Ça teinte les dialogues et les rapports que j'ai avec les autres, mais... C'est plus fort que moi. Je vais commencer à recevoir de l'aide pour essayer de régler le problème...

C'est bien l'une des premières fois que tu exprimes clairement que tu es malheureux et que tu te trouves dans un très mauvais endroit mentalement. Même si c'est évident et que tout le monde le sait sans avoir à aborder le sujet, particulièrement Kei vu comment il a du mal à gérer tes nouveaux troubles émotionnels, tu évites toujours le sujet en tentant de diminuer les conséquences que l'accident à eues sur ton moral.

- C'est difficile. J'ai passé la majorité des derniers mois tout seul, personne n'était vraiment au courant que j'étais là. Alors quand des gens viennent me parler, essaient de me remonter le moral, essaient de lire dans ma tête pour voir comment je me sens... J'ai du mal. Ce n'était pas personnel. Je le fais même aux quelques personnes près de mois

Au moins, tu es parvenu à cette réalisation. Tu n'as même pas exprimé ça à Kei, mais c'est bien parce que tu vois à quel point ton état l'affecte. Il a déjà tellement de choses à gérer que tu ne veux pas l'inquiéter encore plus en parlant de ta déprime, de ton manque de motivation à faire quoi que ce soit et de ta difficulté à connecter avec les autres.

- Bref... Désolé. Je suppose que je m'en suis rendu compte, grâce à ton absence. Ça m'a fait comprendre que les gens ne viennent pas me voir pour une raison claire. J'essaie de travailler là-dessus.

Du détourne le regard. Ces mots sont assez douloureux à dire pour toi, et embarrassants surtout. Mais tu n'as plus rien à perdre de toute façon, alors autant être honnête.
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Hashimoto Reiko
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MessageSujet: Re: « I've got to admit I want things to get better » ft Hashimoto Reiko   Jeu 29 Juin - 1:29

Bon. Tu te sentais un peu coupable quant à la façon dont tu t’étais adressée à lui. Cependant, tu t’étais attendue à ce qu’il t’ignore superbement, ou te donne quelques réponses monosyllabiques. Autrement dit, tu n’étais pas préparé à ce qu’il te fasse une confession qui semblait réellement venir droit du coeur et tu te retrouvas donc à le fixer, muette, toujours appuyée contre le cadre de la porte. Tu n’étais pas certaine de comment réagir, ne serais-ce que parce que tu t’étais convaincue qu’il n’en avait que faire de ta compagnie. Un soupire s’échappa de tes lèvres alors que tu secouais doucement la tête, comme pour lui faire savoir qu’il n’était pas nécessaire qu’il s’excuse. Peut-être t’étais-tu montrée un peu trop dure avec lui.

Tu fis quelques pas dans la chambre, dégageant quelques mèches colorées de devant tes yeux. Tu hésitas à aller prendre la chaise, pour finalement simplement prendre place au pied du lit, faisant légèrement grincer la structure alors que tu t’y assoyais.

- Tu as du mal avec les autres et eux ont du mal avec toi. Ils ne savent pas quoi dire ou encore quoi faire. Après tout, peu de personnes peuvent réellement comprendre ce que tu vis.

Tu redevins silencieuse quelques secondes, alors que tu cherchais tes mots, n’étant pas certaine de comment allais-tu formuler ta pensée. Tu savais ce que tu voulais lui dire et, d’ordinaire, tu ne te serais pas préoccupée de faire attention aux mots choisis. Or, en cet instant même, alors que tu voyais que le jeune homme cherchait à s’ouvrir à toi, tu t’étais décidé à faire attention à ce que tu allais lui dire. Tu ne souhaitais pas non plus le voir se renfermer de nouveau.

- Tu dois avoir été assez hypocrite avec toi-même, à essayer de te convaincre, ne serais-ce que pour convaincre les autres, que ça n’allait pas si mal que ça. Ou, du moins, c’est ce que je comprends, alors que tu ne vas que maintenant chercher de l’aide à ce niveau-là. Clairement, il y avait quelque chose que tu te refusais d’avouer.

