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 « It was the first time feeling like this » FT. Hiroyuki Daisuke

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Kinjo Akito
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MessageSujet: Re: « It was the first time feeling like this » FT. Hiroyuki Daisuke   Lun 27 Mar - 23:55

Comme tu le fixes, tu arrives facilement à voir sa soudaine immobilité suite à tes questions et tes commentaires. Tu plisses légèrement les yeux en voyant son sourire apparaître, similaire à celui qu'il affichait lorsqu'il parlait avec ses fans. Tu ne sais pas si c'est parce que tu es très observateur et perspicace, mais tu arrives déjà à dire qu'il ment. Apparemment, tu viens de mettre le doigt sur un sujet sensible. Tu prends mentalement en note d'éviter de l'aborder, à moins qu'il ne décide lui-même de t'en parler. À en juger par l'état des lieux, tu crois qu'il n'est pas très attaché à l'endroit non plus, et il te donne l'impression de ne pas vraiment se sentir à l'aise chez lui. Ou peut-être bien qu'il ne se sent pas comme chez lui, tout simplement.

Tu l'écoutes attentivement, assez intéressé mais tout de même perplexe. Ce n'est pas vraiment quelque chose que tu connais, t'assurer que les femmes se sentent importantes. Tu ne vois pas particulièrement l'intérêt pour des raisons évidentes, mais aussi parce que certaines ne le méritent tout simplement pas à ton avis. Tu as soudainement l'impression qu'Hiroyuki a probablement été élevé dans une famille typique qui croit fermement que l'un des buts de la vie est de se marier avec un représentant du sexe opposé et de fonder une famille, même si les sentiments ne sont pas toujours réels. À quoi bon faire sentir une femme bien, importante et désirée, si les sentiments ne relèvent pas de la réalité? De ton côté, tu trouves que c'est un comportement un peu hypocrite mais tu sais qu'en tant qu'idole, il n'a pas trop le choix.

- Si tu le dis... Je ne connais pas grand chose en la matière, pour être honnête.

Tu n'as pas l'intention de soudainement annoncer tes préférences, mais tu n'aimes pas non plus mentir et faire comme si tu sais totalement de quoi il parle. Plutôt que de mentir, tu préfères simplement dire que tu as omis certains éléments te concernant. Tu lui rends son sourire, un peu moins large qu'auparavant, et tu croises les bras avant de le suivre dans le reste de l'appartement. Tout se ressemble un peu, mais tu es impressionné par la salle de pratique et celle qu'il utilise pour s'entraîner. Tu n'es toutefois pas surpris, puisque c'est bien digne d'une idole. Après tout, c'est plus pratique pour lui de pouvoir faire tout ça de chez lui plutôt que de se rendre dans les salles de la facilité et les partager avec les autres.

Durant quelques instants, tu l'imagines très bien, l'air sérieux, en train de se donner corps et âme à ses pratiques de danse. L'image t'arrache un sourire un peu étrange, que tu réprimes rapidement. Tu n'as pas le temps ni le loisir de penser à des choses qui ne sont pas complètement reliées au travail. Du moins, c'est ce que tu te répètes. Tu lui présente un sourire moqueur, puis tu pose gentiment ta main sur son bras. Ce geste ne représente pas grand chose pour toi. Tu as simplement l'habitude de créer une connexion physique avec les gens avec qui tu converses, et c'est une habitude que tu as depuis longtemps.

- Ne t'en fais pas, l'intimité c'est sacré pour tout le monde. Tu n'es pas un enfant non plus, et je ne crois pas avoir besoin de tout savoir à propos de tes habitudes ou de comment tu prends ta douche. Par contre si tu ne donnes pas de nouvelles durant un moment, je pourrais débarquer à l'improviste pour m'assurer que tu n'es pas en train de te tuer à la tâche. Ah -

Tu plisses un peu les yeux et tu te penches vers lui l'air concentré, bien que tu doives légèrement lever la tête pour bien voir son visage. Tu lèves une main et tournes délicatement sa tête pour finalement prendre une grosse saleté entre tes doigts. L'air dégoûté, tu ramènes l'objet non identitifé devant ses yeux pour lui montrer.

