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 « One little lie » Ft. Reiko & Kuma

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Hashimoto Seiji
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MessageSujet: « One little lie » Ft. Reiko & Kuma   Mer 29 Mar - 17:09

En rentrant de travailler ce soir-là, tu as une surprise qui t'attend devant la porte et qui ne te fais pas particulièrement plaisir. Comment elle a réussit à trouver ton adresse, tu l'ignores, puisque tu ne lui as jamais donnée toi-même. La connaissant, elle aurait bien été capable de te suivre à ton insu simplement pour découvrir où tu habites. Ton sac de travail sur l'épaule, tu la regarde de haut. Il faut dire qu'en plus du reste, vous êtes bien différents en terme de taille.

- Reiko...

Ta soeur te regarde, un grand sourire aux lèvres, comme si elle feint de ne pas savoir que tu ne souhaites pas la voir chez toi. Oh, il ne faut pas s'y méprendre. Ce n'est pas que tu la déteste ou quoi que ce soit du jour, surtout qu'elle est bien la seule personne à encore vouloir t'adresser la parole, mais vous êtes juste complètement différents. Les connexions psychiques entre jumeaux semblent être un sujet intéressant, mais ce n'est pas quelque chose que tu as un jour partagé avec ta cadette de quelques minutes. Tu sais aussi que, contrairement à toi, c'est un vrai moulin à parole qui a parfois du mal à se retenir d'en dire trop. Tu essaies depuis des semaines d'éviter le sujet de tes parents, et de trouver des excuses pour expliquer pourquoi il n'est pas possible pour Kuma de les rencontrer. Tu ne veux pas que Reiko vienne tout gâcher.

Pourtant, elle s'invite sans ta permission, et prend le temps d'admirer votre nouvelle maison que vous habitez depuis maintenant quelques mois. Ce n'est pas tout le monde qui a la possibilité de se payer un tel luxe à cet âge. Un appartement te suffisait mais Kuma insistait tellement pour avoir une maison que tu l'as laissé faire. C'est vrai que c'est plus subtil au niveau de la relation et que tu ne détestes pas avoir plus d'espace pour tes livres et artefacts.

Tu cherches ta soeur, qui est maintenant perdue quelque part dans le coin du salon. Tu aimerais qu'elle quitte, mais tu sais qu'elle attend probablement de rencontrer Kuma. Tu ne lui en veux pas considérant que tu le trouve bien extraordinaire malgré tous ses défauts assez apparents, mais tu préférerais que la rencontre se fasse à un autre endroit, moment, et quand tu n'auras pas un secret que tu gardes jalousement.

- Reiko, je t'ai demandé de ne pas venir ici. Tu viens déjà à mon travail sans être annoncée, en sachant que ça ne me plaît pas. Il faut vraiment que tu partes avant que Kuma revienne, je n'ai pas envie qu'il te croise maintenant.

Tu préfères éviter une situation explosive où elle déballe subitement que tes parents ne veulent plus rien savoir de toi à cause de tes préférences, et surtout éviter les contre-coups de Kuma qui risque d'être vexé que tu puisses lui mentir.
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Fujiwara Kuma
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MessageSujet: Re: « One little lie » Ft. Reiko & Kuma   Mer 29 Mar - 21:46

Elle s’était rendue chez son frère à l’insu de ce dernier, l’attendant même patiemment devant la porte sachant qu’il devait sûrement bientôt rentrer. Elle avait finis par apprendre qu’il vivait dans cette jolie petite maison en le suivant, toujours à son insu, parce qu’elle savait pertinemment que jamais il lui aurait dit où il vivait. À croire qu’il avait honte d’elle, ou du moins, l’idée lui avait traversé l’esprit, compte tenu qu’il ne lui avait jamais offert de rencontrer son copain. Il l’avait mentionné, à quelques reprises, un jeune homme se nommant Kuma, or, outre cela, jamais elle n’avait eut la chance d’en apprendre davantage sur lui.

Il l’avait accueillit aussi froidement qu’elle l’avait suspecté, or, elle n’en était pas à ça prêt avec son jumeau. Lui qui était vêtu de façon bien sobre, elle aurait même défini son style d’ennuyant, détonnait particulièrement avec sa tenu du jour. Elle portait des pantalons gris assez serrés accompagné d’une chemise carottée bleu et fuchsia, une paire de basket aussi fuchsia, le tout complété par une ceinture, la boucle de cette dernière représentant une tête de chat, puis d’un large collier qui pesait presque lourd autour de son cou. Elle n’aimait pas le conventionnel, l’ennuyant et le trop normal. Elle préférait attirer l’attention et se faire remarquer. C’était dans sa nature. Une autre chose qui détonnait avec son frère qui devait bien faire une tête de plus qu’elle, voir un peu plus.

Elle en profita qu’il ouvre la porte pour s’introduire chez lui, retirer ses souliers pour s’élancer vers l’intérieur, son regard curieux glissant sur tous les murs, étagères et meubles de l’endroit. Elle devait admettre que la maison avait quelque chose de chaleureux, et elle était bien heureuse pour son frère. Un peu triste qu’il ne l’ait jamais invité et qu’elle ait dut y forcer la main, cependant, elle finissait bien souvent à imposer son point de vue à ce dernier. Elle était comme ça et supportait mal le refus. Ce qui était bien malheureux pour son jumeau, qui devait bien trop souvent supporter le caractère parfois exécrable de sa soeur alors qu’elle lui laissait bien rarement le choix dans ses décisions.