Ton ton n’était pas critique, pas du tout même. Tu parlais doucement, d’une voix calme, ce qui était assez surprenant. Et puis, tu lui adressais un léger sourire, bien digne de toi, alors que tu espérais qu’il ne se sente pas attaquer.

- Or, ça se ressent. Alors les autres s’inquiètent. Et, évidemment, parce que nous sommes humains et non pas télépathes, on ne comprend pas, moi la première, ce qu’il peut t’arriver. Et, tu sais, c’est lourd, vraiment, sur une personne, que de donner constamment de l’énergie pour aider quelqu’un qui ne semble même pas vouloir recevoir de l’aide.

Tu t’étais accroché parce que tu étais certaine qu’il y avait plus chez lui que ce désintérêt qu’il affichait en presque permanence. Or, ce n’était pas tout le monde qui était aussi tenace que toi, et ça, tu avais eu tout le loisir de le remarquer quelques années plus tôt.

Oh, c’était de ta faute et tu le savais, ce qui faisait que, naturellement, tu ne leur en voulais pas. Tu avais perdu tous tes amis, les uns après les autres, alors que tu te lançais tête première dans une relation qui allait t’être terriblement malsaine. Un homme beaucoup trop contrôlant et mauvais qui avait chercher à contrôler tous tes faits et gestes, voir même tes pensées. Un homme qui t’avait coûter beaucoup de tes relations sociales que tu laissais tombé sans même y réfléchir une seconde de plus. Beaucoup avaient tenter de t’aider, or, tu avais fait comme si de rien n’était, te voilant la face, racontant à tous que tout allait bien. Peu à peu, tu devais de plus en plus seule alors qu’ils partaient et ne revenaient pas.

Ta situation n’était pas pareille, en aucun cas, à celle que vivait l’ancien chanteur, or, tu pouvais t’y reconnaître, en quelque sorte. Il t’avait fallu un beau coup au visage, qui t’avait envoyé valser contre un mur, pour finalement te réveiller et mettre fin à ta misère. Littéralement. Tu espérais cependant que le réveil soit moins douloureux pour lui.

- Tu devrais laisser les autres s’inquiéter pour toi et leur donner raison de s’inquiéter, plutôt que de te cacher derrière un masque d’indifférence. Parce qu’au final, ils s’inquiètent sans trop savoir sur quel pied danser.

Tu soupiras.

- Je suis désolée. Avoir sut que je passerais ici aujourd’hui, je me serais assurée d’amener quelque chose de bien à manger.

Un sourire amusé suivit ta phrase. Tu avais l’impression que l’atmosphère devenait lourde et tu ne t’y sentais jamais réellement à l’aise. Tu espérais ne pas avoir été trop franche au goût de monsieur et que ton message mijoterait au moins un peu dans sa tête. Tu savais ce que c’était que de se retrouver seul et abandonné de tous. Et, bien évidemment, tu ne lui souhaitais pas la même chose, dont beaucoup tu étais bien heureuse qu’il ait eut la chance de demander à ton jumeau comment tu te portais. Autrement, sûrement ne te serais-tu pas arrêté ici de nouveau.
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Akiyama Hiroshi
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MessageSujet: Re: « I've got to admit I want things to get better » ft Hashimoto Reiko   Jeu 29 Juin - 2:15

Tu entends ses chaussures glisser sur le sol froid jusqu'à ce qu'elle s'arrête au pied du lit. Tu tournes la tête seulement lorsque tu sens le poids ajouté au bout du lit, étonné qu'elle y ait prit place. Tu peux sentir que tout ce que tu viens de lui avouer l'a affectée, et tu es maintenant certain qu'elle ne t'en veut plus autant qu'à son arrivée dans la pièce. Tu l'écoutes silencieusement, alors qu'elle te déballe tes quatre vérités. Tu sais très bien qu'elle a raison, et c'est d'ailleurs pour ça que tu n'en veux pas à Kei de passer seulement des moments brefs avec toi. Il n'a jamais été très doué lorsque vient le temps de gérer des émotions, que ce soit les siennes ou celles des autres, et tu sais qu'il ne sait pas comment réagir. En fait, personne ne sait vraiment, surtout lorsque tu as des moments de déprime très profonde.