- Je ne sais pas ce que c'est, mais c'est un peu humide. Ah, désolé si tu as été surpris, mais je me suis dis que tu allais peut-être un peu paniquer! Je te conseillerais d'aller te laver la tête, je me demande si ça viens d'une des filles... Je peux emprunter l'évier de ta salle de bain un instant?
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Hiroyuki Daisuke
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MessageSujet: Re: « It was the first time feeling like this » FT. Hiroyuki Daisuke   Mar 28 Mar - 1:07

Bien heureusement pour votre relation, tu n’as jamais été particulièrement gêner, en ce qui concernait les contacts physiques. Tu ne pouvais pas dire être quelqu’un de particulièrement tactile, sauf peut-être avec tes plus proches amis, cependant, tu n’en étais pas mal à l’aise. Il en fallait bien plus pour te sortir de ta zone de confort et ce n’était pas une main sur ton bras qui t’alarmerait. S’il était ainsi, soit, de toute façon, tu manquais un peu de contact humain et rassurant ces derniers temps, passant soit ton temps ici ou à l’agence avec des hauts placés. Oh, et à l’hôpital, avec Hiroshi, ce dernier semblant s’enfoncer toujours un peu plus sans que tu ne puisses rien faire. Le voir te faisait mal et tu repartais toujours le coeur gros, le poids de la culpabilité pesant sur tes épaules alors que tu ne souhaitais pas étaler ton succès sous ses yeux. Tu avais peut-être plus besoin de compagnie que ce dont tu aurais cru. Loin de la RedStar Agency, pire encore, loin de l’ancienne AllStar Entertainment, ta vie manquait cruellement de tous ces gens avec qui tu avais passé la majorité de ton temps au cours des dernières années, entre ton groupe, les émissions télévisés et les tournées, tu étais rarement seul. Et si ce calme avait été bénéfique au début, tu en ressentais rapidement les contrecoups.

Tu l’écoutes donc parler, en lui demandant subtilement de ne pas faire comme ton ancien manager, jusqu’à ce qu’il s’interrompt pour se rapprocher de toi, te forçant à tourner la tête et se saisir de quelque chose qui semblait être dans tes cheveux. Tu observes finalement l’objet non identifier un peu dégoûter et hoche doucement la tête lorsqu’il te demande d’emprunter un évier.

- Uhm, celui de la cuisine t’embêterait ? Tu viens de m’écoeurer et je ressens un violent besoin d’aller sous la douche et de me frotter la peau jusqu’au sang et... Laisse tomber, j’oubliais, tu ne veux pas savoir la façon dont je prend ma douche.

Le ton naturel qui s’était installé entre lui et toi t’aurait presque déconcerté si tu n’étais pas de nature peu timide. Très souriant, social et ouvert aux autres, il t’était presque normal de te comporter avec lui comme si tu le connaissais depuis des années. Il te semblait sympathique, agréable et de confiance et tu ne voyais pas pourquoi tu serais obliger de t’imposer une limite de temps avant de te montrer naturel avec lui. Il était ton manager et tu allais donc passer beaucoup de temps avec lui alors que tu dépendais désormais de lui pour suivre ton horaire qui allait sûrement se charger plus au fil du temps, avec ton nouvel album, premier au sein de cet agence, qui était en cours pour arriver éventuellement au cours des prochains mois, suivi de photoshoots et de fanmeetings. La vie d’idole n’était pas de tout repos.

Tu acquiesças alors qu’il te faisait savoir qu’il passait te prendre le lendemain matin. Et c’est sur ce que ton nouveau manager t’abandonna alors que tu t’assuras qu’il ne restait aucun résidus de tu ne savais quoi dans tes cheveux avant de t’entraîner, comme tous les soirs, retourner à la douche, manger et finalement t’endormir, épuisé.

