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 I swear I'm alright (Kinjo Akito)

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Hiroyuki Daisuke
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MessageSujet: Re: I swear I'm alright (Kinjo Akito)   Mar 27 Juin - 0:32

Tu te sentais bien évidemment coupable de la situation actuelle. Certes, tu n’y pouvais pas grand chose, quant à ton état de santé, or, tu aurais tout de même pu faire un effort pour éviter de créer des problèmes à ton manager, qui se retrouvait désormais à devoir refaire ton horaire en espérant que tout se replace assez vite. Si beaucoup affirmaient que vous aviez un horaire de fou, les idoles, c’était qu’ils n’avaient jamais porter attention au manager derrière sans qui rien de tout cela ne serait possible. Tu n’avais jamais réalisé à quel point il pouvait s’agir d’un boulot difficile lorsque tu étais dans un groupe, sûrement parce qu’Hiroshi y mettait aussi du sien, toutefois, depuis que tu étais seul, tu réalisais Ô combien ton agenda était chargé et, si tu arrivais à t’en sortir, c’était en grande partie grâce à celui qui avait pris place sur le sofa, ne semblant pas tenter par l’idée de te laisser seul.

- Tu devrais aussi te reposer...

De ton côté, tu ne tardas pas à t’endormir. Tu t’étais réveillé quelques fois, notamment saisit d’une quinte de toux, et tu avais profité de ces moments-là pour avaler un petit quelque chose ou encore prendre des médicaments, de quoi espérer être remis sur pied le lendemain matin.

Et, comme de fait, après une bonne et beaucoup trop longue nuit de sommeil, tu ouvris les yeux avec l’agréable surprise de ne plus avoir cette douleur constante qui avait bourdonner dans tes oreilles la veille. Tu sentais toujours ta gorge douloureuse, tout comme ta voix enrouée, cependant, tu te portais décidément mieux. Ce qui était une bonne nouvelle. Tu quittas donc le cocon dans lequel tu t’étais enroulé pour finalement remarquer la silhouette qui se trouvait dans une position certainement inconfortable. Et dire qu’il osait te reprocher de passer tes nuits sur ton sofa. Au moins, toi, tu prenais la peine de t’allonger et de t’installer confortablement.

Te dirigeant vers la cuisine, tu te demandas s’il avait pris la peine de manger. Tout ce que tu voyais dans l’évier était la vaisselle utiliser pour cuisiner quelques plats santé et celle que tu avais toi-même utiliser. Et si tu considérais qu’il n’avait pas quitter ton chevet depuis qu’il t’avait retrouvé dans cet état misérable...

Sûrement était-il sorti se chercher quelque chose alors que tu t’étais retrouvé dans un sommeil profond.

Tu décidas cependant que tu pouvais bien faire quelque chose pour le remercier d’avoir ainsi pris soin de toi. Tu n’étais pas au mieux de ta forme, cependant, tu te sentais quand même assez bien. Ton regard se dirigea finalement sur l’heure afficher sur ton four et tu soupiras. Tout juste cinq heures du matin. Il n’y avait cependant aucune chance que tu puisses te rendormir, pas alors que tu avais très certainement dormi plus d’une douzaine d’heures.

L’idée était donc de lui cuisiner un déjeuner. Lui qui semblait toujours manger sur le pouce alors qu’il s’assurait toujours que tu ais des repas équilibrés, c’était bien la moindre des choses.

C’était sans compter le désastre que tu pouvais être dans une cuisine.

Si Akito n’était pas déjà réveiller, l’alarme d’incendie dut sûrement s’en charger, alors que tu tentais tant bien que mal de disperser la fumée, pris entre deux quintes de toux alors que l’air agressait tes poumons. Pour le riz, c’était décidément raté. Au moins pouvais-tu te vanter de ne pas t’être brûler alors que tu ne portais qu’un jogging, et ce, malgré l’échec cuisant que tu venais d’affronter.

Il fallut quelques secondes de plus pour que le détecteur de fumé redevienne finalement silencieux et pour que ton manager surgisse dans la cuisine.

- Je voulais éviter de te déranger et j’avais faim.

Une bien plate excuse alors que tu venais de tout simplement jeter la casserole dans laquelle tu avais tenté de faire ton riz, à défaut d’avoir réellement envie de te battre à la nettoyer et faire décoller tout ce qui y avait brûlé.

La cuisine, ce n’était définitivement pas pour toi.

- Et au final tu es réveillé et j’ai toujours faim.

C’était pourtant l’intention qui comptait.
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Kinjo Akito
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MessageSujet: Re: I swear I'm alright (Kinjo Akito)   Mar 27 Juin - 1:41

C’est d’abord une odeur un peu bizarre qui vient chatouiller tes narines alors que tu es profondément endormi, complètement épuisé. L’étrange puanteur, d’abord assez subtile, te frappe soudainement de plein fouet, tout comme l’alarme de feu qui vient de t’exploser dans les oreilles. Tu te réveilles subitement, tes lunettes croches sur le nez, bondissant sur tes deux jambes. Tu sais où sont les sorties de secours, mais tu dois d’abord vérifier que tout va bien. Tu regardes le canapé et constate que Hiroyuki ne s’y trouve plus. Tu t’élances vers la cuisine, un peu déboussolé et les yeux collés, manquant de peu de glisser avec tes bas sur le plancher pour ensuite t’écraser par terre. Tu te retiens au comptoir pour éviter de perdre pied, pour finalement constater la scène.