Tu n'aimes pas trop les mots qui sortent de sa bouche, et ce qu'ils représentent. Tu serres les mains. Tu finis toujours par te fermer comme une huître quand les gens abordent ce genre de sujet et honnêtement, c'est bien pour ça que tu n'as pas pris du mieux et que tu n'arrives pas encore à régler le problème. Les médecins te l'ont dit ; tu dois absolument tenter de briser la barrière mentale que tu t'imposes tous les jours, et accepter de parler. Tant que tu n'aborderas pas les sujets qui te font du mal, tu ne pourras jamais leur faire face, les accepter et apprendre à finalement passer à autre chose.

C'est à ton tour de pousser un long et profond soupir. La dernière chose à laquelle tu penses en ce moment, c'est bien à la nourriture, même si tu dois avouer que la sienne est divine comparée à celle qu'on te donne à l'hôpital. Tu as tout de même fais des efforts et tu bronches moins devant tes repas, te forçant à les manger au complet.

- Pas exactement. J'étais hypocrite, oui. Je le suis encore. Je suppose que c'était effectivement pour essayer de faire en sorte que les autres ne s'en fassent pas pour moi. Et oui, je sais que c'est lourd pour eux. Mais tu as tort sur un point. Je n'étais pas hypocrite avec moi-même, et je n'ai pas essayé de me convaincre. J'ai abandonné.

Cette fois, tu tournes la tête vers elle pour plonger ton regard dans le siens. Ton visage manque d'expression, et tu sembles las. Tu ne sais pas trop pourquoi c'est à elle que tu dévoiles enfin ces choses. Peut-être parce que tu ne la connais pas si bien que ça, et qu'elle n'est pas aussi près de toi que Kei. C'est parfois plus facile de s'ouvrir à une personne lorsqu'elle risque d'être moins atteinte. Puis en plus, ça te fait pratiquer pour tes rencontres. C'est la première fois que tu dis à qui que ce soit que tu as tout simplement abandonné. Dire des choses comme celle-là te fait du mal, mais tu dois percer l'abcès pour enfin le soulager.

- Ma vie s'est terminée violemment d'un coup. Pas littéralement, mais c'est impossible pour moi de continuer ce que je faisais avant, alors que toute ma vie tournait autours de ça. Sans ça, je n'ai plus rien. J'ai travaillé tellement fort toutes ces années, pour tout perdre. Alors j'ai abandonné. Et pour ne pas faire du mal à mes proches, j'ai essayé de prétendre. Mais tout le monde le savait, de toute façon. Tu l'as dis, c'est lourd d'essayer d'aider quelqu'un qui ne veut pas le faire. Et c'était exactement ça. Je ne voulais pas. Est-ce que je le veux plus maintenant...? Aucune idée... Mais je suis toujours en vie, donc soit j'essaie de faire avec et m'habituer à ce que ma vie est devenue, ou alors je reste ici...

Tes yeux se mettent à piquer, et tu détournes une fois de plus le regard pour le cacher. La vérité, c'est que tu as peur. Tu as peur de faire face au public, de voir des images de toi en chaise roulante surgir sur internet, d'être obligé de réexpliquer ce qui s'est passé pour éviter que de fausses spéculations circulent un peu partout à ton propos. Tu as peur de devoir faire face à une vague de sympathie venant de gens qui pleurent ton départ et ta malchance, mais aussi de ceux qui t'ont toujours détesté pour la simple raison qu'ils n'aimaient pas le groupe. Tu as peur de te retrouver sous les projecteurs et de devoir dire au monde entier que tu ne peux plus faire comme tu faisais avant. Mais surtout, tu as peur que les choses de n'améliorent pas vraiment pour toi, et qu'on te colle l'étiquette de la pauvre idole estropiée pour toujours. Mais ça, tu ne lui diras pas. Tu n'es pas prêt à le faire et de toute façon, tu as mentis sur ton identité.
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Hashimoto Reiko
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MessageSujet: Re: « I've got to admit I want things to get better » ft Hashimoto Reiko   Mar 19 Déc - 13:05