Tu avais perdu l’habitude de te lever tôt le matin, ayant abandonné depuis des semaines l’idée même d’avoir un réveil matin. Soit parce que tu étais en repos et donc le médecin t’avait interdit de nuire à ton sommeil ou tout simplement pour embêter ton précédent manager. C’était donc pour cette raison que ce matin-même, Akito allait pouvoir te retrouver endormi sur le sofa à moitié vêtu, la télévision toujours allumée. Tu avais pris cette mauvaise habitude-là, à t’endormir dans ton salon. Au final, tu n’y voyais pas d’inconvénient, après tout, contrairement à avant, tu vivais seul ici.

Le pire dans tout cela était que tu n’avais même pas pris la peine de regarder ton horaire pour la journée, voir même la semaine. Tu avais pris cette mauvaise habitude là avec ton dernier manager, comme tu cherchais à lui mener la vie dure. Tu avais essayé au début, d’être coopératif, mais il avait refusé et tu avais donc fait ressortir ton côté un peu diva d’idole en faisant tout ce qui était en ton possible pour qu’il comprenne que tu ne l’appréciais pas, mais surtout, en lui rendant la vie la plus difficile possible. Tu n’avais pas prévu faire de même avec le nouveau, qui semblait fort sympathique et avec qui croyais-tu pouvoir bâtir une solide relation, or, tes habitudes des dernières semaines allaient prendre un certain temps et un peu d’effort pour disparaître.
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Kinjo Akito
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MessageSujet: Re: « It was the first time feeling like this » FT. Hiroyuki Daisuke   Mar 28 Mar - 1:48

Il est très tôt le matin, et ta première vraie journée de travail commence. Tu es très motivée, et tu as l'habitude de te lever avec le soleil depuis longtemps. À six heures tapantes, tu est devant la porte de l'appartement d'Hiroyuki, complètement habillé et préparé. Pourtant, il ne semble pas y avoir de vie dans son appartement et tu n'entends rien. Tu lui envoie un message, mais tu ne reçois pas de réponse. Tu cognes trois coups puis, voyant que personne ne vient t'ouvrir, tu te résignes à sortir la clé pour ensuite entrer à l'intérieur de toi-même.

Tu entends des sons, mais l'appartement est plongé dans la pénombre. Tu cherches difficilement les interrupteurs de lumière à l'aide de ton téléphone portable et tes pieds te mènent finalement au salon. Ton regard se dirige d'abord sur le téléviseur passant les nouvelles peu intéressantes du matin, pour finalement s'arrêter sur une forme bizarre étalée sur le canapé. En te rapprochant, tu réalises qu'Hiroyuki est encore endormis, à moitié habillé et les cheveux en bataille, alors que vous devez partir dans la prochaine heure pour être au studio de radio pour l'émission de neuf heures. Tu soupires en réalisant qu'il n'est peut-être pas aussi organisé qu'il le laissait croire. Tu mets finalement la main sur la télécommande et éteint le téléviseur avant d'ouvrir les lumières.

Tu figes un instant en voyant le spectable un peu plus clair qui se dessin devant tes yeux. C'est qu'il a bien entretenu son physique, celui-là! Tu sens la chaleur te monter aux joues et tu tires un peu sur ta longue écharpe pour avoir accès à un peu plus d'air frais. Sans vraiment demander la permission, tu pars à la recherche d'un pull dans sa chambre, que tu trouves rapidement, avant de lui lancer dessus et de t'accroupir pour te mettre à la hauteur de son visage. Tu piques son bras du bout du doigt, mais il ne semble pas vouloir bouger. Tu finis par le secouer un peu jusqu'à ce qu'il ouvre les yeux et tu l'observes avec une expression de jugement, mais avec un sourire en coin.

- Hé la belle au bois dormant... Tu sais que tu devrais déjà être habillé et prêt à partir? Je suppose que tu n'as pas mangé non plus? Une chance que je suis organisé. Tu dois être prêt pour ton entrevue radio à neuf heures mais je suis venu te chercher tôt parce que tu dois passer par la séance préparatoire d'abord pour le reste de la journée, ton entrevue est filmée. Allez, vas te préparer rapidement, je te fais un truc à manger vite fait.