Un nuage gris et épais flotte dans la cuisine, et une odeur de brûlé vous étouffe. Ton protégé se met à tousser, et tu t’empares d’un linge à vaisselle pour le secouer en l’air et faire dissiper la fumée. Une fois que tu y vois plus clair, tu comprends qu’il vient d’essayer de se faire à manger. Tu observes la scène et y voit un jeune homme à moitié habillé, les cheveux en bataille, entouré d’ingrédients qui ne semblent pas particulièrement aller ensembles. Tu l’observes alors qu’il jette le chaudron, collé par du riz complètement brûlé. Il prétend qu’il avait faim, alors qu’il y a définitivement des restants de la veille dans le réfrigérateur. Tu en as fait juste assez pour qu’il ait des repas durant deux jours. D’ailleurs, il y a beaucoup trop de nourriture sur le comptoir. Il peut bien avoir faim et manger comme s’il n’avait pas de fond, il est tout de même encore malade.

Une idée te traverse l’esprit, celle qu’il puisse avoir eu envie de faire quelque chose à manger pour toi. Aurait-il remarqué que tu n’as pas vraiment pris le temps de t’alimenter depuis hier, à force de courir d’un côté et de l’autre pour faire des courses, cuisiner et le surveiller? Tu restes planté là et frotte tes yeux alors que tu es toujours un peu endormi. Tu commences à avoir mal au crâne, et ton estomac gargouille. Tu dois vraiment avaler quelque chose. Tu regardes le bordel devant toi, un peu découragé, mais toutefois un peu heureux. S’il a vraiment voulu te faire cette attention, tu apprécies le geste. Tu te mets à rire, probablement un peu poussé par la fatigue. Tu te rends aussi compte que tu as vraiment mal partout. Tu retires tes lunettes pour les accrocher à ton chandail, te passant une main sur le visage.

- Du riz dans un chaudron? Je vais m’organiser pour que tu aies un cuiseur à riz, plus aucune chance de le faire brûler!

Tu t’approches de lui pour mieux le voir à travers la fumée qui n’est pas complètement dissipée. Tu prends encore une fois sa température, qui semble avoir significativement baissée. À en juger par son visage, il a repris des couleurs et se porte mieux. Tu te plais à prendre un peu de mérite et à te dire que c’est grâce à tes sacrifices et le fait que tu te sois occupé de lui aussi activement.

Ta vision devient soudainement noire pendant une fraction de seconde, et tu chancelles sur tes jambes. Tu dois absolument manger quelque chose dans la prochaine heure. Tu as toujours été du genre à suivre un horaire précis pour tes repas et lorsque tu dépasses tes heures limites, tu commences à te sentir mal. Tu fais peut-être de l’hypoglycémie, mais tu sautes tellement rarement tes repas que tu n’as pas particulièrement remarqué. Tu t’accroches à la première chose qui te tombe sous la main, c’est-à-dire le bras d’Hiroyuki, avant de reprendre tes esprits et de t’excuser en lui envoyant un sourire.

- Tu sais quoi? J’ai une idée. Je crois qu’on devrait se récompenser et honnêtement, je ne suis pas trop d’humeur à cuisiner. Tu sais, il y a un petit quartier avec plusieurs yatai pas très loin d’ici, ça se fait très bien à pied. Si on se dépêche, on va pouvoir ramasser quelques trucs avant qu’ils ferment tout, et on reviendra manger. Je sais que tu dois faire attention à ta diète mais ça ne fait pas de mal une fois de temps en temps, et ça remonte le moral.

Une fois prêts, enroulés dans des écharpes et les cheveux décoiffés cachés par des chapeaux, vous sortez à l’extérieur. L’air est froid et le jour n’est pas encore levé, mais ça te fait un peu de bien. Tu espères que c’est la même chose pour Hiroyuki. Tu marches silencieusement durant quelques minutes, appréciant ce petit moment de temps libre malgré ton épuisement et ton corps endoloris.

- Tu sais, Hiroyuki... Tu n’as pas à te sentir mal ou coupable pour moi. C’est un travail exigeant, mais je l’ai choisi. Je savais ce que ça impliquait, et je dois accepter les reproches en essayant de faire encore mieux pour ne plus faire d’erreurs. Tu es entêté, certes, mais les choses sont relativement faciles parce que tu me fais confiance et... Je crois que tu souhaites que tout aille bien pour moi aussi, donc ça me rend la tâche moins difficile. Donc concentre-toi sur ta santé et ton nouvel album, et je m’occupe du reste.
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Hiroyuki Daisuke
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MessageSujet: Re: I swear I'm alright (Kinjo Akito)   Mar 27 Juin - 2:53

C’est une moue un peu déçue qui se dessine sur ton visage alors que ton idée est tombé à l’eau le moment où ton riz à prit feu. Cela faisait quelques semaines que ton manager se démenait pour te rendre la vie plus aisée et voilà que toi, tu lui créais des soucis et étais incapable de faire une chose aussi simple que de lui préparer un petit déjeuner.

Décidément, il y avait certains trucs que tu avais raté, lors de ton passage de l’adolescence à l’âge adulte. Notamment la cuisine, domaine où tu étais toujours aussi terrible, les finances aussi, préférant mettre ton argent dans les mains de quelqu’un d’autres, et tout ce qui te semblait trop adulte, en réalité. Combien de fois t’étais-tu dit que tu devais te tourner vers un adulte responsable avant de réaliser que, techniquement, tu étais l’adulte responsable ? Ta vie avait toujours été gérer par quelqu’un, en quelque sorte, et cela se reflétait au sein du jeune homme que tu devenais.

Tu ignorais même où appeler si tu voulais un rendez-vous chez le médecin. Ou, enfin, ça, ce n’était plus trop vrai, compte tenu de ta mésaventure de l’année dernière et de tes rendez-vous toujours assez fréquents, qui consistaient notamment à s’assurer que ton état de santé ne se dégradait pas.

- Tu veux que j’ingurgite du gras alors que je n’ai même pas la force de m’entraîner ? Que vais-je fais si j’en venais à perdre ma silhouette de rêve ?