Assise sur le bout de son lit, tu avais posé ton regard sur son visage abîmé, que ce soit par l’accident dont il avait été victime ou simplement de l’épuisement. S’il semblait physiquement avoir pris du mieux, au cours du dernier mois où tu avais été absente, mentalement, la situation ne semblait pas avoir avancer, de ce que tu pouvais comprendre. Pour ta part, malgré toute ta bonne volonté, tu avais fini par baisser les bras. Ce n’était pas sain pour lui si tu ne cessais de venir l’importuner, ni pour toi alors que tu vidais ton énergie à tenter de remonter quelqu’un qui s’accrochait au fond du baril. Tu avais donc passé les dernières semaines à passer devant sa chambre sans jamais ne t’arrêter, poursuivant ta course pour aller rejoindre ton frère avec qui tu partageais désormais régulièrement le repas du midi. Toi qui n’avait jamais été proche de ce dernier appréciait cette nouvelle proximité, alors que tu avais le loisir d’en apprendre plus sur ton jumeau.

Il avait bien changé, depuis le temps. Lui toujours seul à faire ses choses dans son coin, sans se soucier de qui que ce soit, avait désormais une carrière prometteuse devant lui et un charmant jeune homme qui l’attendait, le soir, dans leur appartement commun. Tu étais heureuse pour lui, sincèrement, bien que tu regrettais ce fossé qui s’était creusé entre vous au fil des années. Tu essayais tant bien que mal d’y construire un pont, or, tu savais qu’il te faudrait encore un peu de temps et de patience. Vous ne l’avez pas eu facile, avec votre famille qui se voulait quasi-monstrueuse. Des parents trop fiers pour leur propre bien qui avaient eu, pour seuls enfants, un couple de jumeau. La demoiselle, toi, était beaucoup trop effrontée à leur propre goût, et beaucoup trop originale alors que le monsieur était sérieux, étudiant en médecine et bien malheureusement gay, bien que ça, ils ne savaient toujours pas.

Les mains posées sur tes genoux, tu l’écoutas attentivement. Ses paroles ramenèrent à ton esprit la révélation que t’avait fait Seiji. Oh, cela n’avait rien de malsain, venant de lui, alors qu’il n’avait sûrement aucune idée d’avec qui discutais-tu à l’heure actuelle. Ses paroles te firent mal. Tu te remémoras une précédente rencontre, où tu avais déclaré haut et fort avec beaucoup de fierté que tu avais refusé d’entrer dans une agence, trouvant inacceptable de sacrifier ton originalité pour de la stabilité. Tu en vins donc à te mordiller la lèvre inférieure, comprenant désormais l’impact que cela avait pu avoir pour le jeune homme à ta droite.

- Pourquoi alors ne pas te considérer chanceux de t’être rendu là où tu étais. Chanceux d’avoir vécu ce que tu à vécu et d’avoir fait toutes ces rencontres qui t’ont sûrement marqué ? Le malheur n’est qu’une question de perspective et il est certain que si tu te forces à regarder dans un tube, tu ne verras que cela. En prenant un peu de recule, il te serait alors possible de voir les choses autrement.

Tu n’étais pas certaine qu’il s’agisse des bons mots à l’heure actuelle, or, c’était ce que tu avais à lui offrir. D’une nature positive, tu ne pouvais considérer qu’il n’y avait que tu mauvais dans une situation. Oh, tu ne banalisais pas la sienne, qui était terrible, cependant, tu croyais qu’il était malsain que de s’apitoyer sur tout ce qu’il avait perdu plutôt que de considérer tout ce qu’il avait encore. Il était difficile de remonter la pente, tu en savais quelque chose, surtout que la sienne était bien plus haute que la tienne.