Tu le délaisse pour aller t'occuper dans la cuisine. Tu n'as pas beaucoup de temps et tu prépares donc rapidement des fruits et autres produits adéquats pour un petit déjeuner. De toute façon, tu sais qu'on lui offrira quelque chose de beaucoup plus nourrissant une fois qu'il se fera pomponner pour son entrevue. Tu t'installes dans le salon en regardant l'heure, un peu nerveux. Tu ne peux pas te permettre qu'il soit en retard alors que c'est ta première journée de travail et qu'il a un horaire chargé. Si vous êtes en retard à un endroit, vous le serez au suivant. Tu sors un document de ton sac et tu commences à prendre des notes, comme de t'assurer qu'il a quelque chose à manger sur le pouce tous les matins, et que son réveil est bien allumé. Tu ajoutes aussi une étoile pour qu'il puisse voir un masseur ou un chiro à un certain moment. Tu ignores encore si dormir sur le canapé est une habitude ou pas, mais tu sais que son corps risque de finir par en souffrir dans peu de temps.

- Hiroyuki! Je ne veux pas faire mon rabat-joie mais il faudrait vraiment se mettre en route rapidement, tu peux simplement mettre des vêtements ordinaires, ils ont déjà préparé le reste...
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Hiroyuki Daisuke
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MessageSujet: Re: « It was the first time feeling like this » FT. Hiroyuki Daisuke   Mar 28 Mar - 9:04

Tu entrouvres les yeux, un peu confus quant à qui pouvait bien te réveiller et quelle heure était-il. Après quelques secondes, tu finis par replacer cette voix qui te parvient aux oreilles et il te fallut quelques secondes de plus pour comprendre ce qu’il se passait exactement. Ce qu’il te racontait te semblait flou et la seule chose que t’eus le loisir de comprendre était que tu étais en retard.

Ta journée commençait donc décidément bien mal, toi qui avais horreur d’être en retard. Tu te l’étais permis, avec ton ancien manager, comme il t’énervait. Tu étais cependant bien embêter de faire subir ça à Kinjo Akito alors qu’il s’agissait de son premier jour de travail. Il ne te manquait plus d’arriver en retard tu ne savais trop où pour que la faute lui retombe dessus, ce que tu souhaitais éviter. Te redressant donc, tu avais remarqué qu’il t’avait abandonné pour se diriger vers ta cuisine. Courbaturer, tu émis un léger gémissement en te relevant, essayant de t’étirer du mieux que tu le pouvais pour chasser le mal de dos qui t’accompagnait ces derniers jours. Il était bien vrai que le sofa n’était pas l’endroit le plus confortable où dormir, mais au moins, tu dormais, contrairement à lorsque tu te trouvais seul dans l’immense chambre de l’appartement.

- Bon matin toi-aussi.

Le ton se voulait agréable bien que la voix un peu rauque. Tu te diriges vers ta chambre, le pull qu’il t’avait balancé dessus à la main, cherchant dans une montagne de vêtements ce que tu pouvais bien mettre aujourd’hui. Tu décidas d’enfiler le pull qu’il semblait avoir été cherché pour toi dans tes affaires, ce dernier étant à col roulé et d’un gris assez pâle. Tu enfilas aussi un pantalon noir et des chaussettes de deux couleurs différentes.

Tu étais encore endormi, ou, du moins, il te faudrait un petit temps pour te sortir la tête de la brume. Tu ressors de ta chambre une fois vêtu alors qu’il te fait rapidement comprendre que tu n’avais pas de temps à perdre, de toute façon, eux t’arrangeraient bien au studio. Or, ce n’était pas dans tes habitudes de sortir en public et rencontrer d’autres personnes sans être à ton meilleur. Ou, du moins, tu l’avais fait un temps alors que tes joues ses creusaient et que tu perdais du poids à vu d’oeil, cependant, maintenant que tu allais mieux et tu avais bonne mine, tu préférais prendre ces instants de plus pour bien paraître.

- Désolé, hein. Ce n’est pas contre toi. Je ferai attention pour les prochains jours.

Tu passes une main dans tes cheveux en bataille, légèrement gêné par la situation alors que tu sais que ce n’est pas très professionnel. Puis voilà que ton regard se pose sur le déjeuner rapide qu’il venait de te préparer et tu sens ton estomac s’emporter à la vue de la nourriture. Tu remercies poliment ton manager avant d’attraper l’assiette et d’avaler son contenu peut-être un peu trop rapidement, ne prenant même pas le temps de t’assoir alors que tu ramassais ton porte-monnaie, que tu allais coiffer tes cheveux entre deux bouchées et t’assurer que tu étais tout de même assez présentable, si on oubliait les bâillements qui venaient se glisser ici et là.

Ton repas terminé, tu allas donc déposer ton assiette dans l’évier, compte tenu que tu ne comptais pas faire la vaisselle immédiatement. Si tu en croyais les dire d’Akito, vous n’aviez pas le temps. Pourquoi, tu l’ignorais.

- Au fait, dis-moi... On a quoi de prévu aujourd’hui ?

Tu tentas de lui faire ton plus beau sourire, comme pour te faire pardonner le fait que tu n’avais aucune idée de ce que vous aviez, ou plutôt, ce que tu avais de prévu, en mauvaise idole que tu pouvais être. Ce n’avait jamais été dans tes habitudes comme tu respectais ton horaire imposé avec parcimonie à la RedStar Agency. Or, ces derniers mois, entre ton congé forcé et ton manager désagréable, tu t’étais laissé allé et avaits bien malheureusement pris quelques mauvaises habitudes.
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Kinjo Akito
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MessageSujet: Re: « It was the first time feeling like this » FT. Hiroyuki Daisuke   Mar 28 Mar - 18:29

Tu l’observes passer d’une pièce à l’autre, l’air amusé. Il semble mal à l’aise de la situation en te donnant ses explications, mais tu lèves une main pour lui faire comprendre que ce n’est pas nécessaire. Tu ne pourrais personnellement pas te permettre de t’endormir ainsi sur le canapé et oublier de te lever, mais tu sais qu’en temps de grande fatigue, le corps décide un peu par lui-même. Tu observes ton téléphone pour prendre connaissance des adresses alors qu’Hiroyuki se dépêche à exécuter ses tâches en prenant à peine le temps de mastiquer entre chacune. Au bout de quelques minutes, il dépose finalement son assiette et tu te lèves, prêt à partir, pour finalement être un peu prit par surprise par sa question et son sourire enfantin.

- Sérieusement? Tu n’as pas pris le temps de voir ton horaire?

Même s’il est bien craquant et que ton côté doux aurait du mal à lui pardonner, tu dois dire que tu n’es pas particulièrement impressionné par la situation en générale. Après avoir vu à quel point il peut être sérieux et déterminé par rapport à sa carrière, tu t’étonnes qu’il puisse être aussi nonchalant au point de ne tout simplement pas se lever et de ne même pas prendre la peine de prendre connaissance des plans de la journée. Tu pousses un soupir que tu ne cherches pas du tout à cacher et tu trouves rapidement son manteau que tu lui tends en le pressant de le mettre. Tu dois faire preuve de patience mais tu espères qu’il sera effectivement un peu plus coopératif à l’avenir et que tu n’auras pas, malgré toi, à agir comme un parent avec lui pour que les choses avancent. Et aussi, plus égoïstement, tu n’as pas envie qu’on te dise tout de suite que tu fais un mauvais boulot et que tu manques d’expérience à cause de ton jeune âge.

Tu le pousses presque à l’extérieur alors que vous descendez en direction du stationnement extérieur. Tu regardes l’heure sur ta montre. Vous êtes en retard de quelques minutes mais la destination n’est pas très loin, et vous risquez de vous rendre à temps. Très juste, mais à temps. C’est simplement toi qui a pris l’habitude d’arriver un peu en avance, pour te laisser une marge de manœuvre en cas d’imprévu. Une fois installé dans la voiture, tu lui tends la tablette qui contient, pour faire plus simplement, sa vie ainsi que la tienne. La sienne parce qu’il y a son horaire et la tienne car si tu le perds, tu risques de perdre ton emploi. Tu attaches ta ceinture et vous démarrez rapidement, sans perdre plus de temps.

- Comme je le disais tout à l’heure, tu dois participer à une émission de radio vers neuf heures mais évidemment, tu dois y être en avance pour te familiariser un peu avec les questions et parce que tu dois être là AVANT que l’émission commence. Le tout sera filmé en direct et disponible sur internet et il y aura probablement une partie où ils vont prendre des appels de fans.

Tu regardes le GPS. Tu es un peu nerveux, car tu veux un peu trop bien faire pour ta première journée et tout doit être parfait et en ordre.

- Prochaine étape, tu dois tout simplement te rendre au studio pour entendre des nouveaux samples de l’album, faire certaines modifications demandées, prendre le lunch, etc. Finalement, tu vas devoir repasser par une séance de coiffure et compagnie parce que ta présence est attendue en soirée à un défilé quelconque. Tu peux trouver les informations dans la tablette sur les gens présents et tout ça. Donc, oui, comme tu peux voir, c’est une grosse journée.

Tu évites la discussion spontanée ce matin, car tu te concentres sur la route. Si tu préfères être amical avec lui, tu n’oublies toutefois pas ton rôle et le fait qu’il soit sous ta responsabilité. Dans certaines circonstances, tu ne te permets pas d’être frivole, de faire des blagues et d’être trop familier. Vous arrivez rapidement sur les lieux et Hiroyuki se fait tout de suite traîner pour sa séance de beauté, alors que tu restes derrière. C’est la partie un peu nulle de ton travail. Lorsqu’il est occupé quelque part, ton boulot est de rester en retrait, et de regarder. Tu comprends pourquoi certains trouvent ce genre de travail difficile puisqu’il veut dire de ne pas avoir de temps pour vivre sa vie, mais regarder une célébrité vivre la sienne. Tu te fais alors aborder par certains membres du staff qui ont l’habitude de travailler avec lui, pour faire les présentations, et on t’explique le processus, que tu écoutes attentivement. La designer te montre les pièces choisies pour la journée ainsi que celles de la soirée, fière de ses trouvailles, et fini par t’observer.

- C’est du gaspillage que tu aies décidé de devenir manager, Kinjo, je vois un bon potentiel en toi pour devenir mannequin, tu as une bonne carrure, la taille parfaite et à en juger par ton accoutrement, tu as déjà un très bon sens du style. On ne voit pas très bien ton visage mais je peux déjà dire que tu as des bons traits et un regard sombre et profond, c’est parfait. Tu n’y as jamais songé?

- Non, pas vraiment, je crois que ça prend un quelque chose de plus pour être devant la caméra et en plus, je ne suis pas à l’aise. Je préfère être derrière. L’apparence c’est important mais pour réussir dans un domaine du genre il faut avoir… une étincelle de plus. Comme Hiroyuki.

La designer approuve tes paroles sans toutefois cacher sa déception. Tu as l’impression qu’elle est en train d’essayer de flirter avec toi. Bien que tu sois flatté de recevoir des compliments, tu as toujours eu du mal à les accepter. Tu sais que tu parais bien et que tu prends soin de toi, mais c’est pour toi-même que tu le fais et non pour les autres. Cette idée de parader et de se couvrir d’artifices pour être plus attirant pour les autres te met mal à l’aise et en observant Hiroyuki, tu songes que même si ses looks travaillés lui vont, sa tête en pagaille du matin et ses yeux fatigués aussi. La jeune femme te demande alors, pleine d’espoir, si elle peut toute de même satisfaire son rêve détruit de te voir un jour porter ses créations en te prêtant des vêtements pour la soirée. Tu acceptes, amusé, même si tu sais que tu risques de rester debout près du mur.
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Hiroyuki Daisuke
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MessageSujet: Re: « It was the first time feeling like this » FT. Hiroyuki Daisuke   Mar 28 Mar - 22:52

Il est assez évident qu’il n’apprécie pas ton manque d’application. Tu n’as cependant pas le temps de t’expliquer, compte tenu que tu ne souhaites pas arriver en retard, sans quoi allait-il sûrement être celui qui aurait des problèmes. Et comme tu ne comptais pas lui faire subir ça, sans compter qu’il s’agissait de sa première journée et qu’il devait certainement être nerveux et vouloir faire bonne impression, tu essayas de faire le plus rapidement possible tout en engloutissant ton petit déjeuner. Quelques minutes plus tard et tu t’assoyais dans la voiture de ton manager, ce dernier te rendant une tablette où se trouvait toute l’information quant à ta journée. Il était prévoyant.

Un profond soupire s’échappa de tes lèvres lorsqu’il mentionna cette soirée à laquelle tu devais assister. Tu avais horreur de ces moments-là, n’étant sérieusement pas de ceux à être à l’aise lors des soirées mondaines. Tu te devais toujours d’être quelqu’un que tu n’étais pas et tu ne pouvais nier que cela t’épuisait tout particulièrement.

- La soirée est obligatoire ?

Tu ne t’es jamais privé, non plus, pour faire comprendre aux autres que tu n’aimais pas ce type d’activités. Elles étaient peu présentes au sein de la RedStar Agency, cependant, tu avais cru remarquer que cela était à la mode auprès des autres compagnies, notamment concernant les artistes solos. Tu n’avais pas besoin de cette publicité supplémentaire, or, ces derniers semblaient avoir besoin de toi. Et si tu savais que cela pourrait bien paraître auprès des autres, tu ne pouvais t’empêcher de trouver ces événements terriblement ennuyant.

- J’suis désolé, hein. C’est que, ne pas être prêt et à l’heure, c’était un peu ma façon passive-agressive d’exprimer à mon ancien manager qu’il était désagréable. Je lui avais promis de bien me comporter s’il devenait respectueux. Comme tu peux le voir, c’est devenu une habitude.

Une excuse comme une autre. Peut-être allais-tu sembler terriblement enfantin, or, cela avait été la seule façon que tu avais trouver pour réellement l’embêter, lui qui essayait de te faire vivre sur son train de vie plutôt que de s’habituer au tien. Tu avais tes habitudes et si tu pouvais faire des concessions, tu t’étais borné à ne pas en faire tant qu’il n’acceptait pas d’en faire de son côté aussi. La suite, tous la connaissaient, tu avais demandé de changer de manager et il t’avait insulté en te promettant que tu n’arriverais à rien avec une telle attitude. Lui qui avait accompagné de nombreux artistes semblait avoir été insulté d’être rejeter par un gamin de vingt-et-un ans.

À peine arrivé que les demoiselles qui allaient s’occuper de ton cas te saisir par le bras et tu te laissas donc faire, habitué à ce genre de traitement. Alors qu’une s’occupait de tes cheveux et une autre de ton maquillage, la dernière te présenta une tenue quelconque que tu allais devoir porter. Ce n’était pas la première fois que l’on t’imposait ainsi de quoi te vêtir et ce ne serait certainement pas la dernière. Une fois préparé et habillé, tu as à peine le temps d’adresser un sourire à Akito que l’on t’embarque pour la préparation de l’émission radio. Tu lis les questions, souris en réfléchissant aux réponses et quelques heures plus tard, tu sors de l’endroit épuisé mais toujours aussi souriant. Le tout s’était bien passé et tu avais eut le loisir de répondre à quelques uns de tes fans.

- Bon, prochaine direction, le studio ? Tu fronças légèrement les sourcils. Toi aussi ils t’ont forcé à te changer pour ce soir ?

Tu hausses les épaules avant de finalement regagner la voiture d’Akito pour que vous vous rendiez aux studios de l’agence où, apparemment, allais-tu travailler ne serais-ce qu’un minimum sur ton éventuel album.

- Dans mon horaire de ministre, on a le temps pour s’arrêter manger ?

Tu espérais que oui. Lorsque tout allait bien dans ta vie, tu devenais, bien malheureusement pour ta ligne, un véritable estomac sur patte. Ton manager allait bien rapidement l’apprendre, comme tu pouvais facilement déclarer que tu avais faim toutes les trente minutes environ, peu importait si tu avais manger précédemment ou pas. C’était une façon aisée de voir si, effectivement, tu te portais bien ou pas.
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Kinjo Akito
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MessageSujet: Re: « It was the first time feeling like this » FT. Hiroyuki Daisuke   Mer 29 Mar - 0:00

Tu passes la majorité de l'avant-midi à écouter l'émission de radio et à discuter avec les autres membres du staff qui sont présents et qui n'ont pas plus de choses à faire que toi. Malgré les horaires complètement cinglés que tu as, tu te dis que tu as au moins beaucoup de temps en général dans la journée pour récupérer. Tu laisses finalement la designer te choisir un ensemble que tu enfiles tout de suite pour ne pas avoir à te rechanger plus tard, et tu constates qu'effectivement, tu n'as pas grand chose à envier à certaines célébrités que tu vois à la télé maintenant que tu es accoutré de façon aussi classe qu'elles.

Vous vous retrouvez rapidement dans la voiture et tu laisses échapper un bâillement. Tu sens que la soirée va être longue et tu espères que tu vas au moins pouvoir t'asseoir quelque part. Généralement, les managers n'ont même pas accès à la pièce où se déroule les événements, à moins que l'artiste ait besoin de protection. Tu sais donc que tu risques de passer toute la soirée quelque part derrière la scène du défilé, puis dans une pièce adjacente à la fête, avec tous les autres qui, malgré leurs efforts pour faire de la soirée une réussite, ne sont pas de statut assez important pour être invités à participer. Hiroyuki n'a pas non plus l'air emballé d'avoir à se montrer le bout du nez dans un endroit pareil, et tu le comprends très bien.

Tu le regarde d'un air amusé alors qu'il propose encore une fois d'aller manger. Apparemment, il aime bien grignoter en permanence, et pas toujours des choses très saines. Tu devrais d'ailleurs prévoir des collations à traîner durant la journée pour qu'il arrête de se jeter dans le premier truc venu. Tu souris à cause de tes propres pensées. C'est un adulte mais il te rappelle effectivement un peu un enfant.

- Pas pour le moment non et d'ailleurs, on viens à peine de manger le lunch... Mais une fois au studio oui, ils ont déjà prévu quelque chose. Mais j'ai le miens derrière le siège, je dois avoir un fruit, si jamais ça te dis. Malheureusement, nous ne sommes pas invités aux repas.

Tu rigoles un peu. Ça ne te dérange pas particulièrement, tu préfères apporter tes propres repas et manger ce dont tu en as envie. Tu trouves cependant que ceux qui font la plus grosse partie du travail n'ont généralement pas beaucoup d'avantages, et sont souvent traités très différemment des idoles. Mais c'est ça, la célébrité et la popularité. La prochaine étape est de se rendre au studio et, encore une fois, ton aide n'est pas vraiment requise. Tu as cependant la possibilité d'entendre en primeur, sous condition très stricte et ferme de ne faire sortir aucune information d'entre les murs. Tu n'as pas l'intention de toute façon.

Au bout d'un moment, tu t'endors un peu dans ton fauteuil. Pas que la musique t'ennuies, mais personne ne te parle et tout ce que tu as à faire, c'est attendre que la session soit terminée. Ton téléphone se met finalement à vibrer pour te rappeler qu'il est temps pour vous de quitter et de vous rendre à sa deuxième séance de beauté de la journée et de manger le repas du soir avant de sacrifier votre soirée.

- J'ai faim, on va devoir manger rapidement pendant que tu te fais chouchouter par les maquilleuses. J'espère que tu vas t'amuser un peu plus que moi ce soir... La designer a insistée pour que je porte ces vêtements mais on sais tous les deux que je vais être assis dans une pièce sur une chaise pliante en attendant que ça se termine. Je me demande pourquoi les managers ne peuvent pas aller faire autre chose durant ce temps. Je veux dire, tu n'es pas la seule célébrité et il y a beaucoup de sécurité, alors pourquoi est-ce que je devrais rester... Je pourrais simplement venir te chercher une fois que c'est terminé.
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« It was the first time feeling like this » FT. Hiroyuki Daisuke
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