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 I swear I'm alright (Kinjo Akito)

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Hiroyuki Daisuke
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MessageSujet: I swear I'm alright (Kinjo Akito)   Ven 31 Mar - 1:31

Tu n’avais rien eu à ton horaire cette fin de semaine ci et tu en étais bien heureux. Tu ignorais ce qu’il t’arriverait, cependant, tous tes muscles étaient douloureux et tu avais l’impression que la tête allait t’exploser. Bon, en réalité, tu avais une petite idée de ce qu’il t’arrivait, cependant, tu avais tout simplement horreur d’être malade alors que tu avais déjà un horaire somme toute assez chargé que tu te devais de respecter. Tu avais donc espéré que ces deux jours de repos soient tout ce dont tu avais besoin pour commencer la semaine tu bon pied. Tu avais réellement espéré.

Voilà cependant que l’alarme de ton téléphone t’arracha de ton sommeil. Ta tête se voulait toujours aussi pesante et en plus d’avoir mal à tous les muscles de ton corps, tu avais aussi désormais mal au dos. Sûrement aurait-il été plus intelligent que tu te couches dans ton grand et confortable lit, or, tu n’arrivais pas à y fermer l’oeil, la solitude venant te hanter sans te laisser un seul moment de répit. Un gémissement s’échappa de tes lèvres alors que tu tentais de t’assoir, ton corps tout entier étant douloureux. Toi qui avait passé la nuit emmitouflé dans une épaisse couverture était couvert de sueur et parcouru de frisson. À croire que ton état empirait de jour en jour plutôt que de s’améliorer. Tu te levas finalement, chancelant, laissant tomber la couverture derrière toi, laissant le froid ambiant (à ton avis) agresser ta peau nue.

Pour peu qu’une douche rapide réussisse à te sortir de ton état léthargique et peut-être serais-tu prêt pour ta journée. Tu n’avais pas tant de choses à faire. Il s’agissait notamment de rencontrer concernant la promotion de ton album à venir, dont la sortie était imminente. C’était donc une journée importante et tu te devais d’être à ton meilleur.

Vingt minutes plus tard, que tu avais notamment passé la tête appuyer contre la céramique de ta douche à laisser l’eau chaude augmenter ta température corporelle (ce qui n’était pas une bonne idée dans ton état actuel), tu te décidas à quitter la douche, ce qui fut une horrible idée. Tes pas étaient lents, traînant et tu manquais cruellement d’énergie, mettant la faute sur ton sommeil difficile et inconfortable. Tu te décidas d’enfiler, pour la journée, de gros bas de laine, un pantalon quelconque, un chandail à manche longue et un épais pull par-dessus. Puis, tu avais enroulé une écharpe autour de ton cou alors que tu n’étais même pas sorti à l’extérieur.

Tu étais assis à la table avec une tasse d’eau chaude avec du miel et du citron lorsque tu entendis la porte s’ouvrir. Ce devait certainement être Akito, qui venait te rejoindre pour commencer cette journée qui s’annonçait terriblement longue et difficile. Tu avais les joues rouges bien que le teint pâle, des cernes sombres creusées sous tes yeux. Tu faisais nécessairement de la fièvre, si tu en croyais la sueur qui roulait dans ton dos et les frissons dont tu étais victime, et ce, malgré que tu te retrouvais un peu trop chaudement habillé.

- Bon matin Akito.

Ta voix était particulièrement rauque, ce que tu trouvais assez désagréable. Tu t’étouffas un peu dans une quinte de toux subite, que tu calmas avec ton eau chaude au miel et au citron. La seule chose que tu souhaitais était qu’Akito n’en fasse pas tout un plat et n’y porte pas plus d’attention qu’il ne le fallait, et ce, malgré ton accoutrement actuel. Tu ne pouvais pas te permettre de prendre du retard sur ton horaire, ce n’était pas dans tes habitudes. Car maintenant que cela faisait quelques temps que tu travaillais avec Akito, tu étais redevenu ce sérieux toi-même qui était toujours à l’heure, la ponctualité étant l’une de tes grandes qualités et toujours prêt à te donner à fond dans tout ce que tu faisais. Si tu oubliais la première journée officielle de ton manager, jamais t’étais-tu levé en retard. Tu ne voulais tout de même pas lui causer du tort, pas plus que tu souhaitais voir les choses être retardées par ta faute.

Tu quittas ton siège pour faire quelques pas dans ta cuisine alors que le sol tanguait affreusement. Il fallait simplement que tu restes concentré et tu étais certain de survivre à cette journée. Ou du moins l’espérais-tu. Tu avais eu de la difficulté à manger, ces derniers jours, être malade te coupait souvent l’appétit sans compter que la gorge te brûlait. Tu te sentais faible, étourdit et pas à ton meilleur.

- On y va ? Je sais que tu as horreur que l’on soit trop serré dans le temps.
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Kinjo Akito
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MessageSujet: Re: I swear I'm alright (Kinjo Akito)   Ven 31 Mar - 3:34

En ce Lundi matin presque ensoleillé, tu te sens frais et reposé. Après avoir passé les dernières semaines à travailler en suivant l'horaire de fou d'Hiroyuki, tu as enfin pu profiter d'un long weekend bien mérité. Tu aurais pu faire beaucoup de choses et sortir avec tes amis, particulièrement puisque tu fais maintenant un salaire beaucoup plus important qu'avant, mais tu as préféré en profiter pour faire tes courses, dormir et te prélasser. Tu as ainsi pu pouvoir te coucher tôt hier soir et avoir une bonne et très longue nuit de sommeil.

Tu n'as pas pris contact avec Hiroyuki autre que pour confirmer que tu allais bien te pointer chez lui ce matin, comme à chaque jour depuis que tu as commencé à travailler. Malgré les moments plutôt longs et morts où tu ne fais pas grand chose, tu aimes bien ton emploi. Il te permet d'être en contact avec les gens tous les jours, d'en rencontrer de nouveaux et surtout, les tâches sont variées. Tu as aussi un accès exclusif à des événements, des plateaux et autres, simplement parce que tu dois suivre une idole comme son ombre. Ça a des avantages.