- Tes proches auront mal dans tous les cas. Ça aussi, c’est difficile à admettre. Que tu prétendes ou pas, ce sera difficile pour eux aussi.

Tu inspires profondément, ton regard s’étant posé sur tes mains ornées de plusieurs bagues et de nombreux bracelets aux poignets.

- Abandonner avant même de commencer, c’est de s’assurer d’être perdant. Je refuse de croire que tu n’as plus rien, depuis l’accident. Tu as perdu beaucoup, et c’est aisé à concevoir, or, la vie est pleine de choses à découvrir et à apprendre, elle n’a que ça à offrir, des opportunités.

Tu te levas finalement, pivotant sur tes talons pour lui faire face.

- J’ai envie de t’aider. J’ai envie d’être là pour toi, dans les bons jours comme dans les moins bons. Je ne le ferai cependant pas seule. Si tu te contentes de jeter la serviette de la sorte en refusant de prendre quelques pas de recul, soit. Ne t’attends simplement pas à ce que je te regarde dépérir.

Autrement dit, tu avais envie d’être là. Il ne s’agissait pas de pitié, loin de là. Tu savais cependant, dans une certaine mesure, ce que c’était que d’être abandonné. Pire encore, tu savais ce que c’était que de te réveiller d’un cauchemar pour réaliser que tu étais affreusement seule. Tu avais eut de ramper vers ton ex, lui demander de revenir dans ta vie, seulement pour ne pas affronter cette route sombre où il n’y avait nul autre que toi-même. Tu n’avais pas envie que cela arrive à Hiroshi. Tu ne voulais pas qu’un jour, il décide que s’en était assez, qu’il se motive finalement à s’en sortir pour se rendre compte qu’il n’y avait plus personne. Ce serait tout simplement trop triste.

Tu avais d’être là, pour lui, parce que l’humain était ainsi fait, il avait besoin des autres. Or, tu refusais de te faire rejeter comme précédemment. S’il refusait que tu sois à tes côtés, tu ne pouvais rien y faire. Tu repartirais, pour finalement repasser devant sa chambre sans jamais t’arrêter. C’était peut-être dur, tu t’en doutais bien, cependant, tu voulais que les choses soient claires entre vous deux.
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Akiyama Hiroshi
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MessageSujet: Re: « I've got to admit I want things to get better » ft Hashimoto Reiko   Mer 20 Déc - 13:32

Tu l’écoutes d’une oreille sans toutefois te retourner vers elle. C’est difficile pour toi de prononcer tous ces mots, ces choses que tu gardes à l’intérieur de toi depuis des mois. Tu n’as pas réussi à les dire à Kei non plus. Tu vois la tristesse dans son regard lorsqu’il vient te visiter, et tu sais que si ses visites se font de plus en plus courtes et rares, c’est pour une bonne raison. Tu ne voulais pas l’inquiéter encore plus en lui parlant de tes états de cœur et d’à quel point tu te sens déprimé, et tu as donc préféré garder ça pour toi pour mieux souffrir en silence et seul. Tu t’enfonces dans le matelas. Tu sais qu’elle a raison. Pourtant, tu es dans cet état mental où, même si tu sais que c’est la vérité, tu n’arrives pas à sortir du nuage noir.

S’assurer d’être perdant… Oui, elle a tout à fait raison, et tes neurones fonctionnent à toute allure. Dès le moment où tu as su que tes jambes ne fonctionnaient pas et que ta carrière allait s’effondrer, tu as abandonné. Même si tu as l’opportunité de remarcher un jour, résultat qui sera le fruit de ton dur labeur, tu as laissé tomber car tu savais que, de toute façon, tu ne pourrais plus jamais ravoir ta carrière.

Tu fronces les sourcils et tu te tournes vers elle en observant profondément les traits de son visage. Tu en déduis qu’elle est très sérieuse, et ça provoque un fort sentiment de confusion chez toi. Un silence s’installe entre vous, alors que tu la dévisages sans scrupule, sans te préoccuper du malaise que cela pourrait causer chez ton interlocutrice. Au bout de quelques instants, tu n’as qu’une question qui te viens en tête, bien simple et pourtant si compliquée à la fois.

- Pourquoi?

Tu as besoin de savoir pourquoi. Au cours des derniers mois, tout le monde a abandonné. Tu vois qu’ils sont désemparés en te regardant, à bout de ressources, et tu sens l’empressement de quitter la chambre après avoir pris de tes nouvelles. Tu n’arrives pas à comprendre pourquoi une fille qui te connait à peine aurait soudainement envie de mettre du temps et de l’énergie à essayer de sauver ta carcasse alors que tu n’es même pas certain toi-même de vouloir le faire. Au fond de toi, tu es reconnaissant que quelqu’un prenne la décision volontaire de ne pas t’abandonner, mais tu n’es pas certain de la façon dont tu dois réagir ni de la raison qui ait bien pu la pousser à prendre une telle décision.

- Je cherche seulement à comprendre. Disons que les gens ne se précipitent pas vraiment pour essayer de m’aider dernièrement. Tu l’as bien vu, j’ai cette habitude à me morfondre et m’apitoyer sur mon sors en ne voyant pas l’utilité de tenter de m’en sortir. Alors je suis sincèrement en questionnement.

La vérité, c’est que tu as aussi peur. Tu as peur de faire des efforts, de te tuer corps et âme, pour finalement te faire dire que tu es irrécupérable et qu’il n’y a rien à faire. Tu viens déjà de vivre une énorme déception, et tu as du mal à t’en remettre. Tu ne crois pas être capable de supporter une autre défaite et devoir encore une fois tenter de panser ton cœur brisé.
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Hashimoto Reiko
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MessageSujet: Re: « I've got to admit I want things to get better » ft Hashimoto Reiko   Jeu 21 Déc - 0:46

Sa question est légitime. Après tout, il y avait de cela quelques temps, il était encore un inconnu pour toi. Et même encore aujourd’hui, tu n’en savais pas grand chose sur lui. Il t’avait même menti sur qui était-il !
Tu comprenais donc qu’il soit sceptique, notamment vu les points qu’il abordait. Les gens avaient plutôt tendance à le fuir, ce que tu comprenais aussi. Toi-même l’avais-tu fais, au cours du dernier mois, lasse de te confronter à toute les fois à un mur. Tu savais qu’il y avait plus, toutefois, tu ne pouvais pas être la seule à y mettre des efforts, ce que tu essayais tant bien que mal, avec très peu de délicatesse même, de lui faire comprendre.

Tu soupiras donc, croisant tes bras sous ta poitrine et posant tes prunelles claires sur le visage abîmé de ce dernier. Par où devais-tu commencer ?

- Je ne dirais pas avoir vécu quelque chose de similaire, ce serait injuste. Je me suis retrouvée dans une situation qui m’a amené à chasser tous ceux qui m’étaient chers, les forçant à sortir de ma vie sans même un regard en arrière. Cela a duré un certain moment, assez pour qu’il n’y ait plus personne qui souhaitait être en ma compagnie.

Tu te souvenais très bien de cette époque. En couple et amoureuse par-dessus la tête d’un homme jaloux, contrôlant et abusif, si tout avait bien commencé, rapidement, les choses dégringolèrent. Il contrôlait tous les aspects de ta vie, jusqu’à tes fréquentations et ta carrière. Ta chaîne youtube a pris cher, cette année-là, alors que tu postais de moins en moins et qu’il contrôlait tout ce que tu y mettais. Si ce n’avait pas été de ton énergie et de ta détermination, tu aurais certainement tout perdu. Quant à tes amis... Il ne les appréciait pas et donc, tu avais fini par moins les apprécier. Ils ne voulaient pas que tu les vois et donc, il fut parfaitement normal pour la naïve que tu étais de cesser de les voir.

Pire encore, tu as été tout simplement horrible avec eux, en insultant quelques uns, les forçant à sortir de ta vie. Tu n’avais plus besoin d’eux comme tu avais lui. Ce que tu avais été stupide. Certains ont essayer, ont fait tout ce qui était dans la mesure du possible pour te sortir de cette tombe que tu creusais toi-même. Tu n’as jamais rien voulu entendre. Tu leur as hurlé dessus, tu les as insulté, tu t’es montré terriblement ingrate vis-à-vis de ceux qui t’avaient toujours soutenu. Et un beau jour, ils ont abandonné et tu ne pouvais que les comprendre.

Puis est venu le moment fatidique, celui qui t’a remis l’esprit à la bonne place. Tu avais accepté le contrôle quasi total qu’il avait sur ta vie. Tu avais accepté les insultes alors qu’il s’assurait de détruire peu à peu cette importante confiance que tu en avais en toi-même. Tu avais accepté cette destruction de toi-même dont il était le coupable, et toi, son complice volontaire. Puis, il y a eut ce coup. Cela que tu avais reçu de plein fouet, te faisant valser contre le mur derrière toi. Ce coup avait signé la fin de votre relation. Tu en avais accepté beaucoup trop pour lui, or, cette marque qui apparut bien vite autour de ton oeil, cela en était trop. Et alors que tu amassas assez de courage pour le mettre à la porte, tu as bien vite réalisé que tu étais seule. Pire encore, tu étais seule et détruite. Tu avais mal, terriblement mal. Un dégoût horrible de ta propre personne, même.

Et dans cette solitude, tu avais bien failli ramper aux pieds de ton ex, le suppliant de te reprendre. Tu ne l’avais pas fait, bien heureusement, or, la pensée avait été présente, et ce, beaucoup trop souvent.

- Lorsque je m’en suis sortie, je me suis retrouvée seule. Complètement seule. J’avais coupé les ponts avec mes parents, je n’avais pas parlé à mon frère depuis des années et j’avais été tout simplement odieuse vis-à-vis de mes amis. J’ai eu envie de tout abandonner, de retourner à la case départ, de sombrer à nouveau dans cette misère, car cette solitude m’effrayait.

Raconter cette histoire, bien qu’à demi-mot, venait ouvrir des blessures chez toi que tu ignorais depuis des années déjà. Personne ne savait exactement tout ce qui s’était passé, pas même ta meilleure amie d’aujourd’hui. C’était un secret que tu gardais bien enfoui, des souvenirs honteux d’une période dont tu es peu fière.

- Je ne veux simplement pas que tu sois seul, car ce chemin que tu auras à emprunter tôt ou tard ne sera pas évident.

Tu lui offris un sourire pour chasser la douleur qui avait traversé ton regard, l’instant d’une demi-seconde. Tu espérais qu’il ne remarque pas ce que ces souvenirs ramenaient chez toi. Cette précédente relation était la raison de ton actuel célibat, celui de ces dernières années en réalité, alors que tu craignais de tomber dans le panneau une seconde fois. Si tu avais sut te relever et remettre en place ton estime qui avait éclaté en morceau, tu ne voulait pas avoir à te ramasser à la petite cuiller une nouvelle fois.

- Je n’ai pas envie que tu abandonnes et je sais à quel point il est difficile de faire autrement lorsque laisser seul.

Tu espérais seulement que cette raison soit assez pour qu’il accepte que tu restes à ce côté. Il ne s’agissait pas de pitié, pas du tout. Qu’un simple désir d’aider quelqu’un qui avait besoin maintenant, plus que jamais, que quelqu’un soit à ses côtés.
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« I've got to admit I want things to get better » ft Hashimoto Reiko
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