Si l’humour était là, c’était que, définitivement, tu allais mieux. Tu acceptas cependant son offre, quittant la cuisine pour ta chambre où tu te chargeas de t’habiller, tout en posant un chapeau sur ta tête, cachant ainsi tes cheveux en bataille, et en posant une paire de lunette de soleil sur tes yeux. Ainsi, avec un foulard remonté jusqu’au nez, tu pouvais donc passer inaperçu, et ce, même s’il pourrait presque être bizarre d’arborer de sombres lunettes alors que le soleil n’était toujours pas lever. Tu n’étais cependant pas d’humeur à te faire agresser de fans qui te reconnaîtraient et il te fallait donc prendre des précautions.

Un silence s’installe entre vous deux alors que vous avanciez vers ce petit quartier qu’avait mentionner Akito. Tu étais toujours intéressé et particulièrement curieux lorsque cela concernait la nourriture. Les membres de ton ancien groupe ne cessaient de dire que tu n’avais aucun fond, ce qui n’était peut-être pas faux.

Sa voix te tira de tes pensées et tu levas donc ton regard vers ton interlocuteur.

- T’ais-je déjà dit que ça m’embêtait que tu m’appelles Hiroyuki ? On passe le trois-quart de nos journées ensemble, je crois que tu peux te permettre d’utiliser mon surnom. Kei c’est très bien tu sauras, et plus court en plus.

Il ne s’agissait pas que de ton nom de scène, mais bien d’un surnom que tous tes proches utilisaient depuis aussi longtemps que tu pouvais te souvenir. Et comme tu essayais tout de même d’être assez sincère auprès de tes fans et sur scène, tu avais simplement décider de garder ce surnom-là comme étant ton nom d’idole.

- Et puis, je sais que tu as choisi ton travail, tout comme j’ai choisi ma carrière, en acceptant de sacrifier bien des choses. Or, sans moi, tu n’aurais pas d’emploi et, sans toi, je serais complètement perdu dans le chaos que serait ma vie. Et donc, si on est pour être une équipe, autant que j’évite de te tirer dans le pied et de t’attirer des ennuis.

Tu lui adresses un large sourire alors que tu as descendu ton foulard pour pouvoir lui parler et qu’il puisse comprendre ce que tu lui disais. Le but n’était pas qu’il fasse tout pour toi mais bien que vous travailliez en équipe.

- Bon, alors, on prend quoi ? Je dois admettre ne pas trop m’y connaître, ce n’était pas spécialement permis dans mon plan alimentaire.

Encore moins depuis que tu étais suivi pour ta basse pression et ton anémie. Tu avais été mis sur une diète assez serrée alors que tu avais perdu beaucoup trop de poids, à un tel point que tu étais devenu dangereux pour toi-même. Certes allais-tu mieux, or, tu vivais sur un plan alimentaire strict depuis ton entrée dans le groupe, avec quelques écarts de permis, mais bien peu souvent. Tu n’avais donc pas cette habitude que d’aller chercher de la friture ou autre truc sûrement terriblement mauvais pour la santé dans des petits stands comme ceux-ci.

Tu n’avais pas eu une jeunesse comme celle de la majorité des jeunes hommes de ton âge.
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Kinjo Akito
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MessageSujet: Re: I swear I'm alright (Kinjo Akito)   Mer 28 Juin - 0:36

Tu l'observes, surpris par son intervention. Tu réfléchis un instant, mais tu ne te rappelles pas qu'il t'ait un jour mentionné qu'il préférait que tu l'appelles par son surnom. Tu ne trouves personnellement pas ça très adéquat. Même si vous passez la plupart de vos journées ensembles, c'est principalement parce que tu as été engagé pour le faire. D'une façon, tu es l'employé d'Hiroyuki. Sinon, tu es celui de la compagnie, mais tu es tout de même en dessous de lui en terme de rang et d'importance. Même si tu es le plus vieux et que ton boulot consiste à te charger de lui mieux qu'un parent le ferait, tu n'as jamais pensé une seule fois à utiliser un vocabulaire moins formel avec lui ou à l'appeler par un surnom.
Tu t'enfonces dans ton écharpe épaisse en regardant ailleurs. Il a bien raison. D'un sens, vous avez besoin l'un de l'autre. Toi pour recevoir ton chèque à la fin de la semaine, et lui pour tout simplement arriver à fonctionner chaque jour. De ce que tu as cru comprendre, il est satisfait de ton travail et tu l'aides beaucoup, donc ce serait effectivement très peu avantageux pour lui que tu te fasses mettre à la porte et qu'il se retrouve avec un troisième manager peut-être beaucoup plus sévère et moins sympathique que toi. Tu espères aussi secrètement que c'est parce qu'il t'apprécie en tant qu'ami qu'il ne souhaite pas que tu te retrouves dans de beaux draps, ou que tu te fasses engueuler trop souvent. Tu dois cependant te rappeler que tu n'es pas là pour devenir son ami, ou quoi que ce soit de plus que son manager, et qu'il se dit probablement la même chose de toi.

Tu vois le grand sourire qu'il t'envoie, et tu sens un pincement quelque part dans ta poitrine. Ça doit être pour ça qu'il joue toujours le rôle de tombeur avec ses fans, en utilisant ses expressions vraiment clichées qui feraient passer un homme normal pour un espèce de stalker obsédé. Il a seulement à rajouter un sourire pour appuyer ses paroles et le tour est joué. Tu te laisse toi-même manipuler par ses sourires, et ça pourrait devenir dangereux.

- Ne t'en fais pas, le but n'est pas de te faire prendre dix kilos ou te rendre malade, mais c'est permis de se gâter une fois de temps en temps... Daisuke.

Tu te sens étrangement mal à l'aise alors que son prénom sort de ta bouche. Tu ne peux pas encore te résoudre à l'appeler par son surnom, surtout vu comment tu as du mal à simplement utiliser son prénom. Tu sais que son cas est particulier puisque son surnom est aussi son nom de scène mais d'ordinaire, seuls les gens qui ont une relation plus proche se permettent de s'appeler par leur prénom. Tu lui rends son sourire, un peu en retard, tentant de faire dissiper le sentiment de malaise qui t'habite encore.

- Eeeh, il y a plusieurs choix! Ramen, takoyaki, okonomiyaki, tempura... Je propose de rapidement faire le tour et prendre un peu de tout! À cette heure, il doit encore y avoir du monde, surtout ceux qui terminent la nuit après être sortis, alors il faut éviter de s'attarder.

Vous marchez encore un moment, puis tu aperçois enfin les lumières et le petit coin de quartier avec plusieurs stands de nourriture, certains mobiles et d'autres qui sont là en permanence et souvent même ouverts le jour. Des éclats de voix parviennent à tes oreilles. Comme tu t'y attendais, des gens sont encore en train de prendre un verre de sake, accompagné de snacks ou de ramens. Alors que vous arrivez à la hauteur des premiers yatai, les odeurs te frappent de plein fouet et ton estomac te donne l'impression de se convulser. Tout ça te donne encore plus faim, et tu finis par t'arrêter à plusieurs stands pour acheter des contenants d'un peu n'importe quoi. Tout ce qui fait grogner ton ventre, pour faire simple.

- Hé, toi, pourquoi tu portes des lunettes de soleil? Tu serais pas populaire par hasard et t'essaies de te cacher?

Tes sacs dans les mains, tu figes. Il vient de se faire interpeller par des hommes dans votre tranche d'âge, assis à une petite table. Tu remarques plusieurs bouteilles devant eux. Tu dois réfléchir vite. Tu prends une allure décontractée, feignant de regarder Hiroyuki puis ton interlocuteur de façon surprise avant d'éclater de rire.

- Lui? Le rêve, ouais, il aimerait bien! Il chante comme un pied! Nah, c'est qu'il a eu une chirurgie il n'y a pas très longtemps.

- Oh sérieux? Comment ça s'appelle... Pour avoir des paupières, là? J'ai pensé à faire ça mais ces crétins à côté disent que je vais avoir l'air d'une chouette avec des gros yeux!

Ils se mettent tous à rire, à l'exception du type en question qui les somme d'arrêter de se moquer de lui. Tu soupires et continue ton chemin en faisant signe à Hiroyuki de te suivre.

- Dis-moi, euh... Daisuke... Je suis toujours avec toi, mais surtout durant la journée pour suivre ton horaire. Je me demandais, qu'est-ce que tu fais quand tu as du temps libre? Tes occupations? Et je veux dire, en dehors de t'entraîner. Tu dois bien avoir des choses que tu aimes faire... Ce n'est pas mentionné dans ton dossier. De toute façon, ce serais bizarre que je te connaisse seulement avec ce qui est écrit sur toi...

Tu es curieux car il est toujours en train de s'entraîner, de travailler ou de participer à des événements imposés par la compagnie. Et c'est ce qu'il fait depuis plusieurs années déjà. Tu trouves dommage que personne ne sache vraiment ce qui le passionne en dehors de ce qui touche à sa vie d'idole. Toi-même, lorsque tu n'es pas trop fatigué, tu aimes t'occuper avec certaines activités que tu aimes faire. Honnêtement, tu n'es pas seulement curieux en tant que son manager. Tu veux apprendre à mieux le connaître. Tu n'as pas de mauvaises intentions, mais tu es toujours poussé à vouloir en savoir plus sur une personne lorsqu'elle semble être intéressante.
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Hiroyuki Daisuke
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MessageSujet: Re: I swear I'm alright (Kinjo Akito)   Mer 28 Juin - 2:10

Tu le suis en le laissant prendre tout ce qui l’intéresse, insistant aussi pour payer à ton tour. Après tout, tu avais plus d’argent que tu en avais besoin, sans compter que bien des choses t’étaient fournies par l’agence, dont ton appartement. Tu ne savais pas trop ce dont toi, tu avais envie, alors que tout te semblait appétissant et terriblement gras. Quelque chose dont tu te permettais rarement. Akito avait donc eut une excellente idée et tu étais presque content d’avoir raté ton riz ce matin. Bon, l’impact n’était pas le même et sûrement aurait-il été plus impressionné si tu lui avais effectivement fait à déjeuner, cependant, il n’avait pas tort, tu avais bien le droit de te gâter de temps à autre.

- Va pour Daisuke alors  !

Cela devait bien faire une éternité que personne ne t’avait pas appeler ainsi. Tous tes proches, tout comme tes fans, t’appelaient Kei, quant aux autres, ils se contentaient d’Hiroyuki. Tu avais très peu de connaissance, notamment depuis que tu étais devenu idole, ne serais-ce qu’autre tes proches amis, tu t’étais un peu couper des autres. Car, après tout, ce n’était pas tous ceux qui t’approchaient qui le faisaient avec de bonnes intentions et beaucoup trop en voulaient à ta popularité.

Peut-être aurais-tu même pu te méfier de ton manager, car, après tout, il ne t’était pas rare d’entendre quelques fans dirent qu’ils rêveraient d’être managers pour être avec leurs idoles préférés. Or, très peu réussissait à percer dans le domaine avec de telles intentions.

Et, très certainement, vivre à tes côtés n’était pas une récompense qui valait cette vie chaotique qu’était la tienne. Tu te rendais bien compte qu’être ton manager n’était pas une tâche aisée et tu en venais même à te demander si c’était seulement parce que c’était toi, protégé de ta nouvelle agence, ou si tous les artistes solos vivaient un rythme comme le tien. Tu ne saurais dire, en réalité, alors que tu as toujours été en groupe et il en était de même pour tes amis faisant encore parti du milieu.