Tu montes rapidement les deux étages qui te séparent de ton protégé et tu entres sans t'annoncer. De toute façon, vous avez pris l'habitude. Heureusement, Hiroyuki est généralement prêt lorsque tu arrives, ce qui facilite beaucoup les choses. Aujourd'hui, toutefois, tu as tout de suite le sentiment que quelque chose ne va pas. Déjà, son accoutrement n'est pas vraiment représentatif de sa personne, lui qui, tu as finis par l'apprendre, doit se changer quelques fois avant de décider de sa tenue. Tu remarques qu'il porte plusieurs couches de vêtements même s'il ne fait pas si froid, ainsi que d'horribles bas de laine. Tu t'approches de lui alors qu'il te salue et remarque sa mine bizarre de différentes couleurs avant de faire un pas derrière, surpris par sa soudaine toux.

Tu ne dis pas un mot alors que tu constates facilement qu'il est malade comme un chien et qu'il a du mal à faire trois pas l'un devant l'autre, comme une personne intoxiquée. Tu es certain qu'il ne s'est pas levé comme ça du jour au lendemain et qu'il n'a probablement rien fait durant le weekend pour améliorer sa situation. Une chose est sûre, c'est impossible qu'il aille travailler dans cet état. Même s'il le voulait, il n'arrivera probablement pas à se concentrer, ou faire quoi que ce soit de constructif. Selon toi, il serait préférable pour lui de rester à la maison et se reposer, pour avoir des chances de bien aller le lendemain.

Tu t'excuses donc pour aller passer un coup de fil et tenter de parler à des supérieurs pour voir s'il est possible de repousser son horaire de la journée. La perspective ne leur fait pas plaisir mais tu expliques rapidement qu'il n'est vraiment pas en état, et que tu prends la responsabilité de fixer son horaire et t'assurer que tout rentre dans l'ordre. C'est une grosse tâche à mettre sur tes épaules mais en tant que manager, tu dois t'assurer que ton protégé se sente bien. De plus, tu lui avais déjà mentionné, au début, que tu étais aussi là pour prendre soin de lui.

Tu retournes voir Hiroyuki, qui semble encore tenter de se convaincre d'aller travailler entre deux crises de toux, et tu le prends par les épaules pour le pousser jusqu'à sa chambre. Tu es convaincu qu'il a encore dormit dans son salon sur le canapé, et qu'il doit avoir mal partout et empiré son cas. Après près d'un mois, tu n'as toujours pas compris pourquoi il s'obstine à vouloir dormir d'une façon aussi inconfortable. Tu le pousse vers le lit sans lui donner le temps de répliquer.

- Tu peux te plaindre autant que tu veux, j'ai déjà fais annuler ton horaire de la journée. Tu dois vraiment apprendre à mieux prendre soin de toi. Regarde-toi, tu as du mal à tenir debout, penses-tu vraiment que ta présence va être utile pour faire quoi que ce soit aujourd'hui? Tu as besoin de repos et je t'interdis de retourner sur le canapé, tu restes couché dans ton lit.

Tu remarques qu'il semble faire de la fièvre, ce qui n'est pas bon signe. Tu te mets tout de suite en mode urgence et tu retournes près de lui pour coller ta main sur son front, qui est brûlant. Sans demander la permission, tu lèves toutes ses couches de vêtement pour palper son dos qui, en plus d'être lui aussi très chaud, est complètement moite. Il est en train de suer comme un porc et pourtant, c'est comme s'il avait froid. Tu sens que tu vas devoir faire un tour à la pharmacie rapidement pour acheter certaines choses et s'occuper de lui.

- Vraiment Hiroyuki, je me demande comment tu as pu te laisser te rendre dans cet état. Je vais aller voir dans la salle de bain si tu as quoi que ce soit qui puisse aider, même si je doute que oui. Je pense que tu fais pas mal de fièvre alors pour le moment, mets-toi au lit.
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Hiroyuki Daisuke
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MessageSujet: Re: I swear I'm alright (Kinjo Akito)   Mer 5 Avr - 5:15

La tête allait t’exploser. Cela faisait bien longtemps que tu n’étais pas tombé malade. Tu avais longtemps eu une santé assez solide, jeune enfant dynamique que tu étais, or, les derniers mois t’avaient fait comprendre que tu n’étais pas immortel et que le jour où ton style de vie parfois peu sain te rattraperait était bien malheureusement arrivé.

Toi qui avait cru à un rhume, rien de bien tragique, te retrouvais désormais à être la victime de tu ne savais quel virus alors que ta température corporelle était certainement beaucoup trop élevée, que tes poumons te donnaient l’impression de vouloir s’expulser à chaque quinte de toux et qu’une douleur aussi violente qu’oppressante t’agressait la tête et te faisait voir flou alors que tes pas étaient hésitants. Malgré tout l’espoir que tu avais eu à passer au travers ta journée comme si de rien n’y était, force était de constater que tu n’étais pas en état et Akito l’avait très rapidement remarqué.

Assez contre ton gré, tu te retrouves à être pousser vers ta chambre, endroit que tu avais abandonné et où tu mettais peu souvent les pieds. Tu n’avais pas encore réussi à te convaincre d’y dormir, et ce, malgré que cela faisait trois mois que tu avais emménagé dans cet appartement. Ta chambre était immense et terriblement trop vide. La solitude te rattrapait beaucoup trop aisément et ce n’était pas faute d’avoir essayer d’y passer la nuit. Tu n’arrivais tout simplement pas à trouver sommeil alors que tes souvenirs de ton groupe et de cette époque qui te semblait désormais lointaine te remontaient à la tête et te faisait à nouveau sentir terriblement seul dans ce monde d’adulte que tu avais décidé d’affronter la tête haute, sans eux. Sans compter que cette solitude presque oppressante te ramenait aussi à cet échec que tu ressentais à chaque fois que le groupe te revenait en tête, alors que tu n’avais pas pu et ne serais jamais le leader qu’ils auraient mérité. Tu n’étais pas Hiroshi et, bien malheureusement, tu n’avais pas été dans une condition mentale et physique optimale pour tenter de le succéder.

- Je suis sur qu’on peut faire quelques trucs, ce n’est pas nécessaire de tout annuler pour un petit rhume...

Ton ton n’a rien de convaincu alors que ta voix ne te ressemble pas. Tu n’as cependant pas le temps de protester à nouveau qu’il pose sa main sur ton front avant de te retourner pour palper ton dos. Tu es fiévreux, cela ne fait aucun doute, et ta situation semble l’inquiéter. Ou, du moins, il ne semble pas spécialement enchanté de te retrouver dans un tel état.

- Ce n’est qu’un rhume je te dis.

Presque. Il n’est cependant pas de cet avis et exige que tu te couches, de préférence dans ton lit alors que tu sais d’or et déjà que tu n’arriveras pas à te reposer. Le silence de cette chambre bien trop grande n’avait rien de calme à tes yeux alors que tu avais eu pour habitude de vivre avec quatre autres personnes. Tu t’endormais souvent sur le bruit de fond de la télévision, de la voix des autres membres du groupe ou même d’une chanson quelconque. Le silence, à l’époque, avait ce petit quelque chose de paisible alors qu’il se faisait rare. Cependant, aujourd’hui, alors que ton quotidien était bercé de silence, ce dernier te semblait de plus en plus désagréable, te rappelant à chaque fois combien pouvais-tu te sentir seul et à quel point avais-tu échoué vis-à-vis de ton groupe.

Tu entends Akito te signifier qu’il quitte quelques instants, sûrement pour aller chercher quelque chose pour aider ta condition, tout en t’ordonnant de te reposer. Un soupire s’échappe de tes lèvres alors que tu te traînes jusqu’au sofa, les épaules secouées d’une violente toux.

Tu te laisses tomber sur ton canapé, qui, s’il n’est certainement pas aussi confortable qu’un lit, a tout de même son confort. Il est assez grand, assez pour accueillir trois personnes, et, comme tout ce qui se trouvait dans cet appartement, semble d’être assez bonne qualité. En règle générale, tes nuits ne sont pas si mal, sauf peut-être lorsque tu te retrouves plus agité qu’à la normale et, auquel cas, en vient à te réveiller avec quelques courbatures.

La journée commence mal, cela ne fait aucun doute. Allongé sur le canapé, tu te doutes qu’Akito sera mécontent de te retrouver ainsi. Cependant, il s’agit du mieux que tu puisses faire pour te reposer. Tu espérais seulement que peu importe ce que tu venais d’attraper, il ne s’attarderait pas plus longtemps. Ton horaire était chargé et tu avais horreur qu’on s’inquiète de la sorte pour toi. Tu étais, en quelque sorte, quoique pas tout à fait, un grand garçon.
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Kinjo Akito
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MessageSujet: Re: I swear I'm alright (Kinjo Akito)   Mer 5 Avr - 16:58

En constatant que sa salle de bain est plutôt vide en matière de produits de pharmacie, tu décides d’enfiler rapidement ton manteau et de te rendre au commerce le plus proche pour acheter tout ce dont il aura besoin le temps de reprendre des couleurs. Tu remplis donc ton panier de sirop, pastilles, médicaments pour les sinus, crème pour les muscles, etc. À regarder tes achats, on dirais que tu te prépares à soigner une famille complète. Malheureusement, tu sais que tu n’as pas le choix pour mettre toutes les chances de son côté. Hiroyuki ne peut pas se permettre d’être malade durant plusieurs jours, et tu vas déjà devoir trouver un moyen de refaire son horaire de la semaine sans trop l’épuiser.

Une fois les courses terminées, tu décides de passer rapidement par le supermarché. Tu vas devoir cuisiner toi-même pour aujourd’hui et t’assurer qu’il ne manque de rien et s’hydrate bien. Tu prévois donc de faire de la soupe et autres éléments bien remplis de vitamines pour que son système puisse se renforcer le plus rapidement possible.

Tu retournes enfin à l’appartement, constatant que les lumières sont une fois de plus fermées. Tu te frayes difficilement un chemin jusqu’à la cuisine en traînant tous les sacs de plastique pour ensuite ouvrir les lumières dans une tentative de voir un peu mieux. Ton regard traîne toutefois sur une masse échouée sur le canapé et tu soupires en constatant que le malade ne t’as pas du tout écouté.

- Hiroyuki! Je t’ai dis de rester au lit, tu ne vas vraiment pas aider ton cas en restant couché là-dessus et en plus, il fait trop froid. Allez vient, j’ai acheté tout le nécessaire.

Pourtant, il ne bouge pas, malgré que tu sois presque certain qu’il ne s’est pas endormis. Tu songes qu’il est définitivement plus enfantin que tu le pensais au départ et tu te rends jusqu’à lui d’un pas décidé. Malgré qu’il sois grand que toi, tu le soulèves sans trop de difficulté. La route jusqu’à sa chambre semble plutôt longue et tu finis par être fatigué,  mais tu n’abandonne pas avant qu’il se soit écrasé sur son lit.

- Je t’interdis de bouger autre que pour aller sous les couvertures, tu m’entends ? C’est pas seulement un rhume et à ce rythme tu vas rendre tout le monde malade aussi.

Tu sors de la pièce et revient avec un thermomètre, un linge mouillé froid, et le reste de tes glorieux achats. Au bout de quelques minutes, tu constates qu’il fait effectivement de la fièvre et que sa température est assez élevée. Tu soupires en te demandant vraiment comment il a pu tomber aussi malade en l’espace d’un weekend. Après tout, vous êtes allés aux mêmes endroits les jours précédents et tu te portes à merveille. Tu soupires en déposant la lingette sur son front malgré la température froide, et tu t’assois sur le bord du grand lit. Si tu n’arrives pas à le remettre sur pied pour demain, tu risques d’avoir des problèmes.  Car oui, même si tu es seulement un manager, on s’attend  de toi que tu fasses aussi office de médecin et de guérisseur miraculeux. Mais surtout, tu t’en fais pour lui.

- J’ai tout ce que tu as besoin, donc suffit de demander. Je vais aller faire de la soupe aussi, un peu plus tard. Tu devrais trouver quelque chose pour t’occuper pendant que tu te repose. Au fait, pourquoi tu n’installes pas de téléviseur dans ta chambre?

En fait, tu te poses la question depuis un moment. Il semble toujours préférer dormir devant la télévision, même si ça veut dire se lever le lendemain matin en ayant mal partout. S’il aime tant s’endormir en regardant des émissions, tu ne vois pas pourquoi il ne pourrait pas le faire tout en profitant du confort de son lit.
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Hiroyuki Daisuke
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MessageSujet: Re: I swear I'm alright (Kinjo Akito)   Dim 25 Juin - 23:59

À moitié décédé sur le sofa, tu ne réagis même pas alors qu’il transporte ta carcasse quasi inerte pour te laisser tomber sur ton grand lit qui n’était en réalité qu’une décoration de plus dans cet appartement particulièrement froid. Rien à voir à celui que tu partageais avec ton ancien groupe. Tout était beaucoup trop en ordre, comme si tu ne touchais plus rien. Sans compter le manque cruel de couleur et de vie qu’il semblait y avoir. Tu n’étais définitivement pas fait pour vivre seul et, bien malheureusement pour toi, tu ne pouvais te permettre qu’Hanae vienne vivre ici. Si la passion pour ta carrière était toujours aussi présente et que tu ne pouvais te passer de ta vie sur scène, cela ne t’empêchait pas de trouver ton temps libre terriblement long.

Des amis, des vrais, tu n’en avais pas tant que ça, lorsque tu y réfléchissais. Sans compter que, pour la majorité d’entre eux, il s’agissait de personnes que tu avais rencontrer à l’ASE. Alors soit étaient-ils tout aussi occupé que toi avec leur carrière auprès d’une nouvelle agence ou alors vivaient-ils à l’étranger. Tu avais aussi quelques amis d’enfance, avec qui tu avais un contact régulier, or, tu ne les voyais pas aussi souvent que tu le voudrais. À peine quelques jours lorsque tu rentrais chez tes parents, un peu plus reculé en campagne. Il en était de même pour Hanae, cette jolie demoiselle que tu connaissais depuis des années mais qui avait attiré ton attention seulement quelques mois plus tôt.

Étendu sur ton grand lit, tu le laisses te glisser un linge trempe sur le front et tu frissonnes. Un lourd soupire s’échappe de tes lèvres alors que tu ne daignes même pas de bouger, les yeux grands ouverts à fixer le plafond. Tu sais que ton manager te parle, sa voix parvient à tes oreilles, mais tu ne cherches pas tellement à l’écouter. Tu aurais réellement préféré être assis autour d’une salle de réunion, peu t’importait ton état, que de le voir te sermonner ainsi. Sans compter qu’il semblait chercher à aborder des sujets que toi, beaucoup trop orgueilleux, ne souhaitait pas discuter. Tu te contentes donc de rester silencieux un moment, les yeux toujours rivés sur le plafond, avant de finalement tourner doucement la tête pour le regarder.

- J’écoute déjà à peine la télévision, il n’y a donc aucune raison pour que je décide d’en avoir une deuxième... Je veux bien croire que je ne suis pas à plaindre, niveau financier, mais je ne suis pas adepte des dépenses inutiles.

Tu avais compris, en quelque sorte, où il voulait en venir, or, tu étais passé maître dans l’art de subtilement (ou pas du tout) changer de sujet lorsque l’actuel te déplaisait.

- Tu as un truc contre le mal de tête dans ce que tu as acheté ?

Tu t’étouffes à la fin de ta phrase, saisit d’une violente quinte de toux. T’assoyant donc, tu t’appuies contre la tête du lit, le souffle légèrement plus court alors que tes côtes te font terriblement mal, à force de tousser comme cela. Tu avais horreur de te sentir de la sorte, toi qui avait passer des années sans tomber malade ne serais-ce qu’une seule fois. À croire que tu t’étais affaibli depuis les derniers mois, ce qui n’était pas faux, à ton plus grand dam.

- On devrait quand même aller à la rencontre concernant la promotion de mon prochain album, cet après-midi. La sortie est prévue pour dans à peine quelques semaines.

Malgré ta voix rauque, tu semblais particulièrement inquiet. Toi qui avait fait tellement de sacrifice, depuis ton plus jeune âge, pour cette carrière qui était la réalisation de tous tes rêves les plus fous, tu supportais mal l’idée que quelque chose puisse mal se passer concernant le lancement de ton premier album solo. Après tout, aussi jeune pouvais-tu être, tu n’en restais pas moins quelqu’un d’assez sérieux, lorsque cela concernait ta carrière.
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Kinjo Akito
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MessageSujet: Re: I swear I'm alright (Kinjo Akito)   Lun 26 Juin - 1:10

À le regarder, tu n’as pas l’impression qu’il doit tomber malade très souvent. Ça t’étonne un peu car tu sais que les idoles sont généralement propices à avoir des problèmes de santé à cause de leurs horaires assez intenses, et qu’il est assez facile pour eux de négliger leur état et de tomber malade. Tu le dévisages alors qu’il fixe le vide. Il a définitivement l’air fatigué. Pour un premier boulot, tu dois dire qu’il te donne pas mal de fil à retordre. Le pire, c’est que tu es loin d’être au bout de tes peines, et tu n’en es même pas conscient. Quelques semaines à peine et vous avez faillis être en retard dès le départ, pour qu’il tombe finalement malade.

Ses yeux se plantent alors dans les tiens et tu soutiens son regard. Tu écoutes ses explications sans broncher, mais tu plisses tout de même les yeux. Tu sais qu’il est en train d’esquiver ta question. Tu ne vois pas trop qu’est-ce qui peut être tant problématique avec sa chambre, au point où il se donne mal au corps juste pour rester devant la télévision. Il écoute à peine la télévision, pourtant c’est devant celle-ci que tu le retrouves tous les matins. Tu décides de faire comme si tu ne comprends pas sa tentative de changer de sujet, et tu laisses tomber. Pour l’instant.

Il vient à peine de terminer sa phrase qu’il est en train de s’étouffer comme s’il venait de prendre une bonne tasse en pleine mer. Tu retournes à tes sacs, à la recherche du remède parfait. Tu as un peu abusé, et le vendeur a dû penser que tu devais prendre soin d’une famille malade au complet. Malheureusement, on ne peut jamais prévoir quel produit va réellement fonctionner ou pas, et Hiroyuki ne peut pas se permettre d’être malade durant deux semaines. Si jamais c’est plus sérieux et que c’est le cas, il n’aura pas le choix de se reposer, mais tu as bien l’intention de faire tout ce que tu peux pour qu’il se remette sur pied rapidement. Tu quittes la chambre et revient au bout de quelques minutes avec un plateau.

Tu t’installes sur le lit sans demander la permission, et tu poses le plateau devant toi. Tu viens de lui préparer une tisane miel et citron, en plus d’apporter un verre d’eau pour les médicaments. Tu n’as pas non plus oublié le sirop et la cuillère. Tu lui tends ceux-ci en premier. Il n’est pas non plus à l’article de la mort, et peut donc très bien se servir lui-même.

- Commence par te reposer, et on verra pour cet après-midi, d’accord? Et bois la tisane. Le sirop va aider à calmer la toux et la tisane à calmer l’irritation de ta gorge. Parce que si ça continue, tu risques de ne pas réussir à avoir une conversation sans tousser pendant une heure. J’ai acheté des masques, aussi. Pour éviter que tu contamines les autres. J’ai un bon système immunitaire mais imagine si je tombais malade, tu aurais un peu de mal à suivre ton horaire, et je serais cloué au lit tout seul!

L’avant-midi passa assez rapidement. Après t’être assuré que Hiroyuki resterait bien dans son lit, et avait avalé tout ce qu’il devait prendre, tu as décidé d’aller cuisiner un peu. Tu n’es pas le meilleur, mais pas le plus mauvais non plus, et tu te contentes donc de préparer des plats faciles mais riches en saveur, en protéine, et en tout ce qu’il aura besoin pour guérir. Au bout d’un moment, tu as décidé d’aller jeter un coup d’œil pour voir s’il avait besoin de quelque chose, pour finalement constater avec surprise qu’il dormait comme un bébé. Tu n’as pas mis trop de temps pour comprendre qu’il ne se sentait peut-être tout simplement pas à l’aise de dormir dans une pièce fermée dans un appartement aussi grand, complètement vide.

Son état semblait s’être stabilisé, et tu décidas donc de le réveiller pour qu’il puisse se présenter à la réunion. Elle était effectivement très importante, et il n’aurait pas à se préparer de façon exhaustive comme pour ses sorties publiques. Vous vous êtes donc rapidement retrouvés dans la voiture, que tu as fait réchauffer à l’avance. Vous n’êtes pas très loin de l’agence et tu dois dire que c’est très pratique. Ça vous évite de rester coincés dans le trafic. Une fois arrivés, tu le laisses marcher devant toi en le suivant de très près, juste au cas où il aurait besoin de support. Tu es à l’affût des moindres détails, et cet élément ne fait pas exception à la règle. Tu salues tout le monde poliment au passage jusqu’à la salle de réunion, puis tu prends place sur une chaise dans un coin. Tu as évidemment droit d’y assister puisque tu dois tout savoir de la personne à ta charge, mais on te fais tout de même comprendre que le manager n’a pas assez d’importance pour s’asseoir à la grande table avec tous les visages importants.
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Hiroyuki Daisuke
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MessageSujet: Re: I swear I'm alright (Kinjo Akito)   Lun 26 Juin - 2:47

C’est assez surpris et particulièrement confus que tu te fais réveiller par ton manager. Cela te prend quelques instants avant de reconnaître ta chambre, où tu ne passes que très peu de temps. Tu ignores comment un tel miracle a bien pu se produire, or, tu n’as pas spécialement le temps de t’attarder sur la question alors que tu apprends, à ton plus grand bonheur, que malgré ton état, vous alliez assister à la rencontre. Tu chasses donc avec assez peu d’énergie ton manager de ta chambre pour enfiler quelque chose d’un peu plus convenable, à savoir un jeans et une chemise, comme à ton habitude lorsque tu te rends dans les bureaux de l’agence. Tu prends cependant la peine d’enfiler un gilet propre alors que tu sens le froid pourtant peu présent s’infiltrer jusque dans tes os.

Il ne vous faut que peu de temps pour se rendre à l’agence et, bien malheureusement pour toi, ce fut tout le temps dont il t’a fallu pour ne plus ressentir les bienfaits de ton repos bien mérité et te retrouver à nouveau avec le regard vide et une tête qui menaçait d’exploser.

Il te fallait voir les bons côtés de la chose : tu étais maintenant convaincu de posséder un tête.

Tu tentes d’avoir l’air le plus en forme possible alors que ta gorge te brûle toujours autant et qu’une persistante douleur au niveau de tes côtes te ferait presque grimacer. Une fois dans la salle de conférence, tu prends place autour de la grande table, aux côtés de certains hauts placés de l’agence et de l’équipe de marketing. La discussion consistait principalement des photos promotionnelles pour ton album et des éventuels vidéos que tu allais devoir tourner dans les prochaines semaines. De quoi en venir à attirer l’attention de tes fans, et ce, quand bien même, à ce niveau, tu n’étais pas trop à plaindre.

Ce n’était pas parce que tu avais quitté ton ancien groupe que tu étais moins populaire. Bien au contraire. Beaucoup s’enflammaient sur le web en attendant avec impatience ton retour et tu étais certain qu’ils ne seraient pas déçu. Tu étais passé d’un adolescent de seize ans qui commençait tout juste dans le milieu à un jeune adulte un peu plus mature qui avait laissé sa trace, au fil des dernières années, alors que tu avais fait fondre plus d’un coeur avec ton adorable sourire et ton attitude somme toute assez joviale et agréable.

Tout semblait bien se dérouler, jusqu’à ce que tu te remettes à tousser, t’attirant quelques regards inquisiteurs de la part des autres autour de la table. Et plus tu essayais de t’arrêter et plus tu sentais que tu manquais d’air, jusqu’à ce que la quinte de toux se calme finalement et que tu te retrouves avec un souffle un peu trop erratique à ton goût.

- Hiroyuki ?
- Ça va, ça va, j’ai juste besoin... D’un peu d’eau.

Tu te tournas donc vers ton manager qui devait nécessairement avoir traîner une bouteille d’eau avec lui, connaissant ton état. Tu le remercias d’un sourire alors que tu essayas de soulager tant bien que mal ta gorge. Or, ta voix rauque n’avait échapper à personne, pas plus que la grimace qui s’était dessiné sur tes traits en te retournant. Ce fut donc ainsi que ton manager se retrouva pointer du doigt par un des hauts placer de l’agence. Celui qui t’avait personnellement approcher, en réalité, alors que tu avais quitté l’ASE depuis quelques semaines déjà.

- Tu veux bien me dire ce qui t’as passé par la tête de l’amener ici aujourd’hui alors que, clairement, il n’est pas bien ?

Il était aisé de voir qu’il était mécontent, et cela devait sûrement avoir un lien avec le fait que malgré le fait que tu avais tout juste signé avec eux, tu étais (bien évidemment) l’une des idoles à qui ils tenaient le plus, ne serais-ce que parce que beaucoup te connaissaient déjà.

- C’est moi qui ait insisté pour venir ici parce que...
- Et c’est le travail du manager de te ramener à l’ordre et de te faire comprendre que non, il ne s’agit pas d’une bonne idée. On croyait qu’un manager plus jeune t’irait mieux, cependant, si c’est pour te laisser faire faire tout ce que tu veux...

Tu eus envie de t’exclamer qu’il n’était pas le problème, n’appréciant pas du tout ce qu’il semblait insinuer. Or, tu fus saisis d’un haut le coeur assez violent et te contenta donc de sortir précipitamment de la salle pour la salle de bain la plus proche. Ce que tu pouvais avoir horreur d’être malade.

- Ramène-le chez lui et je ne veux pas le voir ici tant qu’il ne va pas mieux. N’oublie cependant pas qu’il ne peut pas se permettre d’être absent trop longtemps.

Il remercia tout le monde présent, leur faisant savoir qu’il leur ferait parcourir dans les prochains jours la date et l’heure de leur prochaine rencontre, de préférence lorsque leur protégé serait en état de participer.

De ton côté, tu étais blanc comme un drap, t’étant passer un peu d’eau sur le visage alors que tu étais agrippé contre le comptoir, espérant ne pas tomber. Tu te sentais faible, mal et particulièrement étourdit, alors que le sol tanguait sous tes pieds. Et tu ne pouvais pas non plus t’empêcher de te sentir terriblement coupable d’avoir mis ton manager, qui faisait des pieds et des mains pour toi, dans une telle situation.
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Kinjo Akito
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MessageSujet: Re: I swear I'm alright (Kinjo Akito)   Lun 26 Juin - 3:20

Le meeting ne se déroule pas exactement comme vous l’aviez prévu. S’il semblait s’être un peu remis lors de votre départ, Hiroyuki a l’air encore plus mal en point que lorsque tu l’as trouvé ce matin. Tu l’observes d’un œil inquiet tout en écoutant la discussion pour ne rien manquer, prenant des notes. Tu sais qu’il a probablement du mal à se concentrer, et qu’il va certainement oublier des éléments importants. À sa demande, tu t’empresses de lui apporter une bouteille d’eau au citron, qui est sensée aider. Sa toux semble se calmer et tu soupires avec soulagement, mais celui-ci ne dure qu’un bref moment. Le directeur s’adresse alors à toi, ce qu’il fait très rarement, et tu n’apprécies pas particulièrement le ton qu’il emploie envers toi.

Tu te redresses, les mains devant toi, et tu penches la tête en signe de respect. Tu sais que la question n’en est pas vraiment une, et que tu ne dois pas répondre. Si tu le fais, tu donneras l’impression de te confondre en excuse ou de justifier ton erreur. Tout ce que tu peux faire, c’est prendre la critique, en silence. Tu es surpris d’entendre Hiroyuki te défendre, mais il est rapidement coupé par votre supérieur qui ne veut rien entendre. Selon lui, c’est entièrement ta faute, et tu as manqué de jugement. Tu serres les dents en entendant la suite. C’est ta première erreur. Tu as tout fait dans les règles depuis que tu as débuté. Il n’a jamais été en retard, n’a jamais manqué de rien. Tu connais son horaire par cœur tout comme ses habitudes, et tu es toujours préparé à l’avance pour qu’il puisse le suivre sans encombre. Qu’on insinue ainsi que tu ne fais pas ton boulot correctement après une erreur te met particulièrement en colère.

Hiroyuki sort alors de la pièce, prit de nausée. Tu te retrouves donc seul devant une pièce silencieuse d’hommes en complets qui te jugent du regard, comme si tu venais d’être accusé du meurtre de quelqu’un. Tu suis les directives et tu t’inclines par politesse. Tu savais que cette carrière serait difficile, mais tu aimerais qu’ils comprennent que malgré tous tes efforts, tu n’as aucun contrôle sur la santé de la personne à ta charge. Tu n’en dis cependant rien.

- Oui, monsieur. Veuillez excuser mon erreur, cela ne se reproduira plus.

Tu quittes la pièce après les membres plus importants de l’équipe, puis tu te lances vers la salle de bain, inquiet. Lorsque tu y entres, tu y trouves un jeune homme pâle comme la mort qui vient vraisemblablement d’être malade. Tu remarques tout de suite qu’il semble avoir du mal à se tenir debout, et tu songes que tu aurais effectivement dû le forcer à rester au lit. Mais il semblait avoir repris du mieux pourtant... Tu secoues la tête. Non, tu aurais dû prévoir le coup. Il n’y avait rien sur lui en période de maladie, donc tu n’as pas pu prévoir en avance, mais tu aurais quand même dû le faire. Tu prends une inspiration et tu avances vers lui, esquissant un sourire lorsque tu arrives à sa hauteur. Ce n’est pas de sa faute, et tu n’as pas l’intention de passer ta mauvaise humeur sur lui.

Tu arrives derrière lui et le prend par les épaules pour le forcer à se tourner vers toi, examinant son visage. Tu mets une main sur son front et tu constates qu’il est encore brûlant de fièvre. Sans demander son avis, tu glisses l’un de ses bras autours de ton cou alors que tu le soutiens par la taille. Tu n’as pas trop le choix, car tu ignores comment il va se rendre à la voiture autrement.

- Désolé de t’annoncer que la prochaine fois que tu vas être malade, je vais me rendre aux réunions seul. Je vais te faire couler un bain tiède en arrivant, il faut vraiment faire baisser la fièvre.

Le retour à la voiture se fait un peu difficilement, mais tu réussis finalement à le faire asseoir du côté passager. Une fois revenus chez lui, tu le laisses retourner à son lit alors que tu prépares la salle de bain. Tu songes que tu vas probablement devoir passer la nuit ici car si son état s’aggrave, tu vas devoir le traîner à l’hôpital pour qu’il reçoive de meilleurs soins que ce que tu peux lui donner. Tu es mieux de rester à son chevet, même si ça veut dire que tu vas devoir te priver de sommeil. Tu ne peux pas te permettre de faire une autre erreur non plus.

- Hiroyuki? La salle de bain est prête. Laisse la porte juste un peu entrouverte, si jamais il y a quelque chose tu peux me faire signe et je vais t’entendre.
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Hiroyuki Daisuke
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MessageSujet: Re: I swear I'm alright (Kinjo Akito)   Lun 26 Juin - 4:15

Le plancher te semblait soudainement confortable. L’idée de te laisser glisser contre le mur et de t’allonger ici, au milieu de la salle de bain, te semblait soudainement être une excellente idée. Or, ton manager n’était pas du même avis alors qu’il t’entraîna jusqu’à la voiture. À mi-chemin, tu te dégageas doucement de son emprise, bien décider à être en mesure de faire un pas devant l’autre seul, comme le grand garçon que tu étais. La résultat fut peu concluant, or, tu avais réussi à prendre place dans le véhicule sans t’écrouler au sol et sans embûche et tu considéras donc le tout comme un succès.

Arriver chez toi, tu grommelas à l’idée de ne pas pouvoir t’emmitoufler dans tes couvertures, sur ton sofa, pour ensuite t’endormir. Hélas. Akito semblait d’avis à ce que tu ais prendre un bain (tiède !) pour ainsi aider à faire descendre ta température. Tu n’avais pas d’autres choix que d’accepter, ne serais-ce que parce que tu sentais toujours la culpabilité t’écraser, en plus de ton état physique actuel. Tu voulais éviter de le mettre à nouveau dans une fâcheuse position.

Sans compter que tu n’accepterais pas que l’agence décide de te changer de manager avec comme excuse que l’actuel te laissait faire tout ce que tu voulais, quand bien même cela pouvait-il avoir des conséquences sur ta personne.

Tu avais finalement quelqu’un que tu appréciais et avec qui, tu en étais certain, tu pouvais entretenir une bonne relation, voir même créé des liens d’amitié, et tu ne comptais donc pas laisser tout ça partir en fumé parce que tu n’étais qu’un abruti qui préférait en faire qu’à sa tête et oublier que prendre soin de toi-même n’était pas une option mais bel et bien une obligation.

Tu refermas doucement la porte derrière toi, t’assurant cependant de ne pas la fermer totalement à la demande de ton manager, avant de finalement laisser tomber de tes vêtements au sol et te glisser dans le bain, non sans pester contre l’eau beaucoup trop froide contre ta peau alors que tu sentais ton corps entier frissonner. Tu ignores combien de temps tu es rester dans l’eau, concentrer sur ton coeur qui tu sentais battre dans tes oreilles, pour finalement décider de te lever et d’attraper une serviette. Tu ne te sentais pas nécessairement mieux, peut-être bien un peu plus engourdi, sans plus. L’air extérieur t’était cependant un peu plus agréable que plus tôt, ce qui n’était pas mauvais signe.

Ayant enroulé ta serviette autour de ta taille, tu quittes la salle de bain pour te diriger vers la cuisine et ainsi t’assommer avec le sirop et quelques comprimés, qui, tu l’espérais, feraient leur effet assez rapidement.

Tu ne pouvais te permettre de rester malade trop longtemps.

Tu avais presque oublier que ton manager était là jusqu’à ce que tu t’arrêtes à l’entrer de ta chambre et le retrouve assis sur une chaise à côté de ton lit.

- Je suis désolé.

Parce que, évidemment, avec le cerveau engourdi, tant par ton état que par les médicaments que tu avais ingérer, tu t’étais dis que partager ta culpabilité, comme ça, alors que tu n’avais pas encore daigner d’enfiler autre chose qu’une serviette, était une excellente idée. Décidément, ton sens du jugement avait passablement été affecter, depuis hier, alors que peu importe ce que tu avais t’empêchait de fonctionner correctement,

- Je n’aurais pas dut insister pour y aller et puis ça t’a créé des problèmes et je suis désolé.

Ta voix était rauque et abîmée, à force de tousser comme tu le faisais. Tu soupiras et attrapas dans ta chambre un jogging quelconque avant de retourner dans la salle de bain pour l’enfiler. Puis, par habitude, tu t’enroulas dans ta couverture et te laissa tomber sur le sofa, la tête appuyée contre un oreiller, alors que tes yeux se fermèrent rapidement.

- Tu peux rentrer chez toi neh. J’devrais survivre d’ici demain matin.
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Kinjo Akito
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MessageSujet: Re: I swear I'm alright (Kinjo Akito)   Lun 26 Juin - 14:02

Le temps du bain, qui sembla durer une éternité, tu te tiras un fauteuil dans la chambre avant de t’installer avec ta tablette, ton porte-document et ton crayon. Tu devais terminer de remplir les notes prises au courant de la réunion, qui fût coupée un peu courte à cause de l’état de ton protégé. Tu as donc passé les dernières dizaines de minutes concentré sur tes documents à revoir son horaire, chercher des remèdes de grand-mère qui pourraient aider, et terminer tes notes. Tu finis par enfiler tes lunettes, qui poussent enfin les cheveux de ton visage. Tu aimes bien ta coupe de cheveux pour le style mystérieux qu’elle te donne, mais c’est vrai que tu préfères avoir les deux yeux libres lorsque tu essaies de travailler plutôt que de loucher à travers les mèches.

Au bout d’un moment, tu détectes du mouvement et tu tournes la tête, papier et crayon à la main. Tu vois que Hiroyuki a terminé son bain, qui semble lui avoir fait du bien. Tu fais de ton mieux pour ne pas laisser ton regarder bifurquer sur le reste de son corps, simplement couvert d’une serviette à la taille. À ta défense, tu es loin d’être un pervers, mais lorsqu’on te présente quelque chose d’aussi bien sur un plateau, tu as du mal à ne pas regarder. Tu crois que n’importe qui le ferait. C’est un peu comme les femmes qui ne peuvent s’empêcher de regarder un décolleté bien plongeant simplement parce qu’on leur met presque en plein visage. Tu fronces les sourcils en entendant ses excuses. S’excuse-t-il pour la situation? Parce qu’il est peu vêtu? Tu as rapidement ta réponse et tu lui fais un sourire chaleureux en secouant ta feuille pour lui faire comprendre de ne pas s’en faire.

- C’était mon erreur. Je dois être plus ferme. Je suis sensé savoir ce qui est mieux pour toi, même si ça ne te plaît pas.

Tu retournes ton attention vers tes papiers, cachant le rose qui monte sur tes joues. Tu as vraiment l’impression de devoir paterner un enfant alors qu’il a seulement quelques années de moins que toi. Il quitte enfin la pièce, vêtements à la main, pour aller s’habiller. Tu pousses un soupir de soulagement. Te concentrer commençait à être difficile et même si tu caches très bien ton jeu, tu commençais à avoir mal aux yeux à force de regarder dans une même direction de façon insistante pour éviter d’avoir le regard baladeur.

Tu sors à sa suite, emportant ton porte-document, car tu sais que sa prochaine destination risque d’être le canapé du salon. S’il ne veut pas rester au lit, il n’y a pas grand-chose que tu puisses faire. Tu doutes que le canapé soit confortable, mais tu ne pourras pas le transporter une deuxième fois à sa chambre. Il ne va probablement pas te laisser faire de toute façon. Tu prends donc place un peu plus loin sur le canapé, en ignorant totalement son commentaire. S’il croit que tu vas partir comme ça en le laissant à lui-même alors que tu viens de te faire engueuler comme du vieux poisson devant tout le monde, il se met le doigt dans l’œil.

- Je vais rester ici bien sagement et continuer à travailler. Je dois revoir tout l’horaire en fonction de ton état pour ne plus faire d’erreur. Alors repose-toi et si tu as besoin de quelque chose, fais-moi signe.

Tu passes donc le reste de la journée à prendre sa température, qui semble baisser, lui donner ses doses de médicament et lui réchauffer ses repas. Tu ne prends même pas la peine de manger toi-même, car tu n’y as pas été invité. Même si tu as cuisiné la majorité de ce qu’il y a dans le réfrigérateur, la nourriture ne t’appartient pas, et tu ne piges donc pas dedans. Plus tard dans la soirée, ton estomac commence à crier famine, mais tu le fais taire. Tu as peur de quitter Hiroyuki une petite heure et de le trouver en train de convulser sur le sol à ton retour. Tu finis donc par somnoler sur le canapé, puis finalement à t’endormir en position assise, la tête sur le côté. Tu risques de te réveiller avec un sacré mal de cou. Même si tu as un horaire strict auquel tu t’es habitué, tu dois dire que tu es très fatigué lorsque la fin de la journée arrive. Tu dois te lever très tôt et souvent te coucher tard, si bien que tu arrives chez toi, mange un morceau sur le pouce, et tu tombes souvent sur ton petit lit sans même prendre le temps de te changer. Le matin une fois arrivé, tu prends une bonne douche pour te réveiller et recommence. Déjà que l’idole doit se lever tôt, tu dois te lever au moins une heure avant son réveil pour ne pas être en retard.
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I swear I'm alright (Kinjo Akito)
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