- C’est pour ça que je suis venue ici aujourd’hui, à cette heure. Car je sais qu’il rentre bientôt. Et c’est quoi, tu as honte de moi, c’est ça ? Tu veux bien me dire pourquoi tu t’entêtes à refuser que je rencontre ton copain ? Cela fait combien de temps que vous êtes ensemble, genre deux ans ?

Elle lui adresse son plus large sourire avant de finalement aller s’assoir sur le sofa, ses pieds touchant à peine au sol.

Quant à toi, la journée avait été assez longue. Tu ignorais ce qu’il se passait en ce moment même chez toi alors que tu rentrais de l’université. Les dernières semaines avaient été particulièrement difficiles alors que les examens s’enchaînaient et ton copain te manquait cruellement. Tu avais pris la peine de t’arrêter pour louer deux ou trois films, quand bien même savais-tu que ce n’était pas l’un des grands plaisirs de ton copain d’en regarder. Tu avais tout de même pris soin de prendre un récent documentaire sur de vieilles tombes où se trouvaient nombreux squelettes, morts et d’autres trucs macabres qui attireraient sans aucun doute l’attention de ce dernier. Oh, tu en serais certainement terrifier, cependant, avec la tête sur les genoux de Seiji, tout ne pouvait que bien aller.

L’idée était là, de passer une soirée tranquille avec ton amoureux. C’était ce que tu avais en tête, jusqu’à rentrer chez toi et le voir assis sur le sofa, en compagnie féminine. Et pas avec n’importe quelle femme, en réalité, mais bien celle que tu avais vu une ou deux fois à l’hôpital alors que tu allais voir Seiji entre tes cours et tu avais cru comprendre, de part des collègues de Seiji, qu’elle venait lui porter son repas à tous les midis, ou presque. Certains disaient même qu’ils étaient convaincus qu’il s’agissait de sa copine et alors que tu l’observais, tu pouvais presque comprendre ce qui aurait pu l’intéressé. Presque, parce qu’au final, elle n’était pas toi alors pourquoi se serait-il intéressé à elle ?

- C’est qui ?

La question avait été dirigé un peu froidement vers ton copain en l’ignorant superbement, cette dernière s’étant contentée de lever ses yeux maquillés sur lui, attendant patiemment en agitant ses petites jambes que son jumeau fasse les présentations.
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Hashimoto Seiji
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MessageSujet: Re: « One little lie » Ft. Reiko & Kuma   Mer 29 Mar - 22:21

Ton regard perçoit du mouvement dans le coin de la pièce et rapidement, tes yeux se posent sur Kuma, qui ne semble pas être particulièrement ravis non plus de voir ta soeur prendre sa place sur le canapé. Pourtant, il s'adresse simplement à toi et fais complètement abstraction de sa présence, même si sa question la concerne. Tu fronces un peu les sourcils et tu penches la tête de côté, tentant de comprendre la situation et tous ces éléments contradictoires. Tu sais que Kuma est d'ordinaire très sympathique et amical, toujours heureux de rencontrer des nouvelles personnes. Pourtant, son attitude est très hostile face à elle. Ton cerveau se met à travailler à toute allure, pour tenter de trouver les causes possibles d'une telle réaction, et en sélectionne quelques-unes. Peut-être a-t-il eu une très mauvaise journée à l'école. Peut-être voulait-il passer du temps juste avec toi, et ta soeur vient contrecarrer ses plans. Pourtant, tu ne trouves toujours pas que sa réaction soit normale pour une ou l'autre des situations.

Tu te lèves en soupirant et en lançant un regard noir à Reiko, qui vient tout compliquer les choses et mettre tes pensées sans-dessus dessous. Tu as déjà du mal à lire les situations humaines et tu commences tranquillement à apprendre, mais c'est beaucoup moins difficile lorsqu'il n'y a pas une tierce personne qui vient s'ajouter au décor. Puis, tu voulais passer la soirée avec ton copain aussi, sans avoir cette boule d'énergie opposée à toi qui vient se mettre entre vous deux. Tu la prends par le bras, sans toutefois lui faire mal, pour la faire glisser du canapé et la remettre sur pied.

- Personne. D'ailleurs, justement, elle allait quitter, puisqu'elle n'a pas été invitée ici.

Tu la pousses un peu dans le dos en direction de la porte, toujours en te demandant pourquoi l'expression de Kuma a maintenant l'air pire qu'elle ne l'était quelques secondes plus tôt. Tu ne comprends pas trop pourquoi. Il devrait être content que tu la fasses quitter pour que vous puissiez enfin être seuls tous les deux, non?
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Fujiwara Kuma
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MessageSujet: Re: « One little lie » Ft. Reiko & Kuma   Mer 29 Mar - 22:51

Ce qu’il te dit ensuite ne te plait pas non plus, sans compter qu’il osait la toucher, devant toi. Peut-être n’étais-ce que le bras, cependant, cela semblait démontrer qu’il avait une certaine intimité avec elle, ce qui était nécessairement pour te déplaire. Tu savais qu’il avait une soeur, cependant, l’idée que cette dernière puisse l’être ne t’a jamais traversé l’esprit. Tout semblait les opposés, elle qui était colorée et affichait un large sourire alors que lui était définitivement plus sobre et taciturne. Si d’ordinaire, tu étais assez social et souriant, tu te montrais désormais assez hostile et le sourire de cette dernière te semblait terriblement arrogant alors qu’elle semblait bien heureuse d’être sur ton territoire.

- Non, ça va. Elle peut très bien restée. Je partais, de toute façon.

Tu laissais tomber ton sac dans l’entrée avant de ressortir et de fermer violemment la porte derrière toi, sentant les larmes te monter aux yeux. La situation était terriblement illogique, ne serais-ce que parce que tu n’aurais pu concevoir Seiji te faire une telle chose. Déjà parce que tu l’aimais et il t’aimait alors tu ne comprenais pas pourquoi avait-il eu une idée aussi saugrenue. Puis, il était d’ordinaire assez froid et distant, avec les inconnus, alors pourquoi était-il aussi familier avec elle ? Pourquoi, en plus de tout ça, avait-il accepter qu’elle entre dans ce qui était votre petit nid à vous deux. Tu étais blessé, un peu confus cela dit, mais surtout blessé. L’idée te semblait insensée, cependant, l’évidence se glissait devant tes yeux et te frappait avec horreur.

Elle venait le voir presque tous les jours à l’hôpital pour lui amener son repas. Elle était jolie et, avec seulement son apparence, tu pouvais en dédié qu’elle était à l’opposée même de Seiji, un peu comme toi, en somme. Elle, elle lui accordait de son temps, de ce que tu comprenais, alors que toi, entre les contrats alors que tu avais poursuivi ta carrière de mannequin et l’école de droit, tu te faisais plus distant qu’auparavant, le temps filant entre tes doigts. Et puis, tu le savais, tu avais par moment un sale caractère et il t’était arrivé, au cours des dernières années, plus particulièrement des derniers mois, de le blesser contre ton gré, alors que la fatigue et l’épuisement venait brouiller ton jugement. Tout semblait pointer vers le fait que tu étais désormais un homme cocu.

Assis au volant de ta voiture, tu n’avais même pas eu le courage de la démarrer, peu certain à où voulais-tu aller. Tu avais envie d’être avec Seiji dans VOTRE salon sur VOTRE sofa. Or, il y avait cette salope qui était venue tout gâcher.

À l’intérieur de la maison, Reiko s’était retrouvée forcée sur ses deux pieds par son frère et avait observé la scène sans se prononcer. Elle analysa rapidement les derniers événements, la réaction de ce certain Kuma et le visage consterné de son jumeau. Il ne lui fallut que quelques instants, contrairement à son frère, pour comprendre ce qu’il se passait et l’étendu du quiproquo qui venait avoir lieu. Un long et profond soupire s’échappa donc de ses lèvres alors qu’elle donnait une petite tape sur le bras de Seiji, comme pour le secouer un peu.

- Et me présenter ne te tentait pas ? J’y crois pas. Je te sais pas doué, mais là, ça dépasse limite l’entendement.

Un nouveau soupire s’échappe de ses lèvres. Elle connaissait son frère, après tout, ils étaient jumeaux et avaient passer leur jeunesse ensemble. Cependant, depuis quelques années, ils s’étaient perdu de vu, pour ne reprendre contact que lorsqu’il était rentré au Japon quelques mois plus tôt et que leurs parents avaient décidé qu’ils ne voulaient plus entendre parler de lui. Elle avait décidé de le soutenir et franchir ce fossé qui s’était créé entre eux.

- Je pense que ton charmant copain s’imagine être cocu. Je vais t’expliquer ça rapidement. Il arrive et voit son copain assis dans votre salon avec une inconnue et plutôt que de la présenter pour expliquer sa présence ici, tu as préféré lui mentionner que ladite inconnue comptait partir, qu’elle n’était pas la bienvenue ici. Un peu comme si tu cherchais à enterrer un secret pour qu’il n’ait pas cherché plus loin.

Elle secoua doucement la tête, ses cheveux glissant sur ses fins traits qu’elle dégagea d’un rapide geste de la main.

- T’es vraiment un abruti.

Elle avait dit cela avec toute la gentillesse du monde en lui offrant un léger sourire. Il allait cependant devoir s’expliquer rapidement, et bien, car elle ne pouvait que comprendre le sentiment qui avait dut serrer le coeur de Kuma alors qu’il avait précipitamment quitter les lieux. Elle se fit cependant une note, dans sa tête, que la prochaine fois, elle n'attendrait pas que son charmant frère se présente, car, bien évidemment, il ne le ferait pas.
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Hashimoto Seiji
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MessageSujet: Re: « One little lie » Ft. Reiko & Kuma   Mer 29 Mar - 23:53

Avant de bien comprendre ce qui est en train de se passer, les choses de Kuma s’écrasent sur le sol et la porte d’entrée claque violemment. Tu sursautes, surpris par la tournure des événements, et tu te tournes vers ta sœur pour tenter de chercher des explications auprès d’elle. La tape ne te fait pas grand-chose, mais elle est suffisante pour te faire comprendre qu’en fait, tu es celui qui a fait quelque chose qui n’est pas acceptable. Le seul problème, c’est que tu n’as aucune idée de quoi il s’agit. C’est d’ailleurs souvent une source de conflit dans ton couple. Kuma se prend régulièrement la tête avec des choses sans prendre la peine de te demander ou d’expliquer d’abord, alors que tu n’as aucune idée qu’il se passe quelque chose.

Tu lèves un peu les mains, l’air perdu. C’est difficile de t’en vouloir lorsque tu as cette expression, qui rappelle un enfant complètement dépassé par les événements. C’est d’ailleurs ton cas. Tu écoutes ses explications en clignant rapidement des yeux, incertain de bien comprendre. Cocu? Kuma? Tu arrives à comprendre la dernière partie à propos de tes agissements donnant l’impression que tu caches quelque chose, mais tu images difficilement le reste.

- Mais… Pourquoi est-ce que je tromperais Kuma? Je ne comprends pas comment il peut penser que ce soit possible.

Le pire dans tout cela, c’est que tu es convaincu par tes propres paroles. Une telle possibilité est tellement impossible pour toi que tu n’as même pas songé qu’il pourrait penser une chose pareille. Une chose est certaine toutefois, même si le reste ne l’est pas vraiment, c’est qu’il est probablement très en colère et blessé, et tu veux bien croire qu’il s’est fait des idées et qu’il est en train de broyer du noir. Même si tu as encore du mal avec ce genre de choses, tu es quand même avec lui depuis au moins deux ans et tu reconnais bien ses comportements.

Tu soupires en passant une main sur ton visage. Décidément, tu viens encore de créer une situation non nécessaire sans le vouloir. Tu enfiles rapidement ton manteau et tes chaussures en faisant signe à Reiko de faire de même et de te suivre. Tu ne mets pas de temps à voir l’ombre de Kuma, assis derrière le volant de sa voiture, et tu approches d’un pas décidé.

- Reiko, tu as encore ces photos stupides dans ton portefeuille, de quand nous étions jeunes?

Tu sais que Kuma ne sera pas convaincu avant d'avoir une preuve tangible. Tu arrives finalement à la hauteur de la voiture et la contourne pour t’arrêter du côté de la fenêtre du conducteur. Tu n’arrives cependant pas à ouvrir la portière, qui est verrouillée. Typique de ton copain, tu dois le dire. Tu te penches un peu mais tu vois qu’il évite de te regarder, et tu cognes dans la fenêtre. Pas de réponse. Tu tentes de t’exprimer assez fort à travers la porte.

- Kuma, c’est ma sœur. Reiko. Nous avons les mêmes parents même si c’est difficile à croire.
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Fujiwara Kuma
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MessageSujet: Re: « One little lie » Ft. Reiko & Kuma   Jeu 30 Mar - 1:23

- Je n’ai pas dit que c’était rationnel non plus comme crainte, hein. Mais il n’y a souvent rien de rationnel lorsque l’on parle d’amour.

Ah, voilà qu’elle parlait d’amour, elle qui était célibataire depuis quelques années déjà. Sa dernière relation s’était terminée sur une plutôt triste note et elle n’avait jamais cherché après cela. Certes espérait-elle un jour trouver la bonne personne et pouvoir avoir une jolie petite maison comme son frère et son copain, cependant, elle ne voulait plus se jeter au cou du premier venu pour se retrouver avec le coeur en mille miettes comme plusieurs fois auparavant. Aussi impulsive pouvait-elle être, elle avait finalement appris. Ce qui était rare, considérant qu’elle répétait bien souvent les mêmes erreurs en espérant un résultat différent.

Elle suivit son frère, enfilant son manteau et ses souliers à son tour, un peu surprise de sa demande avant de voir où voulait-il en venir.

- Je dois bien avoir ça quelque part.

Le suivant à l’extérieur, elle avait pris son porte-monnaie et y cherchait quelques photos qu’elle gardait précieusement, celles qui dataient de sa tendre jeunesse avec son jumeau. Ils avaient vieilli, depuis le temps, cependant, ils se ressemblaient encore un peu. Elle pouvait comprendre que beaucoup suspectaient leur lien de parenté alors qu’il faisait un bon trente centimètres de plus qu’elle et qu’ils n’avaient rien en commun.

Assis dans ta voiture, tu vis du coin de l’oeil Seiji arrivé sans lui porter aucune attention. Tu l’entendais cogné contre la vitre mais tu ne bougeas pas, fixant droit devant toi et regrettant de ne pas être parti. Cependant, tu ignorais où aurais-tu bien pu aller et, à quelque part, tu avais espéré que Seiji revienne et t’explique qu’il ne s’agissait-là que d’une terrible erreur, qu’il y avait une raison beaucoup plus logique à la situation, bien différente de la crainte irrationnelle qui venait te saisir les tripes. Tu eus envie de rire à ce qui te semblait être un terrible mensonge venant de la part de ton copain. Comme s’il pouvait te prendre pour un tel imbécile. Cela te sidérait.

- C’est pas la première fois que tu me prends pour un con, mais là, ça suffit !

Tu étais fâché, déçu, mais surtout blessé de te retrouver dans une telle situation. Jamais tu n’aurais cru Seiji capable d’une telle chose et une partie de toi doutait encore qu’il ait pu faire ça. Or, l’explication donnée te renforçait dans ton idée, bien malgré toi.

C’était, du moins, jusqu’à ce que la demoiselle pousse ton copain pour étamper dans ta fenêtre ce qui te semblait être une photo. Tu tournas donc la tête vers ladite photographie, l’analysant en plissant des yeux. Il t’avait été assez aisé de reconnaître Seiji, et il t’avait fallut quelques instants avant de reconnaître quelques traits de la jeune femme chez l’enfant qui se trouvait aux côtés de ton copain. Soupirant, tu sortis finalement de la voiture et décida de rentrer pour ne pas alerter tout le voisinage. Si ce n’était pas très discret que tu vives ici avec Seiji, mieux valait que vos discussions aient lieu dans le confort de votre maison.

Une fois tous à l’intérieur, tu fermas la porte et l’inconnue, semblant répondre au nom de Reiko, vint se poster droit devant toi.

- Je suis Hashimoto Reiko, soeur jumelle de Seiji, bien que même nos parents doivent en douter.

Elle te tendit une main avec un large sourire et tu te forças donc à la serrer, désormais un peu plus calme, bien qu’il te faudrait un peu plus de temps pour être complètement calme et chasser la douleur et les doutes irrationnels des derniers instants. Tu avais exagéré, sûrement, et compris une situation de travers, comme souvent. Tu étais cependant de nature un peu impulsive et donc, de ce fait, avais cette mauvaise manie de ne pas chercher à entendre les explications de ton amoureux avant de faire ta propre conclusion. Il allait définitivement falloir que tu travailles là-dessus.

- Enchanté, je suis Fujiwara Kuma. Un peu surpris de te rencontrer, compte tenu que Seiji ne m’a jamais semblé très ouvert à l’idée que je rencontre sa famille.

Le tout dit sans aucune critique d’un ton léger. Tu te doutes qu’il n’a pas dut l’invité, si tu comprends bien la situation. Tu en viens donc à te demander vite fait quelle relation pouvait-elle avoir avec son frère jumeau, une information qui te sidérait encore, et son caractère. À première fois, elle était tout le contraire de Seiji.

- Je ne suis pas surprise. Tu sais, je crois qu’il a un peu honte de moi en fait.

Elle rigole, ce qui t’arrache un sourire, bien que ton regard se pose sur l’homme de ta vie, comme si tu cherchais à savoir ce qu’il pensait d’elle, de sa soeur, ou encore de la situation en générale.

- Quant à notre famille, je crois que c’est un peu...

Elle n’eut cependant pas la chance de terminer sa phrase que Seiji s’y interposa, t’arrachant un froncement de sourcils et un regard curieux. Tu n’émis cependant aucun commentaire, te contentant de prendre place sur TON sofa, les observant avec intérêt. C’était, après tout, la première fois que tu avais la chance de rencontrer un membre de la famille de Seiji, lui qui avait toujours été assez discret lorsque le sujet venait sur eux et ne t’avait jamais réellement laisser la chance de t’y intéresser.
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Hashimoto Seiji
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MessageSujet: Re: « One little lie » Ft. Reiko & Kuma   Jeu 30 Mar - 3:09

La réponse de Kuma te frappe plus que prévu. Tu ne comprends pas pourquoi il a toujours l’habitude de te lancer des choses blessantes au visage lorsqu’il se fait des idées et qu’il se frustre avant même de t’en parler pour au moins les confirmer. Une chose que tu sais, c’est que tu as beaucoup de difficulté à gérer ce comportement. Tu sais que tu n’es pas parfait et que tu ne comprends malheureusement pas toujours, mais tu fais de ton mieux pour apprendre et une chose que tu as apprise au fil des années, c’est que ce genre de comportement te rend triste. La raison est bien simple : tu te sens attaqué alors qu’il n’a même pas de confirmation, comme s’il essayait de te blesser en retour alors que tu n’as rien fais.

Tu perds un peu pied alors que ta sœur te pousse pour prendre la place. Malgré sa petite taille, elle sait toujours prendre sa place, et ça a toujours été le cas. Elle estampe la photo dans la vitre de la portière et tu peux voir Kuma l’observer jusqu’à ce qu’il décide finalement de sortir de la voiture, probablement convaincu que tu n’es finalement pas en train de le tromper avec une femme inconnue. Tu te pousses du chemin pour les laisser passer alors que vous retournez tous vers la maison, mais tu restes silencieux. Suite à ton étude approfondie du sujet des excuses, tu arrives à dire que tu crois mériter des excuses pour ce qu’il vient de dire. Pourtant, il passe devant toi sans rien dire, et tu n’aimes pas particulièrement ça.

Tu retires tranquillement ton manteau et tes chaussures alors que les deux autres procèdent à faire des présentations un peu plus appropriées. Tu ne sais pas pourquoi, mais tu n’aimes pas trop qu’ils parlent de toi à la troisième personne, comme si tu n’étais pas présent. Tu restes donc planté là, sans trop savoir où te mettre, arborant une expression un peu trop neutre pour être normale et qui indique souvent que tu ne sais pas comment exprimer tes émotions. Tu entends la suite de la phrase de ta sœur et tu redoutes le sujet qui risque de suivre. C’est exactement pour ça que tu ne voulais pas qu’elle rencontre Kuma ou du moins, pas tout de suite. Bien que tu l’aimes malgré vos différences, tu détestes sa trop grande facilité à parler sans avoir de filtre.

- Pas le moment approprié, voilà tout.

Ton ton est un peu sec et n’invite pas du tout à la discussion. En fait, tu as maintenant simplement envie que ta sœur quitte les lieux pour aller prendre une douche, te mettre en pyjama, lire quelques pages de ta nouvelle encyclopédie, et aller au lit. Tu n’aimes pas comment les deux te regardent, comme s’ils t’épiaient pour voir tes prochaines réactions. Tu sens rapidement la pression qui monte. Tu sais déjà que tu as du mal à bien interpréter les situations et les émotions en général, mais tu détestes lorsque tu deviens le centre d’attention. Tu as l’impression qu’à la moindre erreur, tu vas encore te faire sauter à la gorge sans savoir ce que tu as dit de mal. L’air las, tu te tournes vers ta sœur.

- Je vais vous laisser faire connaissance. Je demanderais seulement de ne pas aborder certains sujets que j’aimerais aborder moi-même. Je suppose que je vais te voir pour le lunch demain. Fais attention sur le chemin du retour.

Tu tournes les talons, raide comme un balai, et quittes la pièce. Tu n’as pas envie de discuter, et tu crois pouvoir associer tes agissements à un sentiment d’offuscation et de déception. La déception d’avoir été accusé injustement, de ne pas avoir eu la chance de te défendre avant de te faire renvoyer un commentaire blessant en plein visage, et finalement de ne pas avoir reçu d’excuse que, tu le penses, tu mérites.
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Fujiwara Kuma
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MessageSujet: Re: « One little lie » Ft. Reiko & Kuma   Jeu 30 Mar - 3:30

La suite te plait immédiatement un peu moins. Pour finalement te faire sentir vraiment petit dans tes souliers alors que tu le regardes partir sans trop savoir quoi faire ni quoi dire. Une chose est sure cependant, tu ne pouvais pas laisser Seiji seul en ce moment, sans quoi la situation pouvait peut-être dégénérée. Tu étais le coupable, en quelque sorte, de ce départ précipité, ou du moins, le croyais-tu, et tu sentais donc le besoin d’aller le prendre dans tes bras et t’excuser pour ta réaction peut-être un peu trop hâtive. Tu fais donc un signe rapide à la soeur de ton copain en lui demandant d’attendre et l’invitant à prendre place sur le sofa si elle en avait envie pendant que tu allais régler une petite situation avant qu’elle n’éclate en querelle.

De son côté, elle fit exactement ce que tu lui recommandas de faire, à savoir prendre place sur le sofa et attendre patiemment, ce qui était assez surprenant aux yeux de tous ceux la connaissant. Elle tentait de réfléchir à ce qu’elle pouvait bien avoir dit qui aurait déranger son frère sans trop réussir à mettre le doigt dessus. Il avait été sembler embêter qu’elle parle de leur famille, cependant, elle était à peu près certaine qu’il n’aurait pas garder secret une aussi grosse information. La famille était quelque chose qui arrivait tout de même assez rapidement au sein d’une relation et elle avait donc tout simplement cru que Kuma savait déjà pour la relation désormais inexistante entre Seiji et leurs parents. Elle cherchait donc, la mine pensive, la raison pour laquelle son jumeau s’était-il mis dans cet état.

Tu retrouvas rapidement Seiji et tu fis quelques pas pour te rapprocher de lui et leva une main pour la poser sur son épaule, sans trop le brusquer. Tu te savais dans le tort, comme à chaque fois où tu t’énervais sans lui laisser le temps de placer un mot, cependant, l’image qui t’avait frapper de lui avec cette jeune femme t’avait fait mal et avait surtout arrêté le flot de tes pensées pour n’imprimer dans ta tête qu’une évidence irrationnelle. Et puis, aussi amoureux pouvais-tu être de cet homme, tu avais conscience que tu n’étais plus aussi présent que tu voulais l’être auprès de lui, tes études te prenant affreusement beaucoup de temps alors que cela en était la même chose de son côté.

- Seiji, je suis désolé... J’ai paniqué et j’ai mal agis. Mais si tu savais tout ce que tes collègues pouvaient dire la concernant... J’ai pris peur, c’est tout.

Un long soupire s’échappa de tes lèvres alors que tu sens ta voix trembler un peu.

- Je m’en veux parce qu’avant de te voir ici avec elle, je n’avais jamais imaginé un seul instant que tu puisses vouloir voir ailleurs. Jamais je n'ai douté de toi ni même de nous. Mais en un espace de quelques secondes à peine, je me suis souvenu combien j’étais peu présent, toujours à l’école ou le nez dans les bouquins et comment je pouvais négliger notre relation. Alors je me suis dit qu’aussi insensé ça pouvait être, tu en avais peut-être un peu marre de te sentir laissé de côté...

Tu voulais le prendre dans tes bras et lui répéter combien tu l’aimais, cependant, tu avais peur d’être rejeter. Non pas que tu doutais qu’il puisse t’aimer, mais tu savais que tu venais de le blesser, en le croyant capable de faire une telle chose, mais surtout, en ne lui laissant pas la chance de s’exprimer, comme tu le faisais bien souvent. Tu savais que les émotions, ce n’était pas son fort, et qu’il lui fallait souvent un petit moment pour tout saisir, comme tu savais qu’il faisait beaucoup d’effort à ce niveau. Et toi, de ton côté, beaucoup trop impulsif, avait cette mauvaise habitude de t’enflammer pour finalement le laisser parler, alors que l’inverse serait certainement bien meilleure pour ton couple.

- Je suis vraiment désolé Seiji. Et puis, tu sais, ça ne me dérange vraiment pas que tu ne veuilles pas me parler ou me présenter à ta famille. Tu dois avoir tes raisons et je respecte ça. Même si je dois admettre que je suis quand même content de rencontrer ta soeur.

Sa jumelle, même, ce que tu trouvais assez surprenant. Toi qui avait entendu tant d’histoire d’une espèce de liaison psychique entre les jumeaux, tu réalisais à quel point cela pouvait être faux alors que Seiji et sa soeur ne semblait rien n’avoir en commun. Que cela soit de leur caractère à leur façon de s’exprimer en passant par leur style respectif, sans avoir vu les photos, jamais aurais-tu pu croire qu’ils étaient en réalité jumeaux.
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Hashimoto Seiji
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MessageSujet: Re: « One little lie » Ft. Reiko & Kuma   Jeu 30 Mar - 15:53

Tu entends Kuma entrer dans la chambre derrière toi, mais tu ne te retournes pas pour lui faire face, occupé à fouiller dans un tiroir pour prendre un pyjama propre avec l’intention d’ensuite aller prendre une douche et te mettre au lit. Tant pis pour le repas du soir, tu n’as plus vraiment faim de toute façon, et la journée t’a fatigué. Il pose cependant une main sur ton épaule et tu arrêtes ce que tu fais, sans toutefois te retourner pour le regarder, ne serais ce que pour lui faire comprendre que tu écoutes même si tu n’es pas particulièrement ouvert à la discussion.

Tu ne réponds pas. Tu connais déjà ses explications, car tu les as entendues plusieurs fois déjà. Chaque fois que Kuma réagit d’une façon similaire, c’est parce qu’il a eu peur de quelque chose et s’est laissé emporter sans en discuter avec toi. Tu n’es pas la meilleure référence en matière d’émotions ou de comment les exprimer, mais si les gens prennent la peine de t’expliquer comment ils se sentent, tu arrives à construire le puzzle dans ta tête. Tu as simplement besoin d’aide pour résoudre l’équation, particulièrement lorsque tu ne connais pas les variables.

Tu finis par soupirer et te retourner, faisant glisser sa main de ton épaule. Malgré ses excuses, tu n’es pas particulièrement soulagé, et tu ne te sens pas mieux non plus. Malheureusement, tu n’as pas la capacité de tout simplement oublier et laisser derrière lorsqu’on te dis ‘’désolé’’ surtout lorsque c’est un comportement qui se répète sans arrêt. Tu as fini par comprendre que malgré ton air bien souvent désintéressé et ton manque de compréhension, tu es un être plutôt sensible et rancunier. Tu as simplement du mal à l’expliquer, ou à t’exprimer.

- Non, je ne sais pas ce qu’ils disent. Ça m’importe peu et tu sais très bien que personne ne prend la peine de me parler directement au travail. Comment veux-tu qu’ils sachent quoi que ce soit sur ma vie. Ce que je trouve décevant, c’est que tu préfères écouter ce que de purs inconnus ont à dire plutôt que de venir m’en parler à moi, la personne concernée. À t’écouter parler, ce n’est pas la première fois que tu vois ou entend parler de Reiko. Pourtant, tu n’as jamais dit quoi que ce soit. Je suis offusqué que tu aies pu croire une chose pareille. Aussi, j’ai passé la majorité de ma vie seul. C’est quelque chose d’habituel pour moi, et ce n’est pas une raison suffisante pour aller voir ailleurs. Je pensais que tu me connaissais mieux que ça.

Tu mets l’accent sur les mots qui caractérisent bien tes émotions. C’est un truc qu’on t’a donné au fil du temps, pour que tu arrives à mieux les exprimer. Si tu as parfois du mal à mettre des termes sur ce que tu ressens, tu as tout de même beaucoup plus de facilité qu’avant et tu as finis par remarquer que ça aidait grandement tes rapports avec les autres. Tu évites généralement des problèmes en milieu de travail lorsque tu arrives à exprimer calmement que tu es ‘’consterné’’, ou ‘’frustré’’ par une situation. Les gens ont tendance à mieux comprendre et à plus t’écouter plutôt que de croire que tu es bizarre à rester dans ton coin, et tu apprends à mieux les comprendre aussi. Malheureusement, beaucoup n’ont pas la capacité de mettre leurs émotions en mots, ce qui rend ta compréhension beaucoup plus difficile. Tu le regardes dans les yeux et poses tes deux mains sur ses épaules.

- Ma famille, je ne suis pas prêt pour en parler. Et ma sœur parle trop, beaucoup trop. Je ne voulais pas que tu la rencontre parce que je préfère dire les choses moi-même. Et j’aimerais que tu me fasses plus confiance et que tu viennes me parler. Ce n’est pas la première fois Kuma. Et dire que je te prends pour un con, j’ai souvent l’impression que c’est moi qui se fait prendre pour autre chose.

Tu l’observes un instant, et tu finis par le prendre dans tes bras. Tu n’aimes pas lorsque vous vous prenez la tête, surtout qu’il s’agit bien souvent de malentendus. Tu aimerais que Kuma réfléchisse un peu plus et se souvienne que tu mets plus de temps pour assimiler les choses, et qu’il voit que tu fais un effort mais tu as beau tenter de l’exprimer, le changement a du mal à se faire. Pourtant, tu ne l’échangerais pour rien au monde. Tu soupires en faisant la moue.

- Je voulais revenir ce soir et être tranquille, mais ma sœur est là. Et voir ta tête piteuse me donne encore plus envie de te faire des choses.

Malgré tout, tu es parfois beaucoup trop honnête puisque tu ne ressens pas la gêne que certaines personnes pourraient ressentir. Tu le repousses un peu en ajoutant qu’il vaudrait mieux retourner au salon si Reiko est toujours présente, ne serais-ce que parce que tu n’as pas envie de vous humilier en tant que couple en faisant une autre scène de ménage.
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Fujiwara Kuma
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MessageSujet: Re: « One little lie » Ft. Reiko & Kuma   Jeu 30 Mar - 19:20

Dire que tu te sentais mal ne serait qu’un euphémisme. Tu avais envie de t’enfoncer dans le sol alors que tu ne pouvais qu’admettre qu’il avait raison. Tu réagissais au quart de tour, sans lui laisser la chance de s’expliquer, créant des scénarios dans ta tête plutôt que de prendre la peine d’en discuter calmement. Tu sais qu’il est déçu, tu le comprends et tu t’en veux. De nouvelles excuses s’échappent de tes lèvres alors que tu ne sais pas quoi ajouter. Que tu ferais des efforts ? Il le savait déjà, que tu en faisais. Car si ce genre de situation ne vous était pas inconnu, il y avait tout de même eu une certaine amélioration, depuis le temps. Il allait simplement réellement falloir que tu te décides à lui parler plutôt que de réagir sous le coup de l’émotion. Ce serait sans doute bénéfique pour votre couple.

- Je te fais confiance, Seiji, ce n’est pas ça...

Ton ton ressemble presqu’à une plainte alors que tu secoues doucement la tête de droite à gauche, levant vers son visage une moue désolée. Tu savais aussi qu’il faisait des efforts, de son côté, pour te comprendre et porter une plus grande attention à tes émotions. Toi qui était particulièrement près d’eux, agissant bien souvent sous l’impulsion du moment que de façon rationnelle, tu étais quelqu’un d’assez émotionnel. Ce qui vous avait aussi amener quelques prises de tête, entre Seiji et toi. Cependant, tu l’aimais comme un fou et tu ne pouvais imaginer ta vie sans lui à tes côtés.

Tu te laissas aller dans ses bras, enfouillissant ta tête contre son torse et passant tes bras autour de sa taille. Tu inspiras profondément, t’imprégnant de son odeur alors que tu le serrais contre toi. Tu n’aimais pas que vous vous preniez la tête et tu préférais encore passer de bons moments avec lui. C’était ce que tu avais prévu, de passer une soirée tranquille en sa compagnie à regarder un documentaire qui te mettrait sans aucun doute mal à l’aise mais qui plairait certainement à l’homme qui partageait ta vie. Vous aviez des intérêts somme toute assez différents, cependant, cela ne vous avait jamais empêcher de faire des compromis pour le plaisir de l’autre. Tu l’aimais, Seiji, et pour lui, tu serais prêt à remuer ciel ou terre. Ou encore t’installer devant un documentaire qui te donnerait la chaire de poule.

Sa dernière phrase ne manque pas d’attirer ton attention alors que tu lèves à nouveau vers lui tes prunelles, de l’espoir dans le regard.

- On peut toujours mettre ta soeur à la porte.

Car aussi content pouvais-tu être de rencontrer la soeur de ton copain, l’idée qui venait de s’introduire dans ta tête était encore plus intéressante. Tu aurais presque cru qu’il puisse accepter, vu la relation qu’il semblait entretenir avec elle, cependant, il se contenta de répondre par la négative avant d’aller retrouver la jeune femme qui patientait toujours dans le salon. Tu en vins à maudire sa présence entre ces murs alors qu’autrement, tu aurais eu le loisir de donner une bonne raison à Seiji pour aller prendre sa douche.

Désormais un peu plus maussade (faux espoirs, faux espoirs...) tu te traînas les pieds jusqu’au salon où se trouvait les jumeaux. Tu n’arriverais certainement pas à t’y faire de si tôt, tant elle est différente de son frère. Se tenant debout à côté de lui, tu en venais à te demander s’ils avaient réellement un lien de sang entre eux deux.

- Vous voyez un inconvénient à ce que je m’invite pour le souper ? Cela fait un moment que je n’ai pas pu discuter avec toi. Elle accuserait presque Seiji du regard. Et cela fait une éternité que j’ai envie de te rencontrer.

Son regard s’était tourné vers toi. Tu avais envie de lui dire non, qu’elle pourrait revenir autre fois, n’ayant qu’une seule idée qui venait étouffer ton cerveau, pour finalement accepter à ce qu’elle reste. Après tout, elle était de la famille de Seiji et s’il n’y voyait aucun inconvénient, tu n’aurais qu’à accepter. C’était sans compter que cela faisait tout de même un petit moment que la question concernant sa famille t’embêtait un peu sans que tu ne lui en parles directement.

- Promis Seiji, je ne parlerai pas trop.

Elle était prête à faire ce genre de concession pour se rapprocher un peu plus de son frère, alors qu’ils s’étaient perdus de vue bien des années plus tôt. Notamment lorsqu’elle avait pris les voiles pour vivre sa propre vie alors qu’elle n’était toujours pas majeure. Elle s’était rapprochée de son frère pour le prendre par le bras et l’amener vers la cuisine. Ils avaient un repas, elle ignorait encore lequel cependant, à préparer. Ce n’était pas comme si elle connaissait ce que la gêne pouvait être et l’idée de fouiller dans leur réfrigérateur et armoire à la recherche d’une idée quelconque ne la choquait pas.

- Tu ne m’avais jamais dit que ton copain était aussi canon. Je ne savais pas que tu avais si bon goût en matière d’hommes !

Un léger rire s’échappa de ses lèvres alors que, de ton côté, tu te contentas de soupirer légèrement, offrant ton aide avant qu’elle ne décline, te mentionnant qu’il s’agissait-là d’une activité qui servirait à renforcer ses liens avec son frère. Ou, enfin, quelque chose dans cette ordre d’idée-là. Tu pris donc un verre d’eau pour aller t’installer sur un banc haut, accouder sur le comptoir, pour ne pas te tenir trop loin et suivre la discussion entre un Seiji assez taciturne et une Reiko débordante d’énergie.
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« One little lie » Ft. Reiko & Kuma
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