Vous êtes finalement interrompu par une voix inconnue et ton regard se tourne donc vers l’homme en question. Avant même que tu n’ais le temps d’ouvrir la bouche, tu entends ton manager lui faire part d’un mensonge éhonté, ce qui t’arrache un sourire, cette fois-ci caché derrière ton écharpe.

Jouant donc le jeu, tu tends ton bas pour attraper le sien, posant ta main dans le creux de son coude tout en te rapprochant de lui.

- Et justement, ne t’éloigne pas trop, j’ai encore de la difficulté à voir.

Tu le suis donc, la main toujours posée sur son bras, jusqu’à ce que vous soyez un peu plus loin, que tu rigoles et que tu tendes la main pour l’aider à transporter vos achats. Sa question suivante te prend un peu de cours et tu te dois de prendre quelques instants pour réfléchir à la réponse. En effet, t’entraîner était sûrement ce que tu faisais le plus souvent, mais ce n’était pas tant pour entretenir ton corps athlétique que pour te vider l’esprit. Le sport était ta façon de te détendre, en quelque sorte, et de faire le vide dans ta tête.

Certes, tu te retrouvais parfois avec des habitudes peu saines à ce niveau, or, tu t’étais amélioré, depuis ta visite forcée à l’hôpital. Tu te concentrais à une demi-heure, voir même une heure, de course, normalement le matin, puis de la danse ou de la musculation en soirée, bien que tu avais un faible pour la danse.

- J’aime bien jouer à des jeux vidéos, un passe-temps que je partageais avec Hiro à vrai dire. Sinon... Lorsque j’ai quelques jours de congé, j’en profite pour aller voir mes parents et des amis d’enfance. À vrai dire, je fais peu de chose, autre travailler. J’imagine que c’est pour ça que mes amis disent souvent que je suis ennuyeux.

Ton ton est léger alors que, bien évidemment, tu ne leur en veux pas. Tu n’as cependant jamais eu les mêmes priorités qu’eux. Alors qu’eux sortaient, toi tu préparais un nouvel album. Alors qu’eux faisaient des trucs amusants comme partir en camping une fin de semaine, toi tu étais parti pour une tournée à Taiwai. Puis, alors qu’eux passaient leur été à faire tu ne savais trop quelle stupidité, toi tu étais dans ton studio, à pratiquer encore et encore la même chorégraphie. Disons seulement que ta vie était sensiblement différente de la leur, et ils le comprenaient bien. Si ce n’était qu’ils aimaient bien t’embêter sur le sujet, à savoir que tu avais raté ta chance de profiter de ta jeunesse. Après tout, les bars, tu ne connaissaient pas, pas plus que les aventures dont eux pouvaient bien se vanter. Sans compter que l’alcool ne faisait clairement pas parti de ton plan alimentaire.

- Et toi, tu fais quoi, lorsque tu n’es pas occupé à modifier pour une énième fois mon horaire à cause de mille et uns contretemps ?

Tu te demandais même s’il arrivait à avoir une vie, ne serais-ce que parce que s’occuper de la tienne devait très certainement être bien prenant. Il te faudrait bien trouver une façon de lui alléger la tâche, ne serais-ce que parce que tu ne voulais pas le voir s’épuiser inutilement.
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Kinjo Akito
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MessageSujet: Re: I swear I'm alright (Kinjo Akito)   Mer 28 Juin - 14:17

Tu souris un peu. Tu ne l'imaginais pas trop être le genre à jouer aux jeux vidéos mais en y repensant, ce n'est pas trop surprenant. Il sort rarement en dehors de ses activités ou des choses reliées à sa carrière, donc il a évidemment dû se trouver des occupations à domicile. Tu tournes la tête en entendant ''Hiro'', intéressé par la conversation. Tu as fais des petites recherches sur son passé, évidemment, et tu sais qu'il faisait partie d'un groupe très populaire qui s'est malheureusement séparé quelques mois avant qu'il ne débute sa carrière solo. Selon ce que tu as lu sur internet, beaucoup blâment le départ soudain et inexpliqué du leader. Il semblerait qu'il soit pratiquement introuvable, et personne n'a de nouvelles de lui.

- Akiyama Hiroshi, c'est bien ça? Tu le vois toujours?

Tu es sincèrement curieux, surtout parce qu'il a mentionné qu'il partageait ce passe-temps, ce qui semble insinuer que ce n'est maintenant plus le cas. Tu te rappelles avoir vu des articles en lien avec sa soudaine disparition, sans toutefois vraiment t'en être préoccupé. Malgré le fait que tu sois manager, tu n'as jamais été particulièrement intéressé par les célébrités et les groupes. C'est peut-être pour ça que tu as fais meilleure impression lors de tes entrevues. Tu n'étais clairement pas un fan cherchant à se rapprocher, et tu as toujours gardé tes moyens devant chaque personne que tu as rencontrée. Si tu as du mal avec Hiroyuki, c'est bien seulement parce que son sourire et ce qu'il dégage t'ébranlent un peu.

Tu songes un instant à comment tu te sentirais si tu te trouvais à sa place. Tu dois dire que depuis que tu as décroché ce nouveau boulot, tu n'as plus vraiment de temps pour toi, mais tu en avais un peu trop avant. La majorité des amis de ta tranche d'âge aimaient sortir, draguer, mais ça n'a jamais été ton cas. Surtout que la majorité sont hétéros et bien qu'ils t'acceptent entièrement comme tu es sans aucun problème, ils ont du mal à comprendre que tu n'as pas trop d'intérêt à aller dans un club où des filles vont probablement essayer de danser avec toi, bien collées, alors qu'eux en draguent d'autres. Tu ne ferais même pas ça dans un club gay, car tu ne vois pas trop l'intérêt. Tu fouilles dans un sac pour prendre des takoyakis, car tu dois vraiment avaler quelque chose. Vous êtes déjà en direction du retour, mais tu ne peux plus attendre.

- Moi... J'aime bien les films et les livres. J'ai une bonne collection, mais j'ai dû laisser tout ça chez mes parents parce que mon appartement actuel est beaucoup trop petit. Sinon, j'aime bien aller voir des expositions, sur n'importe quoi. Je suppose que c'est aussi pour ça que mes amis disent que j'ai des occupations de vieux! On a tout simplement un rythme de vie différent. Je favorise mon travail, comme toi, alors qu'eux favorisent leur temps libre. Donc évidemment, ils ne comprennent pas trop pourquoi.

Tu continues de marcher en savourant chaque bouchée, soulagé d'enfin avoir quelque chose qui te tombe dans l'estomac.

- C'est vrai que je n'ai pas beaucoup de temps. Je dois me lever tôt et je reviens tard, alors je suis souvent trop fatigué pour faire quoi que ce soit d'autre. Mais ça va, j'aime mon boulot. Puis je peux souvent me reposer durant la journée quand tu as des activités, parce que je n'ai pas grand chose de plus à faire que d'attendre.

C'est vrai que tu aimerais qu'on te permette de vaquer à tes occupations lorsque Hiroyuki a des plans durant la journée où ta présence n'est pas nécessaire. Tu as du mal à trouver le temps de faire des courses et ce genre de choses, donc tu aimerais pouvoir quitter une heure ou deux pour faire des choses de ton côté plutôt que de devoir rester assis sur une chaise pendant quatre heures à attendre que ton protégé termine l'activité en question. Mais ce serais plus difficile de te payer. Tes patrons aiment mieux te payer à ne rien faire plutôt que de se taper la tâche de calculer les autres où tu n'étais pas présent.

- Mais je ne me plains pas, hein. Ça me donne un accès exclusif à plein de trucs alors ce n'est pas trop mal, mais j'avoue que je préfère lorsque tu assistes à des émissions plutôt qu'à des événements mondains. Au moins, c'est comme si je regardais la télé, et je peux être dans le public plutôt qu'avoir à rester assis dans une pièce séparée!
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Hiroyuki Daisuke
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MessageSujet: Re: I swear I'm alright (Kinjo Akito)   Mar 19 Déc - 1:16

Un silence tomba dans votre discussion, quelques secondes tout au plus. Tu avais évoqué Hiroshi par habitude, alors que tu soulignais avoir passer bon nombres d’heures à jouer aux jeux vidéo avec ce dernier. Tu ne te souvenais plus combien de tournois de Mario Kart vous vous étiez faits, que tous les deux. Votre niveau était sensiblement le même et votre nombre de victoire aussi, ce qui amenait une certaine compétitivité lors de ces événements qui étaient dédiés à seulement vous deux. Il te manquait, Hiroshi, beaucoup plus que tu ne le réalisais. Si tu allais le voir aussi souvent que tu le pouvais, l’ambiance qui pesait dans la salle d’hôpital et ta propre culpabilité t’empêchait de rester trop longtemps. Tu te sentais étouffé. S’il s’était assuré que tu comprennes qu’il ne t’en voulait pas, au final, tu t’en voulais, d’avoir abandonner le groupe. Tu t’en voulais d’avoir quitter alors que tu pouvais continuer, contrairement à lui qui n’avait pas eut le choix. Tu te sentais coupable, vis-à-vis d’Hiroshi, et cette pression venait te serrer le torse et t’empêchait de respirer convenablement. Alors tu y allais, tu prenais de ses nouvelles, tu essayais de détendre l’atmosphère, tu échouais puis repartais, toujours un peu plus mal.

Tu redirigeas donc la conversation sur ton manager. Tu n’étais pas certain d’avoir envie de parler d’Hiroshi, pas maintenant. Peut-être une fois que vous seriez rentrer chez toi, tu ne savais pas trop. Tu l’écoutas donc avec attention, un léger sourire au lèvre, tenter toi aussi par ce qui se trouvait dans vos sacs. Or, tu aurais tout le loisir de déguster cette collection de gras une fois bien installé à l’intérieur, alors que tu pourrais retirer l’écharpe que tu portais et les lunettes de soleil qui t’empêchaient de bien voir tant il faisait déjà sombre.

- I think that my schedule will be less hectic one my new album is out. Pretty sure the company wanna do it’s best so that my first album is an immediate hit.

Il s’agissait de tes débuts en tant qu’artiste solo et si tu avais longtemps eut la réputation du groupe derrière toi, désormais, il ne s’agissait plus que de toi seul. Tu ne pouvais donc compter que sur toi et sur ton image, ce qui était bien, à ton avis, mais aussi plus difficile. Tu espérais sincèrement que tes fans allaient apprécier, bien que tu ne doutais pas tant. Ils n’attendaient que ça, ton retour officiel sur scène, depuis le jour où tu avais déclaré quitter la RedStar Agency et donc, par conséquent, le groupe où tu avais été membre pendant des années. C’était avec eux que tu avais grandi et évolué dans cet univers sous les projecteurs, mais voilà qu’aujourd’hui, tu volais de tes propres ailes encore pourtant bien fragiles. Or, si tu étais resté, tu étais persuadé que l’oiseau serait mort bien avant de pouvoir déployer ses ailes.

- Oh, and while I’m thinking about it. I have a lot a free space and shelves in my appartment. If you wanna keep your movies and books close to you, you could store them there, I don’t mind.

Cela t’embêtait nullement et mettrait sûrement un peu de vie et de couleur dans ton appartement monotone et nu de toute décoration. Il ne fallut que quelques minutes de plus avant de finalement y arriver et tu allas déposer vos sacs sur la table au centre de ton salon avant de retirer tes chaussures et ton manteau. Tu fis glissé tes lunettes sur ton nez pour aller les déposer sur une étagère (vide) avant de revenir pour t’écraser sur le sofa, en t’assurant de prendre un bon morceau de tu ne savais quoi bien gras, profitant de ce petit moment où ton manager te permettait de faire quelques dérogations à ton plan alimentaire.

Ce n’était pas tous les jours que tu t’empiffrais avec de la nourriture de stands avec ton manager, autant en profiter !

- About your earlier question, you got it right, I was talking about Akiyama Hiroshi. When I’m going to the hospital, it’s usually to go see him.

Tu n’avais pas cherché à trop étalé sa vie privée et avait donc, par le passé, fait passer tes visites pour tes propres rendez-vous. Ce n’était pas impossible, toi-même étant anémique et ayant besoin d’un suivi assez serré compte tenu de ton rythme de vie assez infernal. Les docteurs avaient essayer de te faire changer d’idée et de te faire abandonner ta carrière, que c’était trop dangereux. Or, toi étant toi, tu n’en avais fait qu’à ta tête et, au final, avait eut droit à plusieurs recommandations et beaucoup plus de rendez-vous.

- He got pretty bad injured in a car crash, which forced him to quit the group. Tu fronças légèrement les sourcils alors que cela te ramenait un souvenir amer. The agency didn’t tell us anything about it and forced him to keep it all secret, so it wouldn’t disturb us while we were getting ready for a new album.

Tes poings se serrèrent bien malgré toi, tout comme ta mâchoire. Ces souvenirs étaient peu plaisant et tu en voulais toujours cruellement à la RedStar Agency pour ce qu’elle avait fait subir à ton meilleur ami, celui qui était presque comme ton grand frère.

- That’s why I quit. Part of it was because I was sick, that’s true, but most of it was just because I was sick of working for them. They lied to us for months like it was nothing and left our leader alone for all that time. I couldn’t take it anymore and I just left.

Le regret, tout comme une certaine animosité, se faisaient entendre dans ta voix. Tu leur en voulais, pour tout ce qu’ils vous avaient fait subir, comme tu t’en voulais d’avoir abandonné le groupe, peu après avoir été nommé leader.

- Sorry, got carried away.

Tu n’avais jamais pu officiellement parler de toute cette histoire, bien que de nombreuses spéculations avaient presque vu juste. Tu aurais pourtant tant voulu tout raconter, montrer au monde à quel point vous aviez été traiter injustement. Tu préféras alors tout simplement prendre quelque chose d’autre à manger, venant ainsi te calmer, chassant ces douloureux souvenirs pour les enfouir bien loin dans ta tête.
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Kinjo Akito
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MessageSujet: Re: I swear I'm alright (Kinjo Akito)   Mer 20 Déc - 2:43

Tu souris en entendant la proposition de Daisuke. Tu ne t’attendais certainement pas à ce que l’idole sous ton aile te propose de déménager le surplus de tes effets personnels chez lui. En même temps, il est vrai que son appartement est assez vide, et que ça le rendrait un peu plus vivant. Tu n’as cependant pas l’intention d’accepter son invitation. Votre relation se doit d’être professionnelle, et ce genre de chose ne l’est pas. Évidemment, tu souhaites développer une amitié et un lien durable avec ton protégé, mais tu ne dois pas dépasser certaines limites. Au bout d’un petit moment, vous arrivez finalement à l’appartement. Le festin va enfin pouvoir commencer et tu salives à cette idée. Tu ne prends pas toujours le temps de manger ou de t’offrir des gâteries.

Alors que Daisuke va porter ses lunettes, tu en profites pour sortir les différents contenants des sacs et les étaler sur la table. Tu as encore faim malgré ton petit snack que tu as avalé sur le chemin du retour. Tu t’installes près de lui sur le canapé, zyeutant les fruits de votre escapade en te demandant ce que tu vas avaler en premier. Tu retournes ton attention vers lui alors qu’il se met à parler de son ami. Vu comment il a esquivé la question un peu plus tôt, tu ne t’attendais pas à ce qu’il la ramène sur le tapis par lui-même. Tu l’écoutes avec attention, car les souvenirs semblent être douloureux pour lui. Tu te souviens avoir entendu parler de lui. Après tout, tu te devais d’être au courant de l’actualité dans le monde des idoles. On parlait seulement de son départ. Jamais il n’a été mentionné qu’il avait eu un accident.

Tu n’en reviens pas qu’une agence puisse agir de telle façon, et tu sens toi-même la frustration monter. Si tu avais été à sa place, tu aurais toi aussi refusé de continuer à travailler pour eux et à leur faire gagner de l’argent sur ton dos. À entendre parler Daisuke, l’état de son ami ne s’est pas vraiment amélioré. Après tout, plus personne n’a vraiment entendu parler de lui après son départ, et tu ne te souviens pas non plus avoir vu des photos de lui faire la une du genre ‘’L’ancien leader a été vu en train de blahblah’’. Tu ne poses cependant pas de question. Si personne ne sait quoi que ce soit, c’est qu’il y a une raison.

Ton protégé commence alors à s’emporter un peu. C’est rare venant de lui. Il n’est pas trop du genre à s’ouvrir sur ce genre de chose. Tu le regardes fourrer de la nourriture dans sa bouche, alors qu’il vient de s’excuser pour son élan de frustration qui n’était même pas si pire que ça, et tu sens une vague de compassion. Tu déposes ce que tu avais dans tes mains, avant d’en poser une sur son épaule et de la tapoter un peu en signe de réconfort.

- You don’t have to apologize. It’s really messed up… Sadly, a lot of agencies care more about what they gain than what their artists could lose. No one ever heard this story, so I guess that was all their doing too. I’m sorry you had to go through this, and I’m sorry if your friend is still suffering from this. You don’t have to bottle things up… I know you’re not really allowed to say what’s on your mind, and you have to be careful about it, but feel free to talk to me anytime you want. I’m not someone who likes to gossip and repeat what people have told me in private. If I was, I wouldn’t be doing this job right now.

Tu regardes l’heure sur ton téléphone et constate que le jour va bientôt se lever. Tu n’as eu que quelques heures de sommeil à peine, et dans une position très inconfortable. Tu as d’ailleurs assez mal dans le cou. Tu manges en silence durant un moment, ayant trop faim pour prendre le temps de répondre entre tes bouchées, et tu sens tes paupières qui commencent à être lourdes. Tu as définitivement donné tout ce qu’il te restait d’énergie dans les deux derniers jours. Tu ne sais pas si tu vas être capable de survivre à la journée si tu ne dors pas un peu. Tu t’enfonces dans le canapé, fixant un point invisible entre les contenants de plastique, et tes yeux se ferment de plus en plus souvent, et de plus en plus longtemps. Tu finis par t’endormir, épuisé. Au moins, ton protégé a la journée libre. C’est d’ailleurs indiqué sur l’horaire, déposé un peu plus loin, que tu as passé la nuit à retravailler. Tu aimerais mieux ton lit, mais tu es trop fatigué pour bouger, et tu tombes dans un sommeil profond.
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Hiroyuki Daisuke
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MessageSujet: Re: I swear I'm alright (Kinjo Akito)   Mer 20 Déc - 22:16

Assis dans ton salon, tu respires lentement, cherchant à enfouir bien loin cette rancoeur qui est en train de remonter. Tu n’avais jamais réellement évoqué à personne d’autre que le groupe ce qu’il s’était réellement passé. Même tes parents ne savaient pas. Ils avaient sut pour la maladie et avaient été plus qu’heureux que tu décides de quitter le groupe pour prendre soin de toi, car, après tout, pour eux, ta santé était primordiale. Tu n’avais pas pu en parler à personne et alors que tu mettais des mots sur ce qu’il s’était réellement passé, sur ce qu’ils avaient infliger à Hiroshi, tu te rendais compte de l’horreur que c’était et tout ce que cela impliquait.

Préférant donc manger plutôt que de te laisser emporter encore plus, tu t’enfouis un peu plus dans ton sofa. Ton groupe te manquait. Ces gens avec qui tu avais passé tout ton temps des années durant n’étaient plus là et ça te faisait quelque chose. Tu ne regrettais pas ta décision, tu savais qu’elle avait été la meilleure pour toi. Or, la vie seul, ce n’était pas pour toi. Tu te sentais mal, terriblement mal, dans le silence de ton appartement. Tu n’avais pas beaucoup d’amis, la majorité se trouvant dans ta ville d’origine. Tu avais quitté Fukuoka le jour où tu t’étais rendu à l’ASE et, depuis, les seuls amis que tu t’es fait depuis le temps se trouvent tous dans le même univers que toi. Ils sont donc, par conséquent, tous tout aussi occupé que toi avec leur carrière ou sont tout simplement dans d’autres pays. Et donc, cela t’amenait à te sentir terriblement seul, dans ton trop grand appartement de Tokyo.

Tu sentis sa main se poser sur ton épaule, se voulant réconfortant. Un léger sourire apparut sur tes lèvres. Tu étais content, de pouvoir lui faire confiance. Oh, tu savais pertinemment que tu ne lui dirais pas grand chose, n’étant pas du genre à t’étaler sur tes états d’âme. Autant aimais-tu parler, tu n’aimais pas adresser tes émotions, tout comme tout ce qui te touchait réellement. Tu te refermais sur toi-même et enfouissais tout en espérant ne pas exploser.

- Thanks, it’s just... It’s been a rough year, for me and for people that I care about.

Tu continuas de manger silencieusement, ayant bien conscience que tu avais sûrement nuit à l’ambiance qui était pourtant agréable jusqu’à tout récemment. Tu remarquas aussi bien vite que si toi, tu étais plus ou moins en forme, ta précédente sieste y était pour beaucoup, ce n’était pas le cas de ton manager. Un rapide coup d’oeil vers lui te suffit pour réaliser qu’il s’endormait sur ton sofa, ce qui t’arracha un sourire amusé. Il fallut que quelques minutes supplémentaires pour qu’il soit complètement endormi sur ton sofa. Tu attrapas donc les divers plats que tu refermas pour aller les mettre au frigo, histoire de les conserver pour une prochaine fois. Tu n’étais pas certain que cette diète soit la meilleure pour toi, or, de temps à autre, comme ton manager te l’avait bien dit, tu n’en mourrais pas.

Puis, tu décidas d’aller récupérer une couverture et des oreillers dans ta chambre, que tu trainas jusqu’au sofa. Dire que ton manager venait de te dérober ta place pour dormir. Posant un oreiller à ses côtés, tu déposas la couverture sur ce dernier, pour t’assurer qu’il n’attrape pas froid pendant la nuit.

Et finalement, éteignant les lumières de ton appartement, tu te changeas vite fait pour ne porter qu’un jogging et, pour la première fois depuis que tu habitais dans cet appartement, aller prendre place dans ton grand lit et espérer y trouver sommeil. Si demain tu n’avais rien à ton horaire, tu allais donc profiter de cette journée pour un peu de répétition et d’entraînement, comme tu te doutais fortement que le reste de ta semaine allait être chargée